Russie : Oligarques, les nouveaux collectionneurs d’art

A l’heure actuelle, Moscou, capitale de la Russie, est la ville d’Europe qui compte le plus grand nombre de millionnaires et de milliardaires. La nouvelle mode pour ces oligarques russes, c’est d’investir leur immense fortune dans l’art.

Un moyen de se faire bien voir du Kremlin, de redorer leur image et de gommer les origines de leurs dollars, bien souvent acquis dans l’ombre du pouvoir depuis la fin de l’Union soviétique.

En suivant ces nouveaux amateurs, dont certains se prennent véritablement au jeu, ce documentaire donne une image inédite d’une Russie où coexistent l’art, l’argent facile et l’autoritarisme d’État.

États-Unis : La Fed sous le feu des critiques

La Réserve fédérale fait actuellement l’objet des plus vives attaques. Il est probable que les deux chambres du Congrès promulguent bientôt plusieurs lois consistant à soumettre la Banque centrale américaine à un « audit » de la part du Bureau de responsabilité gouvernementale des États-Unis. Une législation destinée à encadrer la fixation des taux d’intérêt de la Fed selon une formule prédéterminée est également envisagée.

Quiconque n’entreverrait pas ce feu imminent n’a qu’à songer à l’accueil récemment réservé à la présidente de la Fed Janet Yellen au Capitol Hill, qui a consisté pour les membres du Congrès à reprocher à Yellen d’avoir rencontré en privé le président et le Secrétaire du Trésor, ainsi qu’à l’accuser de s’être ingérée dans des questions étrangères à la politique monétaire.

D’autres encore, comme Richard Fisher, président sortant de la Fed de Dallas, l’ont invectivée autour du rôle particulier de la banque de la Réserve fédérale de New York. Aspect illustratif des lourdes responsabilités réglementaires de la Fed de New York, et lié à la proximité de celle-ci auprès du plus haut lieu de la finance mondiale, son président dispose d’un siège permanent au sein du Comité fédéral du marché ouvert, organe fixant le taux d’intérêt de référence de la Fed.

Les détracteurs de Yellen font valoir que cette situation reviendrait à privilégier Wall Street dans le fonctionnement du système de la Réserve fédérale. Enfin, certains s’opposent au fait que des banquiers dominent les conseils d’administration des banques régionales de la Réserve fédérale, faisant valoir que ceci reviendrait à charger les renards de surveiller le poulailler.

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Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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L’euro sombre face au franc suisse

Le cours du franc suisse a fortement grimpé jeudi face à l’euro, atteignant un sommet historique, après des annonces monétaires surprise de la Banque nationale suisse (BNS).

BNS a aboli jeudi le cours plancher du franc suisse face à l’euro, l’axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, et a abaissé son taux d’intérêt à -0,75%.

Vers 9h50 GMT (10h50 à Paris), la monnaie suisse a atteint 0,8517 franc suisse pour un euro, un sommet historique face à la monnaie unique européenne et

franchissant pour la première fois le seuil de parité avec l’euro

(depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999), avant d’effacer une partie de ses gains pour retrouver le seuil de 1 franc pour un euro. La devise suisse valait 1,2010 franc pour un euro mercredi à 22h GMT.

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La Russie a “dépensé” 70 milliards d’euros pour soutenir le rouble en 2014

La monnaie russe s’est reprise mais reste fragilisée et orientée à la baisse depuis le début de l’année, plombée par la chute continue des cours du baril de brut.

Près de 70 milliards d’euros toutes monnaies confondues. Au total, les interventions de la Banque centrale de Russie sur le marché des changes ont atteint un solde net de 76,13 milliards de dollars (64, 48 milliards d’euros au cours actuel) et 5,41 milliards d’euros en 2014, rapporte lundi 12 janvier l’agence Interfax sur la base de données officielles.

L’an dernier, la monnaie russe a perdu 41% de sa valeur face au dollar et 34% face à l’euro en raison de la crise ukrainienne, à l’origine de sanctions économiques contre Moscou, et de la chute des cours du pétrole, principale source de revenus de l’État russe. Ce phénomène, ainsi que l’embargo alimentaire décrété par la Russie, a entraîné une flambée des prix (11,4% en 2014).

