Pollution, gaspillage et maintenant la facture !

Au sommaire : Californie : un État à sec. Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel. – Paris à bout de souffle. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. – Fuites d’eau et pompes à fric. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans.

Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel : les arbres meurent, le bétail aussi, l’emploi s’écroule. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. Des entrepreneurs astucieux inventent des capteurs nouvelles générations et se lancent dans le ravalement de façades. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans. En cause : les coûts de dépollution et le gaspillage. Reportage dans l’Eure-et-Loir, où les collectivités financent une usine pour 15 millions d’euros, et exigent des agriculteurs qu’ils limitent leurs engrais. A Tulle, certains services sont spécialisés dans la recherche de fuites.

Complément d’enquête – France 2 21/05/2015

Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
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Inde : « Il y a le feu au lac »

En Inde, la célèbre citation prend véritablement tout son sens. Vendredi soir dernier, à Bangalore, l’épaisse mousse toxique composée de produits chimiques et d’eaux usées qui recouvre le lac de Bellandur Varthur depuis des années, a littéralement pris feu.

Les experts de la ville ont confirmé qu’une suspension d’huiles et de phosphore provenant de déchets industriels non traités mélangés aux eaux usées ont créé un véritable cocktail Molotov combustible et susceptible de s’enflammer à tout moment.

Toutes les zones humides à proximité ont d’ores et déjà été détruites par le passage de cette “soupe toxique”. La pollution du lac est devenue totalement incontrôlable”, a déclaré un officiel du conseil de contrôle de la pollution locale.

Les habitants ont également signalé des réactions allergiques et une sensation de brûlure éventuellement causées par des toxines libérées par la mousse. Il semble que cette pollution se soit déjà propagée à autre lac voisin.

(Merci à Tilak)

Niger : Le fleuve génie

À travers toute l’Afrique de l’Ouest, le Niger charrie avec lui ses légendes. Au Mali, il baigne les rivages de Djéné, la cité de terre et de Tombouctou. De Bamako à Gao, il est pour les uns génie nourricier, pour les autres la reine des eaux, magique et mystérieuse. Hommage au grand pouvoir du fleuve.

Europe : L’horreur des déchets plastiques drainés par le Danube jusqu’à la Mer Noire

Le plus puissant fleuve d’Europe, le Danube, rejette au moins 1.500 tonnes de débris plastique dans la mer Noire chaque année. C’est ce que révèle une équipe de scientifiques autrichiens après deux ans d’échantillonnage intensif.

La plupart des débris plastiques rejetés dans le fleuve, soit environ 80 %, proviennent de sources industrielles qui fabriquent une multitude d’objets de consommation courante tel que des brosses à dents ou encore des jouets pour enfants, rappelle Aaron Lechner, chercheur à l’Université de Vienne, qui a fait équipe avec d’autres scientifiques pour s’attaquer au problème. “Il serait pourtant facile pour ces producteurs de contrôler ces déchets avant leur diffusion dans le fleuve” dit Lechner.

Même si seulement 0,01 pour cent des matériaux plastiques de production s’échappent dans l’environnement, ils finissent par créé une énorme quantité de déchets plastiques qui vont persister à le polluer pendant des milliers d’années. Ces déchets seront encore présents dans la nature les 100.000 prochaines années, rappelle-t-il, plaidant pour une réglementation urgente et beaucoup plus stricte de l’activité plastique en Europe.

Les recherches de cette équipe pour cette nouvelle étude ont été soigneusement planifié et exécuté entre 2010 et 2012. Les chercheurs ont analysé plus d’un millions de gallons d’eau du fleuve Danube à travers leurs écrans d’ordinateur après les avoir filtré via des filets à mailles fines pour tenter de quantifier et de trier la pollution plastique du fleuve.
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Les frontières de notre planète et la prospérité humaine

Par et Kate Raworth

Le futur de l’humanité va dépendre de la réussite d’un numéro d’équilibriste. Ce défi va consister à subvenir aux besoins de plus de 10 milliards de personnes tout en préservant les systèmes planétaires dont dépend notre existence. Les dernières découvertes scientifiques nous désignent comme la génération qui est censée trouver cet équilibre. Voilà quelle lourde tâche nous incombe.

