Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.

Privé ou public : Faut-il payer pour l’école de nos enfants ?

De plus en plus de parents quittent le public pour confier leur progéniture à des écoles privées. Ces dernières mettent en avant une discipline rigoureuse et un encadrement renforcé permettant d’obtenir de meilleurs résultats. Est-ce vraiment efficace? L’argent est-il LA solution pour lutter contre l’échec scolaire?

D’autre part, selon un sondage de l’OCDE, dévoilé en 2014, les professeurs s’estiment en grande partie mal formés à la pédagogie et à la gestion d’une classe. Enquête sur l’éducation, un sujet particulièrement sensible qui soulève souvent de nombreuses polémiques.

Partie 1:

Partie 2:

« J’ai choisi l’école à la maison »

Tandis que des milliers d’élèves ont pris le chemin du collège ce matin, Clémentine [1] n’aura pas besoin de sortir de chez elle pour la rentrée des classes. Cette année, alors qu’elle devait passer en sixième, ses parents ont décidé de la déscolariser. Un choix difficile mais nécessaire selon sa mère, Anita. Témoignage.

Ma fille a 11 ans et elle a toujours été scolarisée. Cette année, alors qu’elle devait faire sa rentrée en classe de sixième, nous avons décidé qu’elle n’irait plus à l’école : nous avons misé sur l’instruction en famille.

Clémentine a un parcours scolaire tout à fait classique. Elle a toujours été disciplinée et bonne élève, mais manquait d’enthousiasme à l’idée d’aller à l’école. Pourtant, elle adore apprendre.

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Crayons de couleur : De l’industriel à l’artisanal

Dans les trousses, il est en bonne place. Le crayon de couleur accompagne les élèves de la maternelle à la terminale. Des crayons à la gamme de prix très étendue.

Faits de manière artisanale ou industrielle, la qualité et le prix des crayons de couleur varie beaucoup. Chez Bic, le leader français des articles de papeterie, la matière première pour les fabriquer n’est pas le bois, mais le plastique y compris pour les mines. Les pigments eux viennent du Brésil. Ici le secret pour être compétitif sur le prix, c’est de produire en grande quantité. La boite de crayons coûte moins de deux euros pour douze crayons.

Patrick Tourre est artisan. Il crée les crayons “L’île aux crayons”. Lui aussi produit beaucoup, mais seul, de 4.000 à 5.000 crayons en Auvergne. La matière première c’est le bois de saule qu’il récupère l’hiver. Ses crayons, il les vend 3 à 4 euros l’unité. Françoise Baume est illustratrice. Pour elle inutile d’acheter des crayons faits de manière artisanale aux petits enfants, mais pour dessiner, il faut des crayons à mine plus grasse et donc là “il faudra monter en gamme“, note-t-elle.

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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Caminando : l’école primaire en pleine nature !

En pleine nature, dans le Diois (Drôme), à l’école Caminando, les enfants apprennent à coopérer, à communiquer et à jardiner au même titre qu’à progresser en mathématiques et en français. Ou comment prendre le temps de nourrir tous les talents sans distinction.

Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

Les enfants de l’idéologie libérale-libertaire

Dresser un portrait de la jeunesse actuelle ne peut se faire sans essayer de comprendre les tenants et les aboutissants de la révolution culturelle de mai 1968 qui a façonné l’idéologie libérale-libertaire qui nous domine toujours.

A l’époque, le fossé des générations sans précédent, « un événement mondial, quelque chose qui ne s’était encore jamais produit avec cette simultanéité et sur une telle échelle » a eu comme conséquence que les jeunes, se sentant « étrangers à leurs parents » [1], ont voulu imposer leur vision du monde à la société. Ils n’ont pas essayé d’élaborer une société représentative des différentes générations qui la composaient mais, au contraire, ont imposé leur génération comme socle de la nouvelle ère. Génération des mots d’ordre « il est interdit d’interdire » et « CRS SS », cette nouvelle ère a alors blâmé l’autorité comme valeur de la vieille génération ringarde au profit du développement personnel comme valeur de la jeune génération oppressée.

