“Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh” : le scénario du pire

Par Paul Jorion

Parler de “réformes structurelles de compétitivité”, c’est accepter le principe d’un moins-disant salarial au plan international : c’est admettre qu’il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d’un “attracteur” pour l’ensemble des salaires à la surface du globe.

Le salaire moyen au Bangladesh étant aujourd’hui cinq fois plus faible qu’en Chine, j’ai choisi de traduire dans mes conférences l’expression obscure “réformes structurelles de compétitivité” par “aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh”, une phrase dont la signification est identique, mais présente l’avantage d’être comprise aisément par tous mes auditeurs.

En utilisant cette expression polémique, je ne pensais cependant pas qu’une actualité tragique en ferait à ce point résonner la pertinence.
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Londres, Pékin, Tokyo et l’agonie du multilatéralisme

Par Irnerio Seminatore, président de l’Institut européen des relations internationales et directeur de l’Academia diplomatica europaea

Trois minirévolutions sont aujourd’hui en cours à Londres, Pékin et Tokyo.

Le référendum sur le “Brixit” (mot-valise composé de Britain et exit) pour décider de la sortie ou du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne marque une mutation dans l’équilibre des pouvoirs entre le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

Le rééquilibrage de l’économie chinoise, qui aura d’importantes répercussions sur l’économie mondiale, vise à passer d’un développement à forte croissance tiré par l’investissement et les exportations à une économie à faible croissance tirée par la consommation.

L’émission massive de liquidités par la Banque du Japon, avec pour objectif d’atteindre une inflation de 2 % en deux ans, est un virage économique majeur, consistant à inverser les priorités entre croissance et désendettement, et la logique de résorption de la dette aujourd’hui à l’oeuvre aux Etats-Unis et en Europe.

Nous assistons, dans les trois cas, à l’abandon de la croyance en un multilatéralisme efficace, et à un retour aux étalons décisionnels de l’unilatéralisme national.

ÉCHEC D’UN SYSTÈME MONDIAL
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De l’écologie comme rempart au totalitarisme pacifié…

Par Arnaud Guyot-Jeannin

La plupart des gens de droite défendent l’écologie humaine (l’ordre naturel et la famille traditionnelle) au détriment de l’écologie environnementale (l’ordre cosmique et la famille des animaux, des végétaux et des minéraux) louée par de nombreux gens de gauche qui nient, quant à eux, la réalité anthropologique et historique des peuples.

L’âge d’or, illustration de Johann Wilhem Baur (1600-1640) pour Les Métamorphoses d’Ovide (ici, une édition de 1703)

Les premiers rejettent le mariage homosexuel, l’adoption d’enfants pouvant en découler, la PMA (Procréation médicalement assistée) et la GPA (Gestation pour autrui), mais ne remettent pas en cause le capitalisme mondialisé — qu’accompagne le progressisme libertaire — qui marchandise les vies, le lien social et la nature. Les seconds repoussent ce capitalisme dérégulé engendrant l’exploitation humaine, la misère sociale et la suraccumulation matérielle, mais sans réfuter le libéralisme moral du tout vaut tout, tout se vaut, tous se valent dont l’indistinction spirituelle, ethnoculturelle et sexuelle est le produit.

Les partisans des deux camps procèdent par un réductionnisme dommageable. Le processus infernal défiant la nature est enclenché. Le monde commun disparaît au profit d’un monde individualiste et narcissique sans foi ni loi sinon celles de l’argent, de la production et de la consommation.

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Au-delà de Cahuzac : les liaisons dangereuses entre les politiques et le monde des affaires (1)

La multiplication des « affaires » impliquant des personnalités politiques conforte une hypothèse « sociologique » : c’est tout un système qui explique les délits à répétition.

Les fautes individuelles doivent être sanctionnées. Mais toutes ne sont pas connues, et il y en aura bien d’autres si on ne casse pas le système de la collusion et des connivences entre certains responsables politiques et le monde des affaires, un monde qui porte les « affaires » comme la nuée porte l’orage.

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L’Egypte au bord du drame économique

L’Egypte va-t-elle à la faillite ? Le plus grand pays arabe est-il proche de l’effondrement économique et financier ? Ajournée de mois en mois, une négociation importante avec le Fonds monétaire international (FMI) a repris cette semaine au Caire. Mais, au bord du Nil, l’humeur est pessimiste.

