Les USA sont prêts à soutenir économiquement l’Ukraine

Les Etats-Unis sont prêts à apporter “autant de soutien que nécessaire” à l’Ukraine pour l’aider à restaurer sa stabilité financière, dans le cadre d’un programme du FMI accompagné de réformes, a assuré dimanche le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew.

Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux pour fournir à l’Ukraine autant de soutien que nécessaire pour restaurer la stabilité financière et le retour à la croissance économique, si le nouveau gouvernement met en place les réformes nécessaires“, a dit M. Lew, selon le texte d’un discours qu’il devait prononcer lors de la conférence annuelle du groupe de pression américain pro-israélien AIPAC.

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FMI : Des experts défendent la redistribution des richesses

Des experts du FMI ont livré mercredi un plaidoyer en faveur de la redistribution des richesses et de la lutte contre les inégalités, tranchant avec les positions traditionnelles d’une institution focalisée sur l’austérité économique.

Selon leur étude, les inégalités sociales ne sauraient être négligées par les gouvernements notamment parce qu’elles “amputent la croissance” en réduisant l’accès à l’éducation et en alimentant l’instabilité politique et économique.

Ce serait une erreur de focaliser sur la croissance et de penser que les inégalités se régleront d’elles-mêmes, au moins pour la seule raison que cela pourrait déboucher sur une croissance faible et non-viable“, écrivent les auteurs de cette étude qui a reçu l’onction du chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard.

Ces experts n’hésitent pas, dès lors, à prendre le contre-pied de certains économistes libéraux, selon qui la redistribution des richesses par l’impôt et les transferts sociaux (allocations, aides…) décourageraient l’initiative privée et seraient, in fine, nuisibles à l’activité économique.
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Les Français se montrent très pessimistes sur la situation économique du pays

La conjoncture économique de la France va s’aggraver cette année, selon 67% des Français qui, dans leur grande majorité, font dans ce contexte confiance aux PME pour “proposer des solutions constructives“, indique un sondage Ipsos diffusé mercredi matin.

Le pessimisme est de mise. Une large majorité de Français se montre en effet, inquiète quant à l’avenir de leur pays, à en croire un sondage de l’institut Ipsos et l’agence Comfluence, réalisé pour l’Ofop (Observatoire des fédérations et des organisations professionnelles) diffusé ce mercredi matin. 67% des personnes interrogées pensent ainsi, à l’instar de Bruxelles qui a dévoilé mardi ses prévisions, plutôt pessimistes, pour l’Hexagone, que la situation économique de leur pays va s’aggraver cette année.

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L’Egypte fait face à la plus grande manif de son histoire

L’armée égyptienne estime à «plusieurs millions» le nombre de manifestants qui défilent ce dimanche pour réclamer le départ du président Mohamed Morsi. Les tensions ont fait au moins quatre morts.

Il s’agirait «de la plus grande manifestation dans l’histoire de l’Egypte», a commenté une source militaire sous couvert de l’anonymat.

Comme au plus fort du soulèvement contre Hosni Moubarak en 2011, la place Tahrir s’est transformée dimanche en mer de drapeaux rouge-blanc-noir, et les slogans n’ont pas changé : «Le peuple veut la chute du régime», ont scandé les manifestants, un an jour pour jour après la prise de fonction de Mohamed Morsi.

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La guerre ? Nous y sommes !

L’économie c’est la guerre avec d’autres moyens

Par Michel Koutouzis (*)

La « crise  de l’euro », tout comme la « bulle du dollar » que nous concocte la réserve fédérale, sont les armes de destruction massive d’une guerre mondiale qui se déroule sous nos propres yeux. Cette guerre a trois objectifs qui ne sont pas financiers : faire perdurer autant que possible l’hégémonie américaine sur le monde d’une part ; d’autre part, imposer aux plus démunis et aux classes moyennes la fatalité d’une régression nécessaire du coût de leur force de travail et, enfin, en finir avec l’essence même de l’État de droit ne lui laissant que ses aspects formels.

