Énergie solaire : La révolution silencieuse des tarifs

En novembre, Dubaï a annoncé la construction d’un parc d’énergie solaire qui va produire de l’électricité pour moins de 0,06 dollar par kilowatt-heure, proposant ainsi une meilleure offre face aux autres options d’investissement, à savoir les centrales électriques à gaz ou à charbon.

Cette centrale, qui doit être opérationnelle en 2017, est encore un nouveau signe avant-coureur d’un avenir dans lequel les énergies renouvelables vont évincer les combustibles fossiles classiques.

En effet, il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler d’un accord capital sur un chantier de centrale solaire. Pour ne parler que du mois de février dernier, il y a eu des annonces de nouveaux projets d’énergie solaire au Nigéria (1.000 mégawatts), en Australie (2.000 MW) et en Inde (10.000 MW).

Il ne fait aucun doute que ces développements sont de bon augure pour la lutte contre le changement climatique. Mais la principale motivation qui les anime est le profit, pas l’environnement, car une efficacité accrue dans la distribution d’énergie (et le cas échéant dans le stockage), réduit le coût de production de l’énergie renouvelable.

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Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Israël / Palestine : La guerre secrète du Mossad

Le Mossad est l’un des services secrets les plus redoutés de la planète. Depuis 40 ans, ses commandos d’élite traquent les « ennemis d’Israël », où qu’ils se cachent dans le monde, et ils les éliminent de façon spectaculaire.

Partie 1:

Pour la première fois, plusieurs agents racontent de l’intérieur ces opérations dignes de « Mission impossible ». Choix de la cible, conception du plan et exécution, ils révèlent les dessous de ces actions à haut risques physiques, politiques et diplomatiques.

Plongée au cœur de trois « opérations spéciales » décidées au plus haut niveau de l’état. Tunis, 1988 : exécution par balles d’Abu Jihad, le numéro 2 de l’OLP et bras droit de Yasser Arafat. Amman, 1997: empoisonnement de Khaled Mechaal, cadre emblématique du Hamas, réfugié en Jordanie. Dubaï 2010: élimination de Mahmoud Al Mabhouh, pourvoyeur d’armes pour la bande de Gaza, dans sa chambre d’hôtel, presque sous l’œil des caméras de surveillance.

Les proches des cibles palestiniennes, parties prenantes ou témoins des drames, livrent également leurs témoignages. Regards croisés sur une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre presque invisible, qui éclaire aussi l’histoire récente du Proche Orient.

Partie 2:
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Dubaï : Pour traquer les chauffards, les policiers sont équipés de Google Glass

La police de Dubaï emploie les grands moyens pour sanctionner les chauffards qui violent le code de la route. Ils sont désormais équipés de la technologie Google Glass pour identifier et traquer les véhicules qui prennent trop de libertés. Explications sur cette brigade du futur.


Un officier de la police des Émirats a confirmé au magazine Gulf News que les agents chargés de surveiller le trafic routier sont actuellement en train de tester des Google Glass pour améliorer leurs performances. Ils essaient aujourd’hui deux usages différents: un pour capturer et télécharger la photographie d’un chauffard, l’autre pour identifier les voitures recherchées en se basant sur leurs numéros de plaque.

Pour le moment, rien n’a été confirmé sur le fait que la police utilise cette technologie de manière plus large. Le colonel Khalid Nasser Al Razooqi, directeur d’un département de la police de Dubaï, a déclaré que si les tests se déroulaient bien, les agents adopteraient ce matériel dès que les Google Glass deviendront disponibles.

« Si cela passe nos critères et que nous voyons que c’est un appareil utile, nous pourrions en acheter un nombre conséquent. » En utilisant les applications développées par son unité, la police peut envoyer les photos directement dans la base de données du commissariat simplement en tapotant du doigt sur le côté des lunettes. Le simple fait de regarder la plaque d’une voiture enregistre le numéro et sera immédiatement vérifié pour savoir si c’est un véhicule recherché ou non.

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Or sale

Symbole de luxe, du glamour et de la richesse, l’or fait rêver, il étincelle sur les plus belles femmes du monde comme dans les coffres des banques, mais cet or possède une face cachée.

Financement de guerres civiles, catastrophes écologiques, droit de l’homme bafoués. En Afrique ou en Amérique latine, l’or peut devenir une malédiction. Qui achète cet or pas très propre ?

La Suisse produit 70% de lingots d’or dans le monde. Du Pérou à Dubaï, nous allons remonter des filières, démasquer des intermédiaires, bienvenue dans un monde de grands mensonges et gros trafics, celui de l’or sale.

Partie 1:

Partie 2:
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Dubaï : Les fous du volant

Maserati, Porsche, Ferrari… Dans les rues de Dubaï, on ne compte plus les voitures de luxe. C’est ici qu’on en trouve la plus grande concentration au monde. Aux Émirats Arabes Unis, le niveau de vie est deux fois plus élevé qu’en France mais les distractions sont rares.

Alors ces bolides sont devenus la principale passion de la jeunesse dorée… Une passion qui vire au délire. Moteurs « gonflés » à plus de 800 chevaux, véhicules alimentés au kérosène : les jeunes sont prêts à tout pour remporter une « street race », une course sauvage organisée sur les autoroutes qui traversent la ville.

Résultat : à Dubaï, la mortalité routière est presque deux fois plus élevée qu’en France. Alors la police a décidé de répliquer : pour dissuader les chauffards, elle s’est dotée de Ferrari et de Lamborghini. Mais cela ne suffit pas…

Dubaï : La police renouvelle son parc automobile

La flotte automobile de la Police de Dubaï est déjà bien garnie avec notamment une Ferrari FF, une Lamborghini Aventador, une McLaren 12C, une Audi R8 ou encore une Aston Martin One-77, mais il manquait vraisemblablement une supercar à ce prestigieux garage.

En effet, la Police de Dubaï vient de faire l’acquisition d’une Bugatti Veyron, redécorée bien sûr aux couleurs locales. Alors que la France s’est contentée de Subaru Impreza WRX STi et aujourd’hui de Renault Mégane R.S., Dubaï tient dans ses rangs les plus célèbres sportives automobiles.

Maintenant un hypercar !

