États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

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La Russie annule 90% de la dette de Cuba

La chambre basse du Parlement russe a ratifié vendredi un accord entre la Russie et Cuba prévoyant l’annulation de 90 % de la dette de La Havane vis-à-vis de l’ex-URSS, une semaine avant une visite de Vladimir Poutine dans l’île.

Affiche cubaine datant de la visite officielle de Vladimir Poutine à Cuba en 2000

Cette visite du président russe est destinée notamment à intensifier les relations commerciales entre les deux pays. Vladimir Poutine doit y rencontrer Fidel Castro – retiré du pouvoir pour des raisons de santé depuis 2006 au profit de son frère Raul – selon le Kremlin.

L’accord sur l’effacement de la dette, signé entre Moscou et La Havane le 25 octobre 2013, prévoit l’annulation de cet endettement évalué à 35,2 milliards de dollars et le remboursement du reste (environ 3,5 milliards de dollars) sur dix ans. Les fonds remboursés seront placés dans des comptes dédiés et seront intégralement réinvestis par la Russie dans l’économie cubaine, selon le texte.

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Tous prolétaires demain ? Peut-être pas

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

Dans un livre fort commenté, le professeur Piketty explique la montée continue des fortunes privées par un rendement du capital supérieur à la croissance économique. Il voit cette situation perdurer, ce qui me semble trop pessimiste.

Comparé au Capital de Marx, Le Capital au XXIe siècle du professeur Piketty a l’avantage d’être, en apparence tout au moins, clair et compréhensible. Parmi les récents « blockbusters » soi-disant économiques, quasi tous superficiels et convenus, ce livre est le plus plaisant et le plus intéressant avec ses allusions littéraires bien choisies, ses perspectives historiques chiffrées et ses référence à des modèles théoriques bien vulgarisés sans oublier la compilation d’une impressionnante somme de données nouvellement disponibles.

Sa thèse, bien connue maintenant, interroge car l’auteur craint que le siècle qui débute ne voie les riches continuer à s’enrichir automatiquement, mettant finalement nos sociétés à mal, d’où la nécessité de modifier leur environnement réglementaire et fiscal.

Pour l’économiste français, la rapide montée des fortunes privées ces 25 dernières années s’explique avant tout par un rendement du capital nettement plus élevé que la croissance économique générale, un phénomène qu’il pense devoir perdurer longtemps vu la stagnation, voire le déclin attendu des populations actives dans le monde. Cette vision me semble toutefois par trop pessimiste.

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Le pape vole au secours des exclus

Le pape François confirme son hostilité vis-à-vis des marchés et de [leurs] dérives. Une prise de position assumée en faveur des exclus du système économique.

Une nouvelle fois, le pape met en garde contre les dérives du système et ses effets pervers. Dans un entretien donné au journal catalan “La Vanguardia” le Saint-Père critique le modèle économique actuel.

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C’est maintenant une crise sociale qui menace l’Europe

Par Guntram B. Wolff et Zsolt Darvas

Cet article est basé sur une note de synthèse rédigée conjointement par les deux auteurs, présentée aux ministres des Finances de l’UE lors de leur entrevue informelle de l’Ecofin à Athènes.

Image du film L’arroseur arrosé, de Louis Lumière, 1895

Au cours de ces dernières années, la politique économique européenne s’est concentrée sur la crise des dettes souveraines et sur la fragmentation du système financier. Mais une menace encore plus dangereuse pèse sur l’Europe : le risque de la fragmentation sociale qui pourrait bien se transformer en une révolte contre les élites politiques, contre l’intégration européenne, les marchés ouverts et mondiaux, et finalement contre l’euro.

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Iran : la crise économique met fin à la lune de miel de Rohani

Hassan Rohani avait promis de relancer une économie plombée par les sanctions occidentales mais huit mois après son élection à la présidence de l’Iran, aucune amélioration majeure n’est en vue et la frustration monte au sein de la population.

Hassan Rohani

M. Rohani, un religieux modéré, a engagé un dialogue avec les Occidentaux depuis son entrée en fonctions en août 2013, rompant avec la politique de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, dont le double mandat avait été marqué par la confrontation.

Téhéran veut parvenir rapidement à un accord final avec les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sur le programme nucléaire iranien, soupçonné de cacher un volet militaire, et faire lever les sanctions qui asphyxient depuis plusieurs années son économie.

