Ukraine : Entretien avec Guillaume Lenormand, un Français volontaire dans le Donbass

Loin des décisions prises en haut lieu, il se trouve de jeunes Européens, qui par idéalisme, par conviction politique, par idéal, ont décidé d’aller se battre en Ukraine et en Novorossia dans un camp ou dans un autre. Ce fût le cas de ces volontaires partis soutenir la révolution de Maïdan, par conviction nationalistes-révolutionnaires. C’est également le cas de cette poignée de Français, partis aux côtés d’autres Européens dans le Donbass défendre les partisans de Novorussia contre les forces armées ukrainiennes et les milices .

Rencontre avec Guillaume Lenormand, qui s’est engagé il y a plusieurs mois déjà dans le Donbass, au nom d’un idéal Européen et anti-impérialiste. Pour connaitre les raisons de son engagement, mais pour avoir également son avis sur la situation, son ressenti, loin des interprétations de salon que peuvent en faire les médias occidentaux trop souvent cantonnés à reprendre des dépêches AFP.

Pouvez-vous expliquer les raisons de votre engagement en Ukraine et en Novorossia ?

Guillaume Lenormand : Pour faire vite, je suis un militant nationaliste français, licencié en histoire, ayant fait un peu de tout (dont du dessin de presse sous le pseudonyme de Krampon).

La politique en France me semblant une impasse, j’avais envie d’aller défendre mes idées sur le terrain, de la manière la plus simple et la plus radicale. La Novorossia représentant pour moi l’exemple-type d’une « révolte contre le monde moderne », il m’a semblé assez naturel de m’engager pour elle. Ou alors peut-être que, comme mes camarades, j’avais trop lu Corto Maltese, Dimitri et Jean Mabire.

Lire la suite

Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
Lire la suite

Ukraine: crise politico-énergétique autour du charbon

On sait que la question du gaz est sensible en Ukraine. La question du charbon l’est tout autant, voire davantage. Près de la moitié des centrales électriques du pays fonctionnent avec du charbon. Or, le charbon est produit dans le Donbass, cette région de l’est passée sous le contrôle des séparatistes.

Ukraine : Des paras français dans le Donbass (Màj vidéo)

Addendum du 17/10/2014 – Brigades continentales : Appel aux dons de matériel médical – OTAN en emporte les dents

Addendum du 15/09/2014 – Victor Lenta / Unité Continentale : “nous sommes anti-impérialistes

Addendum du 13/09/2014 : Les combattants français pro-Poutine

Sous les ordres du “Prophète”, les militants anti-impérialistes ne semblent pas très à l’aise sur le terrain. Aucun ne parle russe et ils doivent communiquer par gestes. Dans les faits, ils restent à l’arrière, loin des lignes ennemies.

Émission “L’Effet Papillon” diffusée sue Canal+ le 13/09/2014

Lire la suite

Ukraine – Russie : que faire des nationalistes après la guerre ?

A Kiev comme à Moscou, les autorités ont bien du mal à mater leurs mouvements nationalistes, qui ne rêvent que d’en découdre à nouveau dans le Donbass.

Gazeta.ru

 


Russie : les ultra-nationalistes réclament le… par afp

Nationalistes ukrainiens comme nationalistes russes ont aujourd’hui des griefs à l’égard du gouvernement de leur pays. Les premiers exigent de Porochenko une plus grande reconnaissance de leur participation à Maïdan et sont prêts à poursuivre l’”opération antiterroriste” à l’est. Les seconds, que le projet de Novorossia [Nouvelle Russie] fait rêver, critiquent Poutine pour avoir “reculé” dans le Donbass et aspirent eux aussi à de nouvelles victoires.

Tel est le problème : les fanatiques sont utiles en temps de guerre, mais après on ne sait plus quoi en faire.

Les débats sur une loi qui reconnaîtrait l’Organisation des nationalistes ukrainiens [OUN] et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne [UPA] comme des forces ayant combattu pour l’indépendance de l’Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale existent depuis plus longtemps encore que ceux sur le statut de la langue russe.

Dans certaines régions, les autorités locales octroient depuis plusieurs années déjà des pensions et des avantages aux vétérans de ces mouvements.

Lire la suite

Ukraine: Kerry confirme le retrait de troupes russes, les combats continuent

Le secrétaire d’État américain John Kerry a confirmé mardi à Paris un début de retrait des troupes russes d’Ukraine et de la zone frontalière, mais les combats entre séparatistes pro-russes et forces ukrainiennes se poursuivaient et ont tué sept civils à Marioupol (sud-est).

Image d’illustration

Les troupes se retirent, l’équipement lourd doit encore être retiré et la frontière doit être contrôlée et sécurisée“, a déclaré M. Kerry à l’issue d’un entretien à Paris de plus de trois heures avec son homologue russe Sergueï Lavrov, soulignant qu’un “certain nombre” de conditions préalables à la levée des sanctions étaient en voie de réalisation.

Des sources du département d’État ont ensuite indiqué que M. Kerry faisait référence à un retrait de troupes de l’intérieur de l’Ukraine (où Moscou, qui dément son implication au côté des rebelles ukrainiens, n’a jamais reconnu avoir envoyé de soldats) mais aussi de la zone située côté russe de la frontière, ce qui confirme en partie les affirmations la veille du président Vladimir Poutine.