Dans cette guerre, le marché manipule le politique, les spéculateurs les fonds de pension et autres institutions qui gèrent les retraites de millions d’individus, depuis que, dans un autre combat plus ancien, les services collectifs ou étatiques ont été remplacés par les assurances privées et les fonds de pension. L’épicentre de cette guerre reste le marché obligataire, « travaillé au corps » par l’action aussi bien financière que politique des fonds spéculatifs et autres hedge fonds.
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Le Parthénon et Beaubourg

Par Boreas

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s’applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m’aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Chef-d'oeuvre libéral

Chef-d'oeuvre « socialiste »

Il s’agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu’il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu’il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d’une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d’un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d’instances arbitrales noyautées), qu’il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu’il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d’amoindrir l’emprise de l’État, blablabla…

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n’ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d’imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault…) et, surtout, de devenir aussi riches qu’elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l’origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l’URSS…). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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L’UE pourrait lever début 2011 son embargo sur les armes vers la Chine

L’Union européenne pourrait lever « début 2011 » l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine imposé depuis la répression des manifestations de 1989 place Tiananmen, indique jeudi [30 décembre 2010] le quotidien français Le Figaro.

Song Zhe, ambassadeur de Chine à Bruxelles

Un diplomate européen proche du dossier a refusé de confirmer cette information, mais a reconnu que la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a présenté récemment aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE un rapport où elle préconise de lever cet embargo.

Cette décision nécessite l’approbation unanime des 27 pays de l’UE. Or la Grande-Bretagne se montre toujours réservée, a-t-on appris de source diplomatique.

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Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l’euro survive à 2011 »

Que nous est-il permis d’espérer et que doit-on craindre en 2011 ? Le politologue, démographe et essayiste français Emmanuel Todd a accepté de se livrer, pour nous, à un « bilan et perspectives » étayé, plus spécifiquement centré sur la crise économique et financière qui secoue l’Europe.

Que retiendrez-vous de l’année 2010, qui vient de s’achever ?

Je dirais que ce fut une année charnière. C’est l’année où les croyances, économiques et politiques dominantes de l’Occident sont arrivées au bout de quelque chose.

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Vers l’intégration transatlantique ?

Les Etats-Unis cherchent à intégrer l’Union Européenne dans un espace économique et juridique sous leur entière hégémonie.


Les Etats-Unis planifient l’intégration de l’Union Européenne dans leur propre espace économique et juridique, en accord avec les législateurs de Bruxelles et de Strasbourg. Washington espère ainsi construire un marché puissant de 800 millions de citoyens sous le régime normatif et hégémonique du seul droit américain.

Lors d’une réunion commune entre Américains et Européens dans le cadre du « Conseil Economique Transatlantique » (CET), les Etats-Unis et l’UE ont mis au point un projet pour élaborer des critères communs dans de nouveaux secteurs comme le développement de la production technologique, la nanotechnologie et les automobiles électriques. Réunion qui a suscité un grand enthousiasme chez les fonctionnaires américains…

Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont décidé de développer un « système d’alerte précoce », grâce auquel tant Bruxelles que Washington s’échangeront des connaissances sur les nouveaux systèmes de régulation en chantier, en particulier pour tout ce qui concerne les produits de haute technologie.

Les règles ne seront pas d’emblée les mêmes pour les deux parties concernées, mais celles-ci ont néanmoins décidé d’arriver à « une coopération accrue sur le plan normatif ». Au cours de la réunion, les parties se sont mises d’accord sur une série de principes communs qui devront encadrer la réglementation future : cette série comprend la transparence, la participation publique et la réduction au minimum des charges pour les entreprises.

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Le chômage, première préoccupation des Français

Le chômage est la première priorité des Français selon un sondage Harris Interactive pour RTL publié dimanche 2 janvier (*).

81% d’entre eux estiment ainsi que ce dossier devrait être traité prioritairement, devant le système social (73%) et le pouvoir d’achat (68%), et loin devant l’insécurité (49%) qui n’arrive qu’en 7e position.

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Etat-Unis : ne pas relever le plafond de la dette serait «catastrophique»

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une «folie» aux conséquences «catastrophiques», telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

L'Oncle Sam devant la corne d'abondance de la dette (caricature américaine, 2010)

«Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette», a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars. Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

Pour M. Goolsbee, refuser d’augmenter le plafond résulterait «essentiellement à être en défaut de paiement de nos obligations, ce qui est totalement sans précédent dans l’histoire américaine».