Mettre fin à la pauvreté est devenu un objectif réaliste pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Nous avons la capacité de faire en sorte que chaque personne sur la planète dispose de suffisamment de nourriture, d’eau, de logement, d’éducation, de services de santé et d’énergie nécessaires pour vivre sa vie dignement et pour la réussir.

Mais nous ne serons en mesure d’y parvenir qu’à condition de protéger en même temps les systèmes terrestres fondamentaux: le climat, la couche d’ozone, les sols, la biodiversité, l’eau potable, les océans, les forêts et l’air. Et ces systèmes subissent une pression sans précédent.

Depuis les 10.000 dernières années, le climat de la Terre a été remarquablement stable. Les températures mondiales ont augmenté et diminué d’à peine plus d’un degré Celsius (par rapport à des sautes de plus de huit degrés Celsius au cours du dernier âge glaciaire) et la résilience des écosystèmes répondaient alors aux besoins de l’humanité.
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La goutte d’eau irlandaise

En Irlande, le parti nationaliste Sinn Féin pourrait profiter d’un paysage politique en décomposition lors des prochaines élections législatives. Mais la principale menace pour les politiques d’austérité a pris une forme plus inattendue : le rejet massif d’une taxe sur l’eau courante.

Le 24 juillet 2014, le quotidien britannique The Guardian s’interrogeait sur l’un des mystères de la crise européenne : « Pourquoi les Irlandais réagissent-ils aussi calmement (1). » Longtemps érigé en parangon de réussite libérale (2), Dublin dévisse lors de la débâcle financière : le déficit budgétaire atteint 32 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, du jamais vu.

Mais la petite île émeraude conserve son statut de modèle. Non seulement le pays s’impose une cure d’austérité d’une violence rare, mais la population ne descend que rarement dans la rue. En avril 2009, le ministre des finances irlandais Brian Lenihan se félicite : « Nos partenaires en Europe sont impressionnés par notre capacité à endurer la douleur. En France, vous auriez eu des émeutes (3). »

En 2015, l’État continue à promouvoir l’image d’un pays apathique, érigeant en second slogan national l’expression locale « Feck it, sure it’s grand » T’inquiète, ça va aller »), déclinée sur des tabliers, des tasses ou des pyjamas pour bébés en vente dans les magasins de souvenir. Et pourtant, suggère la journaliste Kathy Sheridan, « L’Irlande s’est réveillée (4».
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Pérou : La sécheresse combattue par une technique… vieille de 1.500 ans

Au Pérou, le principe des « amunas », mis au point avant les Incas, va être reprise pour amener de l’eau à Lima, la capitale qui subit de dures sécheresses chaque année. En retenant l’eau dans la montagne durant la saison humide, ces canaux la redistribuaient sur les cultures pendant la saison sèche. Une technique efficace et jamais oubliée.

Chaque année, Lima, la capitale du Pérou, deuxième plus grande ville désertique du monde (après Le Caire), manque d’eau durant plus de six mois. Pourtant, pendant la période de fonte des neiges, les rivières coulent si violemment qu’elles provoquent des inondations. Installée au bord de l’océan, la grande cité s’approvisionne en effet par les rivières qui descendent de la cordillère des Andes. Mais les glaciers andins régressent d’année en année, comme nous l’avait expliqué Bernard Francou, de l’IRD, et la situation devient problématique. Une des solutions est de construire une nouvelle usine de dessalement d’eau de mer. L’ONG Condesan a poussé un autre projet, original, mis en œuvre par Sedapal, société de gestion de l’eau.

