« Le culte de la performance nous a transformés en larbins »

Un texte stimulant de Flore Vasseur, auteur (entre autres) du roman paru il y a deux ans : «  Comment j’ai liquidé le siècle »…

[...] « Je suis très intriguée, depuis longtemps par cette question de la performance. Je suis née dans les années 70, j’ai grandi dans les années 80, vous savez, ces années « Duracelle ». Bref, j’ai été biberonnée au concept de performance. D’ailleurs, j’ai fait du sport à haut niveau, HEC, j’ai été chef d’entreprise à New York à 25 ans. Et puis, et puis… j’ai vu les Tours Jumelles s’effondrer un matin de septembre. J’ai senti notre obscénité.

Et depuis, je suis très remontée contre le culte de la performance. Je pense qu’il s’agit d’une méta loi, qui nous a transformé, à peu près tous, en larbin. Pour vous expliquer ce concept, le mieux est de vous montrer un film, réalisé par des Argentins et intitulé : Le syndrome du larbin

Je suis tombée sur ce film l’hiver dernier un peu par hasard et j’ai eu un choc. Tout à coup, on mettait en mot et image quelque chose d’inexprimé. Le larbin c’est vous et moi, c’est un peu tout le monde aujourd’hui. C’est une attitude d’asservissement consenti. C’est la justification et la diffusion d’un syndrome d’allégeance permanente au nom précisément de la performance, de l’efficace.

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Sophie de Menthon et les mendiants décroissants

Invitée de l’émission “Paris-Berlin” sur arte, la lobbyiste, présidente du syndicat patronal Ethic, a raconté une truculente anecdote pour illustrer sa vision de la décroissance, prouvant que la dignité des mendiants, ça faire rire les PDG !

http://www.dailymotion.com/video/xbg3gn

(Extrait de La décroissance, numéro de décembre 2009-janvier 2010, page 6.)

Incroyable imbroglio, formidable mélange… mais surtout inquiétant révélateur de la vision du monde de madame de Menthon, qui considérait, en tendant une pièce au mendiant pour qu’il porte sa valise, rendre un «service». Et que dire de sa conception de la décroissance, qui reviendrait pour elle à la mendicité, sinon qu’elle relève d’un manque de curiosité, et probablement plus d’un mépris, tristement prévisible pour tout ce qui n’est pas du «bon système.»

L’article du journal La décroissance, qui relevait cette perle, précisait que Sophie de Menthon se déclare «très fière d’avoir délocalisé ses centres d’appel.» Dans son imaginaire de «patrons sympas» et «d’entreprise heureuse,» les clochards qui crèvent sous nos ponts et les alters qui critiquent la Bourse relèvent du même folklore que les vitrines animées des Grands magasins du boulevard Haussmann, qui s’illuminent avec les fêtes. A la seule différence que, de toute évidence, Sophie de Menthon n’a jamais poussé la porte d’une réunion sur la décroissance…

(Merci à Λεωνίδας)

Afrique du Sud : voyage au coeur d’un ghetto blanc

C’est l’apartheid à l’envers. En Afrique du Sud, des « petits Blancs » laissés-pour-compte du nouveau régime croupissent dans une misère effroyable. Mis à l’écart dans des camps de fortune, ravitaillés par des Noirs, ils tentent de survivre tant bien que mal, parfois depuis plusieurs années.

Inimaginable il y a quinze ans : des volontaires noirs ravitaillent les 400 squatters afrikaners démunis de tout dans le camp de Coronation Park. (Finbarr O'Reilly/Reuters)

Direction Krugersdorps, une ville située au Transvaal, dans la province de Gauteng. A une trentaine de kilomètres de Johannesburg, dans un township de Blancs dénommé Coronation Park, végètent dans une crasse effroyable quelque 400 Afrikaners, ces Africains à la peau blanche d’origine néerlandaise, française, allemande ou scandinave, descendants des colons du XVIIIème siècle. Parmi eux, Anne Le Roux, 60 ans, est assise sur une chaise, les yeux rivés sur une photo. Ah… le mariage de sa fille… Il est bien loin ce temps où Nelson Mandela était le premier président noir du pays, où elle vivait avec son époux dans une maison à Melville, où elle travaillait comme secrétaire… Aujourd’hui, seize ans après l’accession au pouvoir de « Madiba », Anne partage une caravane déglinguée et une pauvre tente avec sept autres personnes, dont sa fille et ses quatre enfants, dans un campement pour Blancs.

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Le Medef et Ni putes ni soumises font cause commune

Le Mouvement des entreprises de France (Medef) et l’association Ni putes ni soumises ont lancé lundi une expérimentation pour développer l’accès des femmes à l’emploi.

Réunies, à l’occasion de la journée internationale de la femme, la présidente du Medef, Laurence Parisot, et Sihem Habchi, de Ni Putes ni Soumises, ont paraphé une convention qui prévoit des opérations de parrainage entre des responsables d’entreprises et membres de l’association à Paris et dans l’Est parisien.

La collaboration entre le Medef et Ni putes ni soumises organise un coaching, un accompagnement qui, s’il est démultiplié, peut avoir un effet décisif pour plein de femmes et de jeunes filles,” a souligné Laurence Parisot lors de la cérémonie de signature à la Maison de la Mixité, dans le XXe arrondissement de Paris.

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