Drogue, argent sale : La grande traque des services spéciaux

Les membres de la Division opérationnelle des douanes, le service d’élite chargé des investigations les plus délicates, ont été suivis lors de leurs enquêtes par une équipe de journalistes. Ils surveillent les frontières, les transferts d’argent à l’étranger et traquent les trafiquants de drogue comme de médicaments : collecte de renseignements, infiltrations, utilisation d’« aviseurs », les indics des douaniers…

La DOD dispose également d’une force d’intervention musclée pour arrêter les « go fast », ces bolides utilisés par les malfaiteurs pour transporter la drogue. Elle compte aussi dans ses rangs des hommes pour arraisonner les cargos chargés de haschisch ou de cocaïne. En 2013, les douanes ont saisi plusieurs tonnes de cocaïne, de cannabis, de nombreuses boîtes de médicaments contrefaits et des millions d’euros en espèces…

Partie 1:

Partie 2:
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TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

Défis dangereux, harcèlement, drogue : enquête sur les dérives d’Internet

Avec plus de 40 millions d’utilisateurs, la France est l’un des pays les plus connectés d’Europe. Mais pour beaucoup, Internet n’est pas un univers très rassurant. En France, des milliers de personnes sont victimes des «arnaques à l’amour».

Des individus réussissent à escroquer les gens en utilisant leurs photos. L’enquête montre également comment éviter le cyber-harcèlement, qui conduit certains adolescents au suicide. Mais pour neuf parents sur dix, Internet reste l’accès facile à la pornographie.

Enfin, enquête sur la face sombre du Net, un lieu qui échappe à tous les contrôles et où les criminels achètent des armes ou de la drogue. Les douanes ont ouvert leurs portes pour montrer comment elles luttent contre ce marché noir.

Partie 1:

Partie 2:
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L’ancien ambassadeur et conseiller de Sarkozy interpellé avec 350.000 euros en liquide

L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ambassadeur de France en Irak et Tunisie a été interpellé le 31 juillet. Il transportait 350.000 euros, 40.000 dollars et partait pour Bruxelles.

Il est 16 h 30, ce 31 juillet 2013. Les douaniers de la gare du Nord contrôlent des passagers prêts à monter dans le train Thalys, direction Bruxelles. Parmi eux, un homme athlétique, vêtu d’un jean et d’un polo. Les agents ne le reconnaissent pas, mais il s’agit de Boris Boillon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie. Ils lui demandent s’il transporte des devises. Boillon nie, mais la fouille est concluante. Dans son sac, les douaniers découvrent des « enveloppes contenant des billets de banque de 500 euros ».

Selon le procès-verbal, Boris Boillon transporte ce jour-là 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide. Ces sommes correspondent à 3.190 billets de 100 euros, 32 billets de 500 euros, 100 billets de 50 euros et 50 billets de 200 euros (voir document ci-dessous), ainsi qu’à 400 billets de 100 dollars. Il n’a sur lui ni pièce d’identité ni téléphone portable, mais trois cartes bleues à son nom.

La loi interdit le transfert, sans déclaration préalable dans un autre pays de l’Union européenne de sommes supérieures à 10.000 euros (c’est l’article 464 du Code des douanes). En cas d’infraction, la somme saisie doit être consignée pendant six mois – durée renouvelable par le procureur de la République –, et le contrevenant peut être puni « d’une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction ».

Le service de police judiciaire de la douane (SNDJ) a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l’origine des fonds.
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Les corporations de Strasbourg au Moyen Âge

Les corporations jouaient un rôle central dans le développement et l’essor commercial des grandes métropoles du Moyen Âge, comme Strasbourg, Cologne ou Lübeck, car elles constituaient le groupe social le plus important de la ville. Les corporations étaient représentées dans tous les domaines de la vie urbaine.

La majorité de la population apte à travailler en étaient membres ; les corporations dominaient le marché du travail ; les marchés, douanes (Kaufhäuser), boucheries et, éventuellement, le port déterminaient la topographie urbaine; comme la majorité des hommes en âge de porter les armes étaient rassemblés dans des corporations, celles-ci fournissaient les contingents les plus nombreux en cas de guerre, et elles assuraient quotidiennement des fonctions de police comme le service de guet et d’alerte incendie.