Au niveau national, des premières mesures ont fait baisser l’inflation à 34,7% en mars (-5,7% sur un an) et le taux de change des devises étrangères s’est stabilisé.

Mais si, globalement, les institutions internationales estiment que les perspectives de croissance sont positives depuis plusieurs mois, de nombreux Iraniens assurent que leur situation n’a pas changé car la plupart des sanctions restent en place, et l’économie est toujours en récession.

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Le double jeu allemand : à la fois cheval de Troie des intérêts géopolitiques américains et géoéconomiques russes en Europe

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale l’Allemagne est mue par une volonté de puissance économique. Cette orientation l’a conduite à faire des choix pragmatiques dans ses relations avec la Russie et les Etats-Unis.

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Angela Merkel et Vladimir Poutine au G20 de Saint Pétersbourg, septembre 2013

Atlantico : Vladimir Poutine et l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder ont été vus en train de se faire une franche accolade lors des 70 ans de ce dernier à Saint-Pétersbourg. Il n’est pas le seul à faire preuve de cordialité à l’égard du président Poutine, l’ancien chancelier Helmut Schmidt a récemment déclaré que les opérations russes en Crimée étaient “parfaitement compréhensibles”. Globalement, comment l’Allemagne se positionne-t-elle par rapport à la Russie ? Quelle part l’énergie prend-elle dans ces relations ?

Nicolas Mazzucchi : L’Allemagne connaît actuellement un gros problème de positionnement par rapport à la Russie, du fait de son double tropisme. D’un côté sa vieille alliance avec les Etats-Unis lui a permis de renaître, et ensuite de réunifier les deux Allemagne, mais de l’autre elle est objectivement alliée avec la Russie, et ce depuis l’Ostpolitik (“Politique vers l’Est”, ndlr) de Willy Brandt dans les années 1970.

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A l’heure de la réunion du FMI, la grogne monte contre Washington

L’Amérique avait poussé à la refonte de l’institution pour la renforcer. Aujourd’hui, c’est le seul pays qui empêche sa mise en œuvre.

FMI = “Faillite (au sens d’échec, de ratage) Monétaire Internationale”

A l’heure où s’ouvre ce vendredi à Washington et jusqu’à dimanche la réunion de printemps du Fonds monétaire international (FMI) qui célèbre ses 70 ans d’existence, les Américains vont-ils raser les murs de l’institution ?

Car l’obstructionnisme des Etats-Unis suscite une grogne croissante. ­Depuis que le président américain, Barack Obama, a donné, lors du G20 de Séoul en 2010, son accord à une réforme du FMI, le ­Congrès fait de la résistance. Il bloque la refonte de l’institution, au grand dam de tous les pays qui l’ont déjà ratifiée.
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La crise affecte surtout les jeunes dans les pays de l’OCDE

Les perspectives d’emploi des jeunes et travailleurs peu qualifiés se sont fortement dégradées dans les pays de l’OCDE du fait de la crise économique dont les conséquences sociales pourraient se faire sentir pendant de longues années, observe l’OCDE dans un rapport publié mardi.

“Cherche un travail”

Ce rapport sur l’impact social de la crise économique chiffre à 48 millions le nombre de chômeurs dans les 34 pays de l’OCDE, une hausse de 15 millions depuis le début de la crise en 2007.

Les perspectives d’emploi se sont surtout dégradées pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les seniors ayant été cette fois moins touchés“, a souligné Monika Queisser, chef des affaires sociales de l’OCDE, en présentant le rapport à la presse.

Or “le risque (existe) que les jeunes qui connaissent de longues périodes de chômage, d’inactivité ou de pauvreté ne soient confrontés toute leur vie à des perspectives de gains et d’emploi moindres“, relève le rapport.

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«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

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Les USA sont prêts à soutenir économiquement l’Ukraine

Les Etats-Unis sont prêts à apporter “autant de soutien que nécessaire” à l’Ukraine pour l’aider à restaurer sa stabilité financière, dans le cadre d’un programme du FMI accompagné de réformes, a assuré dimanche le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew.

Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux pour fournir à l’Ukraine autant de soutien que nécessaire pour restaurer la stabilité financière et le retour à la croissance économique, si le nouveau gouvernement met en place les réformes nécessaires“, a dit M. Lew, selon le texte d’un discours qu’il devait prononcer lors de la conférence annuelle du groupe de pression américain pro-israélien AIPAC.

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FMI : Des experts défendent la redistribution des richesses

Des experts du FMI ont livré mercredi un plaidoyer en faveur de la redistribution des richesses et de la lutte contre les inégalités, tranchant avec les positions traditionnelles d’une institution focalisée sur l’austérité économique.

Selon leur étude, les inégalités sociales ne sauraient être négligées par les gouvernements notamment parce qu’elles “amputent la croissance” en réduisant l’accès à l’éducation et en alimentant l’instabilité politique et économique.

Ce serait une erreur de focaliser sur la croissance et de penser que les inégalités se régleront d’elles-mêmes, au moins pour la seule raison que cela pourrait déboucher sur une croissance faible et non-viable“, écrivent les auteurs de cette étude qui a reçu l’onction du chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard.

Ces experts n’hésitent pas, dès lors, à prendre le contre-pied de certains économistes libéraux, selon qui la redistribution des richesses par l’impôt et les transferts sociaux (allocations, aides…) décourageraient l’initiative privée et seraient, in fine, nuisibles à l’activité économique.
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Les Français se montrent très pessimistes sur la situation économique du pays

La conjoncture économique de la France va s’aggraver cette année, selon 67% des Français qui, dans leur grande majorité, font dans ce contexte confiance aux PME pour “proposer des solutions constructives“, indique un sondage Ipsos diffusé mercredi matin.

Le pessimisme est de mise. Une large majorité de Français se montre en effet, inquiète quant à l’avenir de leur pays, à en croire un sondage de l’institut Ipsos et l’agence Comfluence, réalisé pour l’Ofop (Observatoire des fédérations et des organisations professionnelles) diffusé ce mercredi matin. 67% des personnes interrogées pensent ainsi, à l’instar de Bruxelles qui a dévoilé mardi ses prévisions, plutôt pessimistes, pour l’Hexagone, que la situation économique de leur pays va s’aggraver cette année.

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Les gaz de schiste ne sauveront pas l’Europe

Le gaz de schiste a eu peu d’impact sur l’économie américaine. Et l’Europe ne doit pas en attendre des miracles, avertit l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) dans une étude.

Les gaz de schiste n’ont pas révolutionné l’économie américaine et ne sauveront pas l’Europe : à contre pied de certaines idées reçues, les chercheurs de l’Iddri ont calculé que l’impact des hydrocarbures non conventionnels sur la reprise économique aux Etats-Unis est marginal – et qu’il le restera sur le long terme.

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Propos simplets…

Par Patrick Reymond

Le journaleux est toujours une espèce pas en voie de disparition, hélas, mais qui ne comprend rien à rien. Des gens un peu simples, quoi, en antiphrase, pour qualifier des gens franchement bêtes.

Printemps arabes : une catastrophe économique“. Il faudrait leur expliquer que, comme dans le cas des révolutions française et russe, la catastrophe économique a PRECEDE la révolution.

Que la révolution est simplement l’aboutissement de l’effondrement, qui se continue après.

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La NSA fait aussi de l’espionnage économique, selon Edward Snowden

Le lanceur d’alerte a réalisé une interview filmée avec une chaîne de télévision allemande, la première depuis qu’il a quitté Hong Kong pour se réfugier à Moscou.

On s’en doutait un peu, mais Edward Snowden nous donne maintenant la confirmation : la NSA n’espionne pas seulement pour assurer la sécurité des Etats-Unis, mais aussi pour servir ses intérêts économiques. Interrogé par une chaîne de télévision allemande, l’ex-consultant de la NSA explique : « Il n’y a pas de doute que les Etats-Unis font de l’espionnage économique. S’il y a des informations par exemple chez Siemens qui soient dans l’intérêt national, mais qui n’ont rien à voir avec la sécurité nationale, et bien ils [les agents de la NSA, ndlr] prendront cette information quand même ».