Un dessin explicatif des amunas montré sur le site de l’association Agricultures Network. Sans traduction des termes en espagnol, le schéma est compréhensible. Les pluies de la saison humide alimentent, sur les sommets, des torrents et des rivières descendant dans la vallée. Les canaux artificiels, dont l’un est représenté ici à 4.400 m d’altitude, détournent une partie de l’eau d’un cours d’eau et la fait couler lentement, ici vers la gauche, bien au-dessus des cultures. Cette eau va s’infiltrer dans le sol et descendre lentement dans le sous-sol (les flèches noires), au lieu de dévaler la pente en surface. Pendant la saison sèche, elle nourrira ainsi les nappes aquifères de la vallée, humidifiant le sol et grossissant les cours d’eau de basse altitude. © Agricultures Network

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Nicaragua : Le canal “chinois” de la division

On l’appelle déjà “le chantier du siècle“. Le projet de canal du Nicaragua, 278 kilomètres de long et 300 mètres de large, a pour objectif de relier l’Atlantique au Pacifique. Trois fois et demie plus long que celui du Panama, ce canal doit permettre de fluidifier le trafic interocéanique. Mais le projet croule sous les critiques.

Ce chantier gigantesque, estimé à 50 milliards de dollars, a été accordé à un multimillionnaire chinois jusque-là inconnu, Wang Jing, dans des conditions troubles. Et les conséquences pour l’environnement sont elles aussi inquiétantes.

Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

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Les mauvais payeurs bientôt privés d’eau ?

Depuis 2013, la loi française interdit les coupures d’eau, même pour les consommateurs qui ne règlent pas leurs factures. L’eau étant considérée comme universelle et vitale. Les choses pourraient évoluer puisqu’il y a dix jours le sénateur UMP Christian Cambon a fait voter un amendement contraire pour les resquilleurs.

Par respect pour les 97% de français qui payent leur facture d’eau, il n’est pas normal que des gens qui peuvent payer n’aient pas au finale une sanction, comme il y en a une si vous ne payez pas votre billet de train.”

Cette tour impressionnante crée de l’eau grâce à l’air

Il y a sans cesse de nouvelles inventions, mais celle-ci est vraiment incroyable. Ce dispositif vraiment cool a un réel impact sur l’Éthiopie et espérons qu’il fera son petit bout de chemin dans le reste du monde.

La Warka Water est une tour de bambou qui peut capturer l’humidité de l’air. Tout a commencé en 2012 quand l’architecte italien Arturo Vittori, architecte italien, est allé en éthiopie. « J’étais dans la région amhara située au nord du pays. Les paysages étaient vraiment magnifiques ! J’étais bouche bée. Mais j’ai aussi été outré de voir toutes ces femmes et ces enfants marcher jusqu’à 50 kilomètres à pied pour avoir de l’eau dans des sources souvent insalubres, et ils partagent ces sources avec les animaux », dit-il. L’architecte italien décide alors de chercher une solution pour régler le problème d’accès à l’eau.

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Marcel Violet et la bio-dynamisation

Marcel Violet (1886-1973) était un ingénieur des Arts et Métiers et un inventeur français. Il est considéré comme le père du moteur à deux temps pour automobiles et a notamment conçu le moteur de la célèbre marque de moto française Simca Sevitam. En 1938, il effectue une étude concernant les réactions de cultures microbiennes exposées aux différentes couleurs du spectre.

Le hasard lui fait interrompre une expérience. En la reprenant, il constate que des modifications profondes, et apparemment inexplicables, se sont produites pendant la période supposée d’arrêt. Ses expériences de contrôle lui confirment l’existence d’un rayonnement pénétrant non lumineux qui, associé au rayonnement lumineux visible, en modifie profondément l’action et pouvait même, dans certains cas, en changer le sens ; il constata que l’eau soumise à l’action de ce rayonnement paraissait l’emmagasiner. En clair, une partie non visible d’un rayonnement lumineux traverse la matière des corps opaques.

Marcel Violet constate que l’eau soumise à ce rayonnement à des effets bénéfiques sur la santé et la croissance des plantes. Il consacre sa vie à l’explication de ses phénomènes constables et cherche à mettre au point un instrument de mesure. Il invente notamment un procédé de traitement électro-vibratoire de l’eau (brevet FR1142722).