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Trafiquants sans limites

La criminalité prend différents visages. À Mayotte, immigration clandestine, délinquance et misère forment un cocktail détonant. Samira Ibrahim invite à embarquer avec les douanes françaises en première ligne pour faire barrage aux nouvelles routes de la drogue.

Comment les puissants sont réellement devenus puissants – Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste

Par Ha-Joon Chang, professeur à la faculté d’économie et de politique de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ; auteur de « Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective », Anthem Press, Londres, 2002 (Prix Gunnar Myrdal 2003)

Les libre-échangistes ont remporté des victoires significatives au cours des deux dernières décennies. Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur commerce.

L’effondrement du communisme, en 1991, a ouvert de nouveaux et vastes espaces au libre-échange. Pendant les années 1990, d’importants accords régionaux ont été signés, dont l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Pour couronner le tout, les négociations du cycle de l’Uruguay de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), conclues à Marrakech en 1994, ont débouché sur la naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Si importants que soient ces succès, les libre-échangistes ne s’en satisfont pas. Au sein de l’OMC, représentants des Etats développés en tête, ils continuent à faire pression pour des baisses des tarifs douaniers encore plus fortes et plus rapides, et un élargissement de la compétence de cette organisation à des domaines ne figurant pas dans son mandat initial, par exemple l’investissement à l’étranger et la concurrence.

Les partisans du libre-échange croient agir dans le sens de l’Histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés ; d’où leur critique des pays en voie de développement qui refusent d’adopter une recette aussi éprouvée. Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.

Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

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Dix-huit mois décisifs

Par Jacques Sapir

La suspension, probablement temporaire, du mouvement social qui s’est manifesté à travers l’opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement, ouvre ce que l’on peut appeler la « grande » année électorale. Désormais, il est clair que tous les acteurs vont avoir les yeux rivés sur les échéances de 2012.

Cela ne signifie pas que tout se réduise à cette forme de lutte politique. Cependant, pour tenter de prolonger le mouvement social dans ce nouveau contexte, il faut tirer les leçons de ce que nous venons de vivre depuis septembre, et se projeter au-delà.

Une victoire tactique et une défaite stratégique

La première leçon est, incontestablement, que si le gouvernement a remporté une victoire tactique contre le mouvement social, il l’a payée d’un prix exorbitant. Cette victoire pourrait se transformer en une défaite stratégique.

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L’Europe victime du protectionnisme mondial ?

223 mesures de restriction des échanges sont actuellement appliquées par les principaux partenaires commerciaux des pays de l’UE. Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire et l’automobile.

La Commission européenne a exhorté lundi 25 octobre ses partenaires commerciaux à lever leurs barrières protectionnistes afin de ne pas pénaliser la reprise mondiale, en présentant un rapport sur ce sujet à l’approche du sommet du G-20 de Séoul.

« La reprise économique étant encore fragile, les grandes économies mondiales doivent lever les mesures de restriction des échanges qui entravent la croissance. Nous devons supprimer ces obstacles, afin que l’économie mondiale se redresse », a estimé le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, cité dans un communiqué. « Le G-20 devra endosser un rôle de chef de file sur cette question lors du sommet de Séoul » les 11 et 12 novembre, a-t-il ajouté.

Selon un rapport de la Commission publié lundi, les principaux partenaires de l’UE ont mis en place 332 mesures de restriction des échanges depuis le début de la crise financière en 2008. La Commission en dénombrait une centaine de moins (223) à l’automne dernier.

Sur la seule période comprise entre mai et septembre 2010, 66 nouvelles mesures ont été introduites, en dépit de la reprise économique dans de nombreux pays, souligne-t-elle. Par ailleurs, à peine 10% des mesures protectionnistes (37) mises en place depuis l’automne 2008 ont été supprimées, contrairement aux engagements pris par le G-20, le forum des vingt principaux pays développés et émergents de la planète, regrette-t-elle.

Les mesures prises en compte vont des interdictions d’importation à l’augmentation des droits de douane ou aux politiques incitant à acheter des produits nationaux. Elles proviennent essentiellement de Russie (60) et d’Argentine (62), suivies par l’Indonésie (34), les Etats-Unis (23) et la Chine (20). Par ailleurs, l’exécutif européen se dit toujours préoccupé par la politique d’incitation à l’achat de produits nationaux, avec de nouvelles mesures prises par le Brésil.

Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire (54 mesures), l’automobile (42), l’acier et autres métaux (39), les services (35) et le textile et l’habillement (35). Le rapport de la Commission porte sur 30 partenaires commerciaux de l’UE, sur la période allant d’octobre 2008 à septembre 2010.

