Le silence des oiseaux

La disparition des passereaux pourrait, à terme, avoir de graves conséquences pour l’écosystème.

Cette première partie va à la rencontre de scientifiques, écologistes et amateurs mobilisés dans le monde entier pour comprendre le déclin de ces populations migratrices, dont le parcours est semé d’embûches. Le film explore la vie de ces oiseaux et les principaux dangers auxquels ils sont confrontés.

Prédateurs en tous genres et environnements urbains hostiles sont un fléau pour ces populations migratrices. Les scientifiques développent de nouvelles technologies dans l’espoir de sauver les passereaux de ce terrible déclin. Est-il encore temps d’intervenir avant que le chant des passereaux ne soit plus qu’un souvenir ?

Les déserts : pièges à CO2 ?

Notre planète est constituée pour un tiers de déserts, savanes, steppes et autres étendues glaciaires. 30 % de cette superficie, soit plus de 50 millions de km2 (cinq fois l’Europe), sont couverts de vastes plaques d’une micro-végétation composée de cyanophycées (algues bleu-vert ou cyanobactéries), de chlorophycées (algues vertes), de lichens et de mousses.

Cette sorte de “peau végétale” se retrouve dans des contrées aussi différentes que la calotte glaciaire du Groenland ou la savane du Queensland en Australie.

Or les chercheurs ont constaté que ces “croûtes biologiques” ont la propriété de fixer l’azote et surtout le CO2. Selon eux, il est urgent de les protéger, voire de favoriser leur développement dans les régions où progresse la désertification.

Perrine Hervé-Gruyer : “Une autre agriculture, la permaculture, est possible”

La ferme du Bec Hellouin, modèle d’économie circulaire pour ‘guérir la planète et nourrir les hommes’

Aux antipodes des canons de l’agriculture industrielle, plus on est petit, plus on est efficace : tel est le credo de Perrine Hervé-Gruyer et de son époux Charles, adeptes de la “permaculture”, une approche qui propose une vision écosystémique de la nature combinant les savoirs des anciens et les connaissances scientifiques les plus actuelles. Un idéal de néoruraux en mal de rupture avec le système ?

Un rêve en tout cas très enraciné dans le réel, puisqu’il s’incarne en Haute-Normandie, au Bec Hellouin, dans une ferme de 20 hectares comprenant un bois, une mare, des herbages, des vergers, et un maraîchage de 4 500 mètres carrés… Autant de microsystèmes qui, en entrant en interaction les uns avec les autres, multiplient le rendement par plus de… dix. Des chiffres bientôt attestés par une étude en cours de l’INRA et d’AgroParis Tech qui démontre la viabilité de la ferme. Avec l’espoir, si cette expérience était dupliquée à grande échelle, de tenir les deux objectifs que s’assigne la permaculture : “guérir la terre” et “nourrir les hommes”.

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Les produits des ruches : De véritables médicaments

Dans les ruches, il y a le miel, bien sûr, tout de monde en consomme l’hiver pour lutter contre une mauvaise toux, mais la abeilles fabriquent aussi du pollen, de la gelée royale et de la propolis, des produits qui ont des vertus méconnues.

On les trouve dans les pharmacies, mais aussi dans les magasins spécialisés. Pur ou en mélange, les produits de la ruche se retrouvent sous de nombreuses formes. Ils attirent de plus en plus les consommateurs.

Le pollen contient ainsi des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments. Mais ces produits ont un coût qui peut parfois freiner les consommateurs. Ces compléments alimentaires font fureur auprès des personnes qui se méfient des médicaments.

Les abeilles, un maillon fort de l’écosystème

Il faut sauver les abeilles des pesticides

La France veut poursuivre l’interdiction de certains insecticides agricoles dangereux. Il en va de la survie des abeilles. Le plan présenté au Conseil des ministres pour protéger les abeilles des pesticides implique la poursuite de l’interdiction de certains insecticides agricoles qui menacent les ouvrières et l’écosystème.

Antarctique : Le Larsen C est en train de fondre

Menace sur la banquise. Le Larsen C est en train de se désintégrer à son tour. La barrière Larsen s’étend le long de la côte est de la Péninsule Antarctique. Elle est constituée de trois grands fragments occupant des baies distinctes le long de la côte. Le Larsen A et B se sont effondrés en 1995 et 2002.

Sous l’effet du réchauffement climatique, la dislocation des barrières de glace s’accélère entraînant des modifications de température et de salinité de l’océan et déstabilisant l’écosystème régional.

Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Qu’est ce que le biomimétisme ?

Le biomimétisme désigne le transfert et l’application de matériaux, de formes, de processus et de propriétés remarquables observées à différentes échelles du vivant, vers des activités humaines1. C’est un domaine émergent de la recherche qui comprend des sous-domaines tels que la bionique et la bio-assistance, l’architecture biomimétique.