27,2 milliards de dollars pour le seul mois d’octobre

Les statistiques mensuelles de la banque centrale montrent que les interventions les plus massives ont eu lieu en mars, mois marqué par l’annexion de la Crimée (22,3 milliards de dollars, soit 18,89 milliards d’euros au cours actuel) puis en octobre (27,2 milliards de dollars) et décembre (11,9 milliards de dollars), quand la chute du pétrole s’est accentuée

Si elle s’est ensuite reprise, la monnaie reste fragilisée et orientée à la baisse depuis le début de l’année, plombée par la chute continue des cours du brut. En plus de ses interventions, la banque centrale a décidé mi-décembre de porter son taux directeur à 17% pour défendre le rouble, mais ce brusque resserrement du robinet du crédit risque d’aggraver la récession prévue par les autorités et les experts en 2015.

La Tribune

Italie : Les banques tentent de réduire l’impact de la crise russe

L’exposition globale du secteur au marché russe atteint 29 milliards de dollars. Il va devoir faire face à l’impact de la crise du rouble.

Outre l’impact négatif « automatique » du récent déclassement de la note souveraine italienne (à BBB-) par Standard & Poor’s, les banques de la Péninsule doivent faire face désormais à l’impact de la crise du rouble.

Avec un total d’exposition de 29 milliards de dollars, les banques italiennes, UniCredit et Intesa Sanpaolo en tête, sont les deuxièmes plus exposées dans le monde, derrière les banques françaises (50,6 milliards de dollars), mais loin devant leurs concurrentes américaines (23,7 milliards de dollars), allemandes (21,5 milliards) ou japonaises (19 milliards).

Particulièrement concerné : le numéro un bancaire italien UniCredit, propriétaire de Zao Bank, la neuvième banque russe, dont il a hérité dans la foulée de son rachat de l’allemand HVB (et de sa filiale Bank Austria) en 2005.
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Venezuela : L’hyperinflation menace

Au Venezuela, le tarif du BigMac a doublé en un an, illustration d’une hausse continue des prix, notamment ceux des aliments et des médicaments, qui fait ressurgir le spectre de l’hyperinflation dans ce pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde.

La Banque centrale ne diffuse plus depuis trois mois les chiffres de l’inflation (elle s’établissait à 63,4% par an fin août, parmi les plus élevées au monde) mais les Vénézuéliens sentent leurs bolivares partir en fumée chaque jour un peu plus dans une économie totalement dépendante de ses importations.

Exemple ‘ En septembre 2013, le fameux hamburger accompagné de frites et d’un soda, très apprécié au pays de la “révolution bolivarienne”, coûtait 125 bolivares. En novembre 2014, il s’affichait à 245 bolivares.

Et si ce sandwich n’a pas disparu des comptoirs, ce n’est pas le cas de nombreux produits alimentaires, qui disparaissent des étals parfois durant des mois.

Sous couvert d’anonymat, une employée de cette célèbre chaîne de restauration rapide nord-américaine a raconté à l’AFP que “pratiquement chaque mois, nous changeons la carte et nous augmentons les prix. C’est cette année que nous l’avons fait le plus souvent”.

“En novembre, un salaire permettait d’acheter 13% de produits de moins qu’il y a 12 mois”, affirme à l’AFP Henkel Garcia, directeur du cabinet Econométrica.

Selon lui, l’inflation entre septembre et décembre pourrait flirter avec les 5% par mois, un pronostic formulé par de nombreux autres économistes.
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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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Monnaie islamique : Mythe et réalité

Avec la diffusion d’une vidéo de propagande mettant en scène trois djihadistes français, le mouvement islamiste Daesh fait beaucoup parler de lui dans les journaux. Aussi, l’annonce d’instaurer sa propre monnaie officielle en métaux précieux a elle-même été beaucoup relayée dans les médias. Alerte ! L’organisation terroriste va pouvoir se développer en toute indépendance grâce à leur monnaie ! Même pas peur…

Il s’agirait d’une version modernisée du dinar d’or qui circulait au VIIe siècle au temps du calife Othman, autant dire la résurrection d’une vieille monnaie. Cette monnaie serait constituée de pièces en or de 1 et de 5 dinars, de pièces en argent de 1, 5 et 10 dirhams et de pièces en cuivre de 10 et 20 « fills ».