“Garbage City” (la Ville-Poubelle), sur les collines du Moqattam dans la banlieue du Caire, est peuplée d’une communauté de travailleurs coptes, les Zabbaléens, qui organisent le tri des déchets urbains, leur recyclage et leur revente

Il y a le front politique d’abord. Venu du parti des Frères musulmans – islamistes –, le président Mohamed Morsi, s’il n’a cessé d’étendre le champ de ses prérogatives, a aussi multiplié maladresses et atteintes aux libertés politiques. A la tête de l’Etat depuis le 30 juin 2012, l’ingénieur Morsi n’a jamais trouvé un style de gouvernement susceptible de rassurer et ramener la confiance dans le pays.

Tantôt il hésite, revenant sur des mesures annoncées à la hâte ; tantôt il procède avec brutalité. Méfiant à l’adresse de toutes les autres formations politiques, il a donné le sentiment de privilégier sa mouvance sur l’ouverture. Ce raïs a déçu : on l’attendait grand seigneur, le voilà redevenu militant.

Tout aussi grave, il confirme ce qu’on disait des Frères musulmans avant leur arrivée au pouvoir par les urnes : ils n’ont pas le moindre programme économique et social.
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La crise larvée des pays du Golfe

Des pays du Golfe, on ne voit en ce début d’année que le Qatar et ses nouvelles vitrines françaises : le récent rachat du Paris-Saint-Germain et les investissements dans les banlieues.

Manifestants anti-gouvernementaux à Manama, capitale du Bahreïn, en 2011

Pourtant à Bahreïn, deux ans après l’écrasement de la révolution par les chars saoudiens, les manifestations en faveur de la démocratie continuent. Par-delà le débat créé par les placements qataris, les tensions dont Bahreïn est l’épicentre sont révélatrices d’un séisme en devenir. La capacité des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes uni, Koweït, Oman, Qatar) à poursuivre durablement leur expansion internationale est incertaine.

Derrière leur force de frappe financière couve en effet le dérèglement d’un modèle économique rentier, dont les prémices sont perceptibles dans les crises énergétique, de l’emploi et fiscale auxquelles ils font face.

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Les Etats-Unis victimes de cyber-attaques de la Chine, de la Russie et de la France

Selon des experts extérieurs, l’impact de ces vols pourrait s’élever à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Les Etats-Unis sont la cible d’une campagne hors-norme et prolongée de cyber-espionnage. Ce n’est pas un roman de John Le Carré ou Gérard de Villiers mais bien la vérité. Ces attaques seraient même si importantes qu’elle pourrait “menacer la compétitivité économique du pays”, selon le Washington Post citant des personnes qui ont eu accès à l’étude.

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Comment guérir de notre dépendance à la croissance ?

Par Irmi Seidl, économiste à l’Institut fédéral de recherches WSL de Zurich (Suisse), et Angelika Zahrnt, économiste, membre du Conseil allemand pour le développement durable

Phénomène relativement nouveau, la permanence de la croissance économique peut être datée à la fin de la seconde guerre mondiale. John R. Hicks, Prix Nobel d’économie en 1972, notait dans un article paru en 1966 (“Growth and Anti-Growth“, Oxford Economic Papers 18-3) : “Il n’est en aucune façon nécessaire que les sciences économiques visent la croissance. Je me souviens personnellement d’une époque où elles n’étaient absolument pas orientées vers la croissance. Je me revois suivre un cours de principes [économiques]… en 1926-1927. Il n’était en rien question d’indice de croissance élevé. La stabilité de la majorité des secteurs économiques suffisait à nous satisfaire.

Un historien suisse, Christian Pfister, date la croissance des pays occidentaux des années 1950 et l’appelle “syndrome des années 1950″ (“Das 1950er Syndrom. Die Epochenschwelle der Mensch-Umwelt-Beziehung zwischen Industriegesellschaft und Konsumgesellschaft“, GAIA 3-2, 1994).

Selon lui, les principaux ressorts de ce syndrome ont été le pétrole bon marché, le besoin de reconstruction suivant la seconde guerre mondiale et le modèle “d’une société fordiste de consommation” qui s’est développé avant-guerre aux Etats-Unis pour être adopté après-guerre par les pays occidentaux. Depuis, les indices de croissance ont constamment décru sans que ce phénomène n’ait été pris en considération.

Simultanément, il devient évident que la croissance économique n’est plus la solution à nos défis majeurs tant en matière sociétale qu’économique.

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La crise accroît la fracture sociale parmi la jeunesse en France (Màj Vidéo)

Addendum – La Chronique d’Éric Zemmour du 4 décembre : “Jeunes et pauvres”


La crise accroît la fracture sociale entre les jeunes en France, “les plus fragilisés” et sans diplômes ayant “le moins d’atouts” pour y faire face, prévient un rapport rendu public lundi, qui relève que plus de deux jeunes sur dix sont frappés par la pauvreté.