De cette révolution culturelle opérée par les jeunes bourgeois de l’époque s’en est alors suivi une forte alliance – celle que l’on se plaît à nommer l’idéologie libérale-libertaire – entre d’une part le libéralisme économique et d’autre part le libéralisme culturel, les deux poursuivant une logique semblable : celle de l’illimité.

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Finlande : Écriture manuscrite vs écriture numérique

À partir de la rentrée 2016, les élèves finlandais n’apprendront plus l’écriture cursive, autrement dit, l’écriture en attaché. À la place, ils apprendront à taper à l’ordinateur. Une compétence jugée plus utile à l’heure du tout numérique ou presque.

Qu’on se rassure, on continuera à leur enseigner l’écriture manuscrite, mais uniquement en caractère d’imprimerie.

Aubervilliers (93) : Quand boxe rime avec insertion scolaire et professionnelle

Un ancien champion de boxe déterminé à enseigner ce sport n’a pas oublié le travail à l’école. Il décide donc de créer un club atypique de boxe anglaise où les élèves vont apprendre la boxe tout en faisant des mathématiques.

Saïd Bennajem l’ancien champion de boxe a créé un lieu baptisé “Boxing Beats”. Pour l’aide aux devoirs, le boxeur a fait appel à Mounia, une professeure des écoles et boxeuse à ses heures.

L’installation de cette infrastructure a été possible grâce à une aide financière et matérielle accordée par la fondation Vinci. Le consortium Stade de France l’a quant à lui équipé en mobilier et ordinateurs, et s’engage en parallèle à trouver, chaque année, un emploi pour deux jeunes méritants du club.

« Les enfants de demain » : Histoire d’un écovillage

Ce documentaire vous invite à plonger dans l’univers fascinant du « Hameau des Buis ». On y découvre des témoignages inspirants en plus de diverses alternatives concrètes pour assurer un environnement vert et humain aux générations futures.

Le Hameau des Buis est un écovillage fondé par Sophie Rabhi, la fille de Pierre Rabhi. L’idée du projet : permettre à des enfants d’observer des adultes qui évoluent dans le «vivre ensemble» . Dans cet écovillage, on y retrouve «La ferme des enfants», une école qui propose une éducation basée sur des valeurs humaines.

Puisque les enfants sont le futur de nos sociétés, la philosophie de cette école, fondée en 1999, invite les plus jeunes à croire en une société qui offre l’émancipation de ses membres dans un environnement sain à tous les niveaux.

Selon ses créateurs, «La ferme des enfants» permet dès le plus jeune âge une implication citoyenne en proposant concrètement une alternative écologique et sociale qui, certainement, fait fleurir l’espoir de demain dans quelques petites têtes !

Mortin (50) : Une école numérique dans la campagne

À Mortin, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l’école Nové@ forme ses élèves aux métiers de la filière numérique très haut débit depuis sept ans. Les élèves sont encadrés par des professionnels qui leur enseignent du concret. Du BEP au Master 2, l’école propose cinq formations. Tous les cursus prévoient des stages en entreprise et sont financés en partie par Pôle emploi.

La filière devrait recruter d’ici 2030, 25.000 techniciens. “On a besoin de manœuvres, de ressources humaines, qui sont et qui seront non-délocalisables et qu’on retrouvera sur chaque territoire“, indique Marie-Françoise Dujarrier, directrice de Nové@.

La filière est en pleine expansion. Les élèves viennent de tout le grand-ouest et aussi de banlieue parisienne. L’école aide ses élèves à trouver des solutions d’hébergement et procure du travail à 99% d’entre eux.

Surdoués en souffrance

Ils sont surdoués mais au lycée leur quotient intellectuel se révèle un handicap. Parce qu’ils s’y ennuient, parfois parce qu’ils s’y sentent exclus, un tiers des enfants surdoués abandonneraient l’école.

A Marseille un établissement, le seul de France tente de redonner le goût d’apprendre à ces surdoués décrocheurs.

Réussir à l’école : Une affaire de cerveau ?

Savoir comment notre cerveau fonctionne, est-ce utile pour améliorer les résultats scolaires ? Le débat n’est pas clos. Qu’on y voit un intérêt ou non, les neurosciences fascinent. Voyons de quoi il s’agit, notamment en recueillant le point de vue de spécialistes.

USA : quelle activité cérébrale pour quel apprentissage ?