Les enjeux d’une monnaie islamique

En créant sa propre monnaie, l’État Islamique souhaite « s’émanciper » du système économique mondial « diabolique », « concurrencer le système tyrannique occidental » selon ses propres termes.

Outre la volonté de renforcer le pouvoir et l’indépendance d’un nouveau califat, le fait de posséder sa propre monnaie est un symbole idéologique fort. « En créant sa monnaie, le groupe État islamique veut se donner les attributs d’un vrai État » dit Nicolas Véron dans Les Échos.

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L’Equateur est le premier pays à annoncer le lancement d’une monnaie virtuelle en décembre

Le président équatorien, Rafael Correa, envisage de lancer une monnaie d’Etat virtuelle en décembre de cette année. L’Equateur deviendrait ainsi le premier pays à créer une monnaie électronique émise par sa banque centrale.

Beaucoup considèrent que cette décision est motivée par le souhait de se désengager du dollar américain, l’unique monnaie utilisée dans le pays depuis l’année 2000. Cette année-là, l’Equateur avait été ébranlé par une crise bancaire très grave. Les officiels de la banque centrale du pays ont indiqué que la monnaie serait introduite en décembre, mais ils n’ont pas révélé quel serait son nom, ni aucun détail technique.

On sait cependant qu’il ne s’agira pas d’une crypto-monnaie comme le Bitcoin, dont l’Equateur a interdit l’utilisation le mois dernier.

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Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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La Russie et la Chine déclarent une guerre financière totale à l’Occident

Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l’Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.

Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.

Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux États-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent.

En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.

Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).

Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution.

Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales.

En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.

Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l’Occident ».

Express.be

(Merci à Gérard le Savoyard)

Affaire BNP: De la délinquance à la complicité politique applaudie

La souveraineté étant l’affirmation qu’il n’existe aucun droit au-dessus du droit national a sans doute conduit le monde à des situations difficiles. Dans un système juridique national, les externalités issues des pratiques quotidiennes des acteurs sont gérables et le sont par le droit interne : les atteintes aux droits de propriété qu’elles génèrent sont internalisées. Tel est le sens de l’article 1384 du code civil en France. Mais tel n’est évidemment pas le cas dans l’ordre des souverainetés issues des constructions westphaliennes. Il n’existe pas d’article 1384 dédommageant un Etat des externalités subies et provoquées par un autre Etat. D’où des situations conflictuelles, des arrangements qu’on appelle « accords » ou « Traités », mais aussi des guerres.

Impérialisme ou exercice normal de la souveraineté ?

L’âge de l’Etat-Nation démocratique, n’a pas mis fin – sauf, peut-être, en ce qui concerne les Etats de la Communauté Européenne – à la souveraineté westphalienne.

Ainsi les USA aujourd’hui, considèrent que leur sécurité nationale, est menacée par des Etats Voyous, externalité qu’il faut gérer par tout un ensemble de mesures juridiques dont celles de l’embargo. Il en découle que toute action, en provenance de tout acteur privé ou public diminuant les effets de l’embargo transforme ses auteurs en ennemis des USA.

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Géopolitique : Union transatlantique, la grande menace

Par Alain De Benoist

Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

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Gaz de schiste : Le nouveau rêve américain anéanti

Le nouveau rêve américain – redevenir les rois du pétrole – n’était bien qu’un rêve : l’EIA (Energy Information Administration) a ramené sur terre les espoirs de trouver en quantité énorme du gaz et du pétrole de schiste en Californie en diminuant les estimations de 2011 de 96%.

Au lieu de contribuer activement à l’autonomie énergétique souhaitée par les Etats-Unis, cette réserve ne devrait plus fournir que 32 jours de pétrole à l’économie américaine. Ce n’est pas sans conséquence sur le prix du pétrole et l’évolution du dollar.

