L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez

Soutenu surtout par la blogosphère de droite (Liberté politique) et d’ultra-droite (le Salon beige, membre du groupe commercial d’e-médias 4 Vérités), le livre de S. de Larminat « L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez » est l’œuvre d’un lobbyiste de l’agro-alimentaire. Il émane ainsi d’un milieu sociologique assez particulier, dont il exprime l’état d’esprit.

Giotto : “Saint François prêchant aux oiseaux”

Ce livre se présente sous l’apparence d’une riposte à un soi-disant danger mortel : « l’écologisme », hérésie censée menacer le catholicisme dans son existence même. Mais on découvre, à la lecture, que cette « enquête » ne repose sur aucun fait. Elle fabrique elle-même, à travers un fatras de digressions pseudo-érudites et d’arguments biscornus, l’objet (épouvantail) qu’elle veut dénoncer. On découvre aussi qu’elle récuse toute idée de responsabilité de l’homme envers l’environnement, et toute mise en cause du modèle économique actuel. On devine que le vrai but de l’auteur est de dissuader le lecteur catholique de prêter attention aux avertissements du Magistère sur certains problèmes cruciaux.

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Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Allemagne : Des pneus en caoutchouc de pissenlits

Les pissenlits sont considérés comme de mauvaises herbes par les jardiniers. Mais des scientifiques du monde entier se sont lancé un défi: utiliser les racines de cette modeste plante pour produire du caoutchouc de qualité suffisante pour produire des pneus.

A L’Institut Fraunhofer de Biologie Moléculaire et d’Écologie Appliquée à Münster en Allemagne, les scientifiques font pousser une espèce de pissenlit originaire du Kazakhstan, dont la racine contient un liquide blanchâtre.

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Jean-Louis Étienne : « Protégeons l’Arctique »

Jean-Louis Étienne, médecin et explorateur spécialiste de l’Arctique et de l’Antarctique, nous parle des défis liés au réchauffement climatique auxquels l’Arctique fait face, notamment l’exploitation du pétrole dans l’océan Arctique. Il nous explique comment répondre à certains d’entre eux, en toute lucidité.

Un réfrigérateur intelligent et écologique

Étonnement, ce n’est pas l’industrie, mais bien les ménages qui sont les premiers “producteurs” du gaspillage alimentaire. La mauvaise utilisation du réfrigérateur en est une des causes les plus importantes. En effet, la température et l’humidité émises par le réfrigérateur ne sont pas adaptées aux caractéristiques de conservation variables des différents aliments.

Betty Lujan a réussi à mêler, dans la conception du « Imbreco Fridge », réduction de la perte évitable des denrées, ainsi que de la consommation d’énergie, tout en s’assurant de la transmission des bons gestes de conservations à l’entourage.

Le « Imbreco Fridge » dispose d’une compartimentation de la nourriture qui répond aux caractéristiques uniques de chaque type d’aliments, d’une meilleure accessibilité et visibilité, de même que d’une utilisation de techniques de conservation qui permettent de générer une économie d’énergie.

Immobilier : Le marché de la rénovation écolo

Chauffage, lumière, électroménager: avec la hausse des prix de l’électricité et des énergies fossiles (gaz, fioul), la maison est devenue un gouffre financier. Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Un logement normal consomme en moyenne 400 kWh d’énergie par m² par an. Aujourd’hui, on vante les maisons positives.

Des maisons « idéales » où toutes les consommations sont calculées et optimisées. De nombreux professionnels du bâtiment se sont donc lancés sur un marché qui explose, celui de la rénovation « écolo ». On trouve de tout à tous les prix, et des gens prêts à tout pour vous vendre de « la rénovation verte».

Comment réussir à faire baisser sa facture énergétique ? Jusqu’à quelle hauteur peut-on réduire le montant de ses impôts en rénovant sa maison ? À qui profite le marché de la rénovation écolo? Comment éviter les arnaques des pros de la rénovation? Finalement, peut-on réellement faire des économies en rénovant sa maison?

Les canibals envahissent la France ! (Màj vidéo)

Canibal, c’est le nom des machines à recycler qui s’installent petit à petit sur le territoire français. Automatiques et ludiques, elles permettent de sensibiliser le public au tri sélectif et au recyclage.