À New-York, l’Université de Columbia dispose depuis 1887, d’un département dédié aux futurs professeurs, le Teachers College. Son credo ? L’innovation en matière d’enseignement. L’une de ses équipes de recherche se concentre par exemple sur l‘étude des zones cérébrales activées lorsqu’on apprend une langue étrangère.

Le Dr Karen Froud qui dirige le laboratoire neurocognitif du langage en est arrivée à la conclusion que les difficultés des étrangers pour reproduire certains sons n‘étaient pas liées à “un problème de prononciation, mais de perception de ces sons et c’est au niveau du cerveau qu’on peut le voir,” assure la scientifique.

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Laurent Alexandre : « Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ? »

L’école devra-t-elle devenir eugéniste? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ?

Chirurgien-urologue et neurobiologiste, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Pionnier d’internet, il est le fondateur de Doctissimo.fr. Auteur de « La mort de la mort » et de « La défaite du cancer », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements qu’entraînent les NBIC. Il dirige par ailleurs DNAVision société spécialisée dans le séquençage ADN.

(Merci à Ripper2 et à Charles Sannat)

Céline Alvarez : Pour une refondation de l’école guidée par les enfants

Céline Alvarez, formée en linguistique, décide de rentrer dans le système éducatif national afin de faire bouger les lignes de l’intérieur. Elle passe le concours de professeur des écoles en 2009 et débute en 2011 une expérimentation pionnière au sein de l’Education Nationale.

L’objectif? Proposer un nouvel environnement pour l’école maternelle, scientifiquement fondé et validé, permettant de solliciter de façon optimale les mécanismes d’apprentissages et d’épanouissement de l’être humain. Pour cela, elle reprend les travaux du Dr Montessori, qu’elle enrichit et adapte à la lumière des sciences cognitives et de la linguistique.

Comment on a interdit aux enfants de marcher

Les jeunes enfants ne se déplacent presque plus à pied. Une tendance inquiétante qui en dit long sur la tristesse de nos rues. Ces changements ont des conséquences importantes pour les enfants. Déjà, on constate qu’ils sont moins endurants qu’il y a 30 ans : leurs capacités physiques ont régressé de 2% par décennie. Or les spécialistes en conviennent: une pratique prolongée et quotidienne de la marche pourrait suffire à enrayer ce déclin.

Choisissez, au hasard, un film qui montre une sortie d’école primaire. Si l’extrait est tourné dans les années 1950 ou 1960 – nous avons fait le test avec Mon Oncle ou la Guerre des boutons – alors vous verrez la majorité des enfants quitter l’école à pied. Mais plus le film est récent, plus la probabilité que l’écolier reparte en voiture est grande. Si vous n’avez pas envie de fouiller votre cinémathèque, jetez donc un œil dans la rue : la quasi-totalité des écoliers ne sont plus piétons mais passagers.

Les – trop rares – études consacrées au sujet confirment que les enfants marchent de moins en moins. Une enquête menée en Languedoc-Roussillon en 2008 et publiée par le CGDD (Commissariat général au développement durable) estimait que « 70% de tous les déplacements des enfants de 6 à 14 ans sont effectués en voiture ».

Une autre enquête publiée par le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) en 2007 sur les trajets vers l’école primaire à Lille et à Lyon montrait que, même dans les grandes métropoles, les enfants vont de plus en plus souvent et majoritairement à l’école en voiture-passager (voir schéma ci-dessous) :

De plus en plus d’obstacles
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En France les écoliers travaillent trop et mal

Quelles sont les faiblesses de l’Éducation nationale? La question se pose chaque année à la rentrée. Voici les vrais chiffres qui permettent de comparer l’école de la République à celle de nos voisins européens. Elle atteint tout juste la moyenne.

De la maternelle à la terminale, près de 13 millions d’élèves sont de retour à l’école. Pour Najat Vallaud-Belkacem, c’est la première rentrée. La toute nouvelle ministre de l’éducation nationale a sans nul doute déjà évalué les forces et les faiblesses du système éducatif français pour répondre aux détracteurs des réformes en cours, notamment la modification des rythmes scolaires.