«L’impact sur l’économie serait catastrophique. Ce serait une crise économique et financière bien pire que tout ce nous avons vu en 2008», a-t-il ajouté.

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Sept pays candidats pour rejoindre [la zone euro]

Derrière l’Estonie, sept États membres de l’Union européenne sont inscrits dans la file d’attente pour rejoindre la zone euro : la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne.

Tous ces candidats sont issus du côté soviétique du rideau de fer, et, pour leurs dirigeants, l’adoption de l’euro, malgré la crise actuelle, sera la consécration d’une intégration européenne accomplie en deux décennies doublée d’une stabilité économique présumée meilleure. L’enthousiasme des élites est en général contrebalancé dans l’opinion par la crainte d’une envolée des prix.

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Saxo Banque dévoile ses prévisions chocs pour 2011

Saxo Banque dévoile aujourd’hui [lundi 20 décembre 2010] ses prévisions chocs annuelles. Réalisées par les équipes d’analystes à Copenhague, ces prévisions dressent le scénario macro-économique pour 2011. « Prévisions chocs », car elles se veulent plus pessimistes que celles de l’analyste de marché moyen et parce qu’il est important que les scénarios les moins probables soient pris en compte.

Ceux qui ont déjà entendu parler des prévisions chocs de Saxo Banque savent qu’il s’agit d’un exercice basé sur la théorie du « Black Swan » [Cygne Noir], inspirée par le philosophe libanais Nassim Nicholas Taleb. Dans son livre, The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable, Nassim Nicholas Taleb décrit un événement de type « Black Swan » comme étant très improbable et possédant 3 caractéristiques : il est imprévisible, son impact est très important et la probabilité qu’il se produise est bien plus élevée que ce qui est annoncé par le consensus.

Soyez conscient qu’il s’agit bien plus ici d’une analyse approfondie que d’une simple série de prédictions. La probabilité que nos estimations se révèlent exactes n’est pas supérieure à 50%, mais la possibilité que ces événements surviennent comme prévu est bien plus élevée que ce qui est actuellement annoncé par le marché.

Les prévisions chocs de Saxo Banque pour 2011 :

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Trafic d’organes et prolifération nucléaire

Par Xavier Moreau

Les lecteurs de Realpolitik.tv n’auront sans doute pas été impressionnés par les pseudo-révélations de Wikileaks, sur la politique étrangère des Etats-Unis. Étonnamment, le site « dissident » n’aborde jamais la collusion entre les administrations américaines et les groupes islamo-mafieux, en Bosnie, en Afghanistan ou au Kosovo.

Akim Thaçi

C’est au Conseil de l’Europe que nous devons la mise en exergue, guère nouvelle pour nos lecteurs, de la nature exacte du clan mafieux albanais qui dirige le Kosovo, et plus particulièrement de son chef Akim Thaçi.

Il est difficile de dire ce que deviendra ce rapport. Les sociétés de communication anglo-saxonnes doivent être désormais sur le pied de guerre pour le discréditer, lui ou ses auteurs. Difficile également d’imaginer que cette affaire remonte jusqu’à l’ami personnel d’Akim Thaçi et administrateur du Kosovo à l’époque des exactions de l’UCK, Bernard Kouchner.

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Un hôtel de luxe au château de Versailles

Le Château de Versailles va transformer une de ses dépendances en hôtel de luxe en le concédant à une société privée, ouvrant la voie à une série d’opérations en France destinées à exploiter le potentiel économique de bâtiments classés, tout en assurant leur rénovation.

L'Hôtel du Grand Contrôle, à Versailles

L’Hôtel du Grand Contrôle, où ont résidé les contrôleurs des finances comme Turgot, Loménie de Brienne ou Necker, va être transformé en « hôtel de charme », a annoncé mardi Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château et du domaine national de Versailles. « C’est une initiative pionnière », a-t-il souligné à l’occasion de la présentation à la presse de ses projets pour Versailles en 2011.