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Le nouveau visage de la Terre

Les grandes villes doivent adapter leurs infrastructures à l’explosion démographique. En témoignent la construction de gratte-ciel, comme la tour Khalifa à Dubaï, ou ces immeubles à Shanghai pour lesquels certains chantiers fonctionnent 24h sur 24, ou encore la ville de Hongkong qui gagne en hauteur à une vitesse vertigineuse à mesure que sa population augmente.

A Tokyo, ce sont les risques d’inondation que la ville doit contrôler; les ingénieurs japonais ont construit une immense cathédrale de béton sous terre permettant de réguler les crues sous la mégapole la plus peuplée du monde. Les bidonvilles sont le symptôme de la surpopulation dans les grandes villes. Le Brésil, quant à lui, s’est spécialisé dans l’élevage bovin et est capable de répondre à la demande mondiale. A Rio, les habitants des favelas sont en hauteur et sont longtemps restés isolés du centre-ville.

Le besoin d’approvisionnement de l’homme en nourriture, en eau et en ressources énergétiques l’a poussé à mettre sur pied des infrastructures remarquables. La consommation d’énergie atteint elle aussi des sommets. Comment alimenter la planète de demain ?

Installé sur le fleuve Colorado dans les années 30, le barrage Hoover a permis la construction de la ville de Las Vegas dans un sud-ouest américain jusque-là aride. En Espagne, la culture en serre permet de fournir l’Europe entière en fruits et légumes, toute l’année.

Dubaï : Perdre des kilos pendant le Ramadan peut rapporter gros

La municipalité de Dubaï a décidé d’offrir leur “pesant d’or” aux habitants qui perdraient plus de deux kilos en un mois. Une mesure pour lutter contre l’obésité.

Quoi de plus douloureux qu’un régime ? Pour motiver ses troupes, la municipalité de Dubaï a prévu une incitation choc. “Plus vous perdrez du poids, plus vous gagnerez d’or“, a promis Hussein Lootah, directeur général de la municipalité de Dubaï.

Une mesure pour lutter contre l’obésité. La campagne coïncide avec le mois de jeûne musulman du ramadan. Si les fidèles s’abstiennent de manger et de boire pendant la journée, ils se rattrapent en soirée, ce qui est déconseillé par les nutritionnistes.

Les gagnants pourront participer à un tirage au sort. Les trois premiers gagneront chacun une pièce d’or d’une valeur de 20.000 dirhams (5.400 dollars environ). Les autres se partageront des récompenses d’une valeur globale de 200.000 dirhams (54.000 dollars). Les personnes souhaitant participer devront se faire peser dans des parcs publics de Dubaï, une première fois vendredi puis à nouveau le 16 août. Ils recevront des conseils de nutritionnistes et de médecins pour les aider à perdre du poids, mais devront s’engager à ne pas avoir recours à des “méthodes malsaines“, selon la presse.

LCI

Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »
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Placements refuges

On aurait pu aussi parler du vin, de la terre agricole, des forêts…d’un pied à terre dans Kensington ou d’un duplex à Dubaï. On s’est ici contenté de décliner les grands classiques. L’imagination est au pouvoir lorsqu’il s’agit de rassurer les détenteurs d’actifs. Que faire quand tout dégringole? Quand un tsunami financier déferle? Il faut trouver un ou des refuges et si possible des PRPE.

Il faut creuser un peu si on veut trouver un PRPE sans faille. Si on lit bien la littérature consacrée aux PRPE, on trouve un véritable bazar. Les montres, par exemple ! On lisait dans un blog que de nouveaux acheteurs âgés de moins de 30 ans avaient, en 2009, investi en moyenne 3.000 euros dans des montres acier  sur le thème « mieux vaut avoir une montre à son poignet que de l’argent sur son compte en banque ». Et de chanter les louanges des montres sophistiquées, prouesses technologiques qui vaudront pour les siècles à venir. Le même blog, notait, en toute honnêteté que, parfois, les prix des belles montres peuvent se casser la figure. Comme l’or, finalement. Alors, quoi ?… Les meubles anciens ? Les beaux, s’entend ! Ceux-là on est sûr qu’ils ne seront pas édités par milliers comme le célèbre fauteuil club de Charles Eames. Malheureusement, ce sont de beaux objets bien fragiles, comme les belles montres. Il y a le diamant. C’est solide le diamant ! Et puis, c’est comme l’or. La demande ne cesse de grimper. Comme l’or, quand tout le monde panique, quand la révolution menace, le diamant a toute sa place. Tiendrait-on ici un PRPE, portable et incassable ? A condition de s’en débarrasser dés que les premiers signes d’apaisement se manifestent, car, la paix et la tranquillité revenues, il dégringole. Il y a le franc suisse à condition de prendre le risque sur les banques suisses ! Il y a aussi le dollar quand les chinois veulent bien. Et les obligations du trésor allemand. Ça ne rapporte rien, on paye même pour en avoir, mais au moins, on sait à qui on prête ! (c’est-à-dire à des gens déjà très endettés !)

N’a-t-on pas ici oublié quelque chose ? L’immobilier parbleu ! C’est le placement refuge des placements refuge. C’est un PRPE ! Lui aussi, comme l’or, comme les diamants est contracyclique. On lit souvent que les valeurs immobilières montent quand la bourse descend. Sauf aux Etats-Unis où ils auraient tendance à s’effondrer en même temps ; sauf au Japon où l’immobilier n’est jamais remonté ; sauf en France où, pendant 50 ans,  il a traîné lamentablement. Pourtant,  « les Français plébiscitent » l’immobilier (ils plébiscitaient aussi le Général Boulanger !). C’est solide et ça pourrait rapporter. Comme l’or et les diamants, on en a toujours besoin. Il peut prendre la forme de pierre-papier, mais aussi de studios à Megève, d’appartements dans le Marais, de lois Malraux à Bordeaux, de villas en Toscane. Sauf que l’immobilier en France serait au sommet d’une bulle ! Une bulle qui péterait ? Des prix immobiliers qui baisseraient ? Si c’est une plaisanterie, Monsieur, elle est sinistre ! Pourtant, il n’y a pas 20 ans les prix de l’immobilier s’effondraient, en France, Paris et province confondus.

Les Echos

Dubaï : Ces Françaises d’origine maghrébine qui fuient la crise pour “l’eldorado arabe”

Le nombre de Françaises d’origine maghrébine à s’exiler à Dubaï ne cesse d’augmenter. Si les motivations diffèrent, l’objectif reste à peu près le même : fuir la crise financière européenne pour ce que certaines appellent “l’eldorado arabe”.