L’Expansion

Pour ou contre le « juste échange » du PS ?

C’est un tabou idéologique qui saute : en adoptant le principe du « juste échange » le 9 octobre dernier, les socialistes envisagent en effet d’imposer des droits de douanes aux pays à bas coûts. Deux économistes s’affrontent sur le sujet.

Réunis le 9 octobre dernier en Convention nationale, le PS a adopté à l’unanimité le principe du « juste-échange », traduction du « fair-trade » revendiqué par les démocrates américains. Concrètement, les socialistes veulent instaurer des taxes sociales et environnementales aux portes de l’Union Européenne sur les importations en provenance de pays peu respectueux des droits salariaux et des normes écologiques. Ces droits de douanes « vertueux » iraient alimenter un Fonds destiné à soutenir les salariés des pays pauvres.

Selon le PS, cette voix médiane entre « le libre-échange destructeur d’emploi » et le “protectionnisme facteur de crispations nationalistes » protègeraient autant l’industrie européenne que la couche d’ozone. Trop beau pour être vrai ? Deux économistes répondent. Et comme d’habitude, ils ne sont pas d’accord.

Jean-Luc Gréau, essayiste favorable au protectionnisme, soutient la proposition socialiste même s’il la trouve un peu tiède ; Jean-François Jamet, professeur à l’IEP Paris et économiste à la fondation Robert Schuman, la rejette fermement invoquant les risques qu’une guerre commerciale à l’échelle mondiale pourrait faire peser sur nos entreprises exportatrices.

Les droits de douane au nom du « juste-échange » peuvent-ils protéger les emplois et l’industrie en Europe ?

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de “La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations” (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme, utilisé, selon lui, comme arme de domination par ceux qui y ont intérêt, et prône le rétablissement du protectionnisme, seul réel moyen de développement et de prospérité.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817, dans son ouvrage On the principles of Political Economy repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps.

Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles.

Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible.

De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

La théorie des coûts comparés est fondée sur l’immobilité des facteurs de production

En revanche, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces et il est souhaitable qu’il puisse y réussir.

Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront. Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Voir : “Les théories de la mondialité”, par Gérard Dussouy.

La théorie de Ricardo ne vaut que dans un monde stable et figé. Elle n’est pas valable dans un monde dynamique, où les fonctions de production et les salaires évoluent au cours du temps, où les capitaux peuvent se déplacer librement et où les industries peuvent être délocalisées. Lire la suite

Commerce mondial, Chine contre USA et Europe : la montée des tensions

En temps de crise, les exportations et les importations sont des sujets sensibles, surtout pour les pays dont la croissance dépend prioritairement des premières, et pour ceux, parfois les mêmes, dont l’économie productive subit la concurrence des secondes.

La Chine et les États-Unis viennent de nous en donner quelques illustrations particulièrement remarquables, non tant par leur originalité, que surtout par l’extrême fermeté des propos et des actions.

L’Europe, soucieuse de ses propres intérêts, n’est pas en reste et l’on voit bien que chacun aimerait obtenir des avantages sans trop de contreparties.

A l’heure où le protectionnisme, officiellement, reste unanimement condamné par les dirigeants de ces trois ensembles économiques, les politiques chinoise et étasunienne font, en réalité, peu de cas de ces discours mondialistes.

Et l’Europe, dans tout ça ? Eh bien, elle fait comme les autres. Signe que la mondialisation n’est peut-être pas aussi inéluctable que certains se plaisent à nous le répéter.

  • Chine – États-Unis

Le 8 septembre 2009, Washington décide de tripler les droits de douane sur les 2,6 milliards de dollars de tubes pour l’industrie pétrolière annuellement importés de Chine, et Pékin réagit avec indignation. Un porte-parole du ministère chinois du Commerce affirme que la Chine s’oppose fermement à ces actions commerciales protectionnistes. Le Quotidien du Peuple (Chine)

Le mois dernier, la Chine avait appelé les États-Unis à renoncer à une autre mesure protectionniste : la hausse de la taxation sur toutes les importations de pneus pour véhicules de tourisme et véhicules légers en provenance de l’Empire du Milieu, afin, selon Pékin, de préserver le “développement” des relations bilatérales. Lire la suite

Le virus mutant de la crise

Entretien avec Jacques Sapir

1.- Vous affirmez que l’on ne doit pas confondre le capitalisme et le marché. Quelle est la différence entre l’économie capitaliste et l’économie de marché ?