Il s’agit d’une ingénierie inspirée du vivant qui cherche à tirer parti des solutions et inventions produites par la nature (les écosystèmes, les services écosystémiques) ; solutions sélectionnées parmi de nombreuses autres depuis 3,6 milliards d’années, efficace d’échelles nanométriques aux échelles macroscopiques et écosystémiques.

Face à la crise tant économique qu’écologique liée à la surexploitation des ressources naturelles, de nombreux chercheurs, architectes, industriels, prospectivistes et certains gouvernements estiment que le biomimétisme pourrait aussi être un vecteur de mutation, d’une économie « carbonée », très polluante et consommatrice d’espace, d’énergie et de ressources naturelles minérales vers une « économie verte » s’appuyant sur des technologies simples, propres, sûres et sobres, une transition énergétique, voire vers la transition écologique et sociale.

Comment exploiter les énergies renouvelables marines ?

Berceau d’incroyables forces de la nature, les mers et océans sont de gigantesques réservoirs d’énergie. Des chercheurs et des ingénieurs se sont fixé un but ambitieux : couvrir un tiers des besoins énergétiques actuels à l’échelle mondiale grâce aux énergies renouvelables marines. Comment atteindre cet objectif ?

Xenius – Allemagne (2014)

France : Le frelon asiatique progresse dans l’Ouest

Il poursuit sa marche vers le nord et les zones urbaines. Il stagne en Vendée mais explose à Nantes. Des espoirs d’éradication se font jour. Le point en Pays de la Loire.

Depuis la découverte du premier nid dans le sud-Vendée en 2008, le frelon asiatique progresse plus rapidement dans les départements à climat plus doux et océanique et moins rapidement plus au nord : Mayenne et Sarthe, nord du Maine-et-Loire. Les villes et les villages sont plus concernés que la campagne ; les grandes villes, notamment Nantes et sa grande métropole, sont plus colonisées que les petites. Sa présence tend à stagner en Vendée.

Un espoir : “Le piégeage par phéromone”

C’est ce qu’indique Gérald Guédon, directeur de la Fredon, Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles des Pays de la Loire. Il dit également espérer “beaucoup du piégeage par phéromone, une hormone spécifique au frelon asiatique. Des recherches en ce sens sont menées par des scientifiques de l’université de Tours.

Piqûre : pas plus dangereuse

Par ailleurs, l’Institut de la veille sanitaire et le Centre antipoison confirment que les piqûres de frelons asiatiques ne sont « pas significativement plus graves que celles du frelon commun et autres hyménoptères [abeilles, guêpes] », même si elles sont plus douloureuses. Les piqûres de frelon commun recensées par le Centre antipoison restent les plus nombreuses.

Ouest-France

Que faire contre l’acidification des océans ? (Vidéo)

Le dioxyde de carbone est présent dans l’air mais il est également « absorbé » en quantités énormes par les mers et les océans. Au contact de l’eau, ce CO2 atmosphérique se dissout et se transforme en acide carbonique. Le pH de l’eau de mer diminue, les océans alcalins s’acidifient.

D’où une modification des conditions de vie de la faune et de la flore de l’écosystème marin. En particulier, des organismes comme les coraux et les mollusques qui fabriquent un squelette ou une coquille calcaire survivent difficilement dans un milieu acide.

Certains microorganismes ont eux aussi du mal à s’adapter. C’est gravissime, car ce zooplancton constitue la base de l’alimentation de nombreuses créatures. Toute la chaîne alimentaire marine risque d’être bouleversée.

Xenius – Présenté par Emilie Langlade et Adrian Pflug (Allemagne 2014)

La Terre a perdu la moitié de ses populations d’espèces sauvages en 40 ans

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent d’une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Jan van Kessel (1626 – Anvers – 1679), “Paradis Terrestre”

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l’Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l’indice planète vivante (IPV), mesure l’évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d’animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

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Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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Grèce : La privatisation du littoral est en marche

La Grèce n’est pas encore sortie de la crise : après les cures d’austérité violentes, le gouvernement grec est toujours à la recherche de ressources pour éponger la dette. Et son littoral risque d’en pâtir.

La privatisation de la côte grecque, l’une des rares de Méditerranée jusqu’alors relativement préservée du bétonnage, est en effet bien en marche.

Peut-on dépolluer les friches industrielles ?

Comment dépolluer les terrains laissés à l’abandon après l’arrêt d’une activité industrielle ? Visite au centre de déchets de Biebesheim, en Hesse, une des plus grandes sociétés de traitement des déchets industriels et spéciaux d’Europe.

L’écologie du paysage au service de la biodiversité ?