Comme la ministre, nous avons évalué l’école de la République comparée à celle de nos voisins européens. Avec tout juste la moyenne, les notes de l’école de la république ne sont pas très bonnes, mais ce n’est pas le cancre européen comme que certains l’affirment.

Pour noter le plus objectivement possible l’école nous avons retenus cinq critères significatifs:
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États-Unis : À 13 ans il a décidé de quitter l’école

Le jeune Logan Laplante, aime apprendre, mais il s’est rendu compte, qu’il avait un problème avec le système scolaire. Il quitte l’école à 13 ans pour devenir « un hacker de l’école ».

Les hackers se mettent dans des situations où ils forcent la société à se poser des questions, là où il y a nécessité de réponses pour des situations sociales devenus parfois incohérentes voir dramatiques…

(NB: Pour activer les sous-titres en Français, il suffit de cliquer sur l’icône rectangulaire en bas à droite de l’écran).

 

École du futur : La fin des profs ?

En France, le ministère de l’Éducation Nationale veut faire entrer l’école dans l’ère du numérique. Tableaux interactifs et tablettes tactiles devraient, d’ici 2020, remplacer progressivement la craie et les cahiers.

Pour les firmes informatiques, cette évolution représente un marché colossal, évalué à 100 milliards d’Euros à l’échelle mondiale. Sur les 12 millions d’élèves que compte l’Hexagone, seulement 10% travaillent actuellement à l’aide d’un matériel informatique à l’école.

Ce bouleversement inquiète les professeurs qui craignent un repli sur soi de l’enfant en classe, où le rapport au savoir ne se ferait plus par la communication avec les autres, mais à travers un support. Enquête en Corrèze, premier département à avoir équipé tous les collégiens d’une tablette numérique.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

« Comment sommes-nous devenus si cons ? » : Le cri de colère du linguiste Alain Bentolila

Par Jean-Paul Brighelli

Derrière le titre un brin provocateur, Alain Bentolila, spécialiste du créole haïtien et de l’apprentissage des langues maternelles au Maroc, dresse dans son ouvrage paru jeudi 11 septembre, un portrait sévère de notre rapport à l’intelligence et à l’apprentissage.

L’auteur pousse cri de colère contre des années d’errances éducatives, mais également contre l’ensemble de la société, de l’école à internet.

« On n’est pas con, on nous a rendus cons ! La télévision en porte une grande responsabilité : même s’il y a des émissions remarquables, celles regardées sont souvent d’une affligeante débilité. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité ; Facebook rend les gens très cons. Les hommes politiques, enfin, au discours rodé, nous prennent également pour des cons… et à force, on finit par le croire. »

La com/position de l’ouvrage va de la surface vers la profondeur – de la société du spectacle et de la “grande anesthésie” télévisuelle (Nabilla n’est pas la meilleure copine de Bentolila) aux abominations com/munautaires des fous de Dieu de toutes farines.
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Emmanuelle Piquet : « Comment lutter contre le harcèlement scolaire »

Issue du monde de l’entreprise où elle fût DRH pendant quinze ans, Emmanuelle Piquet, psycho-praticienne et formatrice, exerce la thérapie brève et intervient majoritairement auprès d’enfants et adolescents. Elle est la cofondatrice du CRISS, le Centre de Recherche sur l’Interaction et la Souffrance Scolaire.

À la fois centre de consultation, de recherche et de formation, ce lieu reçoit enfants, adolescents, parents et enseignants pour apaiser les souffrances et forme des professionnels de l’enfance à une meilleure gestion des interactions.

“Désintoxication numérique” : faut-il se soigner de l’overdose d’écrans ?

En quelques années, les habitudes des citoyens des pays industrialisés ont radicalement changé. Les écrans ont envahi tous les pans de la vie, et certains de mettre en garde contre le trop plein technologique. Sommes-nous tous des candidats potentiels à une cure de désintoxication aux écrans, concept de plus en plus en vogue outre-Atlantique ?

En Amérique du Nord, ce sont des centres de cures de désintoxication qui ouvrent leurs portes aux “drogués de la technologie” ; en Europe, des hôtels qui offrent de confisquer tous vos appareils dès votre arrivée. Des lieux publics vantés “sans wifi”, des écoles françaises qui établissent “une semaine sans écran” : l’addiction technologique est devenue une vraie problématique.

