Vegas et la Fin des Temps

“La sécheresse est comme un cancer rampant qui se répand dans le désert… A mesure que la situation s’aggrave, nous allons commencer à parler du ‘rapatriement’ des gens qui vivent à Vegas”.  La situation de Las Vegas est silencieusement, subrepticement devenue désespérée, comme la décrit Rob Mrowka, un scientifique résidant dans cette ville et travaillant au Centre for Biological Diversity…

Un long article de The Telegraph, du 29 juin 2014, commenté par ZeroHedge.com le 30 juin 2014, détaille minutieusement ce qu’on n’ose évidemment décrire comme le naufrage, sinon dans un océan de sécheresse, de cette ville fameuse. L’aventure est symbolique et exemplaire, parce que Vegas, la “ville-pécheresse” selon le conformisme du Système et avec le contrôle qui va avec, est par nombre d’aspects un symbole puissant de notre contre-civilisation, de ses choix prédateurs de l’équilibre de la nature du monde, de son gaspillage insensé, de sa vulgarité coûteuse, de son hypocrisie et de la soumission de l’esprit à l’idéologie de la maîtrise du monde par l’espèce humaine prisonnière de la technologie et de la communication, – dito, du “déchaînement de la Matière”.

Lire la suite

Inde : Ayurveda, aux origines du bien-être

Dans l’État indien du Gujarat, des archéologues ont mis au jour des éléments se rapportant à la médecine ayurvédique, une médecine traditionnelle indienne.

Selon la doctrine ayurvédique, l’être humain est un cosmos en miniature constitué des éléments de la nature. Le vent et l’air déterminent la nature d’un être et sa prédisposition à telle ou telle maladie. Le feu transforme la nourriture en énergie et crée les impulsions. L’eau caractérise le changement.

Le védia – médecin ayurvédique – détermine la nature profonde de son patient selon l’équilibre de ces trois éléments, les doshas.

(Merci à Tilak)

Économie : Vers un monde de violences

Les années 1990 ont permis à Francis Fukuyama d’annoncer la fin de l’histoire. Les années 2000 ont montré combien il était illusoire d’imaginer un monde pacifié, sans conflits, sans forces obscures dont on ne mesure jamais, avant qu’elles n’apparaissent, les terribles conséquences.

À vrai dire, la troisième mondialisation a dessiné les contours de ce qui est tout sauf un « village global », en réalité un monde privé de mode d’emploi, qui court éteindre un incendie après l’autre sans jamais en voir la fin. Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes, publiera son nouveau livre “Un monde de violences, l’économie mondiale 2015-2030″, la semaine prochaine.

Un océan gigantesque découvert à 700 km sous la surface de la Terre

Un réservoir d’eau contenant l’équivalent de trois fois le volume de l’ensemble des océans de la planète a été découvert sous la surface de la Terre. Retrouvé sous une couche de roches à plus de 700 km de profondeur, il pourrait permettre aux scientifiques d’en savoir plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Et si l’eau sur Terre provenait d’un gigantesque réservoir souterrain ? C’est en tout cas ce que pense une équipe de chercheurs, après avoir découvert un océan situé à plus de 700 km de profondeur, et contenant près de trois fois le volume d’eau contenu sur Terre.

Les scientifiques espèrent d’ailleurs que cela leur permettra de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Terre mais aussi comment la tectonique des plaques déplace l’eau entre la surface et ce réservoir.

Ce mystérieux réservoir était en réalité dissimulé au cœur d’une roche bleue, connue sous le nom de ringwoodite, à 700 km de profondeur dans le manteau terrestre, c’est-à-dire la couche de roches brûlantes située entre la surface de la Terre et son noyau. La taille impressionnante du réservoir, trois fois le volume des océans de la planète, pourrait permettre d’en savoir un peu plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Lire la suite

Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

Lire la suite

L’extraction des eaux souterraines peut engendrer des séismes : cas de la Californie

L’ampleur des activités humaines est telle que nous modifions notre climat, l’ensemble des écosystèmes mais aussi le relief terrestre et pas seulement via l’aménagement du territoire mais indirectement à cause de l’extraction de plus en plus intense des eaux souterraines.

A ce sujet, le professeur Pascal Audet du Département des sciences de la Terre et une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Colin Amos de l’Université Western Washington viennent de publier une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature. Celle-ci trace un lien direct entre l’extraction des eaux souterraines et le soulèvement de la chaîne Côtière[1] et de la Sierra Nevada en Californie (Etats-Unis), ce qui risque de faire augmenter le nombre de petites secousses sismiques le long de la faille de San Andreas, non loin de là.

L’étude s’est penchée sur la vallée californienne de San Joaquin où l’extraction de l’eau est telle que l’aquifère ne parvient plus à se régénérer. Le pompage, l’irrigation et l’évapotranspiration dans cette zone pendant 150 ans a entraîné la perte de 160 km3 d’eau souterraine. Résultat : le fond de vallée s’est affaissé rapidement et le terrain aux alentours s’est soulevé de 1 à 3 mm par an, notamment au sud de la vallée.

