Allemagne : Des pneus en caoutchouc de pissenlits

Les pissenlits sont considérés comme de mauvaises herbes par les jardiniers. Mais des scientifiques du monde entier se sont lancé un défi: utiliser les racines de cette modeste plante pour produire du caoutchouc de qualité suffisante pour produire des pneus.

A L’Institut Fraunhofer de Biologie Moléculaire et d’Écologie Appliquée à Münster en Allemagne, les scientifiques font pousser une espèce de pissenlit originaire du Kazakhstan, dont la racine contient un liquide blanchâtre.

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Jean-Louis Étienne : « Protégeons l’Arctique »

Jean-Louis Étienne, médecin et explorateur spécialiste de l’Arctique et de l’Antarctique, nous parle des défis liés au réchauffement climatique auxquels l’Arctique fait face, notamment l’exploitation du pétrole dans l’océan Arctique. Il nous explique comment répondre à certains d’entre eux, en toute lucidité.

Un réfrigérateur intelligent et écologique

Étonnement, ce n’est pas l’industrie, mais bien les ménages qui sont les premiers “producteurs” du gaspillage alimentaire. La mauvaise utilisation du réfrigérateur en est une des causes les plus importantes. En effet, la température et l’humidité émises par le réfrigérateur ne sont pas adaptées aux caractéristiques de conservation variables des différents aliments.

Betty Lujan a réussi à mêler, dans la conception du « Imbreco Fridge », réduction de la perte évitable des denrées, ainsi que de la consommation d’énergie, tout en s’assurant de la transmission des bons gestes de conservations à l’entourage.

Le « Imbreco Fridge » dispose d’une compartimentation de la nourriture qui répond aux caractéristiques uniques de chaque type d’aliments, d’une meilleure accessibilité et visibilité, de même que d’une utilisation de techniques de conservation qui permettent de générer une économie d’énergie.

Immobilier : Le marché de la rénovation écolo

Chauffage, lumière, électroménager: avec la hausse des prix de l’électricité et des énergies fossiles (gaz, fioul), la maison est devenue un gouffre financier. Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Un logement normal consomme en moyenne 400 kWh d’énergie par m² par an. Aujourd’hui, on vante les maisons positives.

Des maisons « idéales » où toutes les consommations sont calculées et optimisées. De nombreux professionnels du bâtiment se sont donc lancés sur un marché qui explose, celui de la rénovation « écolo ». On trouve de tout à tous les prix, et des gens prêts à tout pour vous vendre de « la rénovation verte».

Comment réussir à faire baisser sa facture énergétique ? Jusqu’à quelle hauteur peut-on réduire le montant de ses impôts en rénovant sa maison ? À qui profite le marché de la rénovation écolo? Comment éviter les arnaques des pros de la rénovation? Finalement, peut-on réellement faire des économies en rénovant sa maison?

Les canibals envahissent la France ! (Màj vidéo)

Canibal, c’est le nom des machines à recycler qui s’installent petit à petit sur le territoire français. Automatiques et ludiques, elles permettent de sensibiliser le public au tri sélectif et au recyclage.

Elles ont exactement le même aspect que les distributeurs automatiques mais elles sont de couleur vert pomme. Au lieu de distribuer des cafés ou des sandwichs, les machines “Canibal” récupèrent les déchets et donnent, en échange, des bons de réductions.

L’objectif, sensibiliser, de manière ludique, le public au tric sélectif et au recyclage. Car, pour une tonne de déchets ingurgités, plus de deux tonnes de CO2 sont économisées.

Dans les gares, les écoles, sur les aires d’autoroute, ou dans les entreprises, les machines “Canibal” attirent le regard des passants. On les trouve dans plusieurs grandes villes de France. A Paris, les machines ont investi les gares de Montparnasse et St Lazare mais également le parvis de la défense.