Travail, vie quotidienne, éducation, loisirs : les écrans sont partout et captent l’attention de tout un chacun, avec leur lot de désagréments de plus en plus reconnus — une fois la période du plaisir de la découverte et de la nouveauté passée. Au point que des chercheurs en neurosciences alertent sur les effets délétères des écrans sur le développement des enfants et sur la vie humaine en général. Pendant que des centres de désintoxication au numérique font le plein de “digital addicts” (“accros au numérique”) aux Etats-Unis.

Des études inquiétantes à propos des enfants
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Portugal : Toujours plus de fermeture d’écoles en raison de la crise

Le regroupement scolaire du primaire au secondaire signe-t-il la mort des villages portugais ? Le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 311 écoles supplémentaires pour l’année prochaine. Au grand dam des Portugais vivant en zone rurale…

Les écoles portugaises ferment leurs portes. Pas uniquement pour l’été. Près de 311 écoles primaires disparaîtront dès septembre prochain pour cause d’austérité budgétaire, annonce le ministère de l’Éducation.

Le pays entame pourtant depuis peu un début de sortie de crise et le gouvernement a refusé la troisième tranche d’aide européenne destinée à soutenir son économie. Mais selon Nuno Crato, ministre de l’Éducation, le pays souhaite volontairement poursuivre la « rationalisation du réseau scolaire » en fermant les écoles rurales où les élèves sont peu nombreux.

En 2010, le ministère révélait que sur 3200 établissements du premier cycle, 600 ont moins de vingt élèves et 400 moins de dix. Depuis les maternelles sont progressivement regroupées avec les classes primaires et secondaires.

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Russie : L’école alternative de l’académicien Shchetinin

L’école de Shchetinin est une structure russe où les enfants peuvent terminer le niveau primaire et secondaire en 2 ans. Ils peuvent aussi obtenir leur doctorat avant l’âge de 17 ans. Les enfants apprennent autres choses que les matières scolaires classiques comme la danse traditionnelle, les arts martiaux, la musique et les arts.

La doctrine de l’école repose sur le précepte: “Je vois, J’analyse et j’agis”.

En fait, on ne dicte pas aux enfants ce en quoi ils doivent croire et comment apprendre. Ils le font à leur manière, ce qui assure leur succès. Le professeur n’est pas là comme dictateur mais bien comme aide à l’apprentissage. Il propose des notions à apprendre et ensuite en discute avec les élèves, puis les enfants doivent eux-même en discuter avec les autres pour démontrer ce qu’ils ont compris.

L’enseignant n’oblige pas un élève à étudier ceci ou cela, c’est l’élève lui-même qui décide ce qu’il veut apprendre en premier et puisqu’il est attiré par ce sujet alors il apprendra beaucoup plus vite.

En apprenant aux enfants à étudier de cette façon, les professeurs s’assurent que les enfants créent leur propre méthode et que par la suite ils pourront apprendre n’importe quel sujet très rapidement.

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La triche «halal», une marque déposée

En Algérie, le copiage, lors des examens, est presque devenu un sport national, tant il est vrai qu’aucune institution pédagogique, de l’école primaire jusqu’à l’université, n’est épargnée par ce procédé inélégant.

Par Lydia Rahmani

Il est pratiqué sans honte, assumé même, par bon nombre d’apprenants qui s’y adonnent sans en rougir.

Or, tricher, c’est enfreindre les lois civiques et divines, sachant que ce procédé est abhorré par le Créateur et censé être proscrit par les croyants. Et quand la triche a pour scène la prestigieuse université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine (USIC), cela dépasse l’entendement,

surtout quand on n’hésite pas à déchirer les pages du Saint Coran pour arriver à ses fins !

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Les femmes au travail … à tout prix ?

Résumé d’une étude plus approfondie sur la difficile articulation travail/vie de famille et une analyse des solutions préconisées par le  ministre du droit des femmes : toutes les femmes au travail pendant que l’État s’occupe des enfants. (Accédez à l’article complet au format pdf en cliquant ICI).