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États-Unis : BNP Paribas, 8 questions sur les poursuites américaines

La justice américaine poursuit BNP Paribas pour violation d’embargo à l’égard de l’Iran, de Cuba et du Soudan. La banque pourrait encourir une amende de 10 milliards de dollars. Tentative d’explication de ce dossier sur lequel les différents protagonistes entretiennent le mutisme.

1 puis 3 puis 5 puis 10 milliards de dollars ! Les compteurs s’affolent. En quelques semaines, le montant des pénalités encourues par BNP Paribas face à la justice américaine a pris des allures de bombe à retardement. Le département américain de la justice semble augmenter ses exigences chaque jour, à en croire les révélations quasi quotidiennes du Wall Street journal.

En face, BNP Paribas garde un mutisme total. Ce n’est qu’au moment de la publication de ses comptes annuels, en mars 2014, que la banque a révélé avoir provisionné la somme de 1,1 milliard d’euros pour faire face à un litige aux États-Unis. Elle n’en avait à peine soufflé mot avant. Depuis, c’est le black-out.

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Russie contre États-Unis : La guerre ne sera pas sur le terrain qu’on croit

“Ce sont les paroles les plus fortes que j’ai jamais entendues dans la bouche d’un diplomate”, observe Erik Townsend.

Il commentait la citation du porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Alexander Loukachevitch, qui a déclaré :

“Nous devrons réagir… si nous sommes provoqués par des actions irresponsables et soudaines de la part de Washington… et pas nécessairement de façon symétrique”.

“A mon avis”, reprend Erik, “ce que dit réellement la Russie c’est : ‘États-Unis, si vous voulez jouer à ce jeu qui consiste à venir et nous dire ce que nous pouvons faire dans notre pays, parce que vous êtes les États-Unis, vous croyez que vous avez le droit de passer outre les lois internationales parce que l’arrogance américaine est dans vos gènes. Si c’est ainsi que vous pensez, nous allons déclencher dans votre pays une crise obligataire et financière qui mettra fin à votre hégémonie économique dans le monde. Nous en avons le pouvoir’.”
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Gaz de schiste : scepticisme chez les économistes

Extrait d’un rapport très étayé de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales /Sciences Po), présenté dans la presse par son “directeur du programme climat” Thomas Spencer :

Une étude de l’université de Stanford, en Californie, datant de septembre, démontre comme nous que l’impact de la ”révolution” des gaz et pétrole de schiste sur la croissance sera marginale aux Etats-Unis […], et cela malgré la chute spectaculaire du prix du gaz naturel aux Etats-Unis, qui n’est d’ailleurs pas viable à long terme : après avoir plongé jusqu’à 1,95 dollar par million de BTU début 2012, il est remonté à près de 5 dollars en janvier. En fait, d’autres facteurs jouent bien plus sur la croissance et la compétitivité des Etats-Unis que les hydrocarbures de schiste, notamment la baisse du dollar par rapport au yuan chinois et à l’euro…

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Méridien Zéro : « La guerre des monnaies » (Audio)

Communiqué de presse de radio Méridien Zéro

Camarades, amis et auditeurs de Méridien Zéro,

Dans la nuit de jeudi à vendredi la Cambuse, local du MAS National qui abrite également les studios de Méridien Zéro, a été incendiée et entièrement détruite.

Si, selon l’expression consacrée, l’origine du sinistre reste indéterminée, nous avons pu constater la disparition d’une partie de notre matériel radio (ordinateur, micros, matériel d’enregistrement) non retrouvé dans les décombres.

Nous notons que cet acte grave survient dans un climat général délétère, émaillé de dégradations constantes des lieux de la mouvance (notamment la librairie d’Emmanuel Ratier, des permanences politiques, d’autres locaux militants).

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Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

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Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

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Chine : Le développement de la République Populaire est une déclaration de guerre aux États-Unis

Par Peter Kuntze

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’Hégémon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre État paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

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Peter Dale Scott : “L’État profond américain”

Peter Dale Scott, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Berkeley, Californie. Il a travaillé durant quatre ans (1957-1961) pour le service diplomatique canadien.