Au choix : gagner un bon de réduction ou faire un geste écologique

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Inde : Bras de fer autour des OGM

Malgré les avis des scientifiques, le gouvernement indien avait décidé, en juillet, d’élargir les OGM en plein champ à de nouvelles cultures, parmi lesquelles l’aubergine, premier légume consommé dans le pays. Une décision qui divise, y compris au sein du mouvement national-hindouiste.

Le gouvernement indien vient de céder à la pression de la société civile. Et de reculer sur les essais en plein champ de plusieurs variétés d’OGM. En effet, le 15 juillet, le gouvernement indien avait donné son feu vert pour la mise en culture en plein champ, à des fins expérimentales, de 21 plantes, dont le coton, le riz, la moutarde et l’aubergine.

Une décision prise contre l’avis de plusieurs commissions scientifiques, et en dépit de toutes les promesses faites pendant la campagne par le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien, formation national-hindouiste, au pouvoir depuis mai 2014), comme le rappelait quelques jours plus tard un éditorial de Jansatta, un grand quotidien en hindi.

Dans son programme électoral, le BJP s’était engagé à ce qu’aucune décision ne soit prise pour étendre les expérimentations sans évaluation scientifique préalable. Encore une fois, le ministère de l’Environnement s’est assis sur ces promesses et sur les recommandations des scientifiques. [...] 

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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La sixième “extinction massive” serait en cours, à cause de l’homme

Les scientifiques s’inquiètent de la disparition accélérée de nombreuses espèces. Un phénomène qui semble indiquer qu’une nouvelle extinction massive a débuté.

Par Marie-Violette Bernard

Après les dinosaures, serions-nous la prochaine espèce condamnée à disparaître ? Une série d’articles publiés dans la revue Science (en anglais) tire en tout cas la sonnette d’alarme :

face au nombre croissant d’espèces disparues ou en voie de disparition, de nombreux biologistes craignent qu’une sixième extinction massive n’ait débuté.

Mais cette fois, le phénomène n’a pas été causé par une catastrophe naturelle de grande ampleur, c’est la faute des humains.

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André Gorz : Leur écologie et la nôtre

Texte d’André Gorz de 1974

L’écologie n’a pas de sens s’il s’agit simplement de faire accepter au capitalisme les contraintes écologiques. « (…) La lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape » vers « une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature (…) » Un classique d’André Gorz, à relire avant ou pendant les vacances.

« Réforme ou révolution ? »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche, dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement rien ne change.

La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse.

Alors mieux vaut, dés à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.

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L’écologie selon Hildegarde

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) a été proclamée en 2012 Docteur de l’Eglise par Benoît XVI, faisant d’elle la quatrième femme Docteur de l’Église après Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l’Eglise catholique, affirmant par là même l’exemplarité de la vie mais aussi des écrits d’Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques. Retour sur une pensée non sans rapport avec l’écologie.

Écologie. Vous avez dit écologie…

La mode est à l’écologie. Soigner son environnement, protéger sa planète s’impose comme une obligation morale, surtout depuis qu’on interdit aux religions de prononcer ce gros mot. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Parler de planète, ce n’est pas la même chose que parler de monde ; parler de la nature ne dit pas ce qu’est cette nature, dans sa… nature profonde, même lorsqu’on l’écrit avec un « N » majuscule. Les anciens vivaient dans un monde ; nous, nous vivons sur une planète, perdus dans une immensité sans frontières…

Sainte Hildegarde appartient au passé, non parce qu’elle aurait aujourd’hui 916 ans ou parce qu’elle ne connaît rien à l’économie, mais parce qu’elle nous parle d’un monde qui ne ressemble plus du tout au nôtre. Tandis que nous construisons des mondes nouveaux, des cieux nouveaux, que nous sautons de progrès en découvertes, elle nous révèle ingénument les secrets d’un univers où les cieux peuplés de créatures chantent la gloire de Dieu, où la terre glorifie le Créateur dans toutes ses fibres, des plantes aux anges, en passant par les astres, le sexe, la vie, la souffrance…

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L’écologie du paysage au service de la biodiversité ?

