Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Il nous faudrait une bonne guerre ?

Durant la Seconde Guerre mondiale, le rationnement a poussé les populations à faire preuve d’imagination pour continuer à vivre, malgré tout. Un modèle dont s’inspirent les habitants de trois villes, en Grande-Bretagne, en France et en Chine, pour répondre à la crise économique ou environnementale qui les frappe.

Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

Loos-en-Gohelle (62) : Exemple français du développement durable

À Loos-en-Gohelle, l’une des villes les plus pauvres de France, le développement durable est devenu une stratégie de sortie de crise. Le maire a commencé par rénover les maisons de mineurs et construire des maisons avec des éco-matériaux.

Les factures énergétiques ont donc été divisées par dix, et près de 250 emplois verts ont été créés dans une ville où le taux de chômage est de 18%.

Les multinationales du BTP imaginent la manière dont nous vivrons demain…

Cela fait plusieurs années qu’Eiffage « imagine la ville durable à l’horizon 2030 » [1]. Depuis 2007, l’entreprise a monté un «  laboratoire de prospective en développement urbain durable intitulé Phosphore ». Ce laboratoire avait besoin de « terrains de jeu virtuels » ou de « bac à sable », selon les propres mots d’Eiffage, c’est-à-dire des vraies villes avec des vrais habitants.

Les programmes Phosphore 1 et 2 ont été élaborés sur le petit quartier d’Arenc à Marseille, Phosphore 3 a eu pour théâtre deux cents hectares à Strasbourg. Depuis 2011, Phosphore 4 a travaillé sur l’agglomération grenobloise, un territoire autrement plus grand : «  31.000 hectares et plus de 400.000 habitants. Avec ce nouveau terrain de jeu virtuel, les défis et champs d’analyse de Phosphore 4 ont, une nouvelle fois, été largement renouvelés ».

Le président de la Métro de Grenoble, Marc Baietto, se félicite d’avoir eu le « courage » de confier cette étude à une entreprise privée «  pour nous permettre de réfléchir librement (sic). (…) C’est une réponse à l’abandon de la rocade Nord. Comment travailler sur les déplacements différemment ? Il nous faut sortir de nos ornières, de nos cercles, de nos habitudes de pensée. La réflexion est libre. Travailler avec un groupe comme Eiffage, c’est un gros avantage. »

Pour Eiffage, travailler avec un groupe comme La Métro est également un gros avantage, qui s’évalue pour cette fois-ci à 286 000 euros payés par la communauté de communes, à ce prix-là, Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage, s’extasie : « On a travaillé avec un esprit d’enfant, candide. (…) Trente-cinq professionnels tous différents, tous motivés ont travaillé pendant dix-huit mois, et ont laissé libre cours à leurs idées ». Avant d’assurer, sans rire : « l’objectif de ce laboratoire n’est pas mercantile ».

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Isabelle Stengers : « Les sorcières néopaïennes et la science moderne »

Scientifique de formation et aujourd’hui professeure de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles, Isabelle Stengers désigne les paroles sorcières dont usent le système capitaliste et « la science » pour justifier leur emprise. Des siècles de culture ultra-rationaliste et d’industrie ont éradiqué et discrédité tout ce qui relevait du commun, nous laissant vulnérables et impuissants. Pour récupérer une puissance de penser, d’agir et de coopérer, Isabelle Stengers convoque les activistes du « reclaim » et autres sorcières néo-païennes, qui nous invitent à résister à l’envoûtement capitaliste, au-delà de l’alternative entre réformisme et révolution.

Dans La sorcellerie capitaliste(1), écrit avec Philippe Pignarre, vous décrivez le capitalisme comme un « système sorcier sans sorcier ». Entendez-vous par là que le système économique et social dans lequel nous sommes plongés relève d’un ordre magique ?

Quand il n’est pas réduit à une simple métaphore, le mot « magie » ne sert plus guère qu’à établir des oppositions entre nous – qui vivons un monde où la rationalité est censée prédominer – et les autres peuples qui « croient encore en la magie ». J’ai pour ma part voulu prendre au sérieux la magie, sans me poser la question d’y croire ou de ne pas y croire. Avec Philippe Pignarre, nous parlons de « système sorcier » (c’est-à-dire d’un système utilisant une magie malveillante) pour dramatiser ce qui devrait nous faire penser aujourd’hui : le maintien, voire même l’intensification de l’emprise capitaliste, alors que ces dernières décennies, avec le déchaînement de la guerre économique, la référence au progrès a perdu toute évidence.