J’ai toujours rêvé de vivre dans un monde en harmonie avec mon identité arabe.”

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Révolte contre l’UE et le FMI : Grèce, Islande et Lettonie pourraient montrer la voie

Les petits pays d’Europe accablés de dettes pourraient suivre l’exemple de l’Argentine et ignorer leurs dettes. Cela reporterait le fardeau sur les pays créanciers et le problème pourrait être résolu grâce à un simple changement des règles comptables.

La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde.

Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings qui envahirent avec succès la Grande-Bretagne. Les tribus lettones repoussèrent même les Vikings. Les Grecs, quant à eux, conquirent tout l’Empire perse. S’il y a des pays qui peuvent tenir tête au FMI, ce sont bien ces robustes guerriers.

Des dizaines de pays ont été dans l’incapacité de payer leurs dettes au cours des récentes décennies, le dernier étant Dubaï, qui a de­mandé le 26 novembre un moratoire sur sa dette. Si l’émirat arabe, naguère hyper-riche, peut le faire, des pays dont la situation est plus désespérée le peuvent également. Et quand l’alternative est de détruire l’économie indi­gène, il est difficile de prétendre qu’ils devraient s’en abstenir.
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Le Japon croule sous une dette monstrueuse

Le Japon croule sous une des dettes les plus élevées du monde, emprunte plus qu’il ne gagne et refuse d’envisager de nouvelles sources de revenus.

Ce qui, pour un particulier, mènerait à la saisie et l’interdiction bancaire, n’attire à l’État japonais que des sermons vite oubliés.

Alors que la situation budgétaire de la Grèce, du Mexique ou de Dubaï agitent ces dernières semaines les marchés mondiaux, le Japon, malgré des finances publiques dans un état tout aussi désastreux sur le papier, ne semble inquiéter ni les investisseurs, ni les agences de notation.

Pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu’il ne percevra d’impôts lors de l’année budgétaire 2009-2010, qui s’achève fin mars. Selon l’OCDE, qui admoneste régulièrement Tokyo à ce sujet, son déficit budgétaire dépassera les 10% du produit intérieur brut l’an prochain. Sa dette publique flambera à 204% du PIB: en la matière, seul le Zimbabwe fait pire.

A l’origine du problème : les plans de relance mis en oeuvre à répétition depuis les années 1990, ainsi qu’un système fiscal peu lucratif pour l’État, avec notamment une taxe sur la consommation exceptionnellement basse pour un pays développé (5%). De plus, le nouveau gouvernement de centre-gauche de Yukio Hatoyama s’est engagé à n’augmenter aucun impôt avant 2013.

Si nous étions le Botswana, on verrait immédiatement que nous prenons l’eau. Mais le Japon est comme le Titanic : notre économie est tellement grosse que personne ne s’aperçoit que nous coulons,” déplore Noriko Hama, économiste à la Doshisha Business School de Kyoto. Lire la suite

Les nouveaux pronostics de Nouriel Roubini, le « Dr Catastrophe »

Nouriel Roubini, l’économiste qui avait prédit la crise des subprimes, est de retour avec un nouveau livre (Économie de crise, JC Lattès), écrit à quatre mains avec Stephen Mihm. Et de nouvelles prévisions. Presque aussi pessimistes que les précédentes…

Bien que l’économie mondiale ait entamé son rebond, les risques et les faiblesses qu’elle présente pourraient produire de nouvelles crises dans les années à venir.

Les formes prises par les redressements économiques reflètent leur vigueur et leur soutenabilité. Un redressement en forme de V est rapide et vigoureux; un redressement en forme de U est lent et peu marqué; et dans le cas d’un redressement en forme de W, l’économie se rétablit brièvement avant de plonger une nouvelle fois.

Le scénario qui est actuellement le plus vraisemblable dans les économies avancées est celui d’un redressement en U caractérisé par une faible croissance pendant plusieurs années. [...] La récession actuelle est différente des précédentes. La crise récente est née d’un excès de dette et de levier d’endettement chez les ménages, dans le système financier et dans les entreprises.

La récession n’a pas été provoquée par un resserrement monétaire : ce fut une “récession bilancielle” due à une accumulation vertigineuse de dette. Les travaux récents de Carmen Reinhart et de Kenneth Rogoff ont montré qu’une récession bilancielle pouvait conduire à un redressement peu marqué en raison du désendettement simultané de tous les secteurs de l’économie. Cela prendra un moment. [...]

Durant la dernière décennie, les États-Unis – ainsi que des pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Islande, l’Espagne, Dubai, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les pays Baltes et d’autres pays d’Europe centrale – servirent de moteur à la consommation mondiale : ils dépensèrent davantage que leur revenu ne les y autorisait et présentèrent des déficits de la balance des paiements courants.
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Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche”, d’après Le Monde. Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs.

Les causes de cette dégradation ? Comme pour la Grèce, les déficits et la solvabilité du Portugal. Rien de bien original donc, mais un souci de plus de l’Europe qui n’arrive toujours pas vraiment à se décider sur l’aide à apporter à la Grèce. Plus les ennuis s’accumulent et plus l’incapacité de la zone euro à sauver l’un des siens devient évidente. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il  est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

Un de ses dirigeants, Dennis Lockhart, a identifié trois facteurs qui pourraient jouer sur la croissance économique américaine :

1. Baisse de la croissance en Europe et donc, par ricochet, baisse des exportations américaines vers le Vieux Continent.

2. Baisse de l’euro et par conséquent arrivée massive de capitaux sur le dollar, ce qui entraînerait une hausse importante du dollar et pénaliserait les exportations américaines.

3. Les ennuis grecs font boule de neige provoquant un désintérêt massif des investisseurs pour les obligations américaines. Voici ce que rapporte Le Monde : Le troisième point est la possibilité que la crise budgétaire grecque débouche sur un grand choc des marchés financiers. Cela pourrait se manifester dans le système bancaire ou sous la forme d’un mouvement de retrait général [des investisseurs] du marché de la dette des États”.
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Le retour des bulles spéculatives

Il n’aurait pas fallu longtemps après la récession pour que les bulles financières refassent leur apparition. Comment les identifier?

La montée en puissance de l’économie chinoise a une conséquence directe: ce qui se passe dans ce pays exerce aujourd’hui sur les marchés financiers une influence presque aussi considérable que les informations venues des États-Unis.

