Berlin et le tunnel des espions

Dans les années 1950, au moment où la guerre froide est à son maximum de tension et où les Alliés redoutent en permanence une attaque des Soviétiques qui conduirait à un troisième conflit mondial, les Britanniques et les Américains cherchent par tous les moyens à disposer d’informations sur les intentions de l’ennemi.

On décide de construire en secret sous le secteur soviétique un tunnel qui permette d’accéder aux câbles téléphoniques et d’intercepter les conversations du Q.G. Les spécialistes les plus pointus du corps d’ingénieurs de l’armée US sont réquisitionnés pour cette construction à haut risque. En février 1955, c’est chose faite. Les Britanniques sont alors chargés d’effectuer les dérivations nécessaires sans que les Soviétiques ne s’en aperçoivent.

Le dispositif permet d’écouter plus de cent vingt lignes et de réaliser quatre cents heures d’enregistrements par jour. Mais le 21 avril 1956, des techniciens chargés d’inspecter le réseau téléphonique après de fortes pluies découvrent le tunnel. En 1962, après l’arrestation de l’agent double des services britanniques George Blake, on comprendra que les Soviétiques étaient en fait au courant de l’opération depuis le départ.

Mais c’est aujourd’hui seulement, après la déclassification des documents de la CIA, que les participants peuvent témoigner et reconstituer le puzzle complet de cette opération hautement secrète.

Echelon : Le pouvoir secret de l’espionnage économique

Echelon est un nom de code utilisé pendant de nombreuses années par les services de renseignements américains pour désigner une base d’interception des satellites commerciaux.

Par extension le Réseau Échelon désigne le système mondial d’interception des communications privées et publiques, élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre du Traité UKUSA (UKUSA Agreement).

Partie 1:


Partie 2:
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