Il est encore plus difficile désormais de parler au singulier de la jeunesse, tant on assiste à une accentuation de la polarisation de cette population“, souligne Olivier Toche, directeur de l’Institut national de la jeunesse et de l’Education populaire (Injep) à l’origine de ce rapport.

La part des 18-24 ans vivant sous le seuil de pauvreté (quelque 960 euros par mois) a atteint 22,5% en 2009 (contre 17,6% en 2004). Dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), le taux dépasse même 40%, alors qu’il est de 13,5% pour l’ensemble de la population, relève ce volumineux document, qui montre que plus d’un million de jeunes sont ainsi confrontés à des situations de grande précarité.

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L’Europe démocratique, cette utopie

Il est des slogans indémodables. En 1765, pour protester contre les nouvelles taxes imposées par Londres, les treize colonies américaines lançaient un « No taxation without representation » devenu célèbre, prélude à ce qui allait devenir leur guerre d’indépendance. Près de 250 ans plus tard, ce message retrouve un écho auprès des dirigeants européens.

Non pas que l’Union européenne puisse être comparée à l’Empire britannique du XVIIIe siècle – une telle comparaison relèverait du blasphème pour les eurosceptiques du Royaume-Uni, quand bien même ils décrivent volontiers Bruxelles comme un tyran bureaucratique.

Mais la crise a poussé les Vingt-Sept à aller loin dans l’intégration économique et budgétaire. Si loin qu’il leur faut à présent trouver un système qui associe plus étroitement les peuples au processus de décision, comme en témoigne le regain d’intérêt autour de la question de l’Union politique.

Car c’était bien là le message des insurgés américains : la question budgétaire est au coeur du contrôle démocratique. Il n’est d’ailleurs pas anodin que le fameux traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance provoque une telle poussée de fièvre en France. Ce n’est pourtant pas un projet de la dimension d’une Constitution, comme en 2005. Mais, en touchant aux marges de manoeuvre des Etats en matière budgétaire, on chatouille là un point très sensible.
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Fernand Braudel (1902-1985) : Il a décrypté l’économie à l’échelle des millénaires

En étudiant sur la longue durée l’évolution du commerce et du capitalisme, cet historien français a popularisé un concept promis par la suite à un bel avenir : la globalisation.

Sa vie

Lorsque Fernand Braudel, fraîchement admis sous la coupole de l’Académie française, disparaît en 1985, les superlatifs témoignent de l’éloge fait au défunt : «prince de l’histoire», «pape de l’histoire», «l’homme qui a réinventé l’histoire»…

Ni les médias ni la profession n’exagèrent : fort d’une œuvre intellectuelle exceptionnelle, Braudel a régné pendant plus d’un demi-siècle sur l’école historique française. Mais quel lien avec l’économie ? Braudel n’est pas un spécialiste en la matière et aurait même sans doute mal pris d’être considéré comme tel. Et pourtant, ses travaux ont plus contribué à rendre intelligibles les faits économiques que nombre de traités ou de modèles.

Braudel, c’est tout d’abord l’homme des «Annales», un courant qui domine la discipline historique à partir des années 1920 et remet en cause le primat de l’histoire politique et de l’événement. Fini les rois, les sacres, les batailles. Derrière «l’histoire de surface», ce sont les profondeurs de la vie collective, une matière quasi immobile que l’historien cherche à faire émerger en privilégiant la longue durée.
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La guerre ? Nous y sommes !

L’économie c’est la guerre avec d’autres moyens

Par Michel Koutouzis (*)

La « crise  de l’euro », tout comme la « bulle du dollar » que nous concocte la réserve fédérale, sont les armes de destruction massive d’une guerre mondiale qui se déroule sous nos propres yeux. Cette guerre a trois objectifs qui ne sont pas financiers : faire perdurer autant que possible l’hégémonie américaine sur le monde d’une part ; d’autre part, imposer aux plus démunis et aux classes moyennes la fatalité d’une régression nécessaire du coût de leur force de travail et, enfin, en finir avec l’essence même de l’État de droit ne lui laissant que ses aspects formels.

Dans cette guerre, le marché manipule le politique, les spéculateurs les fonds de pension et autres institutions qui gèrent les retraites de millions d’individus, depuis que, dans un autre combat plus ancien, les services collectifs ou étatiques ont été remplacés par les assurances privées et les fonds de pension. L’épicentre de cette guerre reste le marché obligataire, « travaillé au corps » par l’action aussi bien financière que politique des fonds spéculatifs et autres hedge fonds.
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Les effets de la crise économique mondiale sur les pays arabes varient d’un pays à un autre

Les effets de la crise économique mondiale sur les pays arabes varient considérablement d’un pays à un autre selon la situation initiale de chaque pays et le degré d’intégration économique avec des régions très affectées, a affirmé lundi à Alger l’économiste égyptien Mohamed Dowidar.