On a en effet souvent tendance à confondre ces deux notions. Or elles ne sont pas synonymes. Le marché, pris au sens théorique du terme, est un mode de coordination, mais il n’est pas le seul. On constate que, partout où l’on trouve des marchés, on trouve aussi d’autres modes de coordination, comme les réseaux et les hiérarchies, et surtout des institutions sans lesquelles les marchés ne sauraient fonctionner.

Au sens strict du terme, une économie de marché utiliserait uniquement le « marché » comme mode de coordination. Les entreprises n’y existeraient pas. Dans un sens moins strict, on utilise souvent le terme en opposition à « économie mixte » ou encore à « économie planifiée » en oubliant que, dans ces économies, les marchés sont aussi présents. Le problème, avec ceux qui parlent d’économie de marché, est qu’ils ne savent pas à quels marchés ils font référence, et qu’ils ignorent, ou feignent d’ignorer, que certains marchés sont des institutions et parfois même, comme dans le cas des Bourses du monde entier, des entreprises. L’économie de marché, au sens d’une économie entièrement régie par le principe du marché, me semble une impossibilité théorique. Elle relève d’une utopie libérale, au même titre que la société sans classes et sans État.

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L’horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat

Par Jacques Sapir

Telle qu’elle se dessine aujourd’hui, l’élection présidentielle de 2012 risque d’être marquée par un trop-plein de candidats compensé par une pénurie de programmes. Pourtant, nous sommes depuis l’été 2007 dans la plus grave crise économique que l’on ait connue depuis celle de 1929. Elle se double d’une crise géostratégique et d’une crise environnementale qui, l’une et l’autre, ont des conséquences considérables. Les timides éléments de reprise que l’on constate dans les pays développés depuis la fin de 2009 ne doivent pas faire illusion. Ils ne sont pas durables où, pour reprendre un mot à la mode, « soutenables ».

Cette situation appelle des réponses radicales, et qui pourtant sont de bon sens. Aujourd’hui, être extrémiste c’est être réaliste. Il convient donc de laisser le choc des ego aux magazines people et apparentés. Non que l’on sous-estime la question des personnalités. Elle a sa place dans la définition de ce que devrait être un candidat idéal. Mais elle passe après la question du programme. De cette question, nous avons à peu près un an pour en discuter.

I. De « l’inévitable » et pourtant fort contestable austérité.

De toute part, on nous présente l’austérité comme un choix inévitable. L’argument du déficit budgétaire, qui nous a déjà été servi ad nauseam, sert bien évidemment de prétexte. Alors même que la démographie connaît en France un redressement notable, on veut aussi tailler dans les retraites. Enfin, la précarisation du travail, dans le secteur privé comme dans le secteur public, est plus que jamais à l’ordre du jour. Tous ces choix nous sont présentés comme le produit d’évolutions inéluctables. Pourtant, ils sont tous extrêmement contestables.

Sur la question du déficit budgétaire, il faut savoir que son augmentation est pour une large part due à ce qu’il nous faut emprunter à plus de 3% (3,45% en moyenne) alors que l’on n’attend pas, même dans les rêves les plus fous de Mme Lagarde, une croissance au-dessus de 2%. Or, dans le même temps, les banques se refinancent auprès de la BCE (comme d’ailleurs auprès de la Réserve Fédérale américaine et des autres Banques Centrales des pays développés) à des taux oscillant entre 1% et 0,5%. Serait-ce du fait de la meilleure qualité des dettes privées par rapport à la dette publique ? Poser cette question, c’est y répondre, et par un immense éclat de rire.

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L’Asie inaugure la plus grande zone de libre-échange du monde

A compter du 1er janvier 2010, la Chine et les pays de l’Asean auront supprimé les droits de douane sur 7.000 groupes de marchandises et services, couvrant 90 % de leurs échanges. En Asie du Sud-Est, des industriels redoutent de disparaître sous l’afflux de produits bon marché chinois.

La vie de millions d’entreprises d’Asie va se retrouver bouleversée ce soir, à minuit [31 décembre 2009], lors de l’entrée en vigueur officielle dans la région de la plus vaste zone de libre-échange du monde, [peupl]ée par près de 1,9 milliard d’habitants. Lire la suite