Le programme BIODIVEA lancé en 2010 par le Ministère en charge de l’Agriculture en partenariat avec le Ministère en charge de l’Écologie, avait pour but de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole autour de la biodiversité. Les hypothèses liées aux expérimentations sont que les caractéristiques du paysage agricole dans sa composition, son organisation, les usages et les pratiques qui y sont liés, jouent un rôle déterminant dans la préservation de la biodiversité.

Les exemples de ce film montrent les leviers sur lesquels agir pour imaginer, concevoir et créer des paysages qui seraient favorables à une agriculture agro-écologique.

Le paysage est un concept polysémique qui recouvre plusieurs champs disciplinaires. Les représentations sociales du paysage peuvent renvoyer à des représentations culturelles et professionnelles divergentes. Pour les biologistes, les agronomes, les aménageurs, etc. le paysage ne revêt pas les mêmes significations.

Dans le cas de ce documentaire, pour aborder la question de la biodiversité dans l’espace agricole, le parti pris a été de raisonner le paysage par le biais de son écologie. En effet, le projet Casdar BiodivEA2 a été centré sur la compréhension du rôle joué par la biodiversité fonctionnelle dans les espaces agricoles.

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Inde : L’homme qui plantait des arbres

Jadav Payeng est un indien qui depuis 1979 voue son existence aux arbres qu’il plante. Sur l’île de Mujali l’homme est à l’origine… d’une forêt. Un documentaire retrace sa folle initiative.  

En 1953, l’auteur Français Jean Giono écrivait une nouvelle. Intitulée L’Homme qui plantait des arbres, elle racontait l’histoire d’un homme qui redonnait vit à sa région localisée en Haute-Provence. Comment ? En plantant des arbres. Cette œuvre, aujourd’hui considérée comme un manifeste pour la cause écologiste, a connu un retentissement international. Elle a même été adaptée sous la forme d’un film d’animation.

Qui aurait pensé qu’à des milliers de kilomètres de là ces écrits prendraient forme ? Jadav Payeng est Indien. Depuis 1979, ce garde forestier et défenseur de l’environnement a voué son existence aux arbres. C’est sur l’île de Mujali au nord-est du pays que l’homme est à l’origine… d’une forêt. La forêt de Molai, c’est son nom, forte de centaines d’hectares et de milliers d’arbres, a été reboisée de ses propres mains après une période d’érosion. Elle est aujourd’hui plus vaste que le Central Park de New York,

En mettant en œuvre une telle entreprise, Jadav Payeng a participé au développement de l’écosystème de sa région. En atteste la présence d’une population de tigres du Bengale, tout comme celle d’un troupeau d’une centaine d’éléphants et le retour d’une espèce de vautours qui avait disparu de l’île depuis des dizaines d’années.

Cette histoire absolument hors du commun a su attirer l’attention du réalisateur William Douglas McMaster. Il en découle Forest Man, un documentaire gracile de 16 minutes.

Konbini

(Merci à Tilak)

La guerre des fourmis (Docu) (+màj vidéo)

Addendum du 19/06/14 : La fourmi d’Argentine : une tueuse en série ?

Sur le littoral méditerranéen, des fourmis venues d’Argentine forment une colonie qui s’étend sur une bande de 6000 kilomètres allant des côtes ligures, françaises et espagnoles jusqu’au Nord du Portugal. Hyper agressives, elles suppriment sur leur passage toutes les espèces de fourmis locales.

Xenius Arte (Allemagne – 2013)


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Wendell Berry : Vers des économies locales durables

Wendell Berry démonte avec brio le fonctionnement et les mythes du système économique actuel basé sur la foi dans le libre échange et sur la compétitivité avant de décrire sa vision d’économies locales durables et propose des règles qu’une communauté devrait pouvoir suivre afin de construire et faire fonctionner de telles économies, tout en précisant le rôle que pourrait y jouer les systèmes alimentaires locaux.

Le risque d’une “économie totale”

Dans un des articles qu’il a publié, Wendell Berry utilise une approche intéressante afin de s’attaquer au système économique dominant, celui de la crise environnementale, replaçant l’individu au cœur de celle-ci :

« Si les gens font l’effort de reconnaitre leur responsabilité économique comme une part de leur propre pouvoir, alors, inévitablement, ils découvriront qu’il n’existe en soi pas de crise environnementale, que ce n’est pas une crise de notre environnement, mais bien une crise de nos vies en tant qu’individus, membres d’une famille, d’une communauté, en tant que citoyens. Nous souffrons d’une « crise environnementale » parce que nous avons consenti à une économie dans laquelle – en mangeant, buvant, travaillant, voyageant et nous amusant – nous sommes en train de détruire la nature »(…) « donc, nous nous tromperons si nous essayons de corriger ce que l’on identifie comme des problèmes « environnementaux » sans s’attaquer à la simplification économique qui les a causé ».

