87% des enfants ne connaissent pas les betteraves, les courgettes ni les poireaux

Près de 87% des enfants ignorent ce qu’est une betterave, révèle une enquête publiée jeudi, une méconnaissance qui favorise les mauvaises pratiques alimentaires à l’origine du surpoids d’un écolier sur cinq.

Réalisée dans les écoles au cours du premier trimestre 2013, cette enquête de l’Association santé environnement France (ASEF) indique que les enfants ne boivent pas assez d’eau, consomment trop d’assaisonnement, ignorent de nombreux fruits et légumes et l’origine des aliments transformés, comme les frites ou les nuggets.

A table près d’un enfant sur quatre boit du sirop, du jus de fruit ou du soda et seulement 20% disent ne jamais rajouter de sel ou du sucre dans leur plat. Quant aux sauces mayonnaise et ketchup, ils sont 10% à déclarer en rajouter systématiquement.

Parmi les fruits et légumes, si les jeunes reconnaissent facilement les poires, les pastèques et les carottes, en revanche ils sont 87% à ne pas savoir ce qu’est une betterave. Un écolier sur trois ne sait pas non plus identifier un poireau, une courgette, une figue ou un artichaut.

D’ou viennent les nuggets, chips, pâtes…
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Les Etats-Unis en faillite sanitaire

Un rapport américain tire un bilan catastrophique des politiques de santé menées outre-Atlantique

Voilà un rapport d’une rare tenue scientifique et qui, en même temps, manifeste son émotion et sa surprise 1: «Notre comité n’était pas préparé à la gravité des découvertes que nous avons faites», écrit Steven H. Woolf, son rédacteur principal. La surprise, c’est que, comparée à celle des habitants de 16 autres pays développés (dont la Suisse), la santé des Américains est mauvaise. La plus mauvaise de tous.

Pour quelle raison? Le rapport examine les systèmes de santé. Celui des Etats-Unis se montre le plus inadapté et le moins efficient. Pas d’assurance universelle, médecine de premier recours anémique et coordination des soins déficiente. Est-ce tout? Non. L’explication ne suffit pas. En creusant, les experts ont découvert que la cause la plus déterminante tient à l’organisation du pays.

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“Refondation de l’école” : Le terme est-il justifié ?

Tribune Libre de notre lectrice El, qui identifie certains des problèmes majeurs relatifs à l’enseignement en France et nous propose des solutions.

Le 19 mars 2013, le projet de loi pour la refondation de l’école de Vincent Peillon a été adopté en première lecture. Cette loi, dans sa complexité, va-t-elle réellement pouvoir enrayer la perte de prestige croissante de l’institution ? Va-t-elle se révéler capable de relever les nombreux défis, de résoudre les problèmes auxquels se trouve confronté, depuis des décennies, notre système éducatif ?

Déjà, les premières critiques s’élèvent, pour s’opposer à ce projet.

1°) La taille de l’Éducation Nationale rend le système ingouvernable et déshumanisé
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Chicago décide la fermeture de plus de 50 écoles

La mairie de Chicago doit faire face à un déficit budgétaire de un milliard de dollars.

Faute de moyens, la ville de Chicago va fermer 54 écoles cette année, une mesure qui affectera essentiellement les populations noires et latinos des quartiers déshérités. Les autorités ont pris cette mesure historique afin de combler un déficit budgétaire de un milliard de dollars et s’adapter à la baisse continue des inscriptions scolaires.

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L’essor sans précédent de l’Indice de Développement Humain du Sud

L’essor du Sud est en train de modifier radicalement l’aspect du monde du XXIème siècle, grâce aux nations en développement qui mènent la croissance économique, extirpant des centaines de millions de personnes de la pauvreté et propulsant des milliards de personnes supplémentaires dans une nouvelle classe moyenne mondiale. C’est ce que révèle le Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies sur le développement (PNUD).