La Chine a retrouvé une croissance de 10,7% en rythme annualisé au quatrième trimestre 2009, ce qui conduit à une croissance sur l’ensemble de l’année de 8,7%. Ces chiffres remarquables dans un contexte de récession mondiale devraient réjouir. En fait, ils inquiètent.

Sur les marchés, les opérateurs craignent un coup de frein des autorités chinoises. Cela n’a d’ailleurs pas manqué: par différentes mesures techniques (hausse des réserves obligatoires des banques) ou plus autoritaires (on parle de plafonnement des crédits imposé à certaines banques), Pékin veut calmer le jeu et éviter qu’une croissance trop rapide ne débouche sur une accélération de l’inflation. L’inquiétude des marchés est sans doute excessive: les mesures prises aujourd’hui montrent simplement que la Chine avait vu un peu grand quand elle a conçu l’an dernier son plan de soutien à l’activité. Que la croissance du crédit soit un peu recalibrée n’est pas une mauvaise chose. Lire la suite

Inauguration de la tour des records à Dubaï, pour conjurer la crise

Le plus haut gratte-ciel du monde, plus de 800 mètres, sera inauguré lundi dans l’émirat en pleins déboires financiers et immobiliers.

Les promoteurs entretiennent avec coquetterie le mystère sur sa taille exacte mais, avec plus de 800 mètres de haut, la tour Burj Dubai n’aura aucun mal à se hisser au sommet, puisqu’elle dépassera d’au moins 300 mètres l’actuel plus haut édifice du monde, Taipei 101 à Taïwan (508 mètres). La question est plutôt de savoir si cela ne sera pas le dernier grand chantier pharaonique, avant longtemps, de l’émirat du Moyen-Orient en pleine crise.
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La revanche de l’or physique

Par Pascal Roussel, analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Le comportement de l’or est un indicateur de la fragilité actuelle du système financier construit intégralement sur des dettes. Cette fragilité peut être porteuse de grands profits à condition d’identifier et d’interpréter correctement les signaux d’alarmes émis par l’or et de se positionner en conséquence. L’or lance une mise en garde et incite à la plus grande vigilance: plus que jamais les apparences boursières sont trompeuses.

Les lecteurs se rappellent que dans mes articles précédents, j’ai longuement évoqué les éléments qui déclencheront la deuxième vague de la crise en 2010: le rôle central de la Chine, les produits dérivés, le crash de l’immobilier commercial américain, la mise en place d’une nouvelle monnaie mondiale centrée sur les Droits de Titrage Spéciaux du FMI, etc. Que s’est-il passé de vraiment nouveau ce dernier trimestre ?

L’homme de la rue, le petit chef d’entreprise, l’ouvrier, l’employé voient une dégradation de la situation économique et du chômage

Aux États-Unis, une personne sur huit survit grâce aux cartes d’alimentation et chaque jour quelques 20 000 personnes supplémentaires en dépendent. Les entreprises n’investissent pas par peur des taxes à venir ou du chômage qui grandit et par manque d’accès au crédit. Néanmoins, la plupart des économistes qui se concentrent essentiellement sur le PIB voient une reprise alors qu’il n’y a que des interventions gouvernementales massives pour éponger les pertes des banques ou pour acheter indirectement à crédit ce que les consommateurs réels n’achètent plus (par exemple en distribuant du cash pour acheter des voitures ou des maisons). Les analystes financiers voient eux aussi une reprise économique en observant la bourse atteindre de nouveaux sommets. Alors qu’il n’y a qu’un afflux de liquidités qui trouve sa source dans la Fed et qui s’écoule vers quelques banques américaines qui utilisent leurs High Frequency Trading Programs (HFTP) pour gagner de l’argent en bourse et justifier des bonus ahurissants.
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2010 – Le monde s’écroule ?

Par Gerald Celente, éditeur du Trends Journal, Trends Research Institute, Kingston, New York

« La relance, par la création monétaire globale de 2009, va commencer à s’assécher. Lorsque cela arrivera, nous assisterons à un autre effondrement économique, le krach de 2010. »

Le 24 décembre 2009, à Kingston, New York, comme presque chaque année depuis une décennie, j’interviewe Gerald Celente, éditeur et rédacteur en chef du « Trends Journal » à Kingston, New York, sur les tendances de la nouvelle année.

Quand nous avons parlé, le 21 Décembre 2007, des tendances 2008, Gerald a déclaré : « En 2008, nous allons voir de grands évènements, un géant de la finance va tomber et être touché par une crise économique de type 11 septembre. Surveillez bien quand surviendra un accident à une grande entreprise, une grande banque. Cela sera le premier signal. Mais ce sera encore pire que vous le pensez, une banque du calibre de Bank of America. »
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Dubaï : les péchés de la finance

Par Denis Dupré, professeur d’éthique et de finance à l’Université de Grenoble.

A Dubaï, la finance n’a pas été assez islamique ! L’émirat est un concentré de ce qu’il ne faut pas faire, un cas d’école.

L’incapacité de l’entité immobilière Nakheel, du conglomérat Dubai World, à honorer à temps une partie de sa dette de 59 milliards de dollars, a provoqué un séisme sur les marchés.

Moody’s a notamment abaissé la notation de DP World, relevant de Dubai World, de A3 à Baa2.

Le prix de la couverture contre un défaut de paiement de la dette souveraine de Dubaï (CDS) a bondi de 111 points de base, à 429 points.

Premier péché : l’endettement excessif d’un pays qui, bien que peu doté en pétrole, emprunte massivement à ses voisins.

Nous vivons le temps du mensonge de la dette. Le nez de Pinocchio de Dubaï a grandi à chaque endettement supplémentaire. Quand la dette devient-elle un mensonge ?

Si je viens manger une fois chez vous, je vous signe un papier indiquant que je vous dois un repas. C’est une dette. Si je reviens dix fois et que je signe 10 papiers, vous sentez petit à petit que c’est un mensonge, que je ne vous rembourserai probablement pas.

Le cas Dubaï n’est pas unique : le ratio de la dette américaine sur le PIB a atteint, avant la crise, des niveaux plus élevés qu’avant 1929.

Dans l’histoire, ceux qui produisent ou possèdent les matières premières sont ceux qui consomment. Ce n’est plus vrai aujourd’hui : l’Asie produit, l’Amérique du Nord, l’Europe (et Dubaï) consomment. Ils en sont au onzième repas !