Lire la suite

Inde : Convertir l’irrigation à l’énergie solaire

Dans notre série des Bonnes nouvelles de la planète, certains projets sont parfois spectaculaires mais à l’impact symbolique. Et bien pour cette initiative du gouvernement indien, pas du tout. Son impact positif sur l’environnement sera énorme.

Jusqu’à présent la tentaculaire agriculture indienne a utilisé, pour son irrigation des millions de pompes. Leur inconvénient majeur – et massif – est qu’elles fonctionnent au diesel ou au mieux, à l’électricité issue de centrale à charbon.

212 milliards de tonnes d’eau sont utilisés chaque année pour arroser les 35 millions d’hectares cultivables en l’Inde grâce à 26 millions de pompes.

Depuis les années 1990, du fait de l’augmentation régulière des surfaces irriguées, les niveaux d’eau dans les aquifères sont dramatiquement bas. Dans ces conditions, une succession d’années sèches (déficit de précipitation pendant la mousson), comme celles de 2002 à 2004, peut obliger les paysans indiens à réduire leurs surfaces irriguées de 75 % .

Lire la suite

Comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche

Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse.

Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire. Installés en Loire-Atlantique, ils savouraient l’accomplissement d’un de leurs objectifs: être autonomes en électricité.

Aujourd’hui, une éolienne de 18 m de hauteur et de 5 m d’envergure, couplée à des piles photovoltaïques d’une surface de 6 m², leur suffisent. L’ensemble fournit assez de courant pour une famille de six personnes (ils ont quatre enfants).

Autonomie énergétique

Lire la suite

États-Unis : La guerre de l’eau a éclaté en Californie

Les larmes lui viennent aux yeux lorsqu’il évoque ses amandiers. Bill Diedrich n’est pourtant pas un tendre. Il a un profil d’aigle et la voix rocailleuse. Depuis que l’arrière-grand-père est arrivé d’Allemagne en 1892, sa famille est dans l’agriculture. Il aime cette région aride, cette vallée qui a inspiré Steinbeck. « J’ai la terre dans les veines, dit-il. C’est comme un artiste avec sa peinture. » Mais, aujourd’hui, la terre s’effrite sous les doigts. « Si la sécheresse continue, craint-il, ça va être l’apocalypse ici. »

Tous les matins, Bill fait le tour de ses terres dans son pick-up, ses lunettes de glacier sur le nez. Il roule sur les talus, au bord des canaux d’irrigation. D’un coup d’œil, il mesure l’état des oignons, l’avancée des asperges. Pour un endroit attaqué par l’une des sécheresses les plus sévères de l’histoire américaine, la vallée est étonnamment verte. Les amandes sont déjà sur les arbres, les grenades parées de leurs fleurs rouges.

Mais le paysage est trompeur. Les fermiers vivent sur leurs dernières réserves. Cette année, Bill Diedrich a laissé tomber le coton. Faute d’irrigation, il a mis 80 hectares en jachère, sur les 610 hectares que compte son exploitation. En vertu d’un système hautement complexe – et vieux de près d’un siècle –, l’eau qui descend de la Sierra Nevada est répartie de manière inégale entre les fermiers. Cette année, Bill a eu droit à 10 % de l’allocation normale, certains n’ont rien eu du tout, comme ce voisin qui cherche à vendre l’un de ses tracteurs. « Ses amandiers commencent à se tasser », constate le fermier, le coeur serré.

Lire la suite

Les maîtres de l’eau

Viktor Schauberger (30 juin 1885–25 septembre 1958) était garde-forestier autrichien, naturaliste, philosophe et inventeur. Il a publié des essais sur ses inventions et théories. Il est considéré comme un des pionniers de la recherche hydraulique.

Pour Viktor Schauberger, on ne peut pas détruire la matière mais la dissoudre. Les spirales allant en se rétrécissant vers l’arrière ont le pouvoir d’imprimer à des eaux souillées ou polluées un mouvement tourbillonnaire allant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Schauberger a défini que l’eau est un élément qui se dynamise naturellement dans sa course le long d’un cours d’eau en mouvement tel qu’une rivière à l’aide des vortex fluidiques ou plus communément tourbillons. Il n’a eu de cesse de développer des applications pratiques pour dynamiser l’eau de boisson ou pour usage agricole.

(Merci à Richard)

Mexique : De la pluie pour produire de l’électricité

Des étudiants mexicains ont utilisé de l’eau de pluie pour fabriquer de l’électricité et alimenter les batteries d’un quartier de Mexico.

Charger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé “Rain Wild” recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages.

Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables.