Le programme BIODIVEA lancé en 2010 par le Ministère en charge de l’Agriculture en partenariat avec le Ministère en charge de l’Écologie, avait pour but de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole autour de la biodiversité. Les hypothèses liées aux expérimentations sont que les caractéristiques du paysage agricole dans sa composition, son organisation, les usages et les pratiques qui y sont liés, jouent un rôle déterminant dans la préservation de la biodiversité.

Les exemples de ce film montrent les leviers sur lesquels agir pour imaginer, concevoir et créer des paysages qui seraient favorables à une agriculture agro-écologique.

Le paysage est un concept polysémique qui recouvre plusieurs champs disciplinaires. Les représentations sociales du paysage peuvent renvoyer à des représentations culturelles et professionnelles divergentes. Pour les biologistes, les agronomes, les aménageurs, etc. le paysage ne revêt pas les mêmes significations.

Dans le cas de ce documentaire, pour aborder la question de la biodiversité dans l’espace agricole, le parti pris a été de raisonner le paysage par le biais de son écologie. En effet, le projet Casdar BiodivEA2 a été centré sur la compréhension du rôle joué par la biodiversité fonctionnelle dans les espaces agricoles.

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Quel est le coût de la pollution publicitaire ?

Vous pestez à chaque fois que vous ramassez des liasses de prospectus publicitaires au milieu de votre courrier ? Certains d’entre vous, verts de rage, ont apposé l’autocollant “Stop pub” mais en vain ? L’UFC-Que choisir publie, mardi 24 juin, une étude quantifiant le volume de cette pollution publicitaire aux coûts écologiques et économiques loin d’être négligeables.

Au cours du mois d’avril, 748 bénévoles de l’ONG répartis dans 59 départements ont comptabilisé le nombre de publicités non adressées qu’ils ont reçues dans leurs boîtes aux lettres. Parmi eux, 236, soit 32 % des participants, avaient préalablement apposé un autocollant “Stop pub”.

Résultat: les ménages n’ayant pas d’autocollant ont reçu en moyenne 72 prospectus dans le mois, soit 2,7 kilos par boîte aux lettres. Cela représente une augmentation de 35 % en dix ans et ce, malgré le développement de la publicité sur Internet et un marché publicitaire globalement en récession.

Les foyers équipés de “Stop pub” ont, eux, récolté “seulement“ 12 prospectus (371 grammes). Le constat est alors sans appel selon l’ONG : si quelques distributeurs ne le respectent pas, l’autocollant “Stop pub” a malgré tout permis de réduire la pollution publicitaire de 83 % en volume et 86 % en poids.

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Tourisme : Les 8 nouvelles tendances innovantes

Le tourisme est devenue une activité économique de masse et de première importance. En France, première ou seconde destination touristique mondiale, et un peu partout dans le monde, on voit pourtant apparaître de nouvelles formes d’activités touristiques. Pas encore de quoi bouleverser l’industrie touristique, mais demain…

On l’appelle le « tourisme responsable » mais le terme recouvre bien des pratiques, pas tout à fait synonymes. De là à penser que le bilan de la fréquentation touristique « maussade » de  juillet-août 2013, avec une baisse de 3,5% des nuitées marchandes, aurait quelque chose à voir avec le tourisme collaboratif… (1)

L’envie de ne pas passer des vacances idiotes gagne une partie de plus importante du public : l’aspiration à mettre en conformité les valeurs auxquelles on aspire toute l’année avec ses choix de vacances est de plus en plus forte.

Quelques chiffres-clés sur le tourisme mondial et français

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Être payé pour venir au travail en vélo

Depuis début juin, une vingtaine d’entreprises volontaires expérimentent la mise en place d’une « indemnité kilométrique vélo » pour les salariés faisant le trajet domicile-travail en pédalant.

Le test, engagé par le gouvernement dans le cadre d’un plan d’action en faveur du vélo et de la marche, doit durer six mois avant une éventuelle décision de généraliser la mesure.