Deuxième péché : l’intérêt. A Dubaï, la finance n’a pas été, autre paradoxe, assez islamique !
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Vers une crise immobilière en Algérie ?

Certes, ce n’est pas Dubaï, mais tout de même … La crise financière mondiale a sérieusement impacté le marché immobilier en Algérie.

Les transactions immobilières ont ainsi chuté de 80% en 2009. Les prix à la vente et à la location ont baissé respectivement de 40 et 30%.

Certes, si les prix affichés en vitrine mentionnent toujours des prix très élevés, la vente se conclut bien souvent à des tarifs inférieurs de 30 à 40%. La rançon du succès passé, assortie des conséquences de la crise mondiale. Rappelons en effet que l’Algérie se trouvait jusqu’en 2008 en pleine bulle immobilière, les prix ayant triplé de 2003 à 2008.

Selon la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), la tendance devrait se poursuivre, mais sans que le marché se stabilise sur la valeur réelle des biens, exagérément surévalués jusqu’alors, la spéculation règnant en maître. Les experts prévoient la poursuite de la tendance baissière jusqu’à 2011, au moins.

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Moussa, a annoncé quant à lui, devant les membres du Conseil, que son département prépare actuellement un nouveau projet de loi. Le texte, qui sera présenté au parlement, portera essentiellement sur la réorganisation de l’activité de promotion immobilière, régie par le décret 03-93.

La fédération du BTPH, affiliée à la Confédération algérienne du patronat (CAP), a récemment dénoncé, quant à elle, ce qu’elle considère comme étant «des procédures abusives» de toutes sortes, qui se multiplient actuellement en matière de vente de logements sur plans.

Rappelons, par ailleurs, qu’en juillet 2009, Emaar, le géant immobilier des Emirats arabes unis, avait annoncé avoir fermé son bureau à Alger. Raisons invoquées : les difficultés rencontrées dans le pays pour pouvoir concrétiser ses projets. A moins que cela ne soit déjà les prémices de la crise de Dubaï ?

Le Blog Finance

Selon le LEAP, au printemps 2010, les finances publiques deviendront ingérables

Printemps 2010 – Nouveau point d’inflexion de la crise systémique globale : quand le nœud coulant des déficits publics va étrangler les Etats et les systèmes sociaux occidentaux.

Selon le LEAP/E2020 (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), la crise systémique globale va connaître un nouveau point d’inflexion à partir du printemps 2010.

En effet, à cette date, les finances publiques des principaux pays occidentaux vont devenir ingérables parce qu’il deviendra simultanément évident que de nouvelles mesures de soutien à l’économie s’imposent au vu de l’échec des différents stimulus de 2009 (1) et que l’ampleur des déficits budgétaires interdit tout nouvelle dépense significative.

Si ce « nœud coulant » des déficits publics que les gouvernements se sont volontairement passé autour du cou en 2009, en refusant de faire assumer au système financier le prix de ses fautes (2), va peser lourdement sur l’ensemble des dépenses publiques, il va tout particulièrement affecter les systèmes sociaux des pays riches en appauvrissant toujours plus la classe moyenne et les retraités, tout en laissant les plus défavorisés à la dérive (3).

Parallèlement, le contexte de cessation de paiement d’un nombre croissant d’Etats et de collectivités locales (régions, provinces, états fédérés) va entraîner un double phénomène paradoxal de remontée des taux d’intérêts et de fuite hors des devises en direction de l’or.

Devant l’absence d’une alternative organisée à un Dollar US toujours plus faible et afin de trouver une alternative à la perte de valeurs des bons du trésor (en particulier américains), les banques centrales du monde entier devront en partie se « reconvertir à l’or », le vieil ennemi de la Réserve fédérale US, sans pouvoir encore le déclarer officiellement.

Le pari de la reprise ayant désormais été bel et bien perdu par les gouvernements et les banques centrales (4), ce point d’inflexion du printemps 2010 va ainsi représenter le début du transfert massif des 20.000 milliards de dollars d’ « actifs fantômes » (5) vers les systèmes sociaux des pays qui les ont accumulés. Lire la suite

La dette souveraine, première menace économique à moyen terme

Le risque de voir un Etat faire défaut sur sa dette souveraine restera élevé pendant plusieurs années et le raz de marée de l’endettement qui a submergé le monde récemment, des Etats-Unis à Dubaï, menace la reprise, estiment les gérants réunis ces derniers jours au Reuters Investment Summit.

Les préoccupations liés à l’endettement des Etats font les grands titres des journaux depuis le 25 novembre, qu’il s’agisse de la demande de moratoire de Dubaï, de la rétrogradation de la note de la Grèce, ou de l’avertissement adressé à l’Espagne par Standard & Poor’s.

Le risque souverain, “sera assurément sur les marchés, pendant au moins les deux ou trois prochaines années, un facteur de risque auquel les investisseurs prêteront attention”, a expliqué Jonathan Xiong, gérant senior de Mellon Capital Management.

Gonflées depuis quinze mois par la récession, les plans de soutien au secteur financier et les mesures de relance, qui ont creusé les déficits, les dettes publiques vont sans doute restreindre les ressources économiques disponibles pendant de longues années.

Et les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ne sont en rien immunisées contre cette menace. Moody’s a d’ailleurs laissé entendre la semaine dernière que leurs notes “triple A”, les plus hautes des échelles de notation, pourraient être remises en cause d’ici quelques années.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont “les deux exemples les plus cruels d’exubérance irrationnelle du point de vue d’une économie nationale”, juge Bill Gross, le directeur général de Pimco, le plus gros fonds obligataire du monde. Lire la suite

L’Ukraine, le prochain Dubaï ?

Après Dubaï, en attendant la Grèce, voire l’Espagne, une crise financière d’une importance majeure pourrait survenir en Ukraine. Le vice-premier ministre ukrainien, Grigori Nemyria, a annoncé que l’Ukraine avait demandé une aide urgente de 2 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI). Objectif : le règlement de sa dette publique extérieure et de ses factures de gaz russe.

