Task Force Lafayette : Qui sont ces volontaires qui partent combattre l’État islamique?

Une quinzaine d’anciens militaires français,“la Task Force Lafayette”, a décidé de partir auprès des Peshmergas pour combattre l’État islamique (EI). Qui sont-ils? Quelles sont leurs motivations? Leur légitimité? Est-ce une démarche religieuse? Idéologique? Deux d’entre eux ont accepté de répondre à nos questions anonymement, pour des raisons de sécurité d’abord, mais aussi parce que leurs proches ne sont pas tous au courant de leur démarche.

Sa voix est calme, posée, comme rodée à l’exercice des questions réponses. “Nous ne sommes pas des mercenaires, ni des croisés“, lance Ach*, un ancien para, aujourd’hui membre de la Task Force Lafayette. “Nous sommes d’anciens militaires expérimentés, tous volontaires, tous bénévoles”. Un peu comme pour une mission humanitaire, explique-t-il.

On n’y va pas en vengeance“, ajoute Gekko*, un jeune homme qui travaillait au renseignement, “les trois religions monothéistes sont représentées chez nous. On veut juste lutter contre la barbarie et la folie humaine.”

Une mission pour aider les Peshmergas
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L’agent de la DGSE qui a coulé le Rainbow Warrior présente ses excuses, trente ans après

Des excuses, trente ans après les faits. Le nageur de combat de la DGSE qui avait posé la charge explosive ayant coulé le Rainbow Warrior présente ses excuses, dans une interview diffusée par Mediapart dimanche 6 septembre, trente ans après ce fiasco retentissant de la présidence Mitterrand.

Le colonel Jean-Luc Kister s’explique aussi, à visage découvert, sur les détails de cette opération au cours de laquelle un photographe de Greenpeace, Fernando Pereira, fut tué.

Le 10 juillet 1985, des agents français coulent en Nouvelle-Zélande le Rainbow Warrior, un chalutier reconverti par l’association écologiste pour perturber les essais nucléaires français, dans le Pacifique. “Trente ans après les événements, avec les passions qui se sont apaisées, et aussi le recul que j’ai par rapport à ma vie professionnelle, j’ai pensé que c’était une occasion pour moi d’exprimer à la fois mes profonds regrets et mes excuses”, dit Jean-Luc Kister, interrogé par Edwy Plenel.

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Affaire Karachi : L’argent, le sang et la démocratie (MAJ)

Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés des constructions navales de Cherbourg. En 2012, dix ans après les faits, l’enquête va faire surgir une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995.

Quatre contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d’une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l’attentat de Karachi.

Réalisé par Jean-Christophe Klotz et Fabrice Arfi (France 2013)

A revoir également sur cette thématique : Les Frégates de Taïwan.

Documentaire en 3 partie réalisé par Borowic et publié sur Fortune en 2012.

Partie 1 : “De l’argent il y en aura pour tout le monde“.

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Sept pas vers la soumission

National Security Agency, Verizon, Echelon, Frenchelon, Prism et consorts. Polémia reprend un texte « grinçant de François-Bernard Huyghe » et « consacré à l’abandon de toute idée d’indépendance nationale ou européenne ».

Depuis le mois de juin, nous avons appris :

- 1/ Que le G8 était écouté et qu’un délégué ne pouvait aller au cybercafé du coin sans que les services de sa Majesté n’interceptent ses messages ;
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Révélations sur le Big Brother français

Si les révélations sur le programme d’espionnage américain Prism ont provoqué un concert d’indignation en Europe, la France, elle, n’a que faiblement protesté. Pour deux excellentes raisons : Paris était déjà au courant. Et fait la même chose.

Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l’étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. L’ensemble des mails, des SMS, des relevés d’appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter, sont ensuite stockés pendant des années.

Si cette immense base de données n’était utilisée que par la DGSE qui n’officie que hors des frontières françaises, l’affaire serait déjà illégale. Mais les six autres services de renseignement, dont la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), les douanes ou Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment, y puisent quotidiennement les données qui les intéressent. En toute discrétion, en marge de la légalité et hors de tout contrôle sérieux. Les politiques le savent parfaitement, mais le secret est la règle.

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