Faut-il bannir le sucre de notre alimentation ?

Régimes et cures détox, commerces spécialisés, aujourd’hui, les produits sans sucre font recette. Christophe Touchet est le fondateur de la boulangerie Eugène. Diabétique, il imagine et conçoit avec son chef pâtissier, des produits gourmands avec moitié moins de sucres.

Pour le remplacer, ils utilisent pour leur tarte au chocolat, du maltitol extrait du blé ou du maïs, autre substitut du sirop d’agave ou du sucre de coco. Des nouvelles saveurs qui trompent le palais des plus fins gourmets. “On essaye de compenser le manque de sucre par des épices, des plantes, des choses qui rehaussent et donne un petit truc au produit“, explique Luc Baudin, chef pâtissier chocolatier dans cette boulangerie.

Lorsqu’il est consommé en excès, le sucre peut générer surpoids, caries et aggraver certains diabètes. Durant un an pour son enquête, la journaliste Danièle Gerkens bannit le sucre de son alimentation. Le sucre se cache partout. Elle a écrit un livre où elle détaille son expérience. Aujourd’hui un simple carré de chocolat lui suffi et non plus la tablette entière, un petit plaisir qu’elle a appris à savourer.

Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

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Que cachent les cuisines des cantines ?

Concevoir des menus équilibrés et savoureux avec un budget très serré, c’est le défi que se lancent chaque jour les cantines scolaires de France pour tenter de satisfaire les 6 millions d’écoliers qui y déjeunent. Pour faire baisser les coûts sans rogner sur la qualité, l’approvisionnement local semble être la solution.

Mais entre les contraintes sanitaires et logistiques, est- ce vraiment possible? D’où viennent les aliments servis à vos enfants? Comment sont-ils préparés? Capital a repris le chemin de la cantine pour y répondre.

Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.

La confiture dans tous ses états

Derrière les émotions que suscitent les souvenirs des confitures familiales se cache un commerce juteux. En effet, chaque foyer français achète en moyenne quatre kilos de confiture par an. Ce marché de 320 millions d’euros aiguise l’appétit des industriels. Quels sont les acteurs de la filière?

Coups de projecteur sur ceux qui en tirent des bénéfices les plus conséquents, parfois au mépris de la santé des consommateurs, mais aussi sur les producteurs de fruits qui peinent à vivre de leur travail, et sur ceux qui s’acharnent à tenter de préserver un savoir-faire ancestral et authentique.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Que mangeait-on au Moyen Âge ?

Que mangeait-on et que buvait-on au Moyen Âge? Comment préparait-on la nourriture? À cette époque, la cuisine était en pleine mutation à cause de l’essor du commerce avec les pays “lointains”.

Ceux qui pouvaient se le permettre mangeaient des mets d’un grand raffinement. Les autres, dit-on, allongeaient leur pain avec de la sciure de bois… Dans les cuisines du château fort de Guédelon, les présentateurs de X:enius cuisent avec le boulanger Max un pain rudimentaire. Quelques cuillerées de bouillon versées dans la pâte rehaussent le goût du pain et lui donnent des vertus rassasiantes.

À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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La patate douce revient en force

La patate douce se fait petit à petit une place sur les étals français. Si personne ne la connaissait il y a encore quelques années, le légume fait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, alors qu’il n’est pas nécessairement vraiment bon marché.

La patate douce vient de beaucoup plus loin que la pomme de terre puisqu’elle pousse avant tout dans des zones tropicales. Certains agriculteurs s’y sont toutefois convertis. La patate douce permet en effet de dégager de belles marges.

Les fausses promesses des produits allégés

25% des Français achètent régulièrement des produits allégés. Pour le Dr Arnaud Cocaul, nutritionniste: qu’il s’agisse de chips, de yaourts ou de jambon, les différences entre le “normal” et le “light” sont infimes. Pour le jambon, par exemple, les tranches allégées sont en fait moins grosses.

