Il est urgent de préparer la décroissance !

Pour Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, tous trois membres du Mouvement des objecteurs de croissance, “les partis médiatiques prouvent tous les jours leur incapacité à proposer la moindre mesure qui ose accepter la réalité d’un monde fini”. “C’est pourquoi, écrivent-ils, il faut appeler politiquement à une recomposition électorale autour d’un pôle antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste et révolutionnaire”.

Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête effrénée de croissance, par la promotion du consumérisme et du « progrès » technoscientiste. Les effets de ces politiques sont pourtant implacables : les 67 milliardaires les plus riches de la planète détiennent autant de richesse que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres ; le 5e rapport du Giec annonce une augmentation de 4,8 °C d’ici à la fin du siècle, induisant des événements climatiques extrêmes, une insécurité alimentaire, une perte de biodiversité, plus de migrations contraintes…

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Pau (64) : L’éconstruction pour tous

Bâtir sa maison avec des matériaux recyclés, le tout pour moins de 30.000 euros, c’est possible si l’on en croit les responsables de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau, dans le sud-ouest de la France.

Depuis 2009, les Compagnons sont invités à dessiner la maison dont ils rêvent, puis à participer à l’élaboration des plans et à l’écoconstruction de leur futur foyer. Ces maisons bâties en partie avec des matériaux de récupération changent de forme ou de couleur au gré du goût de leurs architectes respectifs.

De la maison sur pilotis au chalet en bois et paille, chaque bâtisse de ce quartier expérimental est unique et consomme peu d’énergie.

L’objectif principal du projet est de permette aux Compagnons de retrouver un nouvel élan de vie grâce au bien-être que peut leur procurer ces habitations personnalisées. Une mairie a également été construite à la sortie du village. Un conseil municipal alternatif s’y réunit régulièrement. Au risque d’être considérée comme le vilain petit canard d’Emmaüs, la communauté continue de « risquer l’utopie ».