John Nash est mort, la théorie des jeux est encore bien vivante

Le mathématicien américain John Forbes Nash et son épouse sont morts samedi 23 mai à l’âge de 86 ans dans un accident de taxi. Vous connaissez sans doute son histoire grâce au film “un homme d’exception” (A beautiful mind) dans lequel son rôle était joué par Russel Crowe.

John Nash venait de recevoir le prix Abel de mathématiques. Mathématicien de génie, Nash a sombré dans la schizophrénie à trente ans, pour n’en sortir qu’à l’âge de 60 ans. Il s’était vu décerner le prix Nobel d’économie en 1994 pour sa contribution à la théorie des jeux . Celle-ci est devenue un puissant outil dans de nombreuses disciplines où l’on cherche à définir des choix rationnels optimaux – en psychologie, science politique, géostratégie, écologie…

La théorie des jeux a connu son essor dans les années 1940, avec les travaux de John von Neumann et Oskar Morgenstern, qui s’intéressèrent d’abord à des situations à deux joueurs, à somme nulle – où le gain de l’un est la perte de l’autre. Mais au-delà, « c’était un résultat très intéressant en économie, qui allait à l’encontre de la Main invisible d’Adam Smith, supposée bénéfique à tous », souligne le mathématicien Ivar Ekeland (université Paris-Dauphine).

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Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

La méthode Jean Pain (Rediff)

Jean Pain était un autodidacte, inventeur d’un système de production d’énergie autonome, sans impact sur l’environnement (bilan carbone nul). Il démontrera la possibilité d’extraire de l’énergie thermique par contact avec la masse en fermentation et produira du “bio gaz” à partir de matières fortement ligneuses.

C’est en 1970 que Jean Pain met au point ces “Méthodes”, techniques permettant de fabriquer un compost à partir de broussailles. Les qualités de ce compost sont extraordinaires et lui permettent de produire des légumes même sur des sols très pauvres sans arrosage, sans traitement d’aucune sorte et sans apport de fertilisant autre que son “compost de broussailles“.

En 1972 Ida, son épouse, écrit un livre “Un autre jardin” relatant les découvertes de son mari. En 1976 Jean PAIN sera décoré de la médaille du grade de Chevalier du Mérite Agricole par le Ministre de l’Agriculture de l’époque, Mr Maihaignerie, pour ses travaux concernant le “Compost de Broussailles”.

Il invente le “Broyeur Jean Pain” pour palier à l’indisponibilité du matériel capable de réduire les broussailles et autres végétaux ligneux en un broyat de granulométrie appropriée au compostage selon sa méthode.

Europe : L’ambroisie est en train d’envahir le continent

Dans les champs, au bord des routes ou près des maisons… l’ambroisie pousse partout. Elle est devenue le cauchemar de tous ceux qui sont sensibles aux pollens. Elle est l’une des plantes les plus allergisantes. Selon une étude internationale, la présence de l’ambroisie va être multipliée par quatre d’ici 2050.

Pr. Joyeux : Les produits de la ruche pour votre santé

Conférence du Docteur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, donnée le 27 mars 2015 dans le Périgord à Neuvic sur l’isle (24). Organisée par Isabelle Mathias et Elise Hernaez de Secrets de Miel.

Changement climatique : “Les entreprises sont aussi la solution!”

À quelques mois de la Conférence internationale sur les changements climatiques, grands patrons, décisionnaires économiques et politiques se sont réunis à Paris pour échanger sur les différents moyens de réduire les émissions carbone.
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est l’un des chefs d’entreprise les plus impliqués dans les discussions sur le passage à une économie sans carbone, il se réjouit du succès de ce sommet. “Il y a des personnes qui disent : “les entreprises polluent, ce sont les principales responsables des émissions de gaz“, mais les entreprises sont aussi la solution !”, assure-t-il.

Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
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Bientôt des éoliennes sans pales ?

Leurs mâts imposants qui se dressent sur les crêtes et leurs immenses pales qui tournent dans un bruit sourd leur valent de solides hostilités. Les éoliennes sont constamment critiquées, accusées de dénaturer les paysages, de provoquer des nuisances sonores ou de menacer les oiseaux et les chauves-souris.