Expert dans les domaines des opérations secrètes et du trafic de drogue international. Il est connu pour ses positions anti-guerre et ses critiques à l’encontre de la politique étrangère des États-Unis. Son plus fameux ouvrage est disponible ici.

Merci à Boreas

La Chine et l’or

La Chine parle désormais ouvertement d’un remplacement du dollar en tant que devise de référence internationale.

Xinhua, l’agence de presse officielle Chinoise, publiait récemment une lettre ouverte qui commence comme suit :

“Alors que les politiciens Américains des deux partis font encore des aller-et-retours entre la Maison Blanche et le Capitole sans pour autant parvenir à un accord viable qui permettra au retour à la normalité politique dont ils nous parlent tant, il est peut-être temps pour le reste d’entre nous de construire un monde dés-américanisé”.

Et la Chine sait déjà comment y parvenir. Elle encourage la création d’un marché international en yuans auprès des centres de Hong Kong et de Londres en laissant New York de côté, et fait la promotion d’un commerce hors-dollar en Asie au travers de la Shanghai Cooperation Organisation (SCO). Elle continue également d’accumuler ouvertement de l’or tout en encourageant ses citoyens à en faire de même.

Il n’y a plus l’ombre d’un doute. La Chine se prépare à la chute du dollar, si ce n’est qu’en tant que devise de référence mondiale. Et elle espère se protéger ainsi que ses citoyens grâce à l’or.

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France, où en est la croissance ?

par Jacques Sapir

La presse, essentiellement celle qui soutient le gouvernement, se remplit d’optimisme et de commentaires flatteurs pour notre Président à la vue des derniers chiffres de l’INSEE qui ont été publiés le 14 août. Ainsi, au second semestre 2013 la France aurait connu une croissance de 0,5%, Alléluia ! La croissance revient donc et semble donner raison au Président comme au gouvernement. Pourtant, les commentateurs feraient mieux d’être plus prudents et de lire plus attentivement le document de l’INSEE, qui est loin d’être aussi affirmatif qu’ils ne le disent .

En réalité, le chiffre de 0,5% obtenu au second trimestre 2013 est dû à deux facteurs : une hausse de la consommation de 0,3% et un accroissement des stocks de 0,2%. Or, les stocks des entreprises avaient baissé de -0,8% en 2012. Une correction était attendue et se situe dans la normale des choses. On mesure par ailleurs qu’elle reste inférieure à la baisse précédente. Une comparaison des deux premiers trimestres de 2013 avec 2011 et 2012 montre que cet accroissement ne sera pas durable.

Le PIB et ses composantes

On peut lire sur ce graphique, et c’est pourquoi on le publie, la permanence des facteurs qui font stagner le PNB de la France, et en particulier l’évolution de l’investissement et du solde commercial. On voit parfaitement que l’ensemble des facteurs susceptibles de contribuer à la croissance de l’économie française sont en panne depuis la fin de 2011.

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Inde : La roupie s’effondre face au dollar

La devise indienne a franchi jeudi 22 août un nouveau record à la baisse et s’échangeait à 65,04 roupies pour un dollar américain. Sur un marché inquiet de l’état de santé de l’économie indienne et du départ de capitaux vers les États-Unis. La monnaie a faibli dans la matinée à 65,04 roupies pour un dollar américain. Il s’agit de la plus forte baisse des grandes devises asiatiques depuis le début de l’année (près de 20 %).

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement et la Banque centrale ont pris une série de mesures pour soutenir la devise, mais sans effet jusqu’à présent. Jeudi, la Banque de réserve de l’Inde a annoncé qu’elle injecterait 80 milliards de roupies (940 millions d’euros) dans le système bancaire en achetant des obligations d’État à long terme, afin d’assouplir l’offre de crédits.

Cette dernière mesure semble aller à l’encontre des annonces de cet été, qui cherchaient à retirer des liquidités du marché pour freiner le déclin de la roupie. Mais aucune n’a eu les effets escomptés et elles ont en outre tendu les taux d’intérêt sur dix ans à leur plus haut niveau depuis cinq ans.