En France, 60% des femmes de 15 à 64 ans travaillent, cela correspond exactement à l’objectif préconisé par l’Union Européenne. La France se hisse ainsi aux premiers rangs dans l’UE.  De 25 à 49 ans cette proportion s’élève à 84%. De plus, notre pays est reconnu pour être celui où se conjugue le mieux l’articulation travail/vie de famille. Celui aussi où le taux de natalité est le plus élevé.

Tout semble donc aller pour le mieux! Pas si sûr…

Le gouvernement, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem veut atteindre, dans les dix prochaines années, les 70%  de femmes au travail. Pour commencer.

Est-ce vraiment le souci de répondre à l’attente des femmes et d’ « améliorer leur conditions » qui dicte la politique militante du « droit des femmes » inspirant nos gouvernements?

Certes, le problème est bien réel et justifie un plan d’action gouvernemental: question de la retraite future des femmes qui n’ont pas accumulé de points par leur travail, besoin d’autonomie, précarité des femmes abandonnées ou veuves avec enfants, difficile conciliation de la maternité et de l’emploi, problèmes de garde d’enfant, réinsertion aléatoire après une longue interruption de carrière liée à l’éducation des enfant…

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Roms : « Un bel exemple d’européanité vraie »

Compagnon de route de familles roms et manouches dans le Val d’Oise et ailleurs, Jean-Pierre Dacheux revient ici sur les fondamentaux des cultures Roms et dégomme les stéréotypes associés à une culture complexe, en mouvement.

Les moments de rencontres, de frictions et de tensions entre Roms et gadjé (1) sont multiples. Les premiers questionnent en effet nombre de nos certitudes. Sur nos façons d’habiter et de nous déplacer, sur le concept de propriété, sur les normes qui nous encadrent et sur l’économie capitaliste qui régit nos vies. Les Roms nous invitent ainsi à repenser la cohabitation avec tous ceux dont les modes de vie bousculent l’ordre et les règles établis. Et qui, de fait, se trouvent violemment exclus et marginalisés.

À travers les cadres géopolitiques traditionnels

L’exemple des Roms en France révèle toutes les contradictions européennes. Au fond, ils posent cette question: qu’est-ce que l’Europe? Eux vivent à plein l’élargissement politique d’une Europe dans l’Europe, puisqu’ils sont partout. Ils posent la question de l’européanité autrement qu’en terme de fédération d’États-nations.

C’est pourquoi ils constituent un hiatus pour les politiques. Parce qu’ils s’affirment comme nation sans territoire, même si la plupart n’envisagent pas le problème en termes théoriques. Certains intellectuels roms affirment ainsi : « Nous sommes des Européens parce que nous vivons en Europe et nous ne sommes pas des Européens parce que nous n’appartenons pas à un État de l’Union européenne. » Ça met en chantier nos concepts politiques traditionnels.

À l’inverse, les Roms de France rencontrent une difficulté particulière. Ils ont revendiqué le droit d’être considérés français comme les autres. Or, en devenant français comme les autres, tu deviens peu ou prou « nationaliste ». D’ailleurs, certains Roms de France protestent parfois contre les Roms d’Europe de l’Est : « Ils viennent chez nous ! » De telles réflexions n’ont généralement pas cours ailleurs en Europe. Elles résultent en bonne part de la différence de niveau de vie.

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Italie : Potagers didactiques, quid est ?

Des livres, des cahiers mais également des graines, des outils et des tabliers spéciaux: les cartables des enfants d’aujourd’hui contiennent toute sorte d’objets pour se salir les mains avec de la terre.

Même au niveau des maternelles, les établissements scolaires sont en effet de plus en plus nombreux à proposer des activités de jardinage, transformant un bout de terrain en une classe à ciel ouvert.

Ici, les enfants apprennent à reconnaître les plantes vertes, à semer des graines et à les voir se transformer graduellement en plantes, à observer la nature, ses rythmes lents et parfaits ainsi que le cycle des saisons puis à récolter les fruits de ce travail.