Cinéma : Résistance Naturelle

Réunis sous le soleil de l’Italie, une poignée de vignerons et un directeur de Cinémathèque partagent leur passion du vin et du cinéma. En quelques années, des agriculteurs libres ont transformé la conception du vin ainsi que son marché en produisant un vin dit « naturel ».

Par goût de la liberté, de la transmission, de l’honnêteté artisanale et de la santé de la planète (et de ses habitants), ils sont entrés en résistance. Contre la tyrannie du marché et des gouvernements qui le servent.

Mais un engagement écologique envers la nature ne sert à rien s’il n’y a pas également une écologie de la culture. Comme le vin, la transmission vitale et le rôle contestataire de la culture cinématographique sont menacés de disparition. Dix ans après Mondovino, Jonathan Nossiter part à la rencontre en Italie de ses quelques résistants, de ces passeurs de vie.

Stefano Bellotti, le Pasolini des vignes (poète et rebelle) dans le Piémont et Elena et Anna Pantaleoni, deux générations de femmes Émiliennes, ré-imaginent, souvent avec leur ironie, comment contester. Rejoins par Corrado Dottori dans les Marches et Giovanna Tiezzi en Toscane, ils partent tous à la recherche de la prochaine bataille.

(Merci à Romain)

Transition énergétique : Le chemin de l’avenir

Si la transition énergétique est au cœur du discours des « écolos », ce n’est pas la préoccupation première des Français. Il est pourtant certain que le problème se pose. Le pétrole devient de plus en plus rare et donc cher.

C’est le fameux Peak Oil: le pétrole n’existe pas en quantité infinie, et, à partir d’un moment, maintenant ou au plus tard dans quelques années, il devient de plus en plus cher à extraire et sera de toute façon rationné.

C’est le point de retournement à partir du moment où la moitié du pétrole mondial a été extrait. Déjà, le prix du baril de pétrole a été multiplié par 7 entre 2001 et 2013, et la tendance n’a aucune raison de s’inverser durablement. Cela pèse sur la balance extérieure de la France: tous les ans, nous importons quelque 70 milliards d’euros d’énergie fossile.

En second lieu, la consommation d’énergie non renouvelable augmente le CO2 et, quelles que soient les controverses sur le réchauffement climatique, augmente la part anthropique de celui-ci. Enfin, la transition énergétique peut être un gisement d’emplois.

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Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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France : Une nouvelle espèce nuisible menace les vers de terre et la santé des sols

Venus de l’hémisphère sud dans des plantes en pot, les plathelminthes, des vers plats, sont de redoutables mangeurs de lombrics et d’escargots, ce qui provoque des dégâts dans les sols.

Il va falloir s’y faire. À leur patronyme comme à leur présence. Les plathelminthes terrestres, des vers plats en provenance de l’hémisphère sud, sont scientifiquement identifiés en France depuis un an. Sept espèces différentes sont aujourd’hui recensées sur le territoire national. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ont toutes débarqué en même temps dans l’Hexagone.

“On a des informations sur des présences de ces animaux depuis 2002, mais aucun laboratoire français ne travaillait sur le sujet, il n’y avait pas de programme de recherche les concernant”, explique Jean-Lou Justine, professeur de zoologie au Muséum national d’histoire naturelle, qui centralise les connaissances sur ce sujet tout neuf.

Ces étranges bestioles arrivent d’un peu partout : d’Asie du sud, d’Australie, de Nouvelle-Guinée… Leur seul point commun ? Un voyage très probablement accompli en compagnie d’une plante en pot importée en France. Depuis l’hémisphère sud, ou depuis un pays voisin infesté avant la France.

Moins spectaculaires que le frelon asiatique ou la grenouille taureau, les plathelminthes pourraient pourtant occasionner de sérieux dégâts au biotope français. Ces invertébrés sont généralement friands de nos bons vieux vers de terre, les lombrics, et d’autres minuscules animaux de surface.