C’est uniquement du marketing. Il n’y a aucune légitimité à acheter ce genre de produits“, assure t-il. Ce marketing, malgré tout légal, est rentable : les produits allégés sont plus chers. Selon la loi, un produit dit allégé doit pourtant avoir une teneur en sucre ou en graisse réduite de 30% par rapport à un produit similaire. Le conseil du Dr Cocaul : bien lire les étiquettes.

Hugues Julien, blogueur, est un consommateur averti. Entre un chocolat pâtissier et un chocolat light, il choisit le premier, car le second, bien que moins sucré, est beaucoup plus gras. Certains produits light tiennent quand même leurs promesses. Mais les médecins sont unanimes : mieux vaut privilégier un régime léger, composé de viandes maigres, de fruits et de légumes.

Repas à bord

Enquête sur la restauration rapide servie en avion, dans le train ou en croisière. Alors qu’elle a mauvaise réputation , qu’elle est considérée comme industrielle, trop chère et sans saveur, des initiatives sont lancées. L’objectif est d’obtenir des produits plus frais au sein d’un marché d’un milliard d’euros.

Pour la classe affaire d’une compagnie asiatique, le chef étoilé Georges Blanc conçoit une cuisine raffinée. A l’aéroport de Roissy, dans la plus grande cuisine de France, 200 cuisiniers mijotent chaque jour plus de 60 000 repas. Dans le train, de nouvelles cartes de sandwichs apparaissent.

Les nouveaux végétariens

Bien qu’encore marginal, le végétarisme gagne très rapidement en popularité. Les secteurs des produits « sans-viande » croissent rapidement de manière conjointe avec le biologique. En gagnant une place de plus en plus importante dans l’économie, il apparait utile de se pencher sur un mode de vie qui semble regrouper tant de gens autour d’un même idéal. Ce régime n’est plus seulement sélectionné pour une question animale mais dans une optique d’alimentation responsable et durable.

Grâce à des fournisseurs plus nombreux, il est désormais plus simple de devenir flexitarien (moins de viande), végétarien ou même végétalien. En effet, les alternatives ne manquant pas pour ceux qui veulent garder un semblant de « viande » dans leur alimentation : saucisse de tofu, steak de blé, escalope de lupins, crevette d’algues, etc.

C’est dans les grandes métropoles que le changement de régime semble être le plus en vogue, les régions agricoles étant plus attachées à la cuisine traditionnelle. Cependant, il ne faut pas négliger l’apport des producteurs locaux et durables. Ces derniers, en plus d’apporter les ressources essentielles pour cuisiner sainement, ont la possibilité de s’opposer à une agriculture de masse en basant leur production sur des valeurs environnementales et écologiques.

Ce reportage signé Arte nous invite à aborder les végétariens sans jugement, sans caricature, sur des arguments fondés. A découvrir.

Cure de jus pour vaincre l’obésité et le diabète

C’est l’histoire d’un homme qui a décidé de prendre sa santé en main devant le fatalisme médical et d’en faire un film sur la thérapie qu’il a décidé de mettre en place : ne consommer pendant 60 jours que des jus de légumes. Et il décide de vivre cette expérience dans la Mecque de la malbouffe : les États-Unis.

30 jours à New-York, 30 jours sur la route, à rencontrer des personnes et partager son expérience… jusqu’à rencontrer son double et de l’inviter à s’aider comme il s’est aider lui-même…

Documentaire sur le fonctionnement propre au système physiologique humain, à l’espoir de guérison, à l’aide, à la régénération physique, émotionnel, sociale… vitale.

Chips et grillades : La bataille des géants de l’alimentaire

Pour prolonger l’été et les vacances, les Français profitent au maximum des repas en plein air, généralement accompagnés de chips craquantes et de brochettes grillées. Les gammes de chips se renouvellent sans cesse et les brochettes de bœuf envahissent les rayons.