Afin de “réinventer leur modèle”, Vortex Bladeless, une entreprise espagnole, a conçu des turbines d’un genre nouveau : de longs cônes qui n’arborent aucune pale, appelés Vortex, une invention dont s’est fait l’écho la presse anglo-saxonne.

Comme leurs cousines tripales à axe horizontal, les turbines Vortex transforment l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique, puis électrique. Mais à la différence des éoliennes traditionnelles qui utilisent des courants laminaires (réguliers), ces nouvelles machines, développées depuis quatre ans, exploitent l’effet aérodynamique des tourbillons d’air.

Les mâts sont conçus dans des matériaux légers et résistants – fibre de verre et fibre de carbone – pour leur permettre de vibrer autant que possible. Deux anneaux magnétiques, installés à leur base, se repoussent, entraînant alternativement l’ensemble de l’équipement dans deux directions opposées, ce qui lui imprime un léger mouvement d’oscillation indépendant de la force du vent.

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Chine : Les habitants étouffent

Première puissance économique du monde depuis 2014, la Chine a connu un rythme de croissance exceptionnel, que nul autre pays n’avait expérimenté auparavant.

S’il a permis de sortir une partie de la population de la pauvreté, le développement du pays a aussi provoqué une crise écologique majeure. Le dessous des cartes se penche aujourd’hui sur ses conséquences environnementales.

Concours Lépine : L’écologie récompensée

A quelques heures de la fermeture de la Foire de Paris, porte de Versailles, le lauréat du Concours Lépine a été dévoilé samedi 9 mai dans la soirée. Trois artisans alsaciens ont été décorés pour leur invention. Dans un camion, 42 tonnes de machines capables de transformer des déchets agricoles en granulés pour les chaudières à bois.

Ces inventeurs alsaciens repartent avec le prix du président de la République, la plus prestigieuse récompense du concours.

Au concours Lépine chaque année, les récompenses pleuvent. Sur 600 inventions en lice cette année, une sur trois est repartie avec une récompense.

Les frontières de notre planète et la prospérité humaine

Par et Kate Raworth

Le futur de l’humanité va dépendre de la réussite d’un numéro d’équilibriste. Ce défi va consister à subvenir aux besoins de plus de 10 milliards de personnes tout en préservant les systèmes planétaires dont dépend notre existence. Les dernières découvertes scientifiques nous désignent comme la génération qui est censée trouver cet équilibre. Voilà quelle lourde tâche nous incombe.

Mettre fin à la pauvreté est devenu un objectif réaliste pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Nous avons la capacité de faire en sorte que chaque personne sur la planète dispose de suffisamment de nourriture, d’eau, de logement, d’éducation, de services de santé et d’énergie nécessaires pour vivre sa vie dignement et pour la réussir.

Mais nous ne serons en mesure d’y parvenir qu’à condition de protéger en même temps les systèmes terrestres fondamentaux: le climat, la couche d’ozone, les sols, la biodiversité, l’eau potable, les océans, les forêts et l’air. Et ces systèmes subissent une pression sans précédent.

Depuis les 10.000 dernières années, le climat de la Terre a été remarquablement stable. Les températures mondiales ont augmenté et diminué d’à peine plus d’un degré Celsius (par rapport à des sautes de plus de huit degrés Celsius au cours du dernier âge glaciaire) et la résilience des écosystèmes répondaient alors aux besoins de l’humanité.
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Danemark : Pour devenir le plus écologique au monde, le pays abandonne le charbon

Bien que le Danemark figure déjà parmi les pays les plus engagés d’Europe dans la lutte pour la protection de la planète, son ministère de l’Environnement n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

En effet, ce dernier a récemment promis l’arrêt définitif de la combustion de charbon d’ici à 2025. Une promesse osée et engagée qui place le pays en position de leader mondial en matière d’éco-responsabilité.