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« Moins nombreux, plus heureux » : L’urgence écologique de repenser la démographie

Malthus était un écologiste avant la lettre. A la fin du XIXe siècle il mettait en évidence une constante historique: la population humaine avait tendance à augmenter plus vite que les ressources pour la nourrir. La littérature récente a pourtant choisi de ne parler presque exclusivement que d’agriculture : « Nourrir l’humanité », « Entre faim de terres et appétit d’espace », « La fin des terres, comment mangerons-nous demain », « Et si l’agriculture sauvait l’Afrique ? », « Vers l’autonomie alimentaire », etc. Certains pensent même qu’il nous faut oublier Malthus tellement son analyse est dénigrée.

Livre collectif, coordinateur Michel Sourrouille – Éditions Sang de la Terre, 178 pages

Dans le contexte de la littérature francophone, il est donc courageux d’aborder l’autre tenant de la relation population/alimentation, à savoir la maîtrise de notre croissance naturelle et migratoire. C’est ce qu’ont fait treize personnes dans ce livre collectif « Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie) ».

Leur constat est simple: une population moins nombreuse faciliterait l’organisation sociale, le partage de l’espace, et donc l’émergence possible de relations apaisées entre humains et avec la nature. Ils ont aussi considéré que nous n’avons pas le choix, la crise à la fois socio-économique et écologique nous impose de réguler l’augmentation de la population. Il leur semble intenable que l’espèce humaine augmente de un milliard de personnes tous les douze ans environ sur une petite planète dont nous avons déjà dépassé les limites.

Voici une première approche de ce livre, en espérant que cela vous donnera envie de le lire.

1/2) présentation synthétique du livre

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« 2014 L’âge des Low tech »

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage “Quel futur pour les métaux ?”, paru en 2010.

Face aux signaux alarmants de la crise globale, croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

(Éditions du Seuil, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 euros)

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ».

Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

On ne peut bétonner ad vitam aeternam, et le dynamisme envié de pays comme Dubaï ou Singapour n’est évidemment et heureusement pas reproductible. Il ne reste que l’option, très rationnelle, d’appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne.

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Au royaume de la forêt boréale

L’hiver se termine. Dans les forêts d’Europe, les arbres bourgeonnent, les fleurs s’ouvrent. Les femelles mettent bas. Renardeaux, faons, marcassins et oisillons prennent des forces auprès de leur mère. L’été s’installe. Les jeunes animaux peuvent enfin sortir.

Abeilles et papillons butinent les fleurs. La nuit, chouettes et chauves-souris partent à la chasse. Arrive l’automne avec ses champignons et ses belles couleurs. Une année vient de s’écouler.

Maison-poison : Quand nos intérieurs nous polluent

Contrairement à une idée reçue, l’air des maisons est cinq à dix fois plus pollué que celui de l’extérieur. Les meubles dégagent des substances chimiques, lesquelles proviennent de produits d’entretien ou de matériaux de construction.

Et plus on nettoie sa maison, plus des substances toxiques sont libérées. Les médecins soupçonnent cette pollution domestique d’être à l’origine d’allergies mais aussi de cancers. Malgré ces risques connus, les industriels traînent des pieds pour modifier sérieusement la composition des produits.

Les autorités sanitaires françaises et européennes se «hâtent» lentement. Pourtant, il existe des produits sains aux recettes toutes simples. Ce documentaire propose une enquête sur un marché empoisonné de 22 milliards d’euros, et quelques astuces.

L’arbre à vent : L’invention française qui amène l’éolien dans les villes

Inspirée par la philosophie du biomimétisme, une entreprise française a conçu un modèle d’éolienne très originale et passe-partout.

C’est un arbre de huit mètres de haut, dont le tronc blanc est en acier. Au bout de ses branches, une centaine de feuilles dotées de petits générateurs s’activent comme autant de mini-éoliennes. Cet arbre n’est pas un rêve, deux prototypes trônent déjà sur l’Île d’Oléron (Charente-Maritime) et à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor).

« Tout est parti de l’observation d’un arbre, un jour sans vent. J’ai remarqué que les feuilles bougeaient quasiment en permanence, et je me suis demandé s’il était possible d’exploiter cette énergie », explique Jérôme Michaud-Larivière, président fondateur de l’entreprise New Wind qui fabrique l’arbre à vent.