Dans les années 1970, on pouvait imaginer qu’en critiquant la notion de progrès, on s’attaquait à l’idéologie qui assurait l’emprise capitaliste. Or aujourd’hui, sauf pour quelques illuminés, la notion de progrès semble n’être plus qu’un réflexe conditionné, une ritournelle. Pourtant, l’emprise n’a pas faibli, bien au contraire.

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Castres (81) : La Maison positive

La Maison positive retrace une aventure pédagogique menée au Lycée professionnel du Sidobre à Castres, (Tarn, France) en 2010-2011 : la construction d’une maison à énergie positive par les lycéens eux-mêmes.

Ce projet éducatif et écologique, conduit par Jean-Michel Decuq, professeur de génie climatique au Lycée du Sidobre, se veut être une illustration des multiples actions pédagogiques menées dans les établissements scolaires conçues pour l’éducation au développement durable.

Au delà de la sensibilisation aux enjeux écologiques et aux techniques de l’habitat durable, le film montre comment ce projet d’éco-construction a réussi à fédérer l’ensemble de la communauté scolaire du lycée, dépassant ainsi les cloisonnements disciplinaires.

Un autre objectif du film d’Yves Ardourel, enseignant-chercheur à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM Midi-Pyrénées) est de susciter la réflexion des enseignants et futurs enseignants sur les expériences et les dispositifs éducatifs.

Conseiller au développement durable: Frédérick Mathis (directeur de l’Association 3PA). Participants : Philippe Barboza, Jean-Michel Decabooter, Christine Guérineau, Antoine Parent, Luc Picard, Perrine Raynaud et les élèves du lycée du Sidobre.

Cowspiracy : Le secret du développement durable

Ce documentaire enquête sur le silence qui pèse sur l’élevage industriel. Celui-ci est pourtant l’une des principales causes de la destruction de l’environnement.Pourquoi les grandes ONG écologiques le ménagent-elles autant ? Quelle est l’activité humaine qui a le plus d’impact sur l’environnement ? Ce ne sont pas les transports, pas l’industrie… Mais l’élevage industriel. C’est l’idée choc avancée par le documentaire qu’on pourrait traduire par : « La conspiration des vaches ».

Le réalisateur Kip Andersen, filmé par Keegan Kuhn, se met en scène, en tant qu’apprenti écolo d’abord bouleversé par le film “An Inconvenient truth” d’Al Gore. Il cherche quel peut être le geste le plus écologique à faire au quotidien. Il se renseigne donc sur les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre… et découvre à sa grande surprise que ce ne sont pas les transports ou l’industrie… mais l’élevage !

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Chine : Tianjin, une “smart city” verte qui peine à attirer des habitants

Le projet d’une éco-ville au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l’environnement.

D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

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Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
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Le coût humain du « made in China » en 5 minutes

Black breakfast est un mini documentaire de quelques minutes proposé par les Nations Unies et réalisé par Zhang Ke Jia. Cette courte vidéo nous montre, en images uniquement, le récit d’une touriste qui souhaite découvrir les beautés de la Chine. Cependant, elle y découvre une toute autre réalité. La situation environnementale dans certaines régions de Chine est préoccupante pour les gens qui y résident et pour la population mondiale.

Ce documentaire présente la situation environnementale difficile des habitants des régions urbaines et industrielles de la Chine. La situation est non seulement nuisible pour leur santé, mais aussi pour leur dignité. La surexploitation des ressources naturelles en Chine, principalement le charbon, à de graves répercussions sur l’environnement à une échelle globale.

Il y aurait environ chaque année 300.000 morts prématurées à cause de la pollution atmosphérique. Certains chiffres avancent même plus d’un million de morts. Noël approche, il faudra songer à faire des choix entre la qualité et la quantité à petit prix…

Paradoxalement, pour tenter de résorber ces problèmes, la Chine se veut un pays pionnier dans le domaine du développement durable.