Le Rapport sur le développement humain 2013 – L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié – dresse le tableau du développement des pays via l’actualisation du célèbre Indice de Développement Humain (IDH).

Ces nouveaux chiffres montrent une amélioration constante du développement humain dans la plupart des pays. D’après le Rapport 2013, « Tous les groupes et régions ont connu des améliorations significatives dans tous les composants de l’IDH, avec des progrès plus rapides dans les pays à IDH faible et moyen. Dans ce contexte, le monde devient peu à peu moins inégalitaire. »

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Idiocracy (2006)

Joe Bowers, l’Américain moyen par excellence, est choisi par le Pentagone comme cobaye d’un programme d’hibernation, qui va mal tourner. Il se réveille 500 ans plus tard et découvre que le niveau intellectuel de l’espèce humaine a radicalement baissé et qu’il est l’homme le plus brillant sur la planète…

cliquez sur l’image pour voir le film en streaming.

Le film, qui se situe dans un lointain avenir, constitue une parodie grinçante de la société américaine actuelle, en montrant l’influence sur le niveau intellectuel général, de compagnies américaines comme Carl’s Jr., Costco, Starbucks et Fuddruckers. Le film a bénéficié de peu de publicité de la part de ses producteurs et n’est sorti, aux États-Unis, le 3 septembre 2006, que dans 125 salles, nombre à comparer à celui d’une sortie en salle classique (entre 2 000 et 3 000 salles). [Wikipédia]

Radio Courtoisie : “Le malaise est dans l’homme”

Addendum audio du 09/03/2012

Samedi 09 mars 2013 à midi, Pascal Lassalle (assisté de Franck Wilsdorf) recevait dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie, Pierre le Vigan pour son ouvrage “Le malaise est dans l’homme – Psychopathologie et souffrances psychiques de l’homme moderne“. La seconde partie de l’émission fut consacrée à une rencontre avec Alain Sanders et Serge Cadal suivie des chroniques régulières.

(Merci à Jérôme)

« Le Malaise est dans l’homme »

Psychopathologie et souffrances psychiques de l’homme moderne. Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l’homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l’homme est inhérente à son être-au-monde.

Toutefois, si le malaise est dans l’homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles. Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d’un modèle d’intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou. Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose.

La société du travail ne voulait pas connaître les états d’âme, ni même les âmes d’ailleurs. La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l’autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi « positif ». Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire.

La mobilisation de l’homme dans l’hypercapitalisme est donc totale mais elle n’est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du « soldat du travail ». C’est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L’hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle.
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Éducation: Changer le paradigme

Pourquoi certains élèves ne sont pas attentif en cours ou sont mal-compris par leurs camarades et professeurs ? Parfois parce qu’ils sont surdoués, et comme il n’y a pas de « dépistage » ou de tests de Q.I. à l’école, les élèves sont tous traités de la même manière, ce qui pénalise les meilleurs tout comme les moins bons.

Pourquoi les institutions (de tous les pays) ne prennent-elles pas conscience qu’il est temps de changer de système éducatif ? Le poids des traditions n’est-il pas assez lourd ? L’école peut parfois freiner le développement de l’enfant au lieu de l’aider.

États-Unis : Apprendre à écrire ne sera plus obligatoire dans les écoles de 45 États

À l’heure ou nous envoyons des mails, textos ou messages tchats au détriment de belles lettres manuscrites, est-il toujours légitime d’apprendre à écrire à l’école  ? La question peut surprendre.

Pourtant aux États-Unis, elle a déjà été tranchée : d’ici 2014, l’écriture manuscrite sera un enseignement optionnel dans 45 États américains. À la place, sera privilégié l’apprentissage de … Word.

Après tout, en Grande Bretagne d’après un sondage, 40% des citoyens déclarent n’avoir rien écrit à la main depuis 6 mois.