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Inflation et déflation coexistent désormais

Par Myret Zaki

Suivant les opinions, vous trouverez ceux qui vous diront qu’on évolue dans un environnement d’hyperinflation rampante. Ou ceux qui vous assureront qu’au contraire, on est en déflation, seul danger qu’ils identifient dans un monde qui serait devenu «zéro inflation». Ce que peu vous diront, c’est que nous avons aujourd’hui une inflation et une déflation qui coexistent dans les économies développées.

Janus (pas le nôtre, mais le dieu grec)

Là où se cache l’inflation

L’inflation se cache dans les marchés financiers. La déflation se loge dans l’économie réelle. Configuration déplaisante, mais aisément démontrable.

Depuis que les banques centrales ont recouru à leurs outils non conventionnels pour injecter des liquidités illimitées dans les marchés, ce phénomène inédit de l’inflation financière couplé à la déflation économique s’est installé, sans que les théories économiques conventionnelles ne parviennent à l’identifier.

Ce qui a enfanté cette situation, ce sont les remèdes choisis pour sortir de la crise de 2008 : aux Etats-Unis, l’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale (Fed), au départ destiné à relancer l’économie réelle, a prouvé qu’il n’avait d’influence que sur les marchés financiers.

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La crise est-elle surmontée… et les esprits critiques contredits ?

Par Eberhard Hamer

Vous savez quoi ? J’suis heureux ! (paroles de Droopy, personnage des célèbres dessins animés de Tex Avery)

Lorsque l’auteur publia en 2002 son livre intitulé «Was passiert, wenn der Crash kommt ?» [Que se passera-t-il quand la crise surviendra ?] à la suite d’une réflexion sur les conséquences d’une grande crise économique, il fut abreuvé de reproches de la part des banquiers, des politiciens, de la presse dominante et même des collègues professeurs qui estimaient qu’une telle pensée était «incongrue», «dépassée», le fruit d’un «ignorant dépassé par la réalité».

Mais lorsqu’en 2008, la crise mondiale se déclara, tout le monde prétendit l’avoir vue venir et quelques-uns ne se gênèrent pas de copier des passages du livre de l’auteur pour être au moins «à la page».
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Hollande fait-il de l’économie à la Sarkozy ?

« Je reste socialiste (…). Je ne suis pas gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire, puisque c’est l’Etat qui prend l’initiative. » Cette phrase de François Hollande, lors de ses vœux à la presse, mardi 14 janvier, voulait répondre par avance aux critiques qui accompagnent ses annonces économiques.

En choisissant clairement une politique « de l’offre », qui vise à améliorer les marges des entreprises, le chef de l’Etat a rompu avec la tradition, à gauche, de relance par la demande et la dépense. Et s’est rapproché fortement, sur le plan économique du moins, des idées défendues par son adversaire de la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy.

Lire : Les principaux points de l’intervention de François Hollande

  • Baisse de cotisations des entreprises ? Sarkozy aussi.

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Les nouvelles révélations sur l’affaire Snowden sont très gênantes pour le Royaume-Uni

Les dernières révélations publiées, vendredi 20 décembre, par le New York Times, le Guardian et le Spiegel sur le scandale d’espionnage révélé par Edward Snowden sont notamment très embarrassantes pour le Royaume-Uni.

Si le quotidien américain titre son article sur la NSA, l’agence américaine de surveillance des communications, c’est en effet le GCHQ britannique qui en est le coeur en raison de son « travail en lien étroit avec la NSA », qui aurait permis de surveiller un grand nombre de cibles : « Entreprises privées, agences des Nations unies, organisations non gouvernementales, hommes politiques de premier plan », détaille Le Monde, dont Thalès, Total, Médecins du monde, « un ambassadeur français », le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia ou l’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert.

La liste complète des cibles se trouve d’ailleurs dans un document du GCHQ, mais il n’est pas systématiquement précisé quelle agence a demandé leur surveillance. Le quotidien américain explique par ailleurs que « les espions ont une marge de manoeuvre plus grande en ce qui concerne l’espionnage économique en Grande-Bretagne ».

Le Spiegel, qui s’intéresse lui particulièrement à l’espionnage de cibles allemandes via des câbles sous-marins reliant la côte des Cornouailles aux côtes allemandes, estime que « les Britanniques vont maintenant faire face à un débat inconfortable sur leurs activités, qui semblent directement dirigées contre leurs partenaires au sein de l’Union européenne et les leaders de ces pays ».

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