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Plus on pollue l’eau, moins on est taxé

C’est un rapport sulfureux que celui rendu par la Cour des comptes ce mardi 10 février. Il pointe un déséquilibre entre les particuliers d’une part, et les agriculteurs et les industriels d’autre part. Les premiers paient 87% des taxes sur la pollution de l’eau alors que les seconds ne règlent que 13%.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal reconnaît que le principe pollueurs/payeurs, instauré en 2006, fonctionne mal : “Il y a de gros lobbys qui sont à l’œuvre, bien évidemment (…). C’est un système du coup pervers parce que moins on paie de taxes, moins on a envie de dépolluer, et c’est le consommateur qui paie”.

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, s’insurge : “La redevance est totalement dévoyée parce que dans les agences de l’eau, les agriculteurs pèsent beaucoup sur les décisions. Et donc, très souvent, on a des décisions qui sont favorables aux pollueurs plutôt qu’aux pollués”. Le gouvernement plaide pour une reprise en main de la politique de l’eau.

Pollution : Principale cause de mortalité dans les pays en voie de développement

Par Richard Fuller, président de Pure Earth (anciennement Blacksmith Institute) et membre fondateur de Alliance Globale sur la Santé et la Pollution.

Une autre statistique vaut la peine d’être mentionnée: 9 millions de personnes dans le monde sont mortes à cause expositions de la pollution des sols, de l’eau et de l’air (domestique et ambiante) en 2012, dont 8,4 millions dans les pays les plus pauvres. Ce n’est donc pas un problème de “pays riche”. C’est un problème qui touche les pays en voie de développement.

Pour illustrer ces chiffres, les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé font état de 56 millions de personnes mortes en 2012 — il s’agit de toutes les personnes décédées sur la planète, que ce soit des suites d’accidents de voitures, de suicides, de vieillesse, de cancer, d’erreurs médicales, par la foudre, de maladies infectieuses, en parachute, à cause des guerres, ou pour toute autre raison. Ce qui signifie que la pollution a tué près d’1 personne sur 7.

La pollution de l’air extérieur a fait 3,7 millions de morts. 4,2 millions de personnes sont mortes des suites d’exposition à des particules, en intérieur, provenant de cuisinières. Environ 1 million de personnes sont mortes en raison de sols et d’eaux contaminées par des produits chimiques. Et 840.00 sont mortes des suites d’un manque d’hygiène.

Tous ces chiffres proviennent des sites et bases de données de l’Organisation Mondiale de la Santé, sauf les statistiques concernant les sols, qui sont plus récentes (et vraisemblablement sous-estimées) et sont données par l’Alliance Globale pour la Santé et la Pollution.
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Belgique : Le projet Lilypad, un avenir durable ultra moderne

Situées entre le fantasme d’une croissance verte et la vision d’un véritable futur durable, les « œuvres » architecturale de Vincent Callebaut ne cessent de fasciner, aussi bien chez les écologistes progressistes que chez les simples adeptes de la modernité. Son mot d’ordre: être en symbiose avec l’environnement.

Trentenaire d’origine belge, l’architecte a su attirer l’attention sur son travail grâce à des infographies 3D qui font parfois rêver. On y trouve, entre autres, des habitations coniques, des systèmes de filtration d’eau, des matériaux durables, des espaces verts omniprésents, des systèmes de production d’énergie et des potagers communs, le tout avec un design post-moderne. Un résultat inspiré du biomimétisme qui a tout pour surprendre.

Une invention permet d’obtenir de l’eau pure et de l’énergie directement à partir des égouts

Le manque d’eau potable est un problème sanitaire de plus en plus présent dans certaines régions du monde. Pour lutter contre ce fléau qui touche au moins 2,5 milliards de personnes sur Terre, la Fondation Gates a mis au point une machine révolutionnaire.

Le Janicki Omniprocessor transforme en effet la vase venue de vos égouts (qui contient les excréments, les eaux usées… et pire encore) en eau potable, tout en produisant de l’énergie. Une innovation qui pourrait sauver des millions de vies.

