L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.

Du poison dans l’eau du robinet (rediff.)

Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires.

Alors l’eau du robinet est-elle vraiment potable ? Réponse avec le documentaire ” Du poison dans l’eau du robinet ” de Sophie Le Gall.

Le hold up de l’eau

L’approvisionnement en eau pose problème dans le monde. Une personne sur quatre n’a pas accès à de l’eau potable. Nombre de gouvernements n’ont pas les ressources ou la volonté nécessaires pour offrir à leur population cet élément essentiel à la vie. Ces dernières années, une poignée de grosses entreprises ont perçu la crise et y ont vu une occasion de brasser de lucratives affaires.

Si bien que, des déserts de la Californie aux rues de Soweto en passant par des milliers d’autres villes du monde – souvent avec le concours de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international – ces entreprises tentent de privatiser cette ressource considérée par la masse comme un bien public. Le hold up de l’eau est une enquête sur les résultats de ces efforts de privatisation dans plusieurs lieux névralgiques et rend compte de ce que nombre de personnes voient comme la première bataille d’une guerre à mener dans les années qui viennent.

Via le blog de Blueman

Les rivières de la planète sont en crise

Une équipe internationale de scientifiques a rendu public son étude mercredi le 29 septembre publiée dans la revue Nature, et déclare que les rivières de la planète sont dans un état de crise, dont les rivières en Amérique du Nord et en Europe, malgré les [milliards] de dollars dépensés pour assainir leurs sources d’eau potable.

Les menaces en approvisionnement de l’eau pour l’humain et la diversité biologique sont pandémiques” déclare Charles Vorosmarty de la City University of New York, un co-auteur du rapport.

L’équipe de scientifiques estime que presque 80% de la population du globe, environ 5 milliards de personnes, vivent dans des régions à très grand risques à la sécurité de l’eau potable surtout causés par de la mauvaise gérance des rivières et la pollution.

Plus une région est riche, plus elle est menacée par une mauvaise qualité de l’eau à cause de barrages mal situés et de la pollution causée par les engrais, les pesticides et d’autres produits chimiques. Les nations riches camouflent leur mal-gérance de l’eau en installant des usines de traitement d’eaux usées coûteuses.

Les auteurs suggèrent que l’on repense notre façon de protéger nos rivières en regardant à la fois l’accès aux sources d’eau potable pour la population et la biodiversité des rivières. À cause de la rapidité des disparitions d’espèces, l’accroissement de la population humaine, les changements climatiques, les usages de l’eau et les pressions dûs au développement, les systèmes d’eau douce resteront menacées dans l’avenir prochain.

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Le scandale du gaspillage de l’eau

Une enquête révèle l’état calamiteux des réseaux d’eau potable en France. En moyenne, 25% de l’eau mise en distribution n’arrive jamais à destination. Les municipalités gaspillent jusqu’à 40% de l’eau. Coût de ce gaspillage pour la collectivité: 2 milliards d’euros.

Un scandale aussi invisible que silencieux. Les habitants de Rouen savent-ils que les jolies ruelles pavées de la vieille ville cachent un grave problème pour l’environnement et… leur pouvoir d’achat? Ceux d’Avignon, de Nîmes, d’Amiens ignorent sans doute qu’ils sont, eux aussi, concernés, comme la plupart des Français.

L’état des canalisations du pays est calamiteux, à quelques exceptions près. Fuites jamais traitées, ruptures intempestives… Chaque jour, des milliers de mètres mis en distribution n’arrivent jamais aux consommateurs.

L’enquête dévoile la gravité de la situation dans les plus grandes villes. Des pertes colossales sont enregistrées partout, sans distinction de couleur politique du maire ou du mode de gestion, en régie ou déléguée au privé. Ce palmarès édifiant est réalisé pour la première fois à la lumière des rapports réalisés par les collectivités locales. Nîmes occupe la malheureuse première place du classement. Seuls 6 litres sur 10 parviennent aux consommateurs de la ville. A Rouen, on reconnaît aussi les dégâts. Plus de 3 litres sur 10 se perdent en cours de route. Les efforts d’investissement de la régie ont été portés de 6 millions d’euros par an à 10 millions. “Ce n’est pas un problème d’exploitation mais de l’état du sous-sol“, plaide Alain Renaud, directeur du pôle Eau et Assainissement.
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