Afrique : Un inventeur se dresse en “apôtre du Made in Ghana”

Avec ses voitures “made in Ghana” qui démarrent à l’aide d’une montre en or, ses gardiens-robots ou encore un prototype d’hélicoptère de combat, un inventeur ghanéen autoproclamé “la star de l’Afrique” espère révolutionner le secteur industriel dans son pays.



Dossier: Inventeurs africains, sésame pour l’émergence

En Afrique, les chercheurs qui cherchent, on en trouve; mais les chercheurs qui trouvent, on en cherche.” Longtemps, cette boutade a servi à narguer les limites de la recherche scientifique en Afrique. Elle est désormais révolue devant le génie-créateur de nombreux inventeurs africains, créateurs de solutions innovantes. Ces fils d’Afrique n’attendent que reconnaissance et valorisation.

(Merci à Erwinn)

Et si l’innovation technologique nuisait à la société humaine ?

C’est une question que se posent économistes et travailleurs au moins depuis la Révolution industrielle. Et dans le passé, la réponse était généralement un «non» franc et direct…

L’innovation est censée être le remède au marasme économique. Et si au contraire elle en était la cause ? Plus précisément : serait-il possible que l’incessante automatisation touchant tous les secteurs, des usines au commerce de détail en passant par le journalisme, ne détruise davantage d’emplois qu’elle n’en crée ?

Lire la suite

Portugal : Toujours plus de fermeture d’écoles en raison de la crise

Le regroupement scolaire du primaire au secondaire signe-t-il la mort des villages portugais ? Le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 311 écoles supplémentaires pour l’année prochaine. Au grand dam des Portugais vivant en zone rurale…

Les écoles portugaises ferment leurs portes. Pas uniquement pour l’été. Près de 311 écoles primaires disparaîtront dès septembre prochain pour cause d’austérité budgétaire, annonce le ministère de l’Éducation.

Le pays entame pourtant depuis peu un début de sortie de crise et le gouvernement a refusé la troisième tranche d’aide européenne destinée à soutenir son économie. Mais selon Nuno Crato, ministre de l’Éducation, le pays souhaite volontairement poursuivre la « rationalisation du réseau scolaire » en fermant les écoles rurales où les élèves sont peu nombreux.

En 2010, le ministère révélait que sur 3200 établissements du premier cycle, 600 ont moins de vingt élèves et 400 moins de dix. Depuis les maternelles sont progressivement regroupées avec les classes primaires et secondaires.

Lire la suite

Russie : L’école alternative de l’académicien Shchetinin

L’école de Shchetinin est une structure russe où les enfants peuvent terminer le niveau primaire et secondaire en 2 ans. Ils peuvent aussi obtenir leur doctorat avant l’âge de 17 ans. Les enfants apprennent autres choses que les matières scolaires classiques comme la danse traditionnelle, les arts martiaux, la musique et les arts.

La doctrine de l’école repose sur le précepte: “Je vois, J’analyse et j’agis”.

En fait, on ne dicte pas aux enfants ce en quoi ils doivent croire et comment apprendre. Ils le font à leur manière, ce qui assure leur succès. Le professeur n’est pas là comme dictateur mais bien comme aide à l’apprentissage. Il propose des notions à apprendre et ensuite en discute avec les élèves, puis les enfants doivent eux-même en discuter avec les autres pour démontrer ce qu’ils ont compris.

L’enseignant n’oblige pas un élève à étudier ceci ou cela, c’est l’élève lui-même qui décide ce qu’il veut apprendre en premier et puisqu’il est attiré par ce sujet alors il apprendra beaucoup plus vite.

En apprenant aux enfants à étudier de cette façon, les professeurs s’assurent que les enfants créent leur propre méthode et que par la suite ils pourront apprendre n’importe quel sujet très rapidement.

Lire la suite

La triche «halal», une marque déposée

En Algérie, le copiage, lors des examens, est presque devenu un sport national, tant il est vrai qu’aucune institution pédagogique, de l’école primaire jusqu’à l’université, n’est épargnée par ce procédé inélégant.

Par Lydia Rahmani

Il est pratiqué sans honte, assumé même, par bon nombre d’apprenants qui s’y adonnent sans en rougir.

Or, tricher, c’est enfreindre les lois civiques et divines, sachant que ce procédé est abhorré par le Créateur et censé être proscrit par les croyants. Et quand la triche a pour scène la prestigieuse université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine (USIC), cela dépasse l’entendement,

surtout quand on n’hésite pas à déchirer les pages du Saint Coran pour arriver à ses fins !