L’eau récoltée est assainie

Lire la suite

David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt des militants et d’autres acteurs du changement social. David Bollier, chercheur indépendant et militant américain, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des biens communs (ou ’communs’), dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. Entretien.

Enluminures illustrant les travaux des champs au Moyen-Âge. Extraites des Très Riches Heures du duc de Berry (BNF).

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme et au pouvoir sans cesses croissant des grandes entreprises – mais aussi à une partie de la tradition progressiste.

Lire la suite

Jacques Collin : « L’intelligence des plantes est démontrée par la CIA »

Dans cette vidéo, Jacques Collin, auteur à succès des livres “L’eau, le miracle oublié.“, “L’insoutenable vérité de l’eau” et “L’eau delà de l’eau” présente des aspects méconnus des plantes utilisées pour… détecter les mensonges.

(Merci à Godefroi de Javron)

Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

Lire la suite

A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls (Rediff)

Folles dépenses, dette record, pratiques clientélistes… Mais qu’a donc fait Valls dans sa ville ?

3 juin 2012, hôtel de Ville d’Evry : Manuel Valls, nommé ministre de l’Intérieur, passe le pouvoir municipal au nouveau maire Francis Chouat

Dès qu’il s’agit de faire le beau sur ses terres d’Evry, Manuel Valls ne ménage pas les balais-brosses. En mai 2012, il a fait repeindre à la va-vite des murs du quartier de Bois sauvage. « La veille au soir, des équipes étaient encore en train d’effacer des tags », se souvient une habitante. Il ne s’agissait pas de laisser les caméras donner une mauvaise image de la commune d’un futur président de la République…

Sacré Manuel Valls ! Depuis qu’il a été parachuté dans cette ville nouvelle de l’Essonne il y a douze ans, celui qui était alors simple chargé de presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon est devenu un vrai professionnel de la politique. Non seulement il a appris à policer son langage et à choisir ses cravates pendant ses dix années de mandat, mais il a réussi à faire d’Evry une ville tremplin pour servir ses desseins. « Quand il est arrivé ici, il ne cachait pas son ambition de s’asseoir un jour dans le fauteuil de l’Elysée », confie un ancien de la mairie. Et il voulait faire de sa cité un laboratoire vivant, témoignant de sa gestion dynamique, moderne et rigoureuse.

Une décennie plus tard, un simple coup d’œil aux finances municipales donne une idée de son bilan : les caisses d’Evry sont vides. « J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette », s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. « Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances ».

Lire la suite

Une étude de la Nasa met en garde contre la chute de l’Empire occidental

Selon une étude financée par la Nasa, la question n’a rien de théorique : notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d’un Nostradamus des temps modernes, mais d’un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original : les enseignements de l’Histoire.

Le site du Guardian rapporte que des sociologues et des naturalistes ont développé un nouveau modèle montrant comment “une tempête parfaite” pourrait détruire la civilisation actuelle.

Cette nouvelle étude sponsorisée par le Goddard Space Flight Center met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera ” dans quelques décennies ” à un effondrement de notre système économique.

Lire la suite

Consommation : Arnaque sur le poids des aliments

Des produits à la quantité allégée dont les prix ne baissent pas pour autant. C’est la solution trouvée par les industriels pour augmenter leur marge. Enquête sur cette pratique douteuse et répandue.

Pour les commerçants et les fabricants augmenter les prix en temps de crise est une manœuvre très risquée. Alors, afin de continuer d’accroître leur marge, ils ont trouvé une solution beaucoup plus discrète: jouer sur le poids de ce qu’ils nous vendent. Les grandes surfaces, les industriels et même les commerces de proximité: chacun a développé sa technique pour alourdir notre facture.

« Gros volume, petit prix », « maxi format », « une bouteille gratuite »: les promotions sur le volume envahissent les rayons de nos supermarchés. Mais 40 % des magasins ne respecteraient pas leurs promesses. Les fabricants, eux, allègent le contenu de leurs produits sans que le prix ne bouge. Cette technique pratiquée par les poids lourds de l’industrie agroalimentaire porte un nom: l’inflation masquée. Les industriels vont jusqu’à modifier la composition de nos aliments.

Ainsi, nos glaces sont gonflées de plus de 50 % d’air et nos escalopes de poulet sont alourdies à l’eau. Certains additifs à la réputation controversée sont utilisés pour retenir l’eau naturellement contenue dans ce que nous mangeons.

Cette enquête sur le véritable poids de nos aliments conduit à découvrir également la Direccte, une sorte de police des balances. Un service de l’État méconnu qui est chargé de contrôler la conformité de tous les instruments de mesure et le poids réel des produits vendus en supermarché. Car quelques grammes en moins finissent par peser très lourd dans le portefeuille du consommateur.

Dans les sous-sols de StocaMine, la bombe à retardement alsacienne

En une minute et demie, la cage d’ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l’ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin).

Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l’arsenic, du cyanure et de l’amiante. Là, 44.000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

Lire la suite