Comment les fabricants choisissent-ils les parfums? Quel est le juste prix pour une viande de qualité? Les industriels s’intéressent désormais au gaspacho. Que trouve-t-on dans cette soupe fraîche andalouse?

Partie 1:

Partie 2:
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La merguez : Reine du barbecue

Elle illustre la carte postale de l’été, au même titre que le verre de rosé, la partie de pétanque, le farniente sur le sable ou la rando dans les alpages… La merguez grésille sur le barbecue, trempe dans la semoule ou se glisse dans un petit pain.

Originaire du Maghreb, elle figure en bonne place sur la table des Français, aux côtés de sa cousine la chipolata. 200.000 tonnes de saucisses à griller sont produites chaque année. En 20 ans, les ventes ont augmenté de 20 %.

Bon marché, faciles à préparer, les merguez sont traditionnellement fabriquées à base de bœuf et de mouton. Mais que contiennent les merguez fabriquées de façon industrielle ? Réservent-elles des surprises ?

Échafaudés par le scandale de la viande de cheval présente dans des plats cuisinés, les consommateurs peuvent-ils avoir confiance dans la reine des barbecues? Doit-on privilégier les fabrications artisanales?

Tous accros aux dîners apéros

Dans les rayons des supermarchés, les invitations au grignotage se multiplient. Le marketing agroalimentaire cible les jeunes aussi bien que les cadres supérieurs ou les femmes, selon les goûts et les modes de vie de chacun.

Si bien qu’aujourd’hui, les Français succombent au moins une fois par semaine à l’appel de l’apéro. Cette pratique s’invite désormais dans les salons et se prolonge volontiers, remplaçant le traditionnel repas, souvent au détriment de la santé.

En coulisses, les quatre géants mondiaux des apéritifs salés inventent sans cesse de nouvelles formules. Enquête.

Pourquoi le végétarisme ne sauvera pas le monde

Il est important de s’interroger sur la base même de ce qui construit notre vie, au fondement de la pyramide de Maslow, à savoir: l’alimentation. En effet, depuis des années, des débats passionnés ont lieu, où les camps ne semblent pas réellement définissables, voire à l’inverse de ce que l’on pense être de notre régime – quel qu’il soit.

Rencontre avec l’ex-végétarienne extrême, écrivaine, Lierre Keith, pour une interview sur ce sujet très controversé. Le débat pourrait commencer ainsi: d’une part, un steak cultivé localement, d’une vache élevée sur de la bonne vieille herbe et sans hormones. D’autre part, un hamburger de soja hautement transformé qui a été cultivé quelque part très loin, avec beaucoup d’ingrédients imprononçable.

Si on vous dit cela, même avec ces options avancées, le choix aurait été facile en tant que végétarien. Le hamburger de soja est assurément le choix « moral » – en s’appuyant sur le moins de souffrance animale, le moins d’utilisation de carbone/eau, et la meilleure façon pour beaucoup de dormir la nuit.

Mais après avoir lu Lierre Keith et son livre particulièrement piquant sur « Le Mythe Végétarien », vous pourriez ne plus être sûr de rien.

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La viande, qu’est-ce que c’est ?

Grâce aux témoignages de divers médecins, scientifiques, représentants de la cause animale et d’un ancien boucher, ce documentaire allemand sorti en mars 2013 aborde la réalité de la production et de la consommation de viande.

Pizza industrielle : Cherchez les ingrédients !

Les Français dévorent plus de dix kilos de pizza par an et par habitant, loin devant les Italiens et juste derrière les Américains. Vendu entre 1 et 5 euros dans les rayons des hypermarchés, ce plat offre deux avantages aux industriels : elle est un produit refuge de la crise et elle a échappé au scandale de la viande de cheval.

Mais le secteur est gagné par une concurrence effrénée et une guerre des prix quasi générale. Quelles sont les techniques des industriels pour gagner quelques centimes d’euro ? Sur quoi les industriels rognent-ils pour afficher des prix toujours plus concurrentiels ? D’où viennent les ingrédients d?une pizza industrielle?