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La vie sans plastique : C’est fantastique !

Tout a commencé en 2003, lorsque Jay et Chantal souffraient tous les deux de problèmes de santé non expliqués. Au bout de quelques temps, ils finissent par comprendre que leurs maux sont liés à la mauvaise qualité de l’air intérieur de leur logement, intoxiqué par des moisissures.

Après une inspection des lieux par des experts, on demande au couple de quitter l’appartement immédiatement, tant l’air qu’ils respirent est malsain.On réalise alors l’importance de regarder notre environnement de plus près” explique Jay, d’autant plus qu’à ce moment-là, Chantal est enceinte de 8 mois. Ils sont particulièrement vigilants et s’informent sur l’impact de l’exposition à différentes toxines.

C’est au cours de ces recherches qu’ils prennent conscience de la nocivité du plastique et décident de bannir ceux qui pourraient être en contact avec l’alimentation.

Les dangers du plastique pour la santé

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Changement climatique : Une escroquerie ?

Le réchauffement de la planète ne serait pas lié à l’activité humaine. Le Britannique Martin Durkin prend le contre-pied de l’actuel consensus sur l’évolution du climat en s’appuyant sur des interviews de scientifiques, d’économistes ou encore d’hommes politiques.

Un documentaire polémique, qui a été particulièrement controversé lors de sa diffusion au Royaume-Uni en 2007. “The Great Global Warming Swindle” est un film documentaire controversé du producteur de télévision britannique Martin Durkin, qui conteste l’avis de la majorité des climatologues selon lequel l’activité humaine serait la principale cause du réchauffement climatique.

Le film montre le témoignage de scientifiques, d’économistes, de politiciens, d’écrivains et d’autres personnes sceptiques par rapport au consensus scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement climatique.

Nanterre (92) : Festival EcoZone pour l’agriculture urbaine

Le festival EcoZone ouvre ses portes. Du 12 au 18 mai, des animations autour de l’écologie seront proposées dans toute la ville de Nanterre. Conférences, débats, expositions, découvertes des plantes… tels seront les rendez-vous de cette 5e édition qui a pour thème l’agriculture urbaine.

Lydia et Claude Bourguignon sont deux grands biologistes français. Ils militent pour une agriculture biologique, sans pesticides. Selon eux c’est possible, notamment en cultivant des choses simples et en remplaçant les pesticides par des produits naturels. Ils donneront une conférence à l’Agora de Nanterre, lundi 12 mai à 19h, pour le lancement du festival EcoZone.

(Merci à Martine)

L’effondrement de la civilisation occidentale

Après Les Marchands de doute, Erik M. Conway et Naomi Oreskes se livrent à un essai de prospective. Dans “L’effondrement de la civilisation occidentale” (LLL Les liens qui libèrent, 128 p., 13,9€), un historien de 2093 tente de répondre à la question suivante: pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre.

Nous sommes en 2093, avènement de l’ « Âge de la Pénombre », et deux historiens futurs se retournent sur leur passé – qui est notre présent et notre avenir probable. Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988.

Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l’incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s’intensifient, et en 2023, l’année de l’« été perpétuel », il y a 500.000 morts et 500 milliards de dollars de perte.

Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n’y fait. La nature se déchaîne sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l’été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes.

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Or sale

Symbole de luxe, du glamour et de la richesse, l’or fait rêver, il étincelle sur les plus belles femmes du monde comme dans les coffres des banques, mais cet or possède une face cachée.

Financement de guerres civiles, catastrophes écologiques, droit de l’homme bafoués. En Afrique ou en Amérique latine, l’or peut devenir une malédiction. Qui achète cet or pas très propre ?

La Suisse produit 70% de lingots d’or dans le monde. Du Pérou à Dubaï, nous allons remonter des filières, démasquer des intermédiaires, bienvenue dans un monde de grands mensonges et gros trafics, celui de l’or sale.