« Si la plupart des pays arabes n’étaient pas très vulnérables face aux effets financiers de la crise, les effets sur l’économie réelle et sur les ménages se sont fait sentir avec un ralentissement de la croissance, une baisse des exportations et une hausse des taux d’inflation », a indiqué l’économiste au cours d’une conférence animée à l’Université d’Alger III.

Cet expert, professeur émérite à l’université d’Alexandrie, a réfuté l’idée que les révoltes populaires dans certains pays arabes et qui ont conduit à la chute de gouvernements soient manipulées par les pays occidentaux « pour actionner la machine de guerre et relancer leurs économies ».

« Ces révoltes expriment un ras le bol et des souffrances réelles que les populations arabes ont enduré pendant des décennies. Elles ont décidé d’en finir avec le mal qui rongeait leurs sociétés », a-t-il dit.

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48% des Américains craignent une longue phase de déclin économique

Barack Obama et son probable adversaire républicain Mitt Romney peinent tous deux à convaincre les Américains de leur capacité à relancer l’économie, un sujet de profond pessimisme à l’approche de la présidentielle de novembre, selon un sondage publié mercredi.

Au moment où MM. Obama et Romney multiplient leurs attaques réciproques sur le thème de l’économie et de l’emploi, 58% des personnes interrogées pour cette enquête Wall Street Journal/NBC sont persuadées que leur pays “va dans la mauvaise direction” contre 33% qui estiment le contraire. Trois ans et demi après le début de la pire crise économique depuis les années 1930, 63% des Américains interrogés estiment que la génération de leurs enfants vivra moins bien que la leur. En outre, 48% considèrent que leur pays se trouve dans une phase de déclin à long terme contre 45% qui pensent qu’il s’agit d’une mauvaise passe.

L’Expansion

L’économie chinoise, un géant grippé ?

Voilà trente ans que la Chine aligne, de manière quasi continue, les taux de croissance à deux chiffres. Mais pour combien de temps encore ? D’après un rapport à paraître de la Banque mondiale, Pékin pourrait voir sa croissance chuter en l’absence de réformes économiques libérales.

Également confronté à une baisse de la demande mondiale, à une bulle immobilière et à des finances locales en péril, le « modèle chinois » est-il menacé ? Questions à Françoise Lemoine, spécialiste de l’économie chinoise au Cepii (Centre d’études prospectives et d’informations internationales).

Un ralentissement marqué de la croissance chinoise est-il vraisemblable à court terme ?
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Le Parthénon et Beaubourg

Par Boreas

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s’applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m’aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Chef-d'oeuvre libéral

Chef-d'oeuvre « socialiste »

Il s’agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu’il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu’il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d’une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d’un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d’instances arbitrales noyautées), qu’il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu’il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d’amoindrir l’emprise de l’État, blablabla…

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n’ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d’imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault…) et, surtout, de devenir aussi riches qu’elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l’origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l’URSS…). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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Pétrole : demande revue à la baisse

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu vendredi à la baisse pour le sixième mois consécutif sa prévision de demande mondiale de pétrole pour cette année, à 89,9 millions de barils par jour (mbj), en raison de perspectives économiques de plus en plus sombres.

Dans son rapport mensuel, l’organisation estime par ailleurs que le marché “devrait avoir une flexibilité d’offre suffisante en 2012” pour “s’adapter” à une baisse des exportations iraniennes liées aux sanctions internationales, “quel qu’en soit le volume ».

En raison d’un “ralentissement économique mondial de plus en plus problématique », confirmé par les nouvelles prévisions de croissance du Fonds monétaire international (FMI), l’AIE estime que la consommation de brut n’augmentera que de 0,8 mbj (ou 0,9%) par rapport à 2011, soit 0,3 mbj de moins qu’attendu il y a un mois.

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Bayrou prescrit une cure de rigueur drastique aux Français

Hausse de la TVA de deux points, création d’une tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, gel de la dépense publique, baisse des dépenses de santé… Le candidat du MoDem à la présidentielle propose de réduire le déficit de 10 milliards en 2012, puis de 30 milliards par an jusqu’en 2015.

François Bayrou entend revenir à l’équilibre des finances publiques de la France dès 2015 en réduisant le déficit de 10 milliards d’euros dès cette année, puis de 30 milliards les trois suivantes par une augmentation de la fiscalité. Dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, le président du MoDem, candidat à la présidentielle, détaille le volet économique de son programme.

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