De Naples, le berceau de la pizza, jusque dans les coulisses des plus grands fabricants, enquête sur les secrets de la pizza vendue en grande surface.

Bien manger, vite et pas cher

L’une des principales préoccupations quotidiennes des Français est d’allier alimentation équilibrée et bon marché avec des produits simples et rapides à préparer. Mais pas facile de remplir son panier et de s’y retrouver au milieu de toutes les offres!

Secrets de fabrication s’est intéressé à quatre produits phare de nos assiettes et a cherché à décrypter les clés de leur succès et les dessous de leur production. C’est le cas notamment des plats préparés: s’ils sont sans conteste pratiques, sont-ils bons pour la santé?

Avec l’explosion du prix de la viande, des filières pour acheter moins cher se sont développées. Quelle est leur recette? Le consommateur est-il gagnant?

Les pâtes fraîches ont débarqué au rayon frais des grandes surfaces. Qu’ont-elles de plus que les pâtes sèches traditionnelles? Farine, huile, yaourts, compotes et même steaks… le soja se retrouve partout. Quels sont les secrets de cette plante dite miracle?

Partie 1:

Partie 2:
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Paris : Un millionnaire français s’offre un quartier

Cet été, le richissime Cédric Naudon prévoit d’ouvrir un nouveau quartier dans le IIIe arrondissement de Paris, mettant à l’honneur les commerces traditionnels et une qualité de vie. Le nom de ce projet? “La Jeune rue“.

Des avis de travaux sont encore collés sur les rideaux baissés mais dans quelques semaines, en plein cœur de Paris, un quartier devrait changer de visage, grâce à un millionnaire français, qui va ouvrir 36 adresses, alliant grands noms du design et gastronomie.

La Jeune rue” sera un lieu de vie, où seront proposés des produits d’une qualité exceptionnelle”, vendus sans intermédiaires, sélectionnés chez des producteurs passionnés, respectueux de leur environnement, selon le dossier de presse. Cédric Naudon veut “mieux nourrir les citadins“.

Pour décrire “La Jeune rue“, certains n’hésitent pas à parler de “révolution” à Paris. Cédric Naudon, lui, évoque son “rêve humaniste”, son “projet fou”, qui est, assure-t-il, “une première mondiale“. “Le premier enfant, on le fait parfois sur un coup de tête, sans se rendre compte de ce que cela implique”, dit-il en repensant à la naissance du projet, il y a deux ans.

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Sucre : Un si doux poison

Autrefois un luxe, le sucre est devenu un produit de consommation courante. Tout le monde, ou presque, en consomme mais il peut être dangereux.

Présent dans le lait maternel, il reste tout au long de la vie un goût qui réconforte. Le sucre contient du glucose, un ‘carburant’ indispensable au fonctionnement du corps et du cerveau, mais à haute dose, c’est un poison.

Les médecins attribuent certains maux à la consommation excessive de sucre, dont l’obésité ou les maladies cardio-vasculaires… L’industrie agro-alimentaire semble en être partiellement responsable. Plus les aliments sont bon marché, plus ils sont riches en sucre.

Des champs de canne à sucre de Guadeloupe aux fourneaux de Christophe Michalak, le pâtissier du Plazza Athénée, en passant par des laboratoires et la faculté de médecine, ce film propose de découvrir le monde du sucre.

Agroalimentaire : Foodwatch contre les abus des grandes marques

Pour chaque produit, L’ONG allemande Foodwatch a contacté l’industriel et réclamé des explications, rarement obtenues.

L’ONG, spécialiste de la dénonciation des fraudes alimentaires, cible cinq produits aux affirmations et étiquettes mensongères pour sa première campagne en France. Foodwatch présente mardi 6 mai, à Paris des filets de dinde “à l’étouffée” (E.Leclerc), une vinaigrette “aux tomates séchées” (Puget), des yaourts bio “aux fruits” (Vrai), des tortellini “au jambon cru et parmesan” (Lustucru) et une soupe en sachet “au bœuf et aux carottes” (Maggi) dont elle conteste les appellations et les étiquettes, estimant que ces “ruses des industriels” induisent les clients en erreur.