Partie 1:

Partie 2:
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Villes comestibles : « Faites pousser la révolution ! »

Ce documentaire présente les histoires extraordinaires de gens très ordinaires qui mettent les mains dans la terre, qui travaillent à la transformation de leurs communautés par un acte véritablement révolutionnaire.

Les acteurs de ces projets mettent en place des productions locales de nourriture biologique ; des initiatives à la fois sociales, écologiques, politiques, et économiques.

Une source d’inspiration, de solutions, et une action efficace qui combat plusieurs des problèmes de notre époque: les émissions de gaz à effet de serre, les pertes énergétiques, les inégalités sociales, la malbouffe, le chômage, la disparition du lien social, l’érosion de la biodiversité, le manque de résilience, l’injustice alimentaire.

Acheter vert : L’envers du décor

Nouvel argument commercial incontournable, l’écologie n’est-elle pas en train de devenir l’alibi du marketing? Les marques rivalisent d’ingéniosité pour surfer sur la vague verte et proclamer «respectueux de l’environnement» des produits qui ne le sont pas forcément plus qu’avant.

Ainsi, de nombreuses entreprises se dispensent de diminuer leurs émissions de CO2 sous prétexte qu’elles plantent des arbres.

Articulée autour de trois produits phares particulièrement touchés par ce marketing vert, la lessive, le jambon «naturel» et la voiture «propre», cette enquête tente de démêler le vrai du faux, et met en lumière les dérives possibles de telles méthodes.

Cinéma : Le documentaire sur l’environnement peine à respirer

Des films récents comme «La Ligne de partage des eaux» ou «Holy Land Holy War» témoignent de la difficulté de ce genre très présent dans les salles à transformer une inquiétude légitime en œuvre de cinéma.

Mercredi 23 avril est sorti en salles La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais, un documentaire consacré à plusieurs enjeux environnementaux. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas seul –ni le seul documentaire, ni le seul à se soucier d’écologie.

Depuis une quinzaine d’années, profitant de certains dispositifs réglementaires et de l’effet d’une poignée de succès de box-office (Être et avoir, Le Cauchemar de Darwin), le nombre de documentaires sur les grands écrans ne cesse d’augmenter. En quinze ans, il est passé d’environ 40 à plus de 90 longs métrages.

Qui porte intérêt à la diversité des films et revendique la pleine appartenance de ce genre au cinéma devrait s’en réjouir. Les choses sont pourtant moins simples.

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Inde – Népal : « Sur les sentiers de la rencontre »

Finalement, vers où nous mène la course internationale au développement ? Est-on plus heureux ? Quelles sont les conséquences de cette poursuite sur l’homme et la nature ? A-t-elle une fin ?

Quatre mois de tournage en Inde et au Népal sur plus de 2.000 km à pied, à la découverte de l’envers de l’économie moderne mais aussi du bonheur de la simplicité.

“L’objet de ce documentaire ce n’est pas l’histoire de mon voyage, c’est le simple témoignage de ce que j’ai vu et entendu, l’opposition entre ce monde de tous les excès et cette vie simple et peut être plus heureuse. Je suis parti avec beaucoup de questions, je pense avoir trouvé quelques réponses.”

(Merci à Tilak)

Mexique : De la pluie pour produire de l’électricité

Des étudiants mexicains ont utilisé de l’eau de pluie pour fabriquer de l’électricité et alimenter les batteries d’un quartier de Mexico.

Charger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé “Rain Wild” recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages.

Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables.

L’eau récoltée est assainie

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Pierre Rabhi : « La joie d’exister ne figure jamais dans un bilan »

Pierre Rabhi publie «Semeur d’espoirs», chez Actes Sud, un long entretien avec Olivier Le Naire au cours duquel les deux hommes ont évoqué la religion, l’amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l’Histoire, la non-violence, le travail, l’éducation, le statut de la femme, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée, le nucléaire, la politique et, bien sûr, l’écologie.

Pierre Rabhi et J.M. Le Clézio à La grande Librairie 10 avril 2014 – France 5