Lire la suite

C’est maintenant une crise sociale qui menace l’Europe

Par Guntram B. Wolff et Zsolt Darvas

Cet article est basé sur une note de synthèse rédigée conjointement par les deux auteurs, présentée aux ministres des Finances de l’UE lors de leur entrevue informelle de l’Ecofin à Athènes.

Image du film L’arroseur arrosé, de Louis Lumière, 1895

Au cours de ces dernières années, la politique économique européenne s’est concentrée sur la crise des dettes souveraines et sur la fragmentation du système financier. Mais une menace encore plus dangereuse pèse sur l’Europe : le risque de la fragmentation sociale qui pourrait bien se transformer en une révolte contre les élites politiques, contre l’intégration européenne, les marchés ouverts et mondiaux, et finalement contre l’euro.

Lire la suite

Les femmes au travail … à tout prix ?

Résumé d’une étude plus approfondie sur la difficile articulation travail/vie de famille et une analyse des solutions préconisées par le  ministre du droit des femmes : toutes les femmes au travail pendant que l’État s’occupe des enfants. (Accédez à l’article complet au format pdf en cliquant ICI).

En France, 60% des femmes de 15 à 64 ans travaillent, cela correspond exactement à l’objectif préconisé par l’Union Européenne. La France se hisse ainsi aux premiers rangs dans l’UE.  De 25 à 49 ans cette proportion s’élève à 84%. De plus, notre pays est reconnu pour être celui où se conjugue le mieux l’articulation travail/vie de famille. Celui aussi où le taux de natalité est le plus élevé.

Tout semble donc aller pour le mieux! Pas si sûr…

Le gouvernement, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem veut atteindre, dans les dix prochaines années, les 70%  de femmes au travail. Pour commencer.

Est-ce vraiment le souci de répondre à l’attente des femmes et d’ « améliorer leur conditions » qui dicte la politique militante du « droit des femmes » inspirant nos gouvernements?

Certes, le problème est bien réel et justifie un plan d’action gouvernemental: question de la retraite future des femmes qui n’ont pas accumulé de points par leur travail, besoin d’autonomie, précarité des femmes abandonnées ou veuves avec enfants, difficile conciliation de la maternité et de l’emploi, problèmes de garde d’enfant, réinsertion aléatoire après une longue interruption de carrière liée à l’éducation des enfant…

Lire la suite

Roms : « Un bel exemple d’européanité vraie »

Compagnon de route de familles roms et manouches dans le Val d’Oise et ailleurs, Jean-Pierre Dacheux revient ici sur les fondamentaux des cultures Roms et dégomme les stéréotypes associés à une culture complexe, en mouvement.

Les moments de rencontres, de frictions et de tensions entre Roms et gadjé (1) sont multiples. Les premiers questionnent en effet nombre de nos certitudes. Sur nos façons d’habiter et de nous déplacer, sur le concept de propriété, sur les normes qui nous encadrent et sur l’économie capitaliste qui régit nos vies. Les Roms nous invitent ainsi à repenser la cohabitation avec tous ceux dont les modes de vie bousculent l’ordre et les règles établis. Et qui, de fait, se trouvent violemment exclus et marginalisés.

À travers les cadres géopolitiques traditionnels

L’exemple des Roms en France révèle toutes les contradictions européennes. Au fond, ils posent cette question: qu’est-ce que l’Europe? Eux vivent à plein l’élargissement politique d’une Europe dans l’Europe, puisqu’ils sont partout. Ils posent la question de l’européanité autrement qu’en terme de fédération d’États-nations.

C’est pourquoi ils constituent un hiatus pour les politiques. Parce qu’ils s’affirment comme nation sans territoire, même si la plupart n’envisagent pas le problème en termes théoriques. Certains intellectuels roms affirment ainsi : « Nous sommes des Européens parce que nous vivons en Europe et nous ne sommes pas des Européens parce que nous n’appartenons pas à un État de l’Union européenne. » Ça met en chantier nos concepts politiques traditionnels.

À l’inverse, les Roms de France rencontrent une difficulté particulière. Ils ont revendiqué le droit d’être considérés français comme les autres. Or, en devenant français comme les autres, tu deviens peu ou prou « nationaliste ». D’ailleurs, certains Roms de France protestent parfois contre les Roms d’Europe de l’Est : « Ils viennent chez nous ! » De telles réflexions n’ont généralement pas cours ailleurs en Europe. Elles résultent en bonne part de la différence de niveau de vie.