Ce dernier a en effet annoncé lundi avoir ordonné le retrait des troupes déployées depuis cet été pour des exercices à la frontière avec l’Ukraine, laissant espérer une accalmie entre les Occidentaux et les Russes, engagés dans leur plus grave confrontation depuis la fin de la Guerre froide.
Lire la suite

Rome : la Caravane antifasciste est partie soutenir la Nouvelle Russie

[NB: ce texte a été laissé strictement en l'état par la Rédaction de Fortune.]

Le nom de notre convoi humanitaire est «  anti-fasciste ». Le groupe musical «Banda Bassotti» soutient la Nouvelle Russie.

Le 26 septembre, avec la participation du Parti communiste de Moscou, le kolkhoze Lénine a expédié le 16ème convoi transportant de l’aide humanitaire au peuple frère de la Nouvelle-Russie.

À ce jour, les communistes et leurs sympathisants, et simplement les gens qui ne sont pas indifférents à la détresse de nos frères et sœurs dans le Sud-Est de l’Ukraine ont envoyé plus de 1.500 tonnes d’aide humanitaire, y compris la nourriture, les médicaments, l’hygiène personnelle, des vêtements chauds, des chaussures, des vêtements pour enfants , l’hygiène et les soins aux nouveau-nés et les nourrissons, les livres, la papeterie, les « biens à double usage » – casques, lampes, gilets pare-balles.

Cette fois-ci, le convoi a reçu le nom de “anti-fasciste”. En plus des représentants du Parti communiste s’est joint à la caravane le groupe musical anti-fasciste bien connu en Italie (et pas seulement) «Banda Bassotti», qui a été fondé en 1987.

L’arme principale de ce groupe est la musique et la parole poétique. Les compositions sont marquées par une orientation sociale et politique, anti-fasciste et communiste et elles sont interprétées dans de nombreuses langues – italien, espagnol, anglais, japonais, basque, yiddish et russe. Le répertoire des musiciens de rock comprend même l’hymne de l’URSS et des chansons soviétiques.

Lire la suite

Radio Courtoisie : « Quel avenir pour l’Ukraine ? » (Audio)

Le mardi 05 août 2014, dans le Libre Journal des débats sur Radio Courtoisie, Benjamin Blanchard, assisté de Charles de Meyer, recevait Yvan Blot, consultant international avec la Russie, ancien député européen, Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, Robert Ranquet, ingénieur, Alain Oudot de Dainville, amiral, Nicolas Mirkovic, président de Solidarité Kosovo, écrivain et Stéphane Gaudin. Thèmes : « Quel avenir pour l’Ukraine ? ; Pour ou contre l’Europe de la défense ? ».

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ukraine : Des communistes espagnols partent se “battre contre le fascisme” avec les pro-Russes

Deux jeunes Espagnols sont récemment arrivés dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, qui est actuellement le théâtre d’affrontements meurtriers entre des séparatistes et le gouvernement de Kiev. L’un d’eux, Rafael Muñoz, 27 ans. Il dit vouloir se battre contre le “fascisme“, comme au temps de Franco.

Les deux jeunes hommes expliquent qu’ils sont arrivés avec 500 euros en poche et un sac à dos à Donetsk pour apporter leur aide aux milices de la République autoproclamée de Donetsk (considérées comme des pro-Russes) qui se battent contre le gouvernement de Kiev.

Les deux jeunes hommes expliquent : “Nous sommes ici pour que le monde puisse voir que ce que disent les télévisions espagnoles et américaines sont des mensonges. Les gens ici ne sont pas des terroristes, ils ne sont pas des criminels, ils défendent seulement leurs maisons et leurs familles. Le monde doit se battre pour eux et pour leur liberté.

Les deux jeunes ont intégré les “brigades internationales” du bataillon Vostk, regroupant des combattants étrangers venus des pays voisins. Ce sont des militants communistes. Ils identifient le conflit actuel dans le Donbass à la guerre civile qui opposa, dans l’Espagne des années trente, le camp des républicains, orienté à gauche et extrême gauche, à celui des nationalistes d’extrême droite dirigé par le général Francisco Franco.

Lire la suite

Ukraine : Les combattants pro-russes refusent le cessez-le-feu

Dans la ville de Donetsk, bastion des séparatistes, les combattants pro-russes dont prêté serment devant la population samedi, rejetant le cessez-le-feu de Kiev.

Les insurgés pro-russes ne désarment pas, à l’Est de l’Ukraine, malgré le cessez-le-feu unilatéral décrété par le gouvernement ukrainien à Kiev, la capitale. De nouvelles violences dans la région russophone du Donbass mettent en péril le plan de paix dévoilé vendredi 20 juin par le nouveau président Petro Porochenko, soutenu par les Occidentaux.

Des gardes ukrainiens ont été attaqués à un poste-frontière. Vladimir Poutine a annoncé samedi 21 juin avoir placé les forces armées du district militaire central du pays “en état d’alerte” pour des manœuvres imprévues jusqu’au 28 juin.

Ukraine : Après le référendum au Donbass, quelle évolution de la crise ?

Le point de vue de Philippe Migault, directeur de recherche à l’IRIS.

D’après la commission électorale du Donbass, 89 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes ce dimanche ont voté pour l’autonomie de la région. Quelles seront les conséquences possibles du résultat de ce scrutin ? Aussi, alors que Moscou s’est dit opposée à ce référendum et que les Occidentaux redoutent une annexion de la région par la Russie, un scénario à la criméenne est-il envisageable ?

Lire la suite