A la suite d’une visite au siège du FMI à Washington, Grigori Nemyria a ainsi précisé qu’il fallait “remédier à la situation extrêmement difficile” relative au respect des obligations internationales de Kiev. Tentant de forcer la main du FMI, en ajoutant qu’il fallait éviter que le contexte ne se répercute sur d’autres États à l’économie fragile. “Créer un risque de déstabilisation serait une erreur fatale,” selon lui. Sous-entendu : la Russie pourrait en “profiter” pour faire “revenir” à elle les “brebis égarées.

Selon le vice-premier ministre, l’Ukraine a besoin d’être aidée financièrement pour pouvoir payer retraites et salaires du secteur public et effectuer ses règlements mensuels relatifs au gaz importé de Russie. Lire la suite

Malgré la crise à Dubaï, politiques et experts veulent sauver la finance islamique

Après la crise qui a frappé Dubaï, les économistes et politiques donnent de la voix pour défendre la finance islamique, sur laquelle cet incident jette le trouble. Il ne faudrait pas se priver des capitaux du Golfe… même si Dubaï a montré que ce système n’était pas forcément plus fiable que son équivalent anglo-saxon !

Ne condamnez pas la finance islamique trop tôt : on a à peine commencé à toucher aux dollars du Golfe ! La crise qui a secoué Dubaï la semaine dernière, en jetant un doute sur cet émirat au succès de façade, a également attisé la méfiance autour de la finance islamique…

Une méfiance que les « experts » s’échinent aujourd’hui à dissiper : « les économistes et les fins connaisseurs de cette finance d’un genre nouveau, puisque religieuse, reconnaissent que le cas dubaïote doit être médité, concédait un article du Monde daté du 3 décembre 2009 (voir notre illustration ci-dessous). Mais ils mettent en garde contre les amalgames et les jugements hâtifs. » Nous avons eu une petite crise, mais tout va s’arranger… un refrain déjà entendu quelque part !

Pour défendre la finance islamique: ses théoriciens, ses bénéficiaires et ses lobbyistes Lire la suite

“La souveraineté nationale de la Grèce est menacée”, dit son Premier ministre

Pressé par les pays européens d’assainir ses finances publiques, le gouvernement grec s’est engagé mercredi à tout mettre en oeuvre afin de restaurer la crédibilité financière du pays et regagner la confiance des marchés, afin de préserver sa propre “souveraineté”.

“Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour maîtriser l’énorme déficit, restaurer la stabilité des finances publiques et promouvoir le développement. C’est la seule voie pour nous assurer que la Grèce ne perdra pas ses droits à la souveraineté”, a souligné le Premier ministre Georges Papandréou, au cours d’un conseil des ministres.

Car, a-t-il averti, “pour la première fois” depuis le retour de la démocratie en 1974, “l’impasse financière de notre pays menace notre souveraineté nationale”.

De son côté, le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé “que le gouvernement fera tout ce qu’il faudra pour retrouver la crédibilité qu’il a perdue avec des mesures précises et un plan pour diminuer, à moyen terme, le déficit et maîtriser la dette publique”.

Soumise à de fortes pressions depuis la crise de Dubaï, la Grèce, membre de la zone euro, est sous le feu des critiques depuis deux semaines en raison de l’explosion de son déficit public, estimé à 12,7% du produit intérieur brut (PIB) et de sa dette estimée à quelque 113% du PIB pour la fin de l’année et à 120% en 2010.

Le 1er décembre, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait apporté un peu de répit au gouvernement d’Athènes, au pouvoir depuis le 4 octobre. “La Grèce n’est pas et ne sera pas en état de faillite”, avait-il assuré.

Mais, lundi et mardi, les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont successivement mis sous surveillance la note de crédit à long terme et abaissé la note de dette à long terme.

Fitch a en outre annoncé mercredi avoir placé sous surveillance négative l’ensemble des crédits structurés émis par les établissements grecs, accentuant encore la pression sur Athènes.

M. Papaconstantinou a reconnu que “les dégradations des agences de notation rendent difficile la politique du gouvernement”, et prévenu que “la Grèce connaîtra des perturbations sur les marchés ces prochains mois”. Lire la suite

Pourquoi la Grèce inquiète tant la zone euro

La crise a profondément dégradé la situation économique de la péninsule hellénique. A tel point que le mot faillite est dans tous les esprits. Fantasme ou risque réel ?

La Grèce serait-elle le vilain petit canard de la zone euro ? La péninsule hellénique a été au coeur des discussion des ministres des Finances de l’Eurogroup, mardi 1er décembre à Bruxelles. Ces derniers estiment que la situation de la Grèce est “préoccupante” à cause de l’explosion de ses déficits publics.

La Grèce a récemment nettement revu en hausse ses pronostics de déficits. Le ministre des Finances Georges Papaconstantinou s’attend à un déficit de 9,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, à environ 30 milliards d’euros. La dette publique, de son côté, doit atteindre 113,4% du PIB cette année. Dans les deux cas, Athènes est très au dessus des limites européennes – respectivement 3% et 60%. Le pays est d’ailleurs dans le collimateur de Bruxelles pour déficit excessif.

Entrée officiellement en récession au quatrième trimestre 2008, la Grèce doit subir en 2009 une contraction de son PIB de 1,2% et de 0,3% en 2010, selon le projet de budget, sur fond d’augmentation du chômage (fixé à 9,7% pour 2010 contre 9% en 2009) et de recul de compétitivité de l’économie. Mais la crise n’explique pas tout. Même en période de croissance, le pays ne parvient pas à réduire ses déficits. Lire la suite

Crevaison de bulles : de Dubaï à la Chine et à l’Inde

Au détour d’une réflexion sur les réactions de Wall Street aux difficultés de Dubaï et sur leurs implications, Philippe Béchade, collaborateur de La Chronique Agora, site « contrarien » que nous avons déjà cité, fait un parallèle entre la situation du petit émirat et deux des pays les plus vastes et les peuplés au monde, qui affichent une croissance économique insolente au milieu de la crise générale. Etrange ? Voire.

▪ Faire remonter les cours de Bourse à la moindre occasion, pour le moindre prétexte — plus ou moins crédible — est devenu un sport national réservé aux élites qui gèrent le quotidien à Wall Street. Le soutien volontariste des indices américains vendredi — afin d’éviter qu’un vent d’inquiétude souffle dans les travées des centres commerciaux américains en plein week-end de Thanksgiving — fut aussi peu discret que possible. Tant pis si les cours rechutent de 1% lundi… le mois de novembre ressort gagnant de 5% !