Lire la suite

« Nous sommes à une période de transition vers une ère post-emplois »

La théorie du marché libre sur laquelle se fonde nos sociétés s’avère fausse, estime le Professeur Amos Witztum, un économiste de la London School of Economics. « On nous a dit que si nous faisions de longues études, et que nous travaillions dur, tout se passerait bien. Mais cette assertion ne tient plus depuis longtemps », dit-il.

Des études de l’OCDE montrent que la hausse du PIB par tête liée aux gains de productivité ne s’est accompagnée que de progressions de salaires proportionnelles à la hausse de l’inflation, au mieux, mais qui ont été très inférieures à cette croissance de la productivité.

Le lien traditionnel entre la productivité et la rémunération, c’est-à-dire entre le rendement des salariés, et la compensation qu’ils reçoivent, une pierre angulaire du système de marché traditionnel, ne s’applique plus. L’argent gagné par cette productivité qui n’a pas été utilisé pour payer des salaires a profité aux capitalistes, au travers des dividendes que les sociétés leur ont payés.

En outre, le professeur Witztum observe que souvent, les emplois que les gens trouvent ne correspondent pas à leurs qualifications. Au Royaume Uni, par exemple, le nombre d’employés sur-qualifiés pour leur emploi est passé de 21% en 1992 à 33% en 2006.

Lire la suite

Décès de Gary Becker, prix Nobel et impérialiste économique

Gary Becker, économiste américain d’origine canadienne, mort le weekend dernier, est très peu connu du public français. Pourtant, son influence a été considérable, à la fois intellectuellement et pratiquement. Le monde qui nous entoure a été façonné, à un point que nous ne réalisons pas, par Gary Becker.

Becker a obtenu le prix Nobel d’économie 1992 “pour avoir étendu le domaine de l’analyse microéconomique à une large gamme d’interactions et de comportements humains, y compris hors marché“. En langage clair, il est récompensé pour avoir utilisé les outils économiques pour analyser des sujets non économiques.

Sa thèse de doctorat était consacrée, en 1955, à un sujet brûlant: la discrimination raciale. Il y constatait que les employeurs racistes subissent un coût: s’ils ne recrutent que des Blancs, ils perdent la possibilité de recruter des Noirs tout aussi compétents, au salaire moins élevé (car victimes de discriminations).

Un employeur qui recruterait plus de Noirs serait plus compétitif et mettrait ses concurrents racistes sur la paille. Conclusion, la discrimination devrait être plus forte dans les secteurs réglementés, peu soumis à la concurrence (ce qui est exact). Cela peut sembler une manière étrange d’aborder le sujet, mais pas si absurde que cela.
Lire la suite

L’informatisation est-elle responsable du chômage ?

David Dorn, économiste au Centre des études monétaires et financières (Cemfi) de Madrid travaille sur l’impact de la globalisation et des nouvelles technologies sur les économies occidentales.

Invité à Paris par la chaire sécurisation des parcours professionnels de Sciences Po, il explique pourquoi il est faux de croire que l’informatisation est responsable de la montée du chômage.

Selon lui, elle détruit cependant les emplois des classes moyennes, conduisant à une préoccupante polarisation de nos sociétés entre bas et hauts salaires.

Selon vous, l’idée que l’informatisation nuit aux emplois humains est fausse. Pourquoi ?

Lire la suite

Capital humain et inégalités de revenu

Au cours des dernières décennies, la plupart des pays en développement ont fourni d’importants efforts pour éradiquer l’analphabétisme dans plusieurs millions de personnes. Par conséquent, les inégalités dans l’éducation ont été réduites de plus de moitié: le coefficient de Gini du capital humain est en moyenne passé de 0,55 en 1960 à 0,28 en 2005.

Cependant, malgré le processus d’égalisation dans l’éducation, les inégalités dans la réparation du revenu a peu changé. La valeur du coefficient de revenu moyen pour le même groupe de pays en 2005 (0,41) est pratiquement aussi élevée qu’en 1960 (0,42).

Cette tendance n’est pas restreinte aux seuls pays en développement : en 1960, le coefficient de Gini du capital humain dans les pays à haut revenu de l’OCDE s’élevait à 0,22 et s’établissait à 0,15 en 2005, tandis que le coefficient de Gini du revenu est resté inchangé à 0,3.