Pour Monica Baerg, 16 ans, élève au lycée d’Arcadia en Californie, écrire en attaché, ça ne sert à rien. Les devoirs sont systématiquement tapés à l’ordinateur. Quand Monica est forcée d’utiliser un stylo, elle écrit en lettres d’imprimerie. “Personne ne nous a jamais forcés à utiliser l’écriture cursive, donc c’était pénible de mémoriser les lettres“, raconte cette adolescente… qui a cependant des difficultés à déchiffrer ce que ses parents écrivent.
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Équateur : Une nouvelle constitution pour bien vivre

Le 28 septembre 2007, le projet de nouvelle constitution proposé par le président Rafael Correa était approuvé par 64% des voix, confirmant une fois de plus l’adhésion de la population équatorienne au « socialisme du 21e siècle », modèle également en voie de réalisation au Venezuela et en Bolivie. Jetons un œil sur cette constitution aussi innovatrice qu’audacieuse dont la toile de fond est la notion du « bien vivre » (« sumak kawsay », en langue quechua) qui, empruntée à la vision indigène du monde, est définie comme « l’ensemble organisé, durable et dynamique des systèmes économiques, politiques, socioculturels et environnementaux » (article 275).

Les 444 articles de la nouvelle constitution, nous dit Magdalena Leon, du portail Internet Amlatina, proposent de « désactiver le néolibéralisme » et d’aller vers un système économique basé sur une répartition plus égalitaire des moyens de production et des bénéfices du développement.

Étroitement lié à une nouvelle conception du développement, le droit au « bien vivre » consacre, entre autres, les droits pour tous à l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’énergie électrique, les télécommunications de même qu’aux infrastructures routières et sanitaires.

La nouvelle charte caractérise le système économique comme « social et solidaire », reconnaissant que l’être humain en est à la fois le sujet et le but. Ce système doit tendre vers une « relation dynamique et équilibrée entre la société, l’état et le marché, le tout en harmonie avec la nature » (article 283).

Le droit à la propriété sous toutes ses formes (publique, privée, communautaire, coopérative, associative, etc.) est reconnu mais la vieille notion de « liberté d’entreprise » sans limite est remplacée par « le droit à développer individuellement ou collectivement des activités économiques conformes aux principes de solidarité et de responsabilité sociale et environnementale » (article 66).

Le terme « entreprise » n’est même plus utilisé dans le texte constitutionnel qui lui préfère les expressions « unités économiques » et « unités productives ».

Le travail, un droit social et économique

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La fin de la croissance

L’idée attaque une prémisse au coeur de notre pensée économique. Certains prêtres de cette pensée osent pourtant l’envisager très sérieusement.

On pourrait mettre toute cette histoire sur le compte de la déprime collective qui frappe les économies développées depuis leur spectaculaire dégringolade que l’on sait. Y voir des idées noires qui seront rapidement dissipées aussitôt qu’une vraie reprise se fera enfin sentir. Mais les arguments mis de l’avant et leurs conséquences sur notre future qualité de vie sont suffisamment sérieux pour qu’on y prête attention.

Ce que nous disent ces économistes et ces historiens, c’est que ceux qui attendent que le Congrès américain trouve une façon de passer son mur budgétaire ou que la crise de la zone euro soit réglée pour que les pays développés retrouvent enfin le rythme de croissance économique qu’ils ont connu depuis presque un siècle risquent d’être déçus.

L’un des derniers en date à se pencher sérieusement sur cette question de « la fin de la croissance » est Robert Gordon. Dans un article remarqué publié à la fin de l’été sous l’égide du National Bureau of Economic Research américain, l’économiste de l’Université Northwestern commence par rappeler qu’il avait fallu cinq siècles pour que le niveau de vie double, dans les pays occidentaux les plus avancés, des années 1300 et 1800. Ce rythme a commencé ensuite à s’accélérer, ce niveau de vie doublant une nouvelle fois durant le siècle suivant, puis doublant à nouveau en l’espace de seulement 28 ans, entre 1929 et 1957, et doublant encore durant les 31 années qui ont suivi.

