L’économie collaborative : Aubaine ou partage de miettes ?

À la croisée de l’innovation sociale et de la culture numérique, l’économie collaborative est en pleine explosion et nous force à repenser nos manières de vivre et de travailler.

Mais Airbnb, Uber, Blablacar incarnent-ils l’avènement d’une nouvelle précarité? Débat vidéo avec l’“économiste atterré” Benjamin Coriat et Diana Filippova, coordinatrice du think tank OuiShare.

Vacances au goût de partage

Louer sa tente, son duvet ou partager sa voiture avec des voyageurs, dormir chez l’habitant ou faire un échange de maison avec des inconnus au bout du monde… Le tourisme collaboratif s’invite dans nos vacances !

Basé sur l’échange et le partage, il incarne une nouvelle façon de voyager plus souvent et moins cher. Certains y voient un antidote à la crise. Le phénomène est mondial, il prend son essor grâce aux réseaux sociaux. Sur Internet, des start-up proposent de nouveaux services fonctionnant grâce à l’entraide, la convivialité et la gratuité.

Le tourisme collaboratif s’appuie sur une règle de base: la confiance. Les plateformes d’échanges incitent leurs utilisateurs à bien se comporter. Derrière le produit ou le service offert, c’est la rencontre humaine qui est mise en avant.

Mais derrière cette approche philanthropique se cache souvent un véritable modèle économique. L’économie collaborative peut rapporter beaucoup d’argent et quelques désillusions… Enquête sur le tourisme collaboratif : nouvelle poule aux œufs d’or ou véritable révolution ?

États-Unis : Réflexions sur la crise et les entreprises

Aux États-Unis, depuis la crise financière de 2008 les critiques à l’égard des entreprises se sont faites de plus en plus nombreuses. Le paroxysme a sans doute été atteint à l’automne 2011, avec le mouvement Occupy Wall Street, dont les principales revendications concernaient l’ingérence des entreprises dans la vie politique américaine, leur responsabilité dans le déclenchement de la crise, ou dans la montée des inégalités sociales.

Si le mouvement a fait long feu, certains de ses mots d’ordre ont persisté, en particulier la dénonciation du financement opaque des campagnes électorales et celle de la « cupidité » des entreprises (corporate greed). Ces revendications ont cependant tardé à trouver une articulation claire ou des débouchés concrets, et ce d’autant plus que l’entreprise — quelle que soit la diversité que recouvre ce terme — et l’entrepreneur sont les héros traditionnels de l’histoire économique américaine [1].

Quelles formes ont pris les réflexions sur le statut des entreprises, leur rôle social, économique et politique aux États-Unis ces dernières années ? À quels problèmes se sont-elles attaqué, et lesquels ont-elles laissé en suspens?

On reviendra ici sur différentes propositions récentes en vue de discipliner ou de dépasser les formes des entreprises actuelles, avant de s’attarder sur le regain d’intérêt récent pour les organisations coopératives. Ces projets relèvent de modèles économiques différents, parfois anciens, ils sont révélateurs des diverses définitions possibles du collectif qu’est l’entreprise.
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Échange, troc et partage

Utiliser à plusieurs au lieu de posséder seul : cette pratique vieille comme le monde, tombée en désuétude avec l’individualisme moderne, prend une autre dimension grâce aux nouvelles technologies. Sur le long terme, ce concept pourrait forger un nouveau modèle social et représenter un mode de consommation alternatif.

Le réalisateur Jörg Daniel Hissen sillonne la France et l’Allemagne à la rencontre de ceux qui participent à l’essor de cette pratique. Comment fonctionnent leurs projets ? Quels sont leurs enjeux et leurs conséquences?

La sharing economy met à profit les nouvelles possibilités qu’offrent les réseaux sociaux pour répondre à l’impératif d’une consommation plus durable et moins nocive pour l’environnement.

Partie 1:

Partie 2:
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L’impérieuse nécessité de l’économie circulaire

Pendant de nombreuses décennies, notre développement se traduisait par l’augmentation sans fin de notre consommation de ressources et par la production de déchets. Mais, des premiers pas du recyclage à l’économie collaborative, le chemin parcouru a débouché sur une réelle prise de conscience.

Aujourd’hui,cette économie respectueuse de son environnement n’est pas un simple rêve, mais une impérieuse nécessité. Par Bruno Léchevin Président de l’Ademe.

Pendant des décennies, des siècles… la courbe de nos déchets a suivi celle de l’élévation de notre niveau de vie.

Avec le poisson-lune, nous partagions ainsi une caractéristique unique dans le monde animal : notre développement se traduisait par l’augmentation sans fin de notre masse, de notre consommation de ressources. Toujours plus, toujours plus gros, toujours croissant…

Tel le poisson-lune, la fin aurait pu être fatale s’il n’y avait pas eu l’effet des crises économiques et la prise de conscience généralisée : non seulement, nous devions réduire nos consommations de ressources et notre production de déchets, mais en plus, nous pouvions le faire sans remettre en cause notre confort et notre qualité de vie, voire en les augmentant !

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Quand le partage révolutionne l’économie

Location entre particulier, covoiturage, échanges d’outils ou de maisons, avec la baisse du pouvoir d’achat, les Français se tournent massivement vers l’économie du partage, appelée aussi “économie collaborative”. Plus qu’un marché, certains y voient un nouveau modèle de société.

Échange, troc et partage (Docu)

Partie 1/2 : Bien plus qu’une mode ?

Utiliser à plusieurs au lieu de posséder seul : cette pratique vieille comme le monde, tombée en désuétude avec l’individualisme moderne, prend une autre dimension grâce aux nouvelles technologies. Sur le long terme, ce concept pourrait forger un nouveau modèle social et représenter un mode de consommation alternatif. La sharing economy met ainsi à profit les nouvelles possibilités qu’offrent les réseaux sociaux pour répondre à l’impératif d’une consommation plus durable et moins nocive pour l’environnement.

Réalisé par Jörg-Daniel Hissen (Allemagne – 2014)

Partie 2/2 : Un business comme les autres ?
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