Dunkerque (59) : A la rencontre des derniers pêcheurs de crevettes

Il est 4h30 du matin à Dunkerque (Nord), lorsque Thierry et Jean-Luc embarquent sur le “Petit pêcheur”. Les deux marins ont commencé dans les années 80, à une époque où Dunkerque comptait encore une petite quinzaine de crevettiers. Aujourd’hui, il n’y en a plus que deux. “La jeunesse veut plus faire ce métier. [...] c’est un métier de vieux !”, plaisante Thierry.

Thierry et Jean-Luc n’ont pas de salaire fixe. Ils prennent 40% du résultat, le reste est pour le propriétaire du bateau. Après 45 minutes de chalutage, premier verdict. Contrairement à certains poissons, la crevette n’est pas soumise aux quotas de pêche. Mais certaines saisons, l’animal se fait rare.

Après sept heures de travail, un peu plus de 80 kilos de crustacés ont été ramassés et triés. C’est plutôt bon pour un début de saison. Malgré les difficultés, ces marins se battent pour conserver quelques années encore cette pêche artisanale.

La crise accélère la désindustrialisation de la France

Total doit officialiser aujourd’hui [1er février 2010] la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque. Un exemple spectaculaire de la façon dont la crise accélère la désindustrialisation de la France. Une croissance en berne, des coûts de production élevés : ce n’est plus en Europe, mais dans les pays émergents que les industriels investissent.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Dunkerque, ville symbole. Le 19 novembre 1988, le Premier ministre d’alors, Michel Rocard, annonçait « une très grande et très bonne nouvelle économique pour la France » : la construction par Pechiney d’une usine d’aluminium à Dunkerque.

Vingt ans plus tard, où en est-on ? Pour la ville du Nord, ce lundi est à marquer d’une pierre noire. Rexam, le groupe britannique qui avait repris l’usine de boîtes-boissons de Pechiney en 2001, a fait une croix sur ce site. Il doit envoyer aujourd’hui les lettres de licenciement à son personnel. Sur un marché en surcapacité, l’usine sortie de terre en 1991 n’était plus compétitive, selon la direction.

C’est ce lundi, aussi, que Total doit officialiser la fermeture de sa raffinerie des Flandres, autre cathédrale industrielle de la région. La raffinerie, qui emploie 370 salariés et 450 sous-traitants, est à l’arrêt depuis mi-septembre. Elle ne devrait pas redémarrer et serait transformée en dépôt.

Total gagne de l’argent, bien sûr. Dans dix jours, le champion français devrait dévoiler un bénéfice annuel d’environ 8 milliards d’euros. Mais ces profits ne viennent pas de la raffinerie des Flandres qui, elle, est déficitaire. D’où la décision de fermer l’unité, malgré la polémique qui s’annonce.

Dunkerque est un bon miroir de l’industrie française. Malgré le volontarisme politique qui a amené à créer des sites comme ceux de Pechiney, l’industrie ne cesse de perdre du terrain en France.
Lire la suite

Franc Maçonnerie et escroquerie massive

Plus de 20M€ de préjudice pour le fisc français! Après huit années d’instruction, 45 prévenus devront répondre, devant le tribunal correctionnel de Rennes, à partir d’aujourd’hui, et pour trois mois, d’une gigantesque fraude à la TVA. En toile de fond, notamment: milieu des affaires et franc-maçonnerie.

Des chefs d’entreprise et des P-DG, des gérants de sociétés, des experts-comptables, mais aussi un concierge, un VRP, une vendeuse, des retraités, l’ancien chauffeur d’Alfred Sirven… En tout, 45 personnes sont poursuivies pour avoir participé, à des degrés divers, à une gigantesque fraude à la TVA, entre 1995 et 1999. L’escroquerie, qui a été partiellement évaluée (plus de 20M€), avait été dénoncée par un chef d’entreprise nantais. Ouverte à Nantes, l’instruction avait ensuite été confiée à la toute nouvelle juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, en 2005. Il a finalement fallu huit ans d’enquête pour faire (en partie) la lumière sur cette arnaque.
Lire la suite