Elles ont exactement le même aspect que les distributeurs automatiques mais elles sont de couleur vert pomme. Au lieu de distribuer des cafés ou des sandwichs, les machines “Canibal” récupèrent les déchets et donnent, en échange, des bons de réductions.

L’objectif, sensibiliser, de manière ludique, le public au tric sélectif et au recyclage. Car, pour une tonne de déchets ingurgités, plus de deux tonnes de CO2 sont économisées.

Dans les gares, les écoles, sur les aires d’autoroute, ou dans les entreprises, les machines “Canibal” attirent le regard des passants. On les trouve dans plusieurs grandes villes de France. A Paris, les machines ont investi les gares de Montparnasse et St Lazare mais également le parvis de la défense.

Au choix : gagner un bon de réduction ou faire un geste écologique

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Inde : Bras de fer autour des OGM

Malgré les avis des scientifiques, le gouvernement indien avait décidé, en juillet, d’élargir les OGM en plein champ à de nouvelles cultures, parmi lesquelles l’aubergine, premier légume consommé dans le pays. Une décision qui divise, y compris au sein du mouvement national-hindouiste.

Le gouvernement indien vient de céder à la pression de la société civile. Et de reculer sur les essais en plein champ de plusieurs variétés d’OGM. En effet, le 15 juillet, le gouvernement indien avait donné son feu vert pour la mise en culture en plein champ, à des fins expérimentales, de 21 plantes, dont le coton, le riz, la moutarde et l’aubergine.

Une décision prise contre l’avis de plusieurs commissions scientifiques, et en dépit de toutes les promesses faites pendant la campagne par le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien, formation national-hindouiste, au pouvoir depuis mai 2014), comme le rappelait quelques jours plus tard un éditorial de Jansatta, un grand quotidien en hindi.

Dans son programme électoral, le BJP s’était engagé à ce qu’aucune décision ne soit prise pour étendre les expérimentations sans évaluation scientifique préalable. Encore une fois, le ministère de l’Environnement s’est assis sur ces promesses et sur les recommandations des scientifiques. [...] 

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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La sixième “extinction massive” serait en cours, à cause de l’homme

Les scientifiques s’inquiètent de la disparition accélérée de nombreuses espèces. Un phénomène qui semble indiquer qu’une nouvelle extinction massive a débuté.

Par Marie-Violette Bernard

Après les dinosaures, serions-nous la prochaine espèce condamnée à disparaître ? Une série d’articles publiés dans la revue Science (en anglais) tire en tout cas la sonnette d’alarme :

face au nombre croissant d’espèces disparues ou en voie de disparition, de nombreux biologistes craignent qu’une sixième extinction massive n’ait débuté.

Mais cette fois, le phénomène n’a pas été causé par une catastrophe naturelle de grande ampleur, c’est la faute des humains.

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André Gorz : Leur écologie et la nôtre

Texte d’André Gorz de 1974

L’écologie n’a pas de sens s’il s’agit simplement de faire accepter au capitalisme les contraintes écologiques. « (…) La lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape » vers « une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature (…) » Un classique d’André Gorz, à relire avant ou pendant les vacances.

« Réforme ou révolution ? »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche, dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement rien ne change.

La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse.

Alors mieux vaut, dés à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.

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L’écologie selon Hildegarde

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) a été proclamée en 2012 Docteur de l’Eglise par Benoît XVI, faisant d’elle la quatrième femme Docteur de l’Église après Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l’Eglise catholique, affirmant par là même l’exemplarité de la vie mais aussi des écrits d’Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques. Retour sur une pensée non sans rapport avec l’écologie.

Écologie. Vous avez dit écologie…

La mode est à l’écologie. Soigner son environnement, protéger sa planète s’impose comme une obligation morale, surtout depuis qu’on interdit aux religions de prononcer ce gros mot. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Parler de planète, ce n’est pas la même chose que parler de monde ; parler de la nature ne dit pas ce qu’est cette nature, dans sa… nature profonde, même lorsqu’on l’écrit avec un « N » majuscule. Les anciens vivaient dans un monde ; nous, nous vivons sur une planète, perdus dans une immensité sans frontières…

Sainte Hildegarde appartient au passé, non parce qu’elle aurait aujourd’hui 916 ans ou parce qu’elle ne connaît rien à l’économie, mais parce qu’elle nous parle d’un monde qui ne ressemble plus du tout au nôtre. Tandis que nous construisons des mondes nouveaux, des cieux nouveaux, que nous sautons de progrès en découvertes, elle nous révèle ingénument les secrets d’un univers où les cieux peuplés de créatures chantent la gloire de Dieu, où la terre glorifie le Créateur dans toutes ses fibres, des plantes aux anges, en passant par les astres, le sexe, la vie, la souffrance…

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L’écologie du paysage au service de la biodiversité ?