Alpes : A la découverte du refuge de Sarenne (38)

Le col de Sarenne est un site exceptionnel par sa beauté mais aussi par la dureté de son climat. Un lieu coupé de tout, perché sur un col à 2 000 m d’altitude, l’endroit idéal pour tester toutes les innovations traitant de l’habitat de demain, mises à l’épreuve dans des conditions extrêmes.

Le chalet situé sur la commune de Clavans en Haut-Oisans, ne peut accueillir que 18 personnes et il est très souvent complet. Il est fortement conseillé de réserver à l’avance, notamment si vous souhaitez participer à une visite des installations. On en repart avec de la documentation et surtout une furieuse envie d’équiper sa propre maison !

De juin à octobre, l’accès se fait par une route pastorale. L’hiver en revanche, le manteau neigeux et l’entretien de la piste de Sarenne en limitent l’accès au ski de randonnée et aux raquettes. Néanmoins, des transferts depuis l’Alpes d’Huez peuvent être arrangés. La vue imprenable sur la Meije justifie à elle seule le déplacement !

Partie 1:

Partie 2:
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Il est urgent de préparer la décroissance !

Pour Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, tous trois membres du Mouvement des objecteurs de croissance, “les partis médiatiques prouvent tous les jours leur incapacité à proposer la moindre mesure qui ose accepter la réalité d’un monde fini”. “C’est pourquoi, écrivent-ils, il faut appeler politiquement à une recomposition électorale autour d’un pôle antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste et révolutionnaire”.

Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête effrénée de croissance, par la promotion du consumérisme et du « progrès » technoscientiste. Les effets de ces politiques sont pourtant implacables : les 67 milliardaires les plus riches de la planète détiennent autant de richesse que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres ; le 5e rapport du Giec annonce une augmentation de 4,8 °C d’ici à la fin du siècle, induisant des événements climatiques extrêmes, une insécurité alimentaire, une perte de biodiversité, plus de migrations contraintes…

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Seine-Saint-Denis : Ordiland, l’envers des data centers

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal: ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?

Vous auriez tort. La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis. Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique?

Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public: bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.
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L’ère de l’Anthropocène

Par son activité et en quelques générations seulement, l’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle ère géologique, baptisée l’Anthropocène. Depuis la Révolution Industrielle il y a 250 ans et la « grande accélération » à partir des années 50, l’Homme moderne a amélioré ses conditions de vie et son bien-être grâce à de nombreux progrès.

Mais en tant qu’espèce, il est également devenu une force redoutable, transformant la nature à un rythme jamais connu. Il soumet les équilibres naturels à une pression insoutenable et perturbe les cycles naturels. Réchauffement climatique, acidification des océans, trou d’ozone, perte de la biodiversité, menacent désormais la survie de l’espèce.

Notre génération est la première à tenir l’avenir de l’humanité entre ses mains. Nous avons eu le pouvoir de façonner le passé et le présent. Pour le bien des générations futures, notre créativité et ingéniosité doivent œuvrer pour garantir un développement soutenable.

La vidéo « Bienvenue dans l’Anthropocène », réalisée à l’occasion de la conférence « Planet Under Pressure » en 2012 à Londres, illustre par des images exceptionnelles les flux qui englobent la terre – flux d’énergie, d’information, de trafic – et les superpose à des graphiques montrant la croissance démographique et la pression humaine grandissante sur notre planète.

La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

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Surpêche, plastique, pétrole offshore… Un plan de sauvetage pour l’océan mondial

Lancée en 2013, la Commission Océan Mondial co-présidée par José María Figueres, ancien Président du Costa Rica, Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud, et David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, demande aux Nations Unies d’agir pour enclencher un “cycle de restauration de l’océan”.

Des pêches illégales aux installations pétrolières offshore, de la prolifération des plastiques à leur gestion à terre, elle propose le renforcement du “système de gouvernance de la haute mer”, et appelle à une “coalition de changement”.

“Pour mettre un terme à l’exploitation exagérée et non durable des ressources naturelles et des libertés, et pour restaurer le bon état de l’océan, il faut une coalition de changement dotée d’un ordre de mission clair“.

Toute forme de vie sur Terre, y compris notre propre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan. La diversité biologique qu’il contient est pratiquement inestimable. De ce fait, nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie et d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance”.