Cette étude analyse les données empiriques ci-dessus en détails et contribue à la littérature de plusieurs manières. Premièrement, l’étude fournit l’ensemble de données le plus complet sur les variables associées aux inégalités en capital humain, couvrant 146 pays sur une période de 60 ans. (…) Deuxièmement, en utilisant cet ensemble de données, l’étude montre quelques nouveaux faits stylisés particulièrement intéressant en ce qui concerne l’évolution des inégalités en capital humain et les inégalités de revenu. (…)

Lire la suite

Palais en danger : l’offensive de l’industrie agro-alimentaire sur les saveurs

Amer, aigre-doux, fumé… A cause du sucre contenu dans les produits proposés ainsi que le manque de diversité dans les repas, la plupart des Français tendent à oublier certaines saveurs.

On retrouve de plus en plus de sucres dans les produits qui nous sont proposés. La récurrence d’un goût dans notre palais modifie-t-elle les saveurs que l’on perçoit ?

Périco Légasse : Disons que cela peut créer des addictions. Si la saveur est noble, l’addiction sera noble, si la saveur est basique ou artificielle, il y aura appauvrissement du goût. Le sucre est la saveur de l’enfance, simple, facile, elle n’éveille que très peu la sensorialité. Trop consommer de produits sucrés est infantilisant. Idem pour quelqu’un qui ne lirait que des bandes dessinées.

A-t-on perdu des saveurs ? Lesquelles ? Que perd-on en perdant des saveurs ? – Citer le nom des différents goûts et détailler.

Non, nous n’avons perdu aucune saveur. La nostalgie d’une saveur perdue est symptomatique du souvenir d’enfance. Au contraire la diversité sensorielle s’est multipliée. Un être humain dispose aujourd’hui d’un panel gustatif infiniment supérieur à autrefois.

En revanche, ce qui s’est perdu, ce sont les produits porteurs de certaines saveurs. Il ne faut pas confondre, mais c’est encore plus grave. Prenons l’exemple du patrimoine végétal agricole français. Nous avons perdu près de 80% de la biodiversité existante au début du XXe siècle. Un grand nombre d’espèces, de races, de variétés de produits alimentaires ont disparu, banalisés ou éradiqués par l’industrialisation de l’agriculture et la grande distribution qui éradique les produits de qualité par la compression systématique des prix.

Lire la suite

Les enfants monstrueux du numérique

Par Ferdinand Cazalis (29 novembre 2012)

Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.

Nous sommes en 2004. Des hommes se lèvent, mûrs, aux joues granitées. Grattage de nez, sifflotements, fée électricité – une nouvelle journée. Se rasent, enfilent leur costume de Grands responsables, cravate en option, douche, café, emails, cellulaire, taxi, pensées fugitives, travail.

Ils s’appellent Pierre, Olivier, Jean-Claude ou Laurent. Tous sont présidents ou directeurs d’entreprises du secteur micro-électronique et participent au Groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques, le Gixel (2). Le plus naturellement du monde, ils veulent faire prospérer les quelque 32.000 emplois et 4 milliards de chiffre d’affaires qu’ils représentent en France.

Pour cela, et parce qu’ils ne se sentent pas les coudées assez franches, ils écrivent un Livre bleu, consistant en une série de recommandations à l’adresse du gouvernement pour développer le marché des circuits imprimés, composants d’interconnexion et autres cartes à puce. Parmi leurs propositions, l’une fit grand bruit, et reste bien connue chez celles et ceux qui s’interrogent sur la portée politique des nouvelles technologies :

Lire la suite

Comment le vieillissement de la population va affecter l’économie mondiale

Le vieillissement de la population est susceptible d’avoir des conséquentes très importantes sur l’économie mondiale.

Si aucune mesure appropriée n’est prise, la pression du vieillissement de la population aura un impact négatif sur la croissance économique et elle fera croître les inégalités, affirme The Economist.

Lire la suite

Pierre Rabhi : « La joie d’exister ne figure jamais dans un bilan »

Pierre Rabhi publie «Semeur d’espoirs», chez Actes Sud, un long entretien avec Olivier Le Naire au cours duquel les deux hommes ont évoqué la religion, l’amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l’Histoire, la non-violence, le travail, l’éducation, le statut de la femme, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée, le nucléaire, la politique et, bien sûr, l’écologie.