En chiffres, le Danemark c’est tout de même 6 millions de tonnes de charbon importées par an. L’arrêt de l’importation de cette matière première, qui vient essentiellement de Russie, aura également un impact non négligeable sur le plan politique: Copenhague va considérablement se défaire de l’emprise de Moscou (d’où provient essentiellement le charbon importé) en matière d’énergies.

Cette initiative en faveur de la protection de l’environnement s’inscrit dans la lignée des précédentes réformes écologiques du pays. En effet, le Danemark n’en est pas à ses premiers pas en matière de lutte contre le changement climatique puisque le pays nordique a déjà fait de grands pas en avant pour minimiser sa dépendance au charbon, très polluant.
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Éthiopie : Le défi vert

L’Éthiopie, un pays en plein développement qui s’est fixé un but: devenir en 10 ans un pays neutre en carbone. Ce nouveau tigre africain mise tout sur les énergies renouvelables : des projets pharaoniques à une échelle jamais vue dans le pays… Le défi est immense: changer le destin d’un pays marqué par la pauvreté.

Produits ménagers : Des polluants dans nos intérieurs

D’après une étude de l’institut national de l’environnement industriel et des risques mise en lumière par 60 millions de consommateurs, les produits ménagers seraient polluants. L’étude a porté sur 54 produits ménagers.

Premier produit épinglé: le formaldéhyde, une substance toxique émise par neuf produits sur dix alors qu’il est reconnu cancérogène par le centre international de recherches sur le cancer.

Le Limonène, présent dans la moitié des produits, est lui réputé irritant et responsable d’allergie. Pire, lorsqu’il interagit avec l’ozone présent dans nos intérieurs, il produit du formaldéhyde. Et si ces produits sont commercialisés, c’est parce qu’ils sont testés en laboratoire, “les résultats sont donc biaisés“.

Zoom sur le ménage écologique

Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

Nicaragua : Le canal “chinois” de la division

On l’appelle déjà “le chantier du siècle“. Le projet de canal du Nicaragua, 278 kilomètres de long et 300 mètres de large, a pour objectif de relier l’Atlantique au Pacifique. Trois fois et demie plus long que celui du Panama, ce canal doit permettre de fluidifier le trafic interocéanique. Mais le projet croule sous les critiques.

Ce chantier gigantesque, estimé à 50 milliards de dollars, a été accordé à un multimillionnaire chinois jusque-là inconnu, Wang Jing, dans des conditions troubles. Et les conséquences pour l’environnement sont elles aussi inquiétantes.

Le 7e pays le plus riche au monde est-il en train de disparaître ?

Une étude publiée par le World Wild Fund for Nature (WWF) estime à 24.000 milliards de dollars la valeur de la richesse océanique. Sa production annuelle s’élèverait à 2.500 milliards de dollars, ce qui place les océans au septième rang mondial des économies les plus riches, derrière la Grande-Bretagne et devant le Brésil.

Mais la dégradation par l’homme des actifs naturels, notamment la surpêche menacent le moteur économique marin dont sont tributaires la vie et les revenus de nombreuses populations. Quel manque de clairvoyance ! On reproche parfois aux hommes politiques une absence de vision à long terme, de privilégier les réformes et les mesures à effets immédiats. Les chefs d’entreprises sont-ils davantage visionnaires ?

La lecture du rapport publié ce jeudi par le World Wide Fund for nature (WWF) et réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) et le Global Change Institute de l’Université du Queensland (Australie) semble indiquer le contraire. Intitulé “Raviver l’économie des océans : plaidoyer pour l’action 2015″, ce rapport apporte de nombreux enseignements.

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Entre miel et terre

Ils avaient vingt ans. Ils voulaient “vivre autrement”, vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, Sam, Manu, Florent et Thimothée avaient choisi l’apiculture. Dix ans plus tard, ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles, et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité…

Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

L’Amazonie fertilisée par… la poussière du Sahara

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.
Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents.

Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette région qui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien.

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l’Afrique du Nord vers l’Amérique du Sud.

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu’à l’Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l’Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l’Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce son 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu’en Amazonie.

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Une électricité 100% verte en France: un scénario possible dès 2020

C’est un rapport qui dérange. Selon l’agence de l’environnement, il est possible d’ici 2050 de produire en France une électricité 100% verte. L’étude a été classée, et pourtant les experts assurent qu’un tel avenir est possible.