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Low-tech : « Il va falloir apprendre à s’appauvrir »

Philippe Bihouix est ingénieur spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique. En 2010, il coécrit l’ouvrage « Quel futur pour les métaux ? » où il s’attaque à l’utilisation dispendieuse et inconsidérée des métaux et appelle à une économie de la sobriété.

« L’Age des low-tech », son nouveau livre publié aux éditions du Seuil, reprend et élargit ce thème. L’auteur y développe un discours avant tout pratique et pragmatique, loin des idéologies et politiques.

Son approche évite les écueils d’un discours catastrophiste sur le dérèglement climatique, brise les repères habituels et mène pas à pas le lecteur vers une conclusion simple : notre civilisation consomme plus que la planète n’a à offrir.

Croissance verte, développement durable et autres solutions high-tech sont autant d’impasses. Plutôt qu’une sortie de crise « par le haut », préférons une sortie « par le bas » qui nous épargnera bien des souffrances et désillusions.

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La croissance d’abord ? « C’est la plus forte des croyances économiques. »

La croissance, l’économiste Jean Gadrey, hier « productiviste », ne l’attend plus. Il lui a dit « adieu », même. Et d’après lui, c’est tant mieux.

Fakir : Je voudrais commencer par une déclaration de François Hollande, c’était au G8 : « J’avais, au nom de la France, l’objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. Le président Obama a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques, et aussi aux marchés. Mais je dois dire que dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvait y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux, et permet d’envoyer un double message, un message de confiance et un message de croissance. Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. »
En moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incantation, l’invocation d’une puissance céleste.

JG : C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas.

Surtout, c’est se tromper sur la crise en cours, sur ses causes. Cette crise est apparue aux États-Unis, puis elle a traversé l’Atlantique, après une période de belle croissance. C’est, d’une certaine façon, une crise de croissance.

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Patagonie : Le milliardaire vert

Douglas Tompkins est un homme d’affaires qui a réussi, créateur des marques North Face et Esprit. Dans les années 1990, prenant la mesure de l’impact écologique de l’industrie textile, il a pris un virage radical.

Avec son épouse, il a décidé de consacrer sa vie et sa fortune à la protection des parcs naturels et au développement de l’agriculture durable en Patagonie.

“Simplicité et justice” : paroles de chrétiens sur l’écologie

Le groupe Écologie, paroles de chrétiens du diocèse de Nantes a été chargé de conduire une réflexion sur les défis posés par la crise écologique mondiale. Sa méthode de travail, correspondant à une démarche du type « voir, juger, agir », a privilégié les apports de chacun des membres en fonction de leurs compétences, pour analyser la situation présente, mieux comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés, essayer de les éclairer à la lumière de la pensée contemporaine et de la tradition chrétienne, et proposer quelques pistes d’action. Le groupe était composé d’une dizaine de personnes appartenant à différentes disciplines (scientifiques, économiques, juridiques, philosophiques, théologiques).

Sur la thématique de la crise écologique, de nombreux ouvrages existent, et nous n’avons nullement l’ambition de nous substituer aux experts nombreux qui s’expriment sur la question. Nous renvoyons d’ailleurs le lecteur aux nombreux essais, livres et textes de référence cités en fin de publication. L’originalité de notre démarche se situe ailleurs.

D’une part, le travail inter-disciplinaire nous a permis un croisement de compétences et de regards, avec la forte volonté pédagogique de proposer une synthèse accessible à tous. D’autre part, des voix chrétiennes réfléchissent et s’expriment sur le sujet, mais il existe peu d’ouvrages de synthèse en langue française, notamment sur les prises de parole du Magistère catholique. Elles sont assez peu connues du grand public, et même de bon nombre de catholiques. Certaines parties de notre travail, notamment en matière éthique, sont donc assez originales.

Dans la structure de l’ouvrage, nous avons refusé une présentation thématique à base disciplinaire, pour privilégier ce regard synthétique et croisé. L’ouvrage se présente en 3 chapitres : Approches de la pensée écologique, Repenser aujourd’hui notre société, Vivre autrement.

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Métropole cosmopolite ou rase campagne

Quel cadre se prête le mieux à un mode de vie écologique ?

De la communauté villageoise farfelue à la maison créée à partir de déchets par des hippies américains en passant par le cube high tech made in Germany, “X:enius” présente quatre exemples d’habitat durable proche de la nature.

Pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France

En période de recul du pouvoir d’achat et de baisse de leur fréquentation, pourquoi ces temples de la consommation se multiplient-ils, malgré tout ? Quels profits en retirent leurs promoteurs ? Quels intérêts y trouvent les élus ? Enquête sur une nouvelle bulle spéculative.

Plus de 50 centres commerciaux sont actuellement en construction en France ! Le pays en compte déjà pourtant plus de 740. Et leur fréquentation est en baisse depuis 2008, tout comme leur chiffre d’affaires [1]. Qu’importe !

Il en pousse partout de nouveaux: Aéroville, l’Atoll, Europa City, So Ouest, My Place, Rives de l’Orne, Confluence… Les centres commerciaux ne connaissent pas la crise. La France est le pays d’Europe de l’Ouest où s’ouvrent le plus de ces mini-villes faites d’escalators et de galeries marchandes.

En région parisienne, des centaines de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales sont sorties de terre en quelques années. S’y ajoutent une vingtaine de rénovations ou d’extensions en cours sur tout le territoire [2]. Le rythme de création des implantations commerciales ne cesse de s’accélérer depuis dix ans.

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États-Unis : Et si le pays se préparait à la guerre du climat ?

La multiplication des événements climatiques extrêmes et leurs conséquences économiques (pour la tornade Sandy, entre 33 et 55 milliards de dollars!), couplés à une raréfaction et à une compétition pour les ressources (eau, pétrole, terres cultivables, minerais) obligent les États-Unis à repenser entièrement les bases de leur puissance stratégique, leur défense et leur sécurité en y introduisant la prise en compte du développement durable.

Lors de la guerre d’Irak, le transport des ressources nécessaires au maintien du fonctionnement des climatiseurs militaires coûtait très cher en convois de pièces détachées et de carburant, attaqués au quotidien.

Une nouvelle science naît à la croisée des études stratégiques, de la sociologie de la Défense et de la sécurité environnementale, dont Jean-Michel Valantin est l’un des tout premiers spécialistes. Quand la Nature est la clé de la Guerre ou de la Paix sur la Planète,

Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique

La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, présidée par M. Jean-Paul Chanteguet (SRC, Indre), a procédé, le mercredi 6 février, à l’audition de M. Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique.

Outre le fait qu’il maîtrise parfaitement son sujet, Jean-Claude Jancovici met un terme brutal au mythe “croissantiste” et au progressisme qui l’accompagne inéluctablement en montrant pourquoi et comment la croissance colossale que nous avons connu depuis deux siècles fut liée à la seule énergie disponible.

Cette énergie voyant son flux se tarir irrémédiablement depuis une vingtaine d’années tandis que la population mondiale augmente, le PIB per capita est inéluctablement appelé à s’abaisser quels que soient les prodiges de la volonté.

À partir de la cinquantième minute, une fois son exposé terminé, la parole est aux députés, qui pour la plupart révèlent la médiocrité de leur préoccupations au regard des évolutions objectives qui viennent de leur être soumises…

(Merci à Patrick)

Conférence de lancement de la (R)évolution des colibris

Le lancement de la (R)évolution des Colibris a eu lieu le 30 janvier dernier, à l’Espace Reuilly à Paris. Sept personnalités ont présenté le Plan des Colibris, des trajectoires de transition pour un nouveau projet de société écologique et humain : Pierre Rabhi (agroécologiste, fondateur de Colibris), Cyril Dion (directeur de Colibris), Étienne Chouard (enseignant et chercheur sur les questions de démocratie), Thierry Salomon (ingénieur énergéticien, président de l’association négaWatt), Isabelle Peloux (enseignante, fondatrice de l’École du Colibri aux Amanins), Raphaël Souchier (expert en économie locale), Jacques Caplat (agronome, administrateur d’Agir pour l’Environnement).

25 ans de développement durable, et après ?

Edwin Zaccai est professeur à l’Université libre de Bruxelles (Institut de gestion et d’aménagement du territoire, IGEAT). Il a été maître de conférences à Sciences Po, et a publié plusieurs ouvrages de réflexion socio-politiques sur le développement durable. Dans son dernier ouvrage paru aux PUF, l’auteur tire une conclusion sur le sujet : un bilan décevant, un développement durable qui perd en crédibilité.