Pour chaque produit, Foodwatch a contacté l’industriel et réclamé des explications, rarement obtenues puisqu’aucune loi ne contraint les fabricants à la transparence. L’ONG, née en 2002 dans la foulée du scandale de la vache folle, cible l’industrie, mais aussi la grande distribution qui met ces produits en rayons sans les contrôler. Foodwatch, qui se déclare “100% indépendante” des pouvoirs publics et de l’industrie, est financée par ses seuls membres.

Périco Légasse : « Il y a une volonté politique de dénigrer la cuisine française »

Périco Légasse est critique gastronomique pour Marianne. Le premier restaurant français classé parmi les meilleurs établissements au monde ne figure qu’à la 11ème place.

Manger sainement : Oui, mais comment ?

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Se nourrir correctement permet de rester en forme et en bonne santé, et n’est-ce pas là ce que nous désirons tous ? Les tuyaux et les conseils ne manquent pas, mais difficile de faire le tri dans la masse d’informations contradictoires.

A Chemnitz, les présentateurs de X:enius Dörthe Eickelberg et Pierre Girard font le point sur les mythes autour de l’alimentation. Les glucides sont-ils mauvais pour la santé ? Le sucre va-t-il disparaitre de notre alimentation ? Et enfin: pourquoi la consommation d’épices peut-elle être dangereuse ?

Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.

Les nouveaux végétariens

A l’heure actuelle, 70 % des surfaces agricoles servent pour le bétail ou son alimentation. Avec des conséquences souvent dramatiques pour le climat et l’environnement. Une seule solution : consommer durablement moins de viande. Les alternatives ne manquent pas : saucisse de tofu, steak de blé, escalope de lupins, crevette d’algues…

La cuisine végétarienne d’aujourd’hui, variée, colorée et goûteuse, fait de plus en plus d’adeptes chez les jeunes et démontre que l’on peut se nourrir sans viande de façon équilibrée. Longtemps, on les a considérés comme de doux dingues ou de sinistres ennemis des plaisirs de la chère.

S’ils sont toujours minoritaires dans notre société, les végétariens se recrutent aujourd’hui de plus en plus dans les cercles de jeunes urbains chics, cultivés et conscients des enjeux politico-écologiques.

Comme les deux filles de la famille Wittmann, à Hambourg, qui ont fini par convaincre leurs parents de les suivre dans un monde sans viande. En Allemagne comme en France et de par le monde, les exemples ne manquent pas d’une cuisine végétarienne imaginative et séduisante. Les présentateurs de ” X:enius ” ont testé différents substituts avec un apôtre du véganisme, le très médiatique chef cuisinier Attila Hildmann.

Alimentation de luxe : Les dessous du low cost

Aujourd’hui, certains mets de choix, autrefois réservés aux meilleures tables, apparaissent en grande distribution à des prix surprenants. Produit de luxe par excellence, le caviar s’achète désormais à des tarifs défiant toute concurrence sur Internet.

Fraîche, surgelée ou dans des plats préparés, la coquille Saint-Jacques figure parmi les aliments préférés des Français. Pour découvrir ce que recouvre vraiment cette appellation, direction le Pérou, où s’approvisionnent les industriels de l’agroalimentaire français.

Partie 1:

Partie 2:

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Alimentation : “La peur au ventre”

Lasagnes à la viande de cheval, poisson à la dioxine, jambon à la salmonelle… les scandales alimentaires se succèdent. Face à la peur qu’ils engendrent, les Français se montrent de plus en plus vigilants quand ils font leur marché. Ainsi, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition, à cheval sur les campagnes de prévention ou traumatisée par les dérapages sanitaires dans l’agroalimentaire.