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Vladimir Poutine : plaidoyer en faveur d’une « communauté économique harmonieuse, de Lisbonne à Vladivostok »

Tribune de Vladimir Poutine, parue dans la Süddeutsche Zeitung du 25 novembre 2010

Il est évident, aujourd’hui, que l’éclatement de la crise mondiale en 2008 n’était pas seulement dû au gonflement des «bulles» et à l’échec de la régulation des marchés mais qu’il était de nature structurelle. Le problème central consiste dans l’accumulation de déséquilibres mondiaux. Le modèle selon lequel un centre régional multiplie les emprunts et consomme des biens sans frein alors que l’autre produit des marchandises bon marché et rachète des dettes a échoué.

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La réponse systémique dans toutes les têtes de l’UE

Les dirigeants de l’Union européenne s’entendront jeudi et vendredi à Bruxelles sur une réforme limitée du traité européen afin de créer un mécanisme permanent de crise mais ils poursuivront surtout les discussions sur des réponses plus systémiques à la crise.

Sans être à l’agenda de ce septième sommet européen de l’année – un record – la question de doper les capacités du fonds de stabilité de la zone euro et d’élargir ses missions, mais aussi la réflexion autour de la création d’obligations européennes devraient animer les débats dans les coulisses.

Selon le texte des conclusions du sommet, dont Reuters a obtenu une copie, les Vingt-sept ajouteront un paragraphe prévoyant un tel mécanisme à l’article 136 du traité, qui précise le fonctionnement de l’Union économique et monétaire.

La rédaction envisagée de ce paragraphe est la suivante : « les Etats Membres dont la monnaie est l’euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pour sauvegarder la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi d’une assistance financière via ce mécanisme devra être sujette à de strictes conditionnalités ».

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Mélenchon est-il fasciste ?

Ce trublion que l’on classe à la gauche de la gauche, alternant entre des alliances de circonstance avec le PC « F » de Pierre Laurent ou l’ex LCR devenue NPA d’Olivier Besancenot, sans oublier ses rapprochements tactiques avec une certaine frange écolo représentée, notamment, par José Bové (cf. la campagne pour le « non » à la constitution européenne de 2005), serait-il un authentique fasciste, au sens propre du terme… du moins dans sa dimension économique ?

Assurément populiste

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Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

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« La Grèce et l’Irlande ne rembourseront pas la totalité de leur dette »

L’Expansion.com a reçu Jacques Delpla, membre du Conseil d’Analyse Economique, et Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’Economie, pour débattre de la crise de la dette en Europe. Pour les deux économistes, la restructuration de la dette des pays fragiles de la zone euro est inéluctable.

Pourquoi la zone euro est-elle aujourd’hui dans la tourmente des marchés financiers ?

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L’Europe et la France au pied du mur protectionniste

Angela Merkel souhaite une Allemagne forte. Cette phrase n’est pas anodine. Elle officialise le discours de puissance que l’Allemagne revendique de plus en plus au grand jour. La feuille de route du gouvernement Fillon ressemble, en comparaison, à une déclaration de l’armée du Salut.

Quand la France aura-t-elle le courage de regarder la vérité en face ? Telle est la question qui se pose après le remaniement ministériel. Les commentaires de l’opposition n’ont pas dépassé le niveau du café du commerce. Un tel vide dans le débat confirme un peu plus l’image d’un pays aux accents munichois.

Ne pas avoir de stratégie de puissance équivaut aujourd’hui à un sabordage pur et simple sur l’échiquier des nations. Beaucoup de francophiles déplorent à l’étranger que les élites françaises baissent les yeux et manquent de courage. Mais on a les politiques que l’on mérite. Les éternels discours sur la relance de la croissance et la défense de l’emploi ne remplacent pas une stratégie de puissance.

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La puanteur du déclin économique des USA augmente. Quand les Américains opprimés vont-ils descendre dans la rue ?

Par Paul Craig Roberts

Nécrophores américains sur une charogne

La veille de Thanksgiving, le China Daily en Anglais et le site People’s Daily Online rapportaient que la Chine et la Russie s’étaient mis d’accord pour utiliser leurs monnaies respectives au lieu du dollar dans leurs transactions commerciales bilatérales. Les Russes et les Chinois ont dit qu’ils avaient pris cette décision pour protéger leur économie des problèmes qui ont ébranlé leur confiance dans le dollar comme monnaie de réserve mondiale.