L’activité manuelle des jardins potagers pour enfants stimule en effet leur goût de l‘expérience, les incite à développer de nouvelles compétences et habitudes, les invite à découvrir le monde des plantes, à faire des expériences concrètes sur le terrain, à se détendre tout en s’instruisant. Et à travailler en groupe, avec des enfants d’horizons variés.
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Grande-Bretagne : Les Blancs pauvres, une minorité ethnique

Vingt ans après une première étude sur les résultats scolaires des enfants pauvres dans le système éducatif, le dernier rapport du Bureau de l’inspection de l’Éducation nationale britannique (Ofsted), intitulé « Unseen Children » Enfants invisibles »), jette à nouveau un pavé dans la mare. Aujourd’hui, et contrairement aux années 80-90, les enfants pauvres des grandes villes, majoritairement issus des minorités ethniques, s’en tirent de mieux en mieux.

Les écoles du grand Londres, de Birmingham, de Manchester ou de Liverpool ne les abandonnent plus à leur sort et les investissements des trente dernières années portent leurs fruits. En revanche, les enfants pauvres des zones rurales et littorales de l’est et du sud-est de l’Angleterre, ceux de la white working class, fréquentant souvent des écoles où dominent les classes bourgeoises, sont sur la touche, avec un personnel enseignant qui semble indifférent.

Michael Wilshaw, directeur de l’Ofsted, les appelle « la minorité invisible des beaux quartiers ». Invisible, car blanche, mais pourtant défavorisée. Il préconise la manière forte : parachuter des « superprofs » dans ces écoles parfois huppées mais délaissant leurs élèves blancs et pauvres. Il a agité la menace d’inspections en rafale.

En janvier, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur, David Willetts, qui a tiré la sonnette d’alarme, demandant qu’une discrimination se fasse à l’entrée de l’université en faveur des mâles blancs d’origine modeste et affirmant que ceux-ci ont leur place aux côtés des minorités ethniques et d’autres minorités dites désavantagées.

Faute de statistiques ethniques, il n’aurait pas été possible de réaliser une telle étude en France. A cela, on répondra aussi que le fait de fonder une politique sociale non sur l’origine ethnique mais sur le niveau de pauvreté, évite, ici pour le moment, ce type de disparités.

Marianne

(Merci à Suria)

États-Unis : Détroit, société post-industrielle et décroissance forcée

Par Sophie Chapelle

La ville de Détroit, symbole du capitalisme et de l’industrie automobile, n’est plus que l’ombre d’elle-même. En cinq ans, ses habitants ont subi une brutale décroissance forcée : un taux de chômage exorbitant, un exode urbain sans précédent, des services publics délabrés. Pourtant, derrière les scènes de désolation, une société post-industrielle est en train de naître, grâce à l’expansion d’une agriculture urbaine et à l’émergence de solidarités de quartier. Basta ! a rencontré celles et ceux qui bâtissent une nouvelle cité sur les ruines de la Babylone déchue.

Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80.000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an.

« Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté. Ils nous ont mis dans la tête que ce qui était bon pour eux était bon pour nous. Il nous fallait donc cesser de marcher et conduire des voitures. Et si nous n’aimions plus cette voiture, nous en achetions une autre. Cela a duré pendant des décennies mais aujourd’hui, c’est fini ».

Tournant le regard vers les rues désertes de Détroit, Maureen conte le quotidien de ses habitants les plus touchés par la crise. Des gens mourant de froid sur les trottoirs, des enfants retrouvés morts dans les maisons incendiées, un système de soin de santé inaccessible pour les bas-revenus, « un monde de fous » résume t-elle.

Exode urbain
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École : Quand les multinationales remplacent les instituteurs

Par Agnès Rousseaux

Le groupe pharmaceutique Novartis va adresser 5.000 kits pédagogiques à des écoles élémentaires. De quoi sensibiliser 150.000 enfants à l’importance de prendre soin de leur animal domestique préféré, chiens ou chats, pour éviter la transmission de maladies grâce… à des produits en partie commercialisés par Novartis.

Une trentaine d’enfants sont sagement assis dans les fauteuils de l’auditorium du Muséum national d’Histoire naturelle. Ils regardent un dessin animé sur les risques de transmission de maladie par les animaux de compagnie. Un dessin animé réalisé par l’entreprise pharmaceutique Novartis. Le message: bien se laver les mains après avoir caressé son animal. Et surtout penser à procéder à une vermifugation régulière de son chien ou chat (par administration d’un médicament), pour tuer les vers, vecteurs de maladies.