La glissade de la roupie, comme celle d’autres monnaies émergentes, est due en partie au départ de capitaux étrangers vers les États-Unis, où la croissance se renforce et où les taux devraient remonter à moyen terme, offrant ainsi une rémunération supérieure aux investisseurs.
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Alain de Benoist : « Au bord du gouffre – La faillite annoncée du système de l’argent »

Notes de lecture établies par Pierre Milloz (29/06/2012)

Sous ce titre, Alain de Benoist publie à propos de la crise contemporaine une analyse incisive et peu complaisante du capitalisme. Les débouchés, dit-il, sont le problème éternel du capitalisme. Après la phase initiale qui a vu les salaires soumis à une très forte pression, au XIXe siècle surtout, ce problème a pu être résolu un temps par le fordisme : on a alors globalement et progressivement relevé le niveau des salaires de manière à soutenir la consommation. Mais…

Mais après la période des Trente Glorieuses est survenue une baisse tendancielle de la profitabilité des investissements et, d’une certaine manière, on a abandonné le fordisme pour revenir à la phase initiale se caractérisant par une pression sur les coûts salariaux propre à restaurer la profitabilité.

La question des débouchés s’est alors posée à nouveau de manière aiguë. L’auteur énumère trois moyens propres à y répondre: premièrement, augmenter la durée du travail (le lecteur rapprochera sans doute ce moyen de l’exhortation à « travailler plus pour gagner plus »), avec tous les effets pervers qui s’ensuivent sur la vie personnelle des salariés ; deuxièmement, rechercher une main-d’œuvre moins chère et « peu revendicative », ce qui incite à recourir à l’immigration et aux délocalisations ; et enfin troisièmement, faciliter le crédit dans des proportions éventuellement imprudentes pour favoriser la consommation.

On touche ici au risque fondamental: un excès déraisonnable de crédit. Alain de Benoist replace ainsi dans une perspective plus générale l’événement ponctuel qui a déclenché une crise mondiale dont le système était gros : l’endettement des ménages américains par les prêts hypothécaires et l’impossibilité où ils étaient de rembourser ces « crédits pourris ».

L’auteur retrace alors tous les facteurs qui ont concouru et concourent encore à l’endettement général, au premier rang desquels la dérégulation globale, souhaitée par la pensée libérale.
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Exclusivité Fortune – Kai A. Konrad : “L’Allemagne ne peut pas sauver la zone euro”

Article transmis et traduit par notre lecteur JoeLeTaxi, merci à lui.

Kai A. Konrad, conseiller en chef du ministre allemand des Finances, s’attend à l’effondrement de la zone euro. Il propose que l’Allemagne quitte l’union monétaire – c’est l’Europe, non l’euro, qu’il faudrait sauver selon lui.

L’économiste du Max-Planck-Institut et conseiller scientifique en chef du Ministère des Finances, Kai A. Konrad, craint que le ralentissement de la dynamique économique constaté dans l’ensemble de l’Europe n’en vienne à s’accélérer notablement. Il affirme qu’en cas de crise grave l’Allemagne devrait abandonner l’euro. La crainte que cette sortie ne provoque une catastrophe pour l’économie allemande est selon M. Konrad largement exagérée. Tout au contraire, les entreprises du pays pourraient en sortir renforcées.

Die Welt: Monsieur Konrad, le gouvernement a reporté toutes les décisions importantes concernant la crise de l’euro à l’après-élections. Tente-t-on de tromper les électeurs ?