C’est une nouvelle importante spécialement pendant la période des congés de Thanksgiving où il n’y a pas beaucoup de nouvelles, mais on n’en a pas parlé sur Bloomberg, CNN, [le] New York Times, ni nulle part dans les médias, presse ou TV, étasuniens. L’autruche ne sort pas sa tête du sable.

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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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La génération de l’échec

Par Michel Geoffroy

La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l’histoire comme la génération de l’échec. C’est la génération de mai 1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.

Car elle a tout raté, sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

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Union européenne : pas de base communautaire pour le mécanisme de crise

La révision du traité européen qui sera proposée mi-décembre fera reposer le futur mécanisme permanent de gestion des crises dans l’UE sur une base légale intergouvernementale et non communautaire, a indiqué vendredi une source européenne.

Giovanni Battista Piranesi, Prison imaginaire XIV (1761)

Cette solution, réclamée par l’Allemagne, ne va pas dans le sens des appels à union plus étroite en matière budgétaire et fiscale au sein des Vingt-Sept et, au contraire, renforce le pouvoir des Etats au détriment de la Commission, qui n’y jouerait qu’un rôle totalement secondaire.

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Irlande, Etats-Unis : l’enfer de la globalisation néolibérale

La crise économique ne cesse de faire sombrer l’Europe et ses Etats membres les plus fragiles. Les Etats-Unis s’essoufflent. Pour Laurent Pinsolle, un seul constat s’impose : l’échec de notre système économique construit voici 40 ans.

Gustave Doré, illustration pour L'Enfer de Dante

Les années que nous vivons ont le bénéfice indéniable de faire prendre conscience à beaucoup des réalités du système économique qui a été construit depuis quarante : il est inefficace, injuste et instable, comme le montrent les exemples irlandais et étasunien.

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Deux solutions pour sortir de la dette : La faillite ou l’inflation

Rubrique éco, BFM TV du 2 décembre 2010 à propos de la “crise de la dette“. En 1928, le Franc a été dévalué de 80% pour rembourser les créanciers en “monnaie fondante“, mais l’épargne des Français a été divisée par 5. En 1936, dévaluation de 30%…

Depuis la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1987 il y a eut 15 dévaluations consécutives de la monnaie nationale. C’est une méthode qui a porté ses fruits mais le problème c’est qu’aujourd’hui c’est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre car la monnaie est gérée par la Banque Centrale Européenne et l’Allemagne a une sainte horreur de l’inflation.

“La dette française aujourd’hui c’est 1650 milliards d’Euros soit 85% de la richesse produite chaque année. Cela correspond à 25.000 Euros par personne. En période de paix on n’a jamais connu autant de dette.”

(Merci à Quentin)

Poutine propose à l’Europe un nouveau « design économique »

Les 25 et 26 novembre, le premier ministre russe Vladimir Poutine a effectué une nouvelle visite de deux jours en Allemagne pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, et toute l’Europe attache une attention particulière à cet événement. C’est généralement le cas lorsque Moscou et Berlin ont l’intention de lancer des « exercices architecturaux » conjoints en Europe. Mais à l’époque actuelle, alors que l’Union Européenne souffre toujours de la « pathologie affectant l’euro » et que presque tous les pays de l’UE sont contaminés, l’Allemagne est la seule à s’en remettre et ce phénomène suscite une attention d’autant plus grande.

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LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

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Jacques Attali dénonce le manque de transparence du G20

Dans le cadre d’une conférence sur l’état actuel de la crise, l’économiste français regrette le manque de régulation des marchés financiers à l’échelon international.

« Si nous continuons comme cela, la mondialisation se terminera en somalisation ». Devant un parterre de financiers réunis ce mardi à Vevey à l’initiative de la société financière Coninco, Jacques Attali n’a pas hésité à utiliser l’image d’un pays en guerre pour affirmer la nécessité d’instaurer des règles sur les marchés financiers. « Car sans règles, le marché ne peut rester global. Il recule et risque de provoquer des conflits entre pays comme ce fut le cas lors des deux guerres mondiales ».

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Poutine, de Gaulle russe !

