Iran : Les jardins suspendus de Babylone

Babylone est réputée pour avoir été l’une des plus belles villes antiques jamais bâties. Située au milieu du désert, elle possédait jadis des murailles impressionnantes et a notamment abrité des jardins suspendus qui sont considérés comme la seconde merveille du monde.

Les recherches d’un archéologue allemand au début du XXe siècle les situent dans le sud de la ville. Une autre théorie les placerait dans la ville assyrienne de Ninive, conquise par les Babyloniens avec l’alliance des Mèdes.

Cet édifice fut construit au VI° siècle avant Jésus Christ par le roi de Perse, Nabuchodonosor II, qui régnait alors à Babylone (dans l’Irak actuel.). Ce dernier fit construire les jardins suspendus pour rappeler à son épouse, Amytis, la végétation des montagnes de son pays d’origine (la Médie, une région se trouvant aujourd’hui en Iran.).

Selon d’autres sources, se rapprochant plus de la légende que de la réalité, les jardins auraient été construits par la reine Sémiramis, épouse de Ninus, roi de Ninive. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondus Babylone et Ninive, cette dernière étant la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse.

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

Quand l’eau camoufle un facteur de risque cardiaque, l’arsenic

L’eau de boisson peut être vecteur de pathologies. Sa purification vis-à-vis des organismes pathogènes n’en fait pas pour autant une boisson pure. Ainsi, l’eau, puisée dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau, s’enrichie naturellement en arsenic, un enrichissement qui peut être accentué par des pollutions industrielles. Si l’arsenic est un cancérigène reconnu, il peut également être responsable de pathologies cardiovasculaires, et pour des dosages bien plus faibles qu’auparavant considérés. Consommer une eau riche en arsenic n’augmente donc pas que le risque de décès par cancers mais aussi le risque de décès cardiovasculaire.

Au Bangladesh, l’eau est partout. Dans ce pays grand comme un cinquième de la France mais peuplé de 160 millions d’habitants, les terres ont pris le nom des rivières qui les cernent de toute part. Et pour des raisons tenant essentiellement à la géologie, cette eau est très riche en arsenic, à des taux pouvant dépasser très largement les normes usitées dans les pays occidentaux. Une étude épidémiologique a ainsi pu relever au Bangladesh une contamination de l’eau par l’arsenic allant de 0.1 μg/L à 864 μg/L, alors que la norme officielle du pays est de 50 μg/L. Il est estimé que près de 60 millions d’habitants de ce pays sont exposés quotidiennement à une eau dont la teneur en arsenic dépasse les normes de l’OMS qui sont de 10 μg/L depuis 1993.

Une étude américaine récemment publiée vient rappeler les risques cardiovasculaires liés à la consommation d’une eau polluée par l’arsenic y compris par des teneurs pouvant être jugées faibles ou dans les normes de l’OMS.

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Près de 2 milliards de personnes utilisent de l’eau contaminée par des excréments

Bien que les dépenses d’assainissement dans le monde n’aient jamais été aussi élevées, près de 1,8 milliard de personnes utilisent une eau souillée par des excréments, relève un rapport de l’Organisation mondiale de la santé et UN Water.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé (OMD) étaient de diviser par deux le nombre de personnes privées d’accès aux toilettes d’ici à 2015, mais l’insuffisance des financements ou leur mauvaise répartition fait que ces objectifs ne seront pas atteints.

Environ 1,8 milliard de personnes utilisent en effet de l’eau souillée par des excréments, constatent l’Organisation mondiale de la santé et UN Water dans un rapport publié mercredi à l’occasion de la journée mondiale des toilettes. Et pourtant, les dépenses d’assainissement dans le monde n’ont jamais été aussi élevées.

Une personne sur sept, pour la plupart pauvre et vivant en zone rurale, défèque encore en plein air, contaminant l’eau et créant un terrain propice à la diarrhée, au choléra, la dysenterie et la typhoïde, lit-on dans ce rapport rédigé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et UN Water.
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Amérique : Urgence sécheresse

La Californie, en proie à une sécheresse historique. Là-bas, il y a urgence, l’eau devient une denrée rare. Agriculteurs, éleveurs et politiques cherchent ensemble des solutions pour enrayer la crise.

Un peu plus au sud, le Mexique est aussi concerné et ses cultures menacées. Certains parient sur un maïs OGM pour lutter contre la sécheresse, mais ce dernier fait polémique. D’autres pensent avoir trouvé la solution miracle et utilisent de l’eau solide.

Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Cinéma : Même la pluie


Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante.

Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

Partie 1:

Partie 2:

Indonésie : La pollution d’un fleuve est une aubaine pour ses habitants (Addendum vidéo)

Addendum du 13/10/2014 : Le fleuve poubelle

En Indonésie, le Citarum est un fleuve long de 300 kilomètres. Aussi connu sous le nom de “rivière indigo” et autrefois réputé pour sa pureté, il est aujourd’hui recouvert d’un tapis d’ordures en putréfaction. Pourtant certains villageois semblent en tirer parti, mais le commerce des déchets laisse peu de place à l’écologie.
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La Terre a perdu la moitié de ses populations d’espèces sauvages en 40 ans

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent d’une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Jan van Kessel (1626 – Anvers – 1679), “Paradis Terrestre”

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l’Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l’indice planète vivante (IPV), mesure l’évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d’animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

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Comment l’agriculture urbaine est en train de réussir son pari improbable de devenir rentable

Atlantico : L’agriculture urbaine est-elle un phénomène nouveau et en croissance ?

Christine Aubry : C’est une agriculture située dans la ville ou dans sa périphérie mais en lien fonctionnel fort avec la ville, notamment à travers ses produits. En suivant, cette définition, il existe déjà des types d’agriculture urbaine, qui sont rentables et fonctionnent sur des business models tout à fait classiques.

Il s’agit, en particulier dans nos pays industrialisés, de tous les phénomènes de maraîchages péri-urbains, en particulier en circuit court. Aujourd’hui, une bonne partie des villes françaises ont d’ailleurs peu ou prou ce qui ressemble à une ceinture verte maraichère. Et ce phénomène, qui existe depuis plusieurs décennies, est en croissance et se diversifie.

Toutes les formes d’agriculture urbaine sont-elles commercialement rentables ?
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La Californie dessale le Pacifique contre la sécheresse

Le désert grignote des terrains un peu partout dans le monde, y compris aux États-Unis où la sécheresse est par exemple particulièrement importante en Californie. Si bien qu’à San Diego on met en place une structure pour dessaler l’eau de l’océan.

San Diego va dessaler l’Océan Pacifique à grande échelle

L’idée de dessaler le Pacifique n’est pas nouvelle. Dès 2006, l’Institut d’étude en Développement, Environnement et Sécurité du Pacifique (Pacinst) publiait un guide complet sur les avancées en la matière[1] relayant le travail du Programme pour l’eau et la durabilité. Le guide faisait un constat assez amer à propos de ces techniques.

Les auteurs résumaient d’ailleurs ainsi les choses : « les bénéfices de la désalinisation de l’océan sont bons, mais les coûts économiques, culturels et environnementaux de cet acte à grande échelle restent hauts dans beaucoup d’endroits du monde. Des alternatives peuvent fournir les mêmes bénéfices à moindre coût » .

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Québec : un petit village attaqué par l’industrie pétrolière pour avoir voulu protéger son eau

1,5 million de dollars canadiens, soit un peu plus d’un million d’euros. C’est la somme réclamée par la firme pétrolière Gastem à la municipalité de Ristigouche, en Gaspésie. La faute de cette petite communauté de 168 habitants ? Avoir interdit la fracturation hydraulique dans un rayon de 2 kilomètres autour de ses sources d’approvisionnement en eau.

Pour faire face aux frais de justice – la somme demandée par Gastem représente en effet 5,5 fois le budget municipal annuel -, les citoyens de Ristigouche ont lancé un appel à financement populaire : http://solidariteristigouche.ca

« C’est un règlement populaire demandé par une majorité écrasante des résidents. En adoptant ce règlement, le conseil municipal a fait son devoir de protéger le bien commun de la communauté. », a déclaré le maire de Ristigouche, François Boulay.

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Élevage intensif : Attention danger

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés.

Le résultat: du lait bon marché produit en masse. Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques.

Enquête sur ces «fermes usines» aux États-Unis et en France. La réalisatrice, Frédérique Mergey, a suivi pour l’occasion le combat entre les promoteurs de la première initiative de ce genre, le projet de la ferme des 1000 vaches, développé près d’Abbeville dans la Somme, et ses opposants.

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Kenya : Des petits coins pour Kibera

Dans le bidonville de Kibera, au sud-ouest de Nairobi, près d’un million de personnes s’entassent sans électricité ni eau courante ni égouts ni ramassage des déchets.

Pollution des eaux, propagation des animaux nuisibles, mortalité infantile: les conséquences sanitaires sont dramatiques.

L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.