Inde : Le Gange, fleuve à la dérive

Le Gange est un fleuve sacré pour des centaines de millions d’Indiens. Depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements ont eu la rude tâche d’essayer de le rendre «propre». Une mission quasi impossible. Le Premier ministre Narendra Modi pourra-t-il à son tour relever ce défi?

Avec Bénarès, Kanpur est l’un des endroits les plus sales du Gange. Là se concentre la plus grande partie de l’industrie du cuir (activité principale de la ville depuis plus d’un siècle). Des millions de litres de déchets industriels sont déversés dans l’eau et sur les rives.

Selon l’ONG Eco Friends, les 400 tanneries rejettent 50 millions de litres d’eau souillée dans le fleuve. Seuls 9 millions sont traités. La majorité des ateliers sont tenus par des musulmans. Le nettoyage instamment demandé par des nationalistes hindous prend une connotation religieuse et politique.

Narendra Modi, est issu des cercles nationalistes hindous et leader du Barhatiya Janata Party (Parti du Peuple indien). Élu Premier ministre de l’Inde le 17 mai 2014, il fête sa victoire sur les bords du Gange. Lors de sa campagne, il a promis aux Indiens de dépolluer le Gange, véritable égout à ciel ouvert.
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Pologne : Vivre autrement

Alors que leur pays a cédé aux sirènes du capitalisme après l’avènement de la démocratie, aujourd’hui, de plus en plus de Polonais délaissent les villes pour lancer des projets solidaires et écologiques.

Visite dans une ferme biologique située en Mazurie, dans la partie nord-est du pays. La Mazurie est considérée une des plus belles régions de la Pologne, appelée le “Pays aux 1000 lacs”, bien qu’en réalité il y en ait le double.

Le vin et la science : un nouveau pacte

Apparue en Anatolie et au Caucase, la culture de la vigne a doucement conquis la planète. Mais, au milieu du XIXe siècle, des maladies importées d’Amérique s’abattent sur elle : phylloxera, mildiou, oïdium…

La science de l’époque sauve in extremis le vignoble occidental mais, en contrepartie, elle s’impose comme un recours incontournable. D’où un excès de traitements chimiques qui vont garantir les rendements au mépris de l’environnement.

Mais, aujourd’hui, la recherche d’alternatives écologiques favorise un nouveau pacte entre la vigne et une science respectueuse des lieux et des terroirs.

En France, en Allemagne, en Suisse ou en Italie, rencontre avec des chercheurs, des œnologues et des vignerons qui tentent de renouer le lien millénaire entre l’homme, la vigne et le vin.

Réalisé par François-Xavier Vives (France – 2011)

Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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Radio Courtoisie : « Le progrès est-il devenu fou ? » (Audio)

Le mardi 7 avril 2015, dans l’émission “Le Libre journal des enjeux actuels” sur Radio Courtoisie, Arnaud Guyot-Jeannin recevait : Pierre de La  Coste (journaliste, écrivain et auteur  d’”Apocalypse du progrès“), Frédéric Rouvillois (professeur de droit public à Paris V, auteur de “L’invention du progrès“, et préfacier d’”Apocalypse du progrès“), Eric Letty (journaliste et éditorialiste à Monde & Vie, co-auteur de “Résistance au meilleur des mondes“), Olivier Rey (mathématicien, philosophe, chercheur au CNRS, auteur de “Une question de taille“) et Gaultier Bès (animateur du mouvement Les Veilleurs et auteur de “Nos limites : Pour une écologie intégrale“).

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Le grand méchant sac (Màj vidéo)

Addendum du 07/04/2015 : Est-ce bientôt la fin des sacs plastiques à usage unique ?

En décembre, l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi sur la transition énergétique. Parmi les grands coupables, le sac plastique qui dépanne le consommateur lorsqu’il fait ses courses. Selon les chiffres du gouvernement, 5 milliards de sacs plastiques sont encore distribués aux caisses des magasins, ainsi que 12 milliards dits “fruits et légumes”.