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Le verger, carrousel de la vie

Dans un splendide verger en bordure du Jura souabe, on découvre un étonnant microcosme peuplé d’une infinité d’espèces sauvages. Un paradis secret façonné de main humaine, et que la nature se réapproprie au fil des saisons et des récoltes.

Les fruits tombés font le bonheur de mulots et des papillons migrateurs, tandis qu’en hiver, les bourgeons des branches élaguées profitent aux chevreuils affamés. Au printemps, ce petit monde reprend vie, avec une stupéfiante profusion de couleurs : l’éclat des fleurs de cerisiers, pruniers, pommiers ou poiriers, offre la promesse d’une bonne récolte – et les abeilles ne sont pas les seules à en convoiter le nectar.

Réalisé par Klaus Scheurich, Annette Scheurich (Allemagne – 2014)

Merveilleux jardin

Partie 1: Le réveil du printemps

À la découverte du foisonnant microcosme d’un jardin au solstice de printemps. À peine la neige a-t-elle fondu que fleurit l’hamamélis, suivi des jonquilles, crocus bleus et scilles, tandis que surgissent d’innombrables animaux — belettes, écureuils, abeilles, merles… Un incroyable écosystème, peuplé de centaines d’espèces vivant en symbiose, où tout se recycle.

Partie 2: Le temps de la cueillette
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Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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Amérique du Nord : L’invasion de la carpe volante

Espèce invasive, la carpe asiatique menace l’écosystème de la plus grande ressource mondiale d’eau douce : les Grands Lacs nord-américains.

Introduite par accident dans le Mississippi il y a 30 ans, la très destructrice carpe volante n’est plus qu’à cent kilomètres au sud du lac Michigan. Chercheurs et défenseurs de la nature tente de l’arrêter.

Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
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Les déchets colonisent les fonds océaniques

Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.

Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.

Dans cette vidéo en anglais, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari) présente en image l’étude menée par Kyra Schlining, ainsi que différents objets découverts au fond de la baie de Monterey en Californie.

Interloquée par une étude, Kyra Schlining, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari, États-Unis), a trouvé une solution abordable pour s’attaquer au problème : exploiter la base de données Video Annotation and Reference System (ou VARS) créée et alimentée par son organisme de rattachement.
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Europe : Invasion de coccinelles d’Asie avec “arme biologique”

En Europe, plus de 10.000 espèces d’animaux , d’insectes, de plantes et d’autres formes de vie ne sont pas originaires du continent. Certaines ont été introduites volontairement mais beaucoup sont arrivées au gré des déplacements de population et des transports de marchandises.

Leur implantation affecte les écosystèmes et a un impact économique et sanitaire important. Une espèce de coccinelle originaire d’Asie est capable de prendre le dessus sur les autres grâce au parasite qu’elle porte dans son sang.

La coccinelle harlequin Harmonia axyridis est native d’Asie. Suite à son introduction ailleurs dans le monde comme moyen de lutte biologique, elle est devenue une espèce invasive dans de nombreux pays où elle remplace les coccinelles autochtones. Rien d’évident ne semblait expliquer ce phénomène.

Les espèces invasives se multiplient après leur installation dans un nouvel habitat. Les scientifiques ne comprennent cependant pas pourquoi certaines espèces ont plus de succès dans la conquête de leur nouveau milieu, alors que d’autres, même si elles sont proches, restent non invasives.
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Écosystème : Un effondrement planétaire irréversible est imminent

En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d’écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes terriens vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.
Dans un article récemment publié dans Nature, les auteurs examinent l’accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l’interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical dans le bilan énergétique global.

Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l’apparition d’un état planétaire de seuil ou encore d’un point de basculement. Si cela s’avérait, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, en l’état de connaissances actuelles, pourraient rapidement et irréversiblement s’effondrer.

Le dernier point de basculement dans l’histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans, lorsque notre planète est passée de l’âge de glace, qui a duré 100.000 ans, à un état inter glacial“, dit Arne Mooers, professeur de biodiversité à SFU. “Alors, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année. Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd’hui“.
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Abeilles : le massacre autorisé

Comment les abeilles sont sacrifiées et, avec elles, notre alimentation et l’ensemble de l’écosystème, pour servir les intérêts des multinationales agrochimiques.

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Pour signer la pétition demandant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, cliquez ici.

Pollinis

(Merci à Boreas)

Permaculture – Un véritable développement durable

La permaculture est une science systémique qui a pour but la conception, la planification et la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables.

Elle se base sur une éthique, dont découlent des principes et des techniques permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes.

Partie 1:


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