Sylvie Thevenon, conceptrice du programme chez Novartis, anime cette séance « pédagogique » de « sensibilisation pour changer les comportements ». S’agit-il de « séances pédagogiques » désintéressées, ou de réaliser une vaste opération marketing, avec l’aval de l’Éducation nationale ?

Cette classe de CE2 de Neuilly-sur-Seine n’est pas la seule cobaye. 2 000 kits pédagogiques ont été envoyés dans des écoles, 3.000 autres vont suivre en juin. 150 000 enfants de « Cycle 3 » (8-10 ans) pourront donc apprendre à s’occuper de leur animal de compagnie grâce aux bons conseils de Novartis, et de sa filiale Novartis santé animale ! Le ministère de l’Éducation nationale a donné son accord pour cette activité « éducative ». Et évidemment totalement désintéressée…
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Suisse : Les entreprises infiltrent les salles de classe

Certaines entreprises élaborent des supports de cours qu’elles mettent à disposition des enseignants alémaniques. La Suisse romande est épargnée pour l’instant par ces pratiques qui visent «les clients de demain».

Qu’est-ce que l’énergie nucléaire? Quels effets secondaires peuvent avoir la pilule contraceptive?

Pour y répondre, certaines entreprises fabriquent des fiches d’exercices à destination des enseignants alémaniques. Elles s’introduisent ainsi dans les salles de classe et accèdent aux clients et citoyens de demain. Ces pratiques n’existent pas en Suisse romande pour différentes raisons.

La plateforme internet Kiknet, fondée il y a dix ans, met à disposition des fiches de travail en allemand sur environ 150 thèmes et dit enregistrer quelque 40’000 téléchargements par mois. Ce matériel gratuit pour les enseignants est financé par des entreprises, des associations, des organisations et des offices fédéraux.

Il peut aider des professeurs stressés à préparer leurs leçons. Mais lorsque La Poste enseigne aux enfants l’écriture des lettres, la Coop la consommation «durable» et le PLR le paysage politique en Suisse, cela ne revient-il pas à arroser les jeunes de publicité même au sein de leur classe? Un coup d’oeil sur ces supports montre que certains ne sont pas au-dessus de tout soupçon.

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“Refondation de l’école” : Le terme est-il justifié ?

Tribune Libre de notre lectrice El, qui identifie certains des problèmes majeurs relatifs à l’enseignement en France et nous propose des solutions.

Le 19 mars 2013, le projet de loi pour la refondation de l’école de Vincent Peillon a été adopté en première lecture. Cette loi, dans sa complexité, va-t-elle réellement pouvoir enrayer la perte de prestige croissante de l’institution ? Va-t-elle se révéler capable de relever les nombreux défis, de résoudre les problèmes auxquels se trouve confronté, depuis des décennies, notre système éducatif ?

Déjà, les premières critiques s’élèvent, pour s’opposer à ce projet.

1°) La taille de l’Éducation Nationale rend le système ingouvernable et déshumanisé
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États-Unis : Apprendre à écrire ne sera plus obligatoire dans les écoles de 45 États

À l’heure ou nous envoyons des mails, textos ou messages tchats au détriment de belles lettres manuscrites, est-il toujours légitime d’apprendre à écrire à l’école  ? La question peut surprendre.

Pourtant aux États-Unis, elle a déjà été tranchée : d’ici 2014, l’écriture manuscrite sera un enseignement optionnel dans 45 États américains. À la place, sera privilégié l’apprentissage de … Word.

Après tout, en Grande Bretagne d’après un sondage, 40% des citoyens déclarent n’avoir rien écrit à la main depuis 6 mois.

Pour Monica Baerg, 16 ans, élève au lycée d’Arcadia en Californie, écrire en attaché, ça ne sert à rien. Les devoirs sont systématiquement tapés à l’ordinateur. Quand Monica est forcée d’utiliser un stylo, elle écrit en lettres d’imprimerie. “Personne ne nous a jamais forcés à utiliser l’écriture cursive, donc c’était pénible de mémoriser les lettres“, raconte cette adolescente… qui a cependant des difficultés à déchiffrer ce que ses parents écrivent.
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Inde : L’université des Va-nu-pieds

A Rajasthan, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux – illettrés pour la plupart – pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre villages. Son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne.

(Merci à Tilak)