Kai A. Konrad: Je crois plutôt à un statu quo après les élections. Depuis l’apparition de la crise, la classe politique a toujours tenté de remettre au lendemain les décisions et de procrastiner.
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Bitcoin: l’Allemagne lui donne le statut de monnaie officielle

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans les milieux alternatifs. Le Bitcoin, la monnaie 100% virtuelle, vient de se voir décerner la reconnaissance officielle par le gouvernement allemand. Grâce à ce nouveau statut de “monnaie privée”, elle pourra être utilisée en toute légalité dans le cadre des “échanges multilatéraux”. La Grèce va-t-elle recevoir sa prochaine tranche d’aide en bitcoins au lieu d’euros? Pas si sûr…

Le Bitcoin est une monnaie électronique, célèbre dans la communauté “geek” et des défenseurs des libertés. C’est depuis la hausse massive de sa valeur, qu’elle s’est retrouvée sous les projecteurs de l’économie internationale. Mais ne cherchez pas un soudain élan de souplesse des argentiers allemands. L’existence juridique du Bitcoin permettra surtout à l’administration fiscale de récupérer sa part du gâteau. Eh oui, jusqu’à présent les transactions effectuées avec cette monnaie échappaient à l’impôt.

Ainsi, les gains issus d’une vente en bitcoins seront ponctionnés de 25% sur les bénéfices. Au bout d’un an, en revanche, il y aura exonération, indique le Frankfurter Allgemeine. Cela fonctionnera exactement comme la taxation sur les plus-values immobilière. Concernant les entreprises, elles devront intégrer un taux de TVA dans toutes leurs transactions en bitcoins. Du coup, cette monnaie alternative chère aux hackers va perdre un peu de son caractère rebelle…

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Frédéric Lordon : “Sortir de l’euro, mais comment ?”

« En fait, nous sommes déjà sortis de la zone euro », a admis M. Nicos Anastasiades, président de Chypre, un pays où les billets n’ont plus la même valeur qu’en Grèce ou en Allemagne. L’explosion de la monnaie unique aurait-elle commencé ? Contre le scénario du chaos, l’idée d’une sortie de l’euro concertée et organisée fait son chemin.

Beaucoup, notamment à gauche, continuent de croire qu’on va changer l’euro. Qu’on va passer de l’euro austéritaire présent à un euro enfin rénové, progressiste et social. Cela n’arrivera pas. Il suffirait d’évoquer l’absence de tout levier politique en l’état d’incrustation institutionnelle de l’actuelle union monétaire européenne pour s’en faire une première idée. Mais cette impossibilité tient surtout à un argument beaucoup plus fort, qui s’exprime à la manière d’un syllogisme.

Majeure : l’euro actuel procède d’une construction qui a eu pour effet, et même pour intention, de donner toute satisfaction aux marchés de capitaux et d’organiser leur emprise sur les politiques économiques européennes [1]. Mineure : tout projet de transformation significative de l’euro est ipso facto un projet de démantèlement du pouvoir des marchés financiers et d’expulsion des investisseurs internationaux du champ de la construction des politiques publiques.

Ergo, conclusions :
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Moscou et Pékin s’attaquent au dollar

La Russie et la Chine se sont unies pour lutter contre la position de monnaie de réserve principale du dollar. C’est ce qu’a déclaré le célèbre trader américain Russ Winter.

Il affirme que Moscou et Pékin mettent déjà en pratique la première partie de leur plan contre l’hégémonie du dollar sur les marchés mondiaux.

La Russie et la Chine ont choisi des tactiques similaires : refuser le plus possible de paiement international en dollars et consolider leurs devises en achetant de l’or. Moscou encourage activement les transferts transfrontaliers en roubles et limite les échanges en devises. Pékin, quant à lui, commence progressivement à échanger directement le yuan avec l’euro, la livre sterling et le yen. En même temps, la Chine a plusieurs fois augmenté les importations d’or et en achète aujourd’hui plus qu’elle n’en produit. Plus le yuan est approvisionné en or, plus la position de monnaie de réserve principale du dollar est affaiblie.

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Que vaut un dollar de la Fed de Bernanke ?

Par Bill Bonner

Comme on pouvait s’y attendre, la Fed de Bernanke est pleinement, carrément, à 1.000% engagée dans l’argent facile. Pourquoi ? Parce qu’un vrai désastre politique gigantesque ne s’arrête pas avant d’être allé jusqu’au bout. Comme un vrai marché baissier… un feu de forêt… ou une histoire d’amour… il doit se consumer jusqu’au bout.

Comme nous l’expliquons depuis quelques jours, en 1971, l’administration américaine a mené la monnaie mondiale dans une nouvelle direction. Elle est revenue à l’argent basé sur le crédit… plutôt que sur l’or physique.