Mission accomplie : les consommateurs sont apparus plus nombreux (+9%) dans les centres commerciaux à l’occasion du “Black Friday” [vendredi noir] aux Etats-Unis. Le principal souci, c’est que la chasse aux bonnes affaires devient un mode de consommation dominant. Les distributeurs font du volume mais très peu de marge : le panier moyen a chuté de pratiquement 8%.

C’est plutôt favorable côté écoulement des stocks… mais la recherche systématique de prix bradés continue de tirer l’économie américaine vers un scénario de déflation. Beaucoup de commerçants annoncent une poursuite des soldes, ne serait-ce que pour faire concurrence à Amazon qui déclenchait son offensive sur les prix ce lundi — rebaptisé par les internautes “cyber-Monday”.

▪ La résilience de Wall Street vendredi visait également à renforcer la conviction que rien de mauvais ne saurait survenir cette année pour les détenteurs d’actions. Et ce, même si la crise de confiance qui a frappé l’émirat de Dubaï jeudi dernier ne constitue qu’un échantillon de ce que nous réserve la bulle immobilière en Chine — sans espoir de revoir sa mise si les banques de l’empire du Milieu se retrouvent emportées dans la tourmente des lignes de crédits irrécouvrables. Lire la suite

Après Dubaï, la ruine de la Grèce

Les deux Bourses du Golfe – Dubaï et Abu Dhabi – ont rouvert, après cinq jours d’interruption liée aux fêtes de l’Aïd al-Adha. Les marchés internationaux ont observé avec attention cette reprise des transactions au Moyen-Orient. Les Bourses européennes ont fini dans le rouge. L’incertitude liée à Dubaï, mais également le spectre de nouveaux États, dont la Grèce, en incapacité de paiements, inquiètent le monde.

Le gouvernement de Dubaï a déclaré son refus de se porter garant des dettes de sa filiale, Dubai World. Pis : il est question, désormais, de suspendre le courtage d’obligations des entreprises de Dubaï. Résultat des courses : toutes les Bourses européennes, y compris le SMI, ont perdu hier à nouveau entre 1 et 2%.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : l’inquiétude qui refait surface avec le moratoire de six mois, demandé par Dubai World, n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Car, désormais, les investisseurs s’inquiètent pour la santé des «PIGS».

Retenez bien ce nouveau sigle. Les «PIGS» représentent le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne, autant de pays où la dette publique est si lourde qu’ils pourraient, eux aussi, devoir exiger un moratoire des remboursements. Et le premier État européen défaillant pourrait être, selon les experts, la Grèce.

Quelques chiffres : en 2009, le déficit budgétaire de la Grèce atteindra 12,7% du produit intérieur brut (PIB), soit quatre fois plus que ce qu’autorisent les critères de Maastricht (3% du PIB). Selon la Deutsche Bank, la dette publique grecque s’élèverait à 135% du PIB, soit, une fois de plus, le double autorisé par Maastricht (60%). Enfin, la dette publique et privée, face à des créanciers étrangers, a déjà atteint près de 150% du PIB.

La Grèce sans soutien

Il y a quelques semaines, peu avant les élections européennes, le ministre allemand de l’Économie, Peer Steinbrück, avait déclaré : «Si Athènes devait se trouver en difficulté, l’Europe interviendrait.» Depuis, silence radio. La Grèce se retrouve aujourd’hui comme Dubaï : sans le secours de ses pairs, la faillite est proche…

24heures.ch

Après Dubaï, à qui le tour ?

La quasi faillite de Dubaï n’a pas créé de panique sur la planète financière. Mais l’euphorie des derniers mois laisse place à un sérieux doute.

Quel pays va mettre les clés sous la porte comme l’Émirat vient de le faire ? La Grèce, l’Irlande ? L’Espagne, l’Italie ? Les pays de l’Est européen ? L’examen se fait précis : il s’agit non pas seulement de savoir si ces pays ont les capacités financières de rembourser. Analyse économique classique. Mais de savoir si leur gouvernement a les moyens politiques d’imposer à sa population les mesures d’austérité qui en découleront.

Dubaï a été une surprise : tout le monde savait que la ville-État construisait son futur, mi-Singapour, mi-Miami, à coup de crédits. Tout le monde pensait que construire des Marina en forme de palmier pour que les Britanniques viennent y attraper des coups de soleil, était périlleux.

Et cette tour de 810 mètres, la plus haute du monde : depuis la tour de Babel, l’histoire a montré que dès qu’un pays se plaît à monter ses tours plus hautes que les autres, il tombe (Babel, le Chrysler Building qui a été terminé un jour avant le jeudi noir de 1929, Singapour avant la crise asiatique…)

Dubaï : un subprime ? Les marchés financiers le savaient. Que l’émir Al-Maktoum ait à faire face un jour à un problème d’endettement, tout le monde s’en doutait.

La surprise est venue de l’inaction des Émirats Unis, qui a contraint les autorités de Dubaï de différer de six mois la dette de Dubaï World, un de ses fonds publics. Certes, ensuite, une fois que l’odeur de brûlé avait fait le tour du monde, les banques centrales locales ont agi. D’où le calme revenu dès le lendemain sur les marchés mondiaux.

Mais les investisseurs internationaux n’ont pas compris pourquoi Khalifa Al Nahyan d’Abou Dhabi a pris le risque de ne pas venir immédiatement au secours du cousin. L’opacité et la complexité des circuits financiers de la région ne les ont pas aidés à percer le mystère.

Mais la vraie raison est historique et politique, relative à la préséance au sein des Émirats. Et voilà qui cause le trouble : la politique, la petite politique parfois, fait basculer les tours les plus hautes. L’ordre économique ne résiste pas à la beauté du nez de Cléopâtre. Et ce nez fait peur aux banquiers.
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Vote anti-minarets : les banques suisses sont sereines

Les dignitaires des Émirats arabes unis étaient trop occupés par la glissade des marchés boursiers et les inquiétudes planétaires sur la dette de Dubaï, ce lundi, pour prendre le temps de réagir au vote des Suisses. Et si aucun appel au boycott ne s’est encore fait entendre, le premier réflexe des milieux économiques suisses a été de rentrer la tête dans les épaules, même s’ils ne croient pas à un impact concret.