Un amendement voté le 25 juin 2014 prévoit d’interdire les sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016. 10 mois pour se débarrasser d’un produit installé dans notre quotidien, dans nos habitudes depuis près de 60 ans.

Qu’est-ce qui va succéder à ce bon vieux sac ? Peut-on fabriquer des sacs biodégradables à base de matière organique ? Sont-ils vraiment écolos ? Enquête sur la trace des alternatives au sac plastique.

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Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Indonésie : Défilé de mode contre la pollution

A Rancaekek, dimanche 22 mars, sur l’île de Java, un podium a été érigé au-dessus d’une rizière dont l’eau, souillée de déchets, était noire. Chaussées de bottes en caoutchouc, les jeunes femmes ont effectué des allers-retours sur des planches en bois devant une immense inscription “Désintox” et ont exhibé des pancartes où était inscrit le slogan “Dites non à la mode avec des produits toxiques”.

Le Cikijing est un affluent du fleuve Citarum, l’un des plus pollués au monde, situé sur l’île de Java. Les industries textiles de la région y déversent chaque jour des déchets toxiques, ce qui en fait une immense poubelle aquatique alimentée également par la population des alentours qui y jette d’innombrables ordures en plastique. Plus de 1.200 hectares de rizières ont été pollués, selon Greenpeace.

De grandes marques, notamment l’espagnole Zara et l’allemande Adidas, se sont engagées à participer à cette campagne. Selon un rapport de l’ONG publié en novembre 2014, plus de 500.000 personnes sont directement exposées à plusieurs produits chimiques (plomb, cadmium, chrome, pesticides) jetés dans le Citarum.

Agent d’environnement : Un métier pour protéger la nature

Agent d’environnement, un métier qui attire mais où il y très peu d’élus. En France, ils seraient à peine 2000. Leur rôle, protéger les parcs naturels.

Pour faire ce métier, il faut passer un concours très sélectif. Dans le parc naturel marin d’Iroise, ils ne sont que onze privilégiés à exercer leur passion.

Des éoliennes à installer dans son jardin

Avoir sa propre éolienne pour produire sa propre électricité. C’est ce que propose un ingénieur qui a inventé un système plus petit d’éoliennes. Pas besoin de faire appel à un spécialiste ou de modifier son système électrique.

L’éolienne de 500 watts peut alimenter la climatisation ou d’un réfrigérateur. Une économie de 20% sur la facture électrique. Elle coûte 3.800 euros, et ouvre droit à un possible crédit d’impôts. Avant de l’acquérir, le site du fabricant permet de vérifier si l’endroit où l’on souhaite l’installer bénéficie d’assez de vent.

Nord : Le recyclage des bouteilles plastiques se développe

A Faches-Thumesnil, dans le Nord, un container permet de vider ses poubelles sur le parking d’un supermarché. Il permet surtout de récupérer les bouteilles plastiques et de les recycler. Six containers de ce type sont installés dans la région lilloise.

Il compacte et broie directement la bouteille sur place, et entame du coup le début de la chaine de recyclage. Ensuite, le tout est amené à Lesquin, où 14.000 tonnes de bouteilles sont recyclées chaque année. Elles sont lavées, décontaminées, chauffées et transformées en petites billes bleues, appelées PET recyclé, matière première de la bouteille plastique.

L’unité ouverte depuis 2010 n’est toujours pas rentable.Ensuite, ces petites billes repartent à Mérignies où elles entrent dans la chaîne de production de nouvelles bouteilles plastiques. 30% du recyclé se retrouve avec la matière vierge. Prochain objectif : s’approcher des 100%. Dans nos poubelles se trouve 46,08 kg de plastique par an et par habitant pour seulement 14% de recyclés.

Des chrétiens s’engagent dans le combat contre le réchauffement climatique

De plus en plus d’initiatives invitent les chrétiens à se saisir de l’enjeu climatique et de la question écologique. Partout dans le monde, les organisations appellent à la mobilisation… et en France aussi. 