Pierre Rabhi et J.M. Le Clézio à La grande Librairie 10 avril 2014 – France 5

La dette des pays riches reste à des niveaux “historiques”

La dette des pays riches montre des signes de stabilisation mais se maintient à des “niveaux historiquement hauts” nécessitant de réduire les dépenses publiques, a affirmé mercredi le Fonds monétaire international (FMI).

Dans les économies développées, les récentes mesures politiques ont généralement permis de stabiliser les ratios de dette mais les perspectives à moyen terme restent incertaines et la dette se maintient à des niveaux historiques“, souligne l’institution dans son rapport semestriel de surveillance budgétaire.

Lire la suite

Les fôtes d’ortograf coûteraient des millions aux entreprises

Près de neuf e-mails sur dix contiendraient une erreur. Les fautes d’orthographe coûteraient des millions d’euros aux entreprises. Et les plus affectées par ce problème seraient celles sur internet. Une étude anglaise affirme qu’une seule faute d’orthographe sur un site de e-commerce peut diviser les ventes par deux, a rapporté France info, lundi 7 avril.

“Sur Internet, il est facile de comparer, de changer de site, de commencer son achat à droite et de le finir à gauche. La forme devient stratégique. Il n’y a pas de deuxième chance. Et la forme, c’est quoi ? Des images et du texte. Point. L’enjeu est simple, il faut susciter la confiance, convaincre d’acheter, avec des images et du texte. Agrémenter le tout de fautes d’orthographe, c’est se tirer une balle dans le pied”, explique au site Atlantico Pascal Hostachy, cofondateur de Woonoz et spécialiste de la remise à niveau en orthographe.

Inutile de pointer la responsabilité des SMS dans l’avalanche de fautes. Des chercheurs ont montré qu’ils ne sont pas à l’origine de la baisse globale du niveau. D’après eux, “c’est le niveau en orthographe traditionnelle qui détermine la forme des SMS envoyés, et non pas les SMS qui influencent négativement l’orthographe traditionnelle”

“Ce qui change, c’est que tout le monde écrit”, écrit France info. Alors, certaines entreprises envoient désormais leurs salariés en formation, avec certificat à la clé.

Grèce : Diplômes accélérés pour étudiants acceptant l’austérité

La troïka composée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International envisage de donner la possibilité d’obtenir leur diplôme en seulement un an pour les étudiants grecs motivés qui accepteront de s’engager pour les réformes de marché et l’amélioration de la compétitivité de la Grèce, rapporte le journal grec Eleutherotypia.

Des membres du gouvernement grec ont indiqué que la troïka a établi un lien entre le rythme hésitant avec lequel les réformes sont adoptées, et le manque d’étudiants « politiquement fiables » qui acceptent la nécessité de l’austérité en Grèce et l’adoption des réformes y relatives.

La troïka explique que  la nouvelle ère exige un nouveau type d’étudiants « politiquement fiables », qui pourraient suivre un cursus universitaire raccourci pour éviter qu’ils ne se radicalisent.

Les étudiants intéressés par cette formule devront signer une lettre d’engagement personnel, qui leur ouvrira la voie à ce cursus accéléré. « Créer un cadre pour que des diplômés soient équipés avec un outillage politique et économique adéquat serait très utile pour les investisseurs intéressés par le programme de privatisations du pays », a déclaré un membre du gouvernement.

Lire la suite

La crise affecte surtout les jeunes dans les pays de l’OCDE

Les perspectives d’emploi des jeunes et travailleurs peu qualifiés se sont fortement dégradées dans les pays de l’OCDE du fait de la crise économique dont les conséquences sociales pourraient se faire sentir pendant de longues années, observe l’OCDE dans un rapport publié mardi.

“Cherche un travail”

Ce rapport sur l’impact social de la crise économique chiffre à 48 millions le nombre de chômeurs dans les 34 pays de l’OCDE, une hausse de 15 millions depuis le début de la crise en 2007.

Les perspectives d’emploi se sont surtout dégradées pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les seniors ayant été cette fois moins touchés“, a souligné Monika Queisser, chef des affaires sociales de l’OCDE, en présentant le rapport à la presse.

Or “le risque (existe) que les jeunes qui connaissent de longues périodes de chômage, d’inactivité ou de pauvreté ne soient confrontés toute leur vie à des perspectives de gains et d’emploi moindres“, relève le rapport.

Lire la suite