Mais cette période faste est terminée, prévient l’expert. Le délai nécessaire pour le prochain doublement sera de nouveau de l’ordre du siècle.

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La richesse chinoise s’exporte en masse

Selon un nouveau rapport paru cette semaine, une grande partie de la richesse chinoise est en train de s’exporter à l’étranger et principalement vers les États-Unis. Selon le rapport, les Chinois les mieux nantis recherchent une meilleure qualité de vie, une meilleure éducation pour leurs enfants, ou encore un meilleur environnement fiscal.

Ouvriers chinois travaillant à la construction du chemin de fer transcontinental aux États-Unis, vers 1865

La Chine s’enrichit mais de plus en plus de grandes fortunes pensent à quitter le pays, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Ce lundi [17 décembre 2012], l’Institut de Pékin de l’école technologique de Droit a publié son “Rapport annuel sur la migration internationale chinoise“.

Ce rapport montre que plus d’un Chinois sur quatre, possédant plus de 100 millions de yuans, soit 16 millions de dollars, ont émigré ; 47% supplémentaires pensent à émigrer.

Parmi les gens possédant plus de 10 millions de yuans, près de 60% ont émigré ou décidé d’émigrer. En 2012, le nombre de responsables de haut niveau qui quittent la Chine avec leur argent, a atteint un sommet.

Mais pourquoi quittent-ils la Chine ?
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Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Mexique : Violente fracture sociale

Peu importe si le XXIème siècle sera religieux, ou non. Ce qu’on observe c’est qu’il est bien parti pour être le siècle des inégalités sociales. Et le Mexique peut s’en porter témoin. Quelques kilomètres seulement séparent le vieillard le plus riche du monde des villages indigènes. Du fil barbelé autour des universités privées, et un illettrisme extraordinaire. Analyse.

La fracture sociale qui gangrène le pays ne date pas d’hier. L’intellectuel allemand Humboltd observait au début du XIX que le Mexique était le pays de l’injustice. Les rapports socio-démographiques faits dans les années 1970 présentaient le Mexique comme l’un des pays les plus divisés d’Amérique Latine. En 2008, l’indice de mesure des inégalité sociales (GINI) présentait le pays comme l’un des plus inégalitaires.

Pourtant toujours très proche du modèle étasunien, les mexicains ont rarement abandonné le contrôle de l’économie au libéralisme sans règle. Même si les États-Unis ont réussi à décolorer la révolution de son socialisme, ils ne sont jamais parvenu à l’éradiquer complètement. Les monopoles d’État ont survécu à une bonne partie du siècle dernier, et notamment dans le domaine des énergies.

Les partis « sociaux-démocrates » (et notamment par le Parti Révolutionnaire Institutionnalisé) régissent le pays depuis la révolution de 1910. Pourtant, il semble que les mesures interventionnistes n’ont pas suffit à réduire les inégalités sociales.

Dysfonctionnement de l’État providentiel ou, au contraire, surchauffe du capitalisme d’État ?
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Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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États-Unis : Les prêts étudiants, une bulle de 1000 Milliards (Màj)

Addendum : Reportage d’Arte du 03/11/2012

Reportage à Phoenix (Arizona), surnommée « la Silicon Valley de l’éducation supérieure ». Réalisé par Laurent Cibien, Pascal Carcanade et Marie Semelin.

Aux États-Unis, la bulle des prêts étudiants est équivalente à la dette espagnole…

Presque un foyer sur cinq (19%) devait en 2010 rembourser un prêt étudiant aux États-Unis, soit deux fois plus qu’il y a 20 ans et 15% de plus qu’en 2007, selon une étude de l’institut Pew sur la dette étudiante, un problème majeur qui empoisonne la vie de millions d’Américains.


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