30 novembre : ouverture de la conférence de Paris sur les changements climatiques, dite COP 21. La date est depuis longtemps à l’agenda des militants environnementaux, mais aussi des Églises et organisations chrétiennes.

Cette année, le carême est écologique

Campagne de carême du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement des peuples), invitation à participer à la journée de jeûne de carême pour la justice climatique le 7 mars 2015… Les propositions ne manquent pas pour inciter les chrétiens à se saisir de la question climatique et faire de la crise écologique le thème sur lequel axer le carême 2015 qui a débuté mercredi 18 février – période de quarante jours durant laquelle les chrétiens tentent de vivre plus sobrement dans l’attente de Pâques.

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Roumanie : « Soleta », une maison écolo atypique

Venue de Roumanie, la Soleta zeroEnergy est la plus petite d’une gamme de maisons modulaires écologiques créée par la Fondation Justin Capra pour les Inventions et Technologies durables (FITS). Un concept écologiquement intelligent mais également abordable ! Découverte.

L’objectif de FITS : concevoir des maisons flexibles et abordables à la fois en terme de prix d’achat initial et de coûts d’exploitation permanents. Ces maisons combinent stratégies pratiques et technologies de pointe. La forme de la Soleta zeroEnergy, plutôt insolite, est habituellement attribuée à des fermes ou à des hangars pour avions.

Mais, contrairement à ces structures utilitaires métallisées, la zeroEnergy est couverte de bois et pourvue de grandes baies isolantes. Des « ingrédients » qui permettent de créer une relation entre la nature et l’intérieur de la maison en procurant beaucoup de lumière naturelle, une isolation efficace et une bonne ventilation.

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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Nature, le nouvel eldorado de la finance

La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l’économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c’est-à-dire avec de l’argent.

C’est bien l’émergence d’un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac – l’auteur du Sable, enquête sur une disparition.

Des banques et des fonds d’investissements, pourtant responsables de la dernière crise financière en date, achètent d’immenses zones naturelles riches en espèces animales et végétales menacées.


Monétarisées et financiarisées, ces réserves sont ensuite transformées en produits boursiers possiblement spéculatifs. On peut donc acheter des actions “mouche”, “orang-outan” ou “saumon”.

En investissant dans ces titres, les entreprises polluantes obtiennent des “certificats de bonne conduite” qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes.

Réalisé par Sandrine Feydel et Denis Delestrac (France – 2014)

Le pirate écolo Paul Watson en exil en France

On le surnomme le “pirate écolo”, bien connu pour son combat contre les baleiniers japonais, il s’est réfugié en France. Paul Watson écume les océans de la planète depuis maintenant 40 ans. “Si les océans meurent, on meurt. On ne peut pas vivre sans, peu importe où vous vivez“, explique le navigateur.

Paul Watson c’est surtout un pirate écolo à la tête de l’ONG Sea Sheperd, une flotte de six navires. Il traque les pêcheurs de baleines, parfois avec des méthodes musclées. Le Costa Rica et le Japon ont émis un mandat d’arrêt contre lui, relayé par Interpol.

Aujourd’hui Paul Watson est en exil forcé à Paris, avec la bénédiction des autorités françaises. Réfugié écologiste pour les uns, éco-terroriste pour ses détracteurs, Paul Watson bénéficie de nombreux soutiens.

Les ateliers de réparation des appareils électroménagers ont la cote

Contrairement aux idées reçues, les réparateurs d’appareils électroménagers ne mettent pas tous la clef sous la porte. Réparer plutôt que jeter est à la mode depuis le début de la crise économique.

Dans un atelier à Marseille, Vincent Horellou répare un autocuiseur électrique en panne, initialement condamné à la déchetterie. En un an, son entreprise a vu son activité croître de 10 %. “Nous avons des formations auprès des marques, nous connaissons les appareils, après, c’est de l’entraînement. À force de réparer, on va plus vite. On peut toujours réparer“, explique le technicien.

Réparer représente pour le particulier une économie non négligeable. “C’est lié à la crise et à une conscience écologique“, analyse Christine Laval, gérante de la société Technic Ménager, qui a réparé près de 6.000 appareils en 2014.