Par Marc Rousset

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons envisagé par Zbigniew Brzezinski, de l’exploitation de ses ressources naturelles par les groupes étrangers, de l’encerclement par l’O.T.A.N.

Intronisé par Eltsine, il a su très habilement s’imposer progressivement en changeant l’orientation politique du pays, après quelques hésitations vis-à-vis des États-Unis, tout en se débarrassant des encombrants oligarques. Par son action, Poutine a d’ores et déjà sauvé la Russie, mais il va aussi probablement sauver l’Europe occidentale, en lui proposant une aide et un autre modèle que le droit de l’hommisme décadent, de façon à ce qu’elle puisse se libérer du protectorat militaire américain.

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Claude Bébéar ne comprend pas la résistance des Français à la réforme des retraites

A 75 ans, Claude Bébéar (…) président d’honneur de l’assureur Axa – groupe qu’il a créé et dirigé – [et co-auteur de la Charte de la diversité en entreprise], figurait au sein de la commission Attali qui vient de remettre 25 recommandations pour doper la croissance. L’Institut Montaigne, le ” laboratoire d’idées “ qu’il préside, vient de publier un fascicule intitulé ” 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors “. Dans un entretien au Monde, il défend la retraite par point, conseille à Nicolas Sarkozy d’adopter un style moins agressif et demande aux entreprises de s’engager pour l’emploi des jeunes. Extraits.

Les fonds de pension américains ont perdu, en 10 ans, 60,7% de leur valeur. La retraite perçue par un américain de 65 ans a baissé de 71,7%. Source : http://www.lipperweb.com/

Les Français restent largement hostiles à la  réforme  des retraites. Comprenez-vous leur  résistance ?

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UE : La gouvernance économique passera par la case «Traité»

Les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles pour un Sommet européen de deux jours. Devant l’insistance d’Angela Merkel, les Vingt-Sept devraient approuver une révision du Traité de Lisbonne pour instituer un mécanisme permanent de stabilisation financière

Angela Merkel a fait de la révision du Traité de Lisbonne une condition impérative à l’émergence d’une nouvelle «gouvernance économique» de la zone euro.

La chancelière allemande est à la fois désireuse de faire reposer la responsabilité d’éventuels sauvetages budgétaires sur les épaules de tous les pays dotés de la monnaie unique, et déterminée à infliger des sanctions politiques aux États membres dont l’endettement et les finances publiques déraperaient.

Les autorités de Berlin exigent pour cela l’ancrage, dans le traité européen, du mécanisme provisoire de stabilisation basé à Luxembourg et créé dans la foulée de la crise grecque, dont l’accès aux marchés financiers à hauteur de 440 milliards d’euros est garanti par les seize pays de l’Eurozone, plus la Pologne et la Suède.

L’Allemagne, soutenue par la France, veut en outre que soit examiné le principe d’une suspension des droits de vote pour les pays «défaillants». Une exigence destinée à compenser la décision des Vingt-Sept de ne pas s’engager sur la voie de sanctions financières automatiques en cas de futur dépassement des fameux critères fixés par le pacte de stabilité et de croissance. Sous pression de Paris, les ministres des Finances de l’UE ont, la semaine dernière, proposé une période probatoire de six mois durant laquelle, après avoir été alertés et contraints à une première pénalité, les États en difficulté devront prendre des mesures d’urgence pour redresser leurs comptes.

Face à cette demande, les inquiétudes des petits et moyens pays comme l’Irlande ou la République tchèque, traumatisés par l’adoption aux forceps du Traité de Lisbonne, risquent de ne pas peser très lourd. L’idée avancée, pour les rassurer, est que la prochaine modification des traités sera de nature «technique» pour éviter de recourir au référendum et pour ne pas réveiller la grogne eurosceptique manifeste à travers l’Union.

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L’Europe victime du protectionnisme mondial ?

223 mesures de restriction des échanges sont actuellement appliquées par les principaux partenaires commerciaux des pays de l’UE. Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire et l’automobile.

La Commission européenne a exhorté lundi 25 octobre ses partenaires commerciaux à lever leurs barrières protectionnistes afin de ne pas pénaliser la reprise mondiale, en présentant un rapport sur ce sujet à l’approche du sommet du G-20 de Séoul.