Un tiers de la population souffrant actuellement du manque d’eau potable, les implications sanitaires d’un tel appareil sont immenses. Grâce au Janicki Omniprocessor, l’organisation humanitaire pense avoir trouvé le meilleur moyen d’y arriver, en convertissant la boue venant des égouts non seulement en eau potable mais aussi en électricité et en cendres pouvant servir de fertilisant.

Ce système permet d’acheter les déchets et de revendre l’électricité pour rentrer dans ses frais. C’est un plan très ambitieux mais la Fondation Gates possède toutes les ressources pour mener son projet à bien. Un seul modèle de Janicki Omniprocessor peut produire environ 10.800 litres d’eau par jour et la première installation sera implantée à Dakar à la mi-février 2015. Pour nous prouver que tout fonctionne bien, Bill Gates lui-même boit un verre d’eau sortie de la machine alors que ce n’était que de la vase toxique 5 minutes plus tôt.

Salsigne (11) : Un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue: les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels.
Des collines escarpées, des châteaux cathares, des bois et des vignes, une rivière qui s’écoule dans la vallée : un paysage presque idyllique, situé à quelques kilomètres au nord de Carcassonne, dans l’Aude. A première vue, dans cette partie de la Montagne noire, on ne remarque pas l’ancien chevalement qui servait autrefois à transporter les mineurs vers les galeries.

Encore moins que les immenses collines qui nous entourent sont en fait artificielles. On n’imagine pas non plus que se cachent, sous les arbustes qui les recouvrent, des milliers de tonnes de résidus de la mine qui contiennent des particules d’arsenic et d’autres produits chimiques.

Le passé de Salsigne est tapi dans son sous-sol, sous ses collines, au bord de la rivière qui serpente la vallée. La région a longtemps été un gigantesque terrain de jeux pour les entreprises minières. On y a extrait de l’or, de l’arsenic, du plomb. Salsigne fut la première mine d’or d’Europe occidentale et la dernière mine d’or de France. C’était un autre monde, achevé en 2004. Il ne reste aujourd’hui qu’une ou deux cheminées, des trous béants, une mémoire commune… et un cimetière de déchets polluants.

De l’or…et de l’arsenic
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La voiture à hydrogène débarque : miracle ou mirage vert ?

Vous n’avez pas pu manquer cette information. Toyota et d’autres lancent la voiture «écologique» qui rejette uniquement de l’eau! Elle fonctionne à l’hydrogène qui, grâce à une réaction chimique, produit de l’électricité. Trop beau pour être vrai?

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Oui, il est désormais possible d’acquérir une voiture à hydrogène qui ne rejette que de l’eau pour un peu plus de 50.000 euros. Sa pile à combustible n’émet ni polluant, ni CO2 quand elle roule. De plus, la recharge ne prend que quelques minutes. L’autonomie de la Mirai avoisine les 480 kilomètres et on parle déjà de 700km pour les nouveaux modèles, de quoi largement rivaliser avec l’électrique.

Les médias sont unanimes, c’est magnifique, futuriste, incroyable. Mais derrière ce rêve technologique annoncé, que se cache-t-il ? Voici de quoi alimenter une vision moins fantasmagorique de la voiture à hydrogène.

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Iran : Les jardins suspendus de Babylone

Babylone est réputée pour avoir été l’une des plus belles villes antiques jamais bâties. Située au milieu du désert, elle possédait jadis des murailles impressionnantes et a notamment abrité des jardins suspendus qui sont considérés comme la seconde merveille du monde.

Les recherches d’un archéologue allemand au début du XXe siècle les situent dans le sud de la ville. Une autre théorie les placerait dans la ville assyrienne de Ninive, conquise par les Babyloniens avec l’alliance des Mèdes.

Cet édifice fut construit au VI° siècle avant Jésus Christ par le roi de Perse, Nabuchodonosor II, qui régnait alors à Babylone (dans l’Irak actuel.). Ce dernier fit construire les jardins suspendus pour rappeler à son épouse, Amytis, la végétation des montagnes de son pays d’origine (la Médie, une région se trouvant aujourd’hui en Iran.).