Le programme BIODIVEA lancé en 2010 par le Ministère en charge de l’Agriculture en partenariat avec le Ministère en charge de l’Écologie, avait pour but de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole autour de la biodiversité. Les hypothèses liées aux expérimentations sont que les caractéristiques du paysage agricole dans sa composition, son organisation, les usages et les pratiques qui y sont liés, jouent un rôle déterminant dans la préservation de la biodiversité.

Les exemples de ce film montrent les leviers sur lesquels agir pour imaginer, concevoir et créer des paysages qui seraient favorables à une agriculture agro-écologique.

Le paysage est un concept polysémique qui recouvre plusieurs champs disciplinaires. Les représentations sociales du paysage peuvent renvoyer à des représentations culturelles et professionnelles divergentes. Pour les biologistes, les agronomes, les aménageurs, etc. le paysage ne revêt pas les mêmes significations.

Dans le cas de ce documentaire, pour aborder la question de la biodiversité dans l’espace agricole, le parti pris a été de raisonner le paysage par le biais de son écologie. En effet, le projet Casdar BiodivEA2 a été centré sur la compréhension du rôle joué par la biodiversité fonctionnelle dans les espaces agricoles.

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Quel est le coût de la pollution publicitaire ?

Vous pestez à chaque fois que vous ramassez des liasses de prospectus publicitaires au milieu de votre courrier ? Certains d’entre vous, verts de rage, ont apposé l’autocollant “Stop pub” mais en vain ? L’UFC-Que choisir publie, mardi 24 juin, une étude quantifiant le volume de cette pollution publicitaire aux coûts écologiques et économiques loin d’être négligeables.

Au cours du mois d’avril, 748 bénévoles de l’ONG répartis dans 59 départements ont comptabilisé le nombre de publicités non adressées qu’ils ont reçues dans leurs boîtes aux lettres. Parmi eux, 236, soit 32 % des participants, avaient préalablement apposé un autocollant “Stop pub”.

Résultat: les ménages n’ayant pas d’autocollant ont reçu en moyenne 72 prospectus dans le mois, soit 2,7 kilos par boîte aux lettres. Cela représente une augmentation de 35 % en dix ans et ce, malgré le développement de la publicité sur Internet et un marché publicitaire globalement en récession.

Les foyers équipés de “Stop pub” ont, eux, récolté “seulement“ 12 prospectus (371 grammes). Le constat est alors sans appel selon l’ONG : si quelques distributeurs ne le respectent pas, l’autocollant “Stop pub” a malgré tout permis de réduire la pollution publicitaire de 83 % en volume et 86 % en poids.

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Tourisme : Les 8 nouvelles tendances innovantes

Le tourisme est devenue une activité économique de masse et de première importance. En France, première ou seconde destination touristique mondiale, et un peu partout dans le monde, on voit pourtant apparaître de nouvelles formes d’activités touristiques. Pas encore de quoi bouleverser l’industrie touristique, mais demain…

On l’appelle le « tourisme responsable » mais le terme recouvre bien des pratiques, pas tout à fait synonymes. De là à penser que le bilan de la fréquentation touristique « maussade » de  juillet-août 2013, avec une baisse de 3,5% des nuitées marchandes, aurait quelque chose à voir avec le tourisme collaboratif… (1)

L’envie de ne pas passer des vacances idiotes gagne une partie de plus importante du public : l’aspiration à mettre en conformité les valeurs auxquelles on aspire toute l’année avec ses choix de vacances est de plus en plus forte.

Quelques chiffres-clés sur le tourisme mondial et français

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Être payé pour venir au travail en vélo

Depuis début juin, une vingtaine d’entreprises volontaires expérimentent la mise en place d’une « indemnité kilométrique vélo » pour les salariés faisant le trajet domicile-travail en pédalant.

Le test, engagé par le gouvernement dans le cadre d’un plan d’action en faveur du vélo et de la marche, doit durer six mois avant une éventuelle décision de généraliser la mesure.