« La reprise économique étant encore fragile, les grandes économies mondiales doivent lever les mesures de restriction des échanges qui entravent la croissance. Nous devons supprimer ces obstacles, afin que l’économie mondiale se redresse », a estimé le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, cité dans un communiqué. « Le G-20 devra endosser un rôle de chef de file sur cette question lors du sommet de Séoul » les 11 et 12 novembre, a-t-il ajouté.

Selon un rapport de la Commission publié lundi, les principaux partenaires de l’UE ont mis en place 332 mesures de restriction des échanges depuis le début de la crise financière en 2008. La Commission en dénombrait une centaine de moins (223) à l’automne dernier.

Sur la seule période comprise entre mai et septembre 2010, 66 nouvelles mesures ont été introduites, en dépit de la reprise économique dans de nombreux pays, souligne-t-elle. Par ailleurs, à peine 10% des mesures protectionnistes (37) mises en place depuis l’automne 2008 ont été supprimées, contrairement aux engagements pris par le G-20, le forum des vingt principaux pays développés et émergents de la planète, regrette-t-elle.

Les mesures prises en compte vont des interdictions d’importation à l’augmentation des droits de douane ou aux politiques incitant à acheter des produits nationaux. Elles proviennent essentiellement de Russie (60) et d’Argentine (62), suivies par l’Indonésie (34), les Etats-Unis (23) et la Chine (20). Par ailleurs, l’exécutif européen se dit toujours préoccupé par la politique d’incitation à l’achat de produits nationaux, avec de nouvelles mesures prises par le Brésil.

Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire (54 mesures), l’automobile (42), l’acier et autres métaux (39), les services (35) et le textile et l’habillement (35). Le rapport de la Commission porte sur 30 partenaires commerciaux de l’UE, sur la période allant d’octobre 2008 à septembre 2010.

L’Expansion

Qui a endetté la France ?

Addendum du 20/10/2010 à cet article paru le 09/10/2010

Dans la version intégrale de son intervention, lisible ici, Jean-Yves Le Gallou a bel et bien évoqué la loi de 1973 :

Reconnaissons qu’il y a un autre service rendu à l’oligarchie qui remonte, lui, à 1973. Et il s’agit cette fois de l’oligarchie bancaire : en 1973, la Banque de France s’est vu interdire de prendre en pension des emprunts d’Etat : ainsi fut créé un revenu supplémentaire et sans risques pour les banques qui créent la monnaie qu’elles prêtent à l’Etat ; prêt qu’elles facturent 2% à 3% l’an, ce qui contribue ainsi à augmenter le profit des banques en creusant le déficit de l’Etat, à hauteur de 40 milliards d’euros par an de charge des intérêts.

(Merci à Boreas)

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Note de Fortune : dans la mesure où le texte qui suit n’évoque pas la loi du 3 janvier 1973, ni l’article 104 du Traité de Maastricht transposé dans la loi française du 4 août 1993, qui, pourtant, nous paraissent constituer une source fondamentale (même si elle n’est certes pas la seule) de l’endettement public, nous renvoyons, en complément, à ces articles :

- La dette publique une affaire rentable

- La dette publique française

- De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

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Par Jean-Yves Le Gallou

Qui a endetté la France ?

La réponse est simple : la dynastie des Endettors qui gouverne la France depuis 1981.

La dynastie des Endettors arrive au pouvoir en 1981 : elle ne l’a pas quitté depuis.

Lorsque François Mitterrand, Endettor-Ier, arrive au pouvoir, la dette de la France est de moins de 300 milliards (en équivalent euros actuels) ; il la porte à 650 milliards. Jacques Chirac, Endettor-II, double lui aussi la dette qui atteint à son départ de l’Elysée près de 1.200 milliards. Endettor-III, Nicolas Sarkozy, va faire encore mieux : en trois ans seulement il porte la dette à 1.600 milliards. Tous les premiers ministres successifs ont pris activement part à cette politique.

Tous ces hommes ont eu une logique courtermiste. Leur horizon s’est souvent borné à la prochaine élection : « Plaire aujourd’hui… et facturer le plus tard possible », telle a été leur devise.

La logique clientéliste des Endettors-Distributors

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