Ce reportage s’est intéressé notamment à des jusqu’au-boutistes, ces personnes qui calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, refusent de dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. D’où leur surnom d’”orthorexiques”.

L’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire qui se caractérise par l’obsession de la nourriture «saine». Quand s’alimenter vire à la maladie et la paranoïa.

Le yaourt est-il blanc comme neige

Naguère, le yaourt était blanc, nature, et n’existait qu’au singulier. Mais ce temps est révolu. Car la consommation de masse est venue changer la donne : le yaourt est pluriel, coloré, sans cesse changeant. Car désormais, c’est la règle, tout se doit d’être original!

Et il est impossible d’être exhaustif tant la liste des yaourts est longue : bifidus, ferme, grec, bulgare, brassé, aux fruits, au soja, bio ou aromatisé.

Enquête au cœur de l’industrie des yaourts, un univers où les marques rivalisent de fantaisies pour séduire les consommateurs et augmenter leur part du gâteau.

Les produits du terroir sont-ils vraiment “made in France”

Les Français se tournent de plus en plus vers les produits du terroir et ceux fabriqués dans l’Hexagone. Mais sur ces marchés en pleine croissance, les pratiques abusives se multiplient. Le terme «terroir» est parfois galvaudé, et les spécialités sont abusivement maquillées pour leur donner une allure traditionnelle.

A travers des exemples comme celui du jambon de Bayonne, du champignon de Paris ou de l’escargot de Bourgogne, plongée dans les coulisses des fabrications artisanales et industrielles pour comprendre à quel point il est devenu difficile de déterminer l’origine d’un produit.

Partie 1:

Partie 2:
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Les retouches photos bientôt interdites ?

“On observe de plus en plus de troubles du comportement alimentaire, indique Serge Hercberg, professeur de nutrition. Certains sont moins graves que d’autres. Mais les pratiques des régimes sont à la fois délétères parce qu’elles sont inefficaces et, d’autre part, elles peuvent entraîner des systèmes de privation qui peuvent avoir des conséquences très néfastes.

Manger sainement coûterait 1,10 euro de plus par jour

Une étude scientifique menée dans 27 pays réalisée dans une dizaine de pays à revenus élevés ou moyens, et portant sur les habitudes alimentaires révèle le surcoût d’une alimentation équilibrée. Il suffirait ainsi de dépenser 1,10 euro de plus par jour et par personne pour avoir une alimentation saine.

Les chercheurs ont utilisé les résultats de 27 enquêtes déjà publiées et portant sur les habitudes alimentaires dans sept pays riches, dont la France, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, et deux pays émergents, le Brésil et l’Afrique du Sud.

En comparant les coûts, les chercheurs ont montré que l’alimentation la plus saine coûtait en moyenne 1,50 dollar (soit 1,10 euro) de plus par jour et par personne que l’alimentation la moins bonne pour la santé.

Ces habitudes ont été classées en fonction de leur impact sanitaire, avec des notes plus élevées accordées à une alimentation riche en fruits, légumes, poissons et noix qu’à une nourriture riche en viande ou en aliments transformés.

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Super size me (Rediff.)

Le fast-food est partout. 37 % des enfants et des adolescents américains ont un problème de poids. Deux adultes sur trois sont atteints de surcharge pondérale ou d’obésité. Comment l’Amérique est-elle devenue aussi grosse ?

Pour mener son enquête, Morgan Spurlock a traversé les États-Unis et interrogé des spécialistes dans plus de vingt villes. Un ancien ministre de la santé, des profs de gym, des cuisiniers de cantines scolaires, des publicitaires, des avocats et des législateurs lui confient le résultat de leurs recherches, leurs sentiments, leurs craintes et leurs doutes.Mais le fil rouge de ce documentaire est une expérience que Morgan Spurlock décide de mener sur lui-même. Sous la surveillance attentive de trois médecins, le voilà donc au régime MacMuffin, Big Mac, Royal Cheese, frites et coca.

(Merci à Nowno pour sa suggestion)