Du côté des banques, on n’est pas inquiet. «Je ne vois pas pourquoi la clientèle du Golfe retirerait ses avoirs de Suisse,» s’étonne Philippe Steffen, patron de la société de gestion institutionnelle Oryx Finance, à Genève.

«Où mettraient-ils leurs fonds : à Dubaï ?»

A l’inverse, les hôteliers genevois, pour qui les séjours de ressortissants des pays du Golfe représentent un dixième des revenus et 6% des nuitées, sont dans l’expectative. Passé le «choc» de cette «réaction cutanée inutile», le président des hôteliers genevois, Paul Muller, espère tout bonnement qu’il ne «se passera rien.» Son association, dont le budget marketing annuel est de 15 millions de francs, n’était pas intervenue dans le débat précédant la votation. «On ne pensait pas que ça pouvait passer,» lâche Paul Muller un peu contrit. Sous le couvert de l’anonymat, le directeur d’un cinq-étoiles de la place évoque quant à lui une «catastrophe.»

Les sommes gérées dans les banques suisses dépassent de loin le montant des exportations

Plusieurs observateurs ont souligné hier la part relativement faible des pays musulmans dans le commerce extérieur de la Suisse: environ 5% des exportations globales, soit 10,7 milliards de francs en 2008. Pour Andrin Waldburger, du cabinet de conseil Deloitte à Zurich, l’initiative contre la construction de nouveaux minarets «n’aura pas beaucoup d’influence.»

Le Temps

La Tour des Arabes

La quasi-faillite de l’émirat de Dubaï, obligé de demander à ses créanciers un moratoire de six mois pour deux de ses principales entreprises, Dubai World et Nakheel, incapables de rembourser les 59 milliards de dollars qu’elles ont empruntés, a secoué tous les marchés financiers. Ce documentaire présente un exemple d’investissement aussi pharaonique… qu’inutile.

http://www.dailymotion.com/video/x91lq0

Pourquoi l’émirat de Dubaï affole la planète finance

Paris, Londres, Francfort, mais aussi Tokyo, Hong Kong ou Séoul… La quasi-totalité des places financières mondiales a dégringolé, jeudi soir . À l’origine de cette onde de choc, un événement inattendu qui, la veille, a secoué la planète finance.

L’émirat de Dubaï a officiellement annoncé, mercredi, qu’il allait demander aux créanciers de Dubai World, le conglomérat qui a piloté son expansion effrénée ces dernières années, de donner leur accord à un moratoire sur la dette du pays, estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques.

Ce moratoire, une première dans la région, a fait frémir les investisseurs occidentaux, qui se sont largement tournés vers la région du Golfe pendant la crise financière mondiale.

De nombreuses entreprises, comme le London Stock Exchange, J Sainsbury et les constructeurs allemands Porsche et Daimler, se retrouvent en effet détenues en partie par des investisseurs du Golfe.

Mais ce sont surtout les banques qui pourraient pâtir d’une faillite de Dubaï. La banque Crédit Suisse a ainsi estimé à environ 13 milliards d’euros l’exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées. Lire la suite

L’émirat de Dubaï au bord de la faillite

Dubaï World, la holding publique propriétaire de la fameuse île artificielle en forme de palmier, demande un sursis à ses créanciers sur 59 milliards de dollars.

Alors que l’on croyait la crise financière terminée, le feu couve dans le Golfe. Lesté de 80 milliards de dollars de dettes, Dubaï semble au bord de la faillite.

Mercredi, l’une des holdings les plus importantes de l’émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l’intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars !

Il ne compte plus rien rembourser avant le 30 mai afin de mener à bien cette restructuration, ce qui suppose de ne pas honorer les prochaines échéances (9 milliards de dollars dus dans les quatre mois qui viennent).

Aussi désespérée qu’inattendue, cette requête a affolé les marchés. Le prix de la couverture contre un défaut de paiement de la dette souveraine de Dubaï (CDS) a bondi, hier, de 111 points de base, pour atteindre 429 points.

Le flamboyant émirat pointe ainsi au sixième rang mondial des États les moins solvables de la planète, d’après l’agence Bloomberg. Indicateur clé des risques de faillite, le coût du CDS de Dubaï a plus grimpé en un mois que l’avait fait celui de l’Islande, en octobre 2008, en pleine tourmente financière. Lire la suite

Qui sont les accapareurs de terres agricoles à l’étranger ?


Avec tout ce qu’on entend sur la “sécurité alimentaire” et les déclarations déformées des médias (cf. « La Corée du Sud achète la moitié des terres de Madagascar » – en fait, il ne s’agissait pas de la Corée du Sud, mais de Daewoo Logistics), il n’est sans doute pas évident pour tout le monde que les principaux responsables de l’actuel accaparement des terres ne sont pas les pays ou les gouvernements, mais les grandes entreprises.

L’attention s’est vraiment focalisée sur le rôle d’États comme l’Arabie Saoudite, la Chine ou la Corée du Sud, alors qu’en réalité, même si les gouvernements facilitent les accords, ce sont des entreprises privées qui prennent le contrôle de la terre.

Et leurs intérêts ne sont tout simplement pas les mêmes que ceux des gouvernements.

« Ce sera une initiative privée. »

Amin Abaza, ministre de l’Agriculture d’Égypte, dans son exposé aux autres nations africaines sur les acquisitions de terres agricoles en Égypte, lors de la Journée mondiale de l’alimentation de 2009

Prenons un exemple. En août 2009, le gouvernement de l’île Maurice a, par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, obtenu un bail à long terme pour 20 000 hectares de terre agricole fertile au Mozambique pour y produire du riz pour le marché mauricien. Il s’agit bien d’une externalisation de la production alimentaire, cela ne fait aucun doute.

Mais ce n’est pas le gouvernement mauricien qui va, au nom du peuple mauricien, cultiver cette terre et rapatrier le riz dans l’île. Le ministère mauricien de l’Agro-industrie a en effet immédiatement sous-loué la terre à deux grandes entreprises : l’une, singapourienne, tient beaucoup à développer des marchés pour ses semences propriétaires de riz hybride en Afrique ; l’autre, du Swaziland, est spécialisée dans la production de bétail, mais aussi engagée dans la production d’agrocarburants dans le sud de l’Afrique (voir GRAIN, “L’île Maurice en tête des acquisitions de terres rizicoles en Mozambique”, Oryza hibrida, 1er septembre 2009). Bref, une situation tout à fait courante. Lire la suite