Selon d’autres sources, se rapprochant plus de la légende que de la réalité, les jardins auraient été construits par la reine Sémiramis, épouse de Ninus, roi de Ninive. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondus Babylone et Ninive, cette dernière étant la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse.

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

Quand l’eau camoufle un facteur de risque cardiaque, l’arsenic

L’eau de boisson peut être vecteur de pathologies. Sa purification vis-à-vis des organismes pathogènes n’en fait pas pour autant une boisson pure. Ainsi, l’eau, puisée dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau, s’enrichie naturellement en arsenic, un enrichissement qui peut être accentué par des pollutions industrielles. Si l’arsenic est un cancérigène reconnu, il peut également être responsable de pathologies cardiovasculaires, et pour des dosages bien plus faibles qu’auparavant considérés. Consommer une eau riche en arsenic n’augmente donc pas que le risque de décès par cancers mais aussi le risque de décès cardiovasculaire.

Au Bangladesh, l’eau est partout. Dans ce pays grand comme un cinquième de la France mais peuplé de 160 millions d’habitants, les terres ont pris le nom des rivières qui les cernent de toute part. Et pour des raisons tenant essentiellement à la géologie, cette eau est très riche en arsenic, à des taux pouvant dépasser très largement les normes usitées dans les pays occidentaux. Une étude épidémiologique a ainsi pu relever au Bangladesh une contamination de l’eau par l’arsenic allant de 0.1 μg/L à 864 μg/L, alors que la norme officielle du pays est de 50 μg/L. Il est estimé que près de 60 millions d’habitants de ce pays sont exposés quotidiennement à une eau dont la teneur en arsenic dépasse les normes de l’OMS qui sont de 10 μg/L depuis 1993.

Une étude américaine récemment publiée vient rappeler les risques cardiovasculaires liés à la consommation d’une eau polluée par l’arsenic y compris par des teneurs pouvant être jugées faibles ou dans les normes de l’OMS.

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Près de 2 milliards de personnes utilisent de l’eau contaminée par des excréments

Bien que les dépenses d’assainissement dans le monde n’aient jamais été aussi élevées, près de 1,8 milliard de personnes utilisent une eau souillée par des excréments, relève un rapport de l’Organisation mondiale de la santé et UN Water.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé (OMD) étaient de diviser par deux le nombre de personnes privées d’accès aux toilettes d’ici à 2015, mais l’insuffisance des financements ou leur mauvaise répartition fait que ces objectifs ne seront pas atteints.

Environ 1,8 milliard de personnes utilisent en effet de l’eau souillée par des excréments, constatent l’Organisation mondiale de la santé et UN Water dans un rapport publié mercredi à l’occasion de la journée mondiale des toilettes. Et pourtant, les dépenses d’assainissement dans le monde n’ont jamais été aussi élevées.

Une personne sur sept, pour la plupart pauvre et vivant en zone rurale, défèque encore en plein air, contaminant l’eau et créant un terrain propice à la diarrhée, au choléra, la dysenterie et la typhoïde, lit-on dans ce rapport rédigé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et UN Water.
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Amérique : Urgence sécheresse

La Californie, en proie à une sécheresse historique. Là-bas, il y a urgence, l’eau devient une denrée rare. Agriculteurs, éleveurs et politiques cherchent ensemble des solutions pour enrayer la crise.

Un peu plus au sud, le Mexique est aussi concerné et ses cultures menacées. Certains parient sur un maïs OGM pour lutter contre la sécheresse, mais ce dernier fait polémique. D’autres pensent avoir trouvé la solution miracle et utilisent de l’eau solide.

Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Cinéma : Même la pluie


Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante.

Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

Partie 1:

Partie 2:

Indonésie : La pollution d’un fleuve est une aubaine pour ses habitants (Addendum vidéo)

Addendum du 13/10/2014 : Le fleuve poubelle

En Indonésie, le Citarum est un fleuve long de 300 kilomètres. Aussi connu sous le nom de “rivière indigo” et autrefois réputé pour sa pureté, il est aujourd’hui recouvert d’un tapis d’ordures en putréfaction. Pourtant certains villageois semblent en tirer parti, mais le commerce des déchets laisse peu de place à l’écologie.
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La Terre a perdu la moitié de ses populations d’espèces sauvages en 40 ans

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent d’une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Jan van Kessel (1626 – Anvers – 1679), “Paradis Terrestre”

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l’Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l’indice planète vivante (IPV), mesure l’évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d’animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

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Comment l’agriculture urbaine est en train de réussir son pari improbable de devenir rentable

Atlantico : L’agriculture urbaine est-elle un phénomène nouveau et en croissance ?

Christine Aubry : C’est une agriculture située dans la ville ou dans sa périphérie mais en lien fonctionnel fort avec la ville, notamment à travers ses produits. En suivant, cette définition, il existe déjà des types d’agriculture urbaine, qui sont rentables et fonctionnent sur des business models tout à fait classiques.

Il s’agit, en particulier dans nos pays industrialisés, de tous les phénomènes de maraîchages péri-urbains, en particulier en circuit court. Aujourd’hui, une bonne partie des villes françaises ont d’ailleurs peu ou prou ce qui ressemble à une ceinture verte maraichère. Et ce phénomène, qui existe depuis plusieurs décennies, est en croissance et se diversifie.

Toutes les formes d’agriculture urbaine sont-elles commercialement rentables ?
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La Californie dessale le Pacifique contre la sécheresse

Le désert grignote des terrains un peu partout dans le monde, y compris aux États-Unis où la sécheresse est par exemple particulièrement importante en Californie. Si bien qu’à San Diego on met en place une structure pour dessaler l’eau de l’océan.

San Diego va dessaler l’Océan Pacifique à grande échelle

L’idée de dessaler le Pacifique n’est pas nouvelle. Dès 2006, l’Institut d’étude en Développement, Environnement et Sécurité du Pacifique (Pacinst) publiait un guide complet sur les avancées en la matière[1] relayant le travail du Programme pour l’eau et la durabilité. Le guide faisait un constat assez amer à propos de ces techniques.

Les auteurs résumaient d’ailleurs ainsi les choses : « les bénéfices de la désalinisation de l’océan sont bons, mais les coûts économiques, culturels et environnementaux de cet acte à grande échelle restent hauts dans beaucoup d’endroits du monde. Des alternatives peuvent fournir les mêmes bénéfices à moindre coût » .

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Québec : un petit village attaqué par l’industrie pétrolière pour avoir voulu protéger son eau

1,5 million de dollars canadiens, soit un peu plus d’un million d’euros. C’est la somme réclamée par la firme pétrolière Gastem à la municipalité de Ristigouche, en Gaspésie. La faute de cette petite communauté de 168 habitants ? Avoir interdit la fracturation hydraulique dans un rayon de 2 kilomètres autour de ses sources d’approvisionnement en eau.

Pour faire face aux frais de justice – la somme demandée par Gastem représente en effet 5,5 fois le budget municipal annuel -, les citoyens de Ristigouche ont lancé un appel à financement populaire : http://solidariteristigouche.ca

« C’est un règlement populaire demandé par une majorité écrasante des résidents. En adoptant ce règlement, le conseil municipal a fait son devoir de protéger le bien commun de la communauté. », a déclaré le maire de Ristigouche, François Boulay.

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Élevage intensif : Attention danger

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés.

Le résultat: du lait bon marché produit en masse. Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques.

Enquête sur ces «fermes usines» aux États-Unis et en France. La réalisatrice, Frédérique Mergey, a suivi pour l’occasion le combat entre les promoteurs de la première initiative de ce genre, le projet de la ferme des 1000 vaches, développé près d’Abbeville dans la Somme, et ses opposants.

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Kenya : Des petits coins pour Kibera

Dans le bidonville de Kibera, au sud-ouest de Nairobi, près d’un million de personnes s’entassent sans électricité ni eau courante ni égouts ni ramassage des déchets.

Pollution des eaux, propagation des animaux nuisibles, mortalité infantile: les conséquences sanitaires sont dramatiques.

L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.