La monnaie basée sur le crédit permettait d’étendre quasiment à l’infini la quantité, eh bien, de crédit. De 150% avant le changement à plus de 350% aujourd’hui aux Etats-Unis… la dette en tant que pourcentage du PIB est devenue folle.

L’or est limité. Le crédit, non. Avec leur nouvelle carte de crédit en poche, les gens pouvaient dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas encore gagné… de l’argent qu’ils pourraient bien ne jamais gagner. Ils réalisèrent aussi qu’ils pouvaient dépenser les revenus de leurs enfants et petits-enfants loin dans l’avenir.

Une devise basée sur ce système fonctionne bien dans de petites sociétés primitives. Dans certaines tribus étudiées par les anthropologues, le crédit peut être extrêmement subtil et étendu. Un homme peut faire une erreur ou prendre une décision. Tous ses descendants, pendant des générations, peuvent en porter le fardeau.
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Japon : Premier domino d’un krach obligataire mondial ?

Le Japon est un “insecte à la recherche d’un pare-brise” écrivait en 2011 l’investisseur américain John Mauldin. En 2013, il me semble que le pare-brise a été identifié et qu’il se rapproche  à grande vitesse.

Le Japon marche très loin devant nous, en éclaireur de la faillite collective. Il serait logique –  en l’absence d’autre événement perturbateur comme, par exemple, des émeutes et des résultats électoraux déroutants dans d’autres pays – que le krach obligataire qui menace les grands pays surendettés débute au Japon.

La bulle obligataire est actuellement proche de son paroxysme. Plus aucune voix audible ne dénonce les maléfices de la création monétaire. Les dithyrambes sur l’excellence de la politique  de Shinzo Abe confinent au grotesque.

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Jean Borjeix : ” Krach boursier sur les marchés asiatiques “

Jean Borjeix, du groupe Platinium Gestion, le 13 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Banque mondiale va encore réviser à la baisse ses prévisions – Les marchés sont très manipulés par les banques centrales – La vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis prouve que les ‘Quantitative Easing‘ ne fonctionne pas. »

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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Hôpitaux : L’Inspection générale des finances s’alarme du niveau d’endettement (Màj audio)

La Fédération hospitalière de France est vent debout contre ce rapport.

Et Frédéric Vallétoux [président de la Fédération hospitalière de France (FHF) - NDLR] de dénoncer

“un rapport totalement techno, assez déconnecté de la réalité [...] Les mêmes qui ont demandé il y a quelques années aux hôpitaux d’investir, regardent cela d’un œil critique, en essayant de faire croire que les hôpitaux sont mal gérés”…

Sur un budget total annuel de quelque 70 milliards d’euros, le déficit des hôpitaux ne dépasserait pas les 200 millions, selon les chiffres de la FHF. Aussi, limiter l’accès aux prêts bancaires reviendrait

“à faire revenir la gestion hospitalière à la Roumanie des années 1970 [...]

La conséquence de tout cela serait de fragiliser l’offre de soin aux Français”, prévient Frédéric Vallétoux.

Il y a urgence pour l’hôpital ! C’est en effet le constat alarmant que vient de dresser l’Inspection générale des Finances, laquelle exhorte les établissements de santé à limiter leurs emprunts bancaires de court terme.

L’Hôtel-Dieu de Paris

Il est vrai que la situation est pour le moins préoccupante : la dette des hôpitaux a en effet a triplé en moins de dix ans,  leurs investissements  plombant un peu plus leurs comptes chaque jour.

Le journal « Les Echos » révèle ainsi que l’Inspection générale des finances vient d’indiquer  dans un rapport que l’encours des prêts de moyen et long terme est passé de 9 milliards d’euros en 2003 à plus de 24 milliards en 2011.

Selon l’IGF,  le secteur hospitalier a  été d’autant plus frappé par la crise financière de 2008, compte-tenu de son fort niveau d’endettement. Citant pour exemple le CHU de Caen, lequel a été contraint de retarder des paiements courants, en l’absence  de trésorerie.

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