En 1987, à la demande de l’ONU, était publié le rapport fondateur du développement durable à l’échelle internationale : le Rapport Brundtland. Depuis, cette notion a été largement utilisée dans les discours politiques, industriels et médiatiques. Ce succès apparent ne peut pourtant masquer le fait que beaucoup de problèmes mis en évidence dans ce contexte n’ont encore que des pistes de solutions.

Comme on pouvait s’y attendre, le diagnostic est plus que mitigé. Il y a loin des discours aux actes (en témoigne en particulier le greenwashing – verdir son image par la parole plus que par des mesures concrètes). Aujourd’hui encore, l’adhésion reste variable selon les milieux sociaux et les circonstances.

Contesté par les mots d’ordre de décroissance ou ceux d’une sortie de crise minorant les contraintes écologiques, le développement durable demeure un principe légitime. Mais il est forcé de redéfinir les conditions de son opérationnalité.

Au-delà des indicateurs quantitatifs, Edwin Zaccai s’emploie à en apprécier l’impact sur les politiques publiques, les entreprises et les consommateurs. Et tente aussi d’évaluer l’efficacité des moyens d’action dont disposent ces différentes parties prenantes.
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Les syndicats plaident pour « une politique de régulation du loup »

Après la prise de position du président de la chambre d’agriculture de l’Ardèche Jean-Luc Flaugère (notre édition d’hier), c’est au tour de la confédération paysanne, de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs et du syndicat ovin de réagir à une possible présence du loup en Ardèche. Pour la confédération paysanne, « la vie pastorale n’est pas compatible avec la présence du loup ». Ce syndicat demande ainsi « une politique de régulation du loup » et en appelle à l’État qui doit, selon eux, « prendre ses responsabilités et ne pas se contenter de déléguer le travail aux éleveurs ».

« Éliminer les loups en situation de prédation »

La confédération paysanne formule trois demandes précises à l’État.

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Quels enjeux pour le développement durable en Chine ?

Comment la Chine s’engage vers des projets de coopération de très grande envergure avec son étranger proche comme la Russie ou le Kazakhstan dans le domaine du développement durable. Débat entre Emmanuel Meneut et Emmanuel Lincot. Enregistré le 6 juillet 2012.

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Rio+20 : Comment multinationales et marchés financiers comptent s’accaparer la nature

Un nouveau sommet des Nations unies sur le développement durable s’ouvre à Rio le 20 juin (Rio+20). Au programme : la mise en place d’une « économie verte », présentée comme une solution à l’épuisement des ressources naturelles et au réchauffement climatique. Ou comment les tenants d’un néolibéralisme vert, les grands groupes privés et les marchés financiers cherchent à s’approprier les biens communs : eau, forêts, biodiversité ou cycle du carbone… Une entreprise prométhéenne pour transformer la nature en bulle spéculative.

Les financiers à la conquête du capital naturel

Ce capitalisme vert est déjà à l’œuvre. Agrocarburants, gaz et huiles de schiste, marchés du carbone, brevets sur le vivant, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, accaparement des biens communs naturels, dessinent une nouvelle phase du capitalisme. Sous Reagan déjà, on assiste à des droits de propriété sur l’atmosphère, et à partir de 1997, à la mise en place de permis d’émissions de gaz à effet de serre sous Kyoto. « Mais il s’agit là encore de la phase artisanale du capitalisme vert, précise Geneviève Azam. L’économie verte, en effet, est plus qu’un verdissement du capitalisme : c’est la conquête du “capital naturel”, son inclusion dans le cycle du capital, non pas seulement comme stock dans lequel puiser sans limite, mais comme flux producteur de services. » Désormais, les flux deviennent plus importants que les ressources.

Après avoir marchandisé les éléments de la biodiversité, l’économie verte s’attaque donc aux processus, aux « services rendus ». Il s’agit de quantifier financièrement les services rendus par la nature comme le filtrage de l’eau ou la capture du carbone. Objectifs ? Créer par exemple un marché de crédits de biodiversité négociables que l’on pourra compenser, échanger ou vendre. Les grands cycles écologiques du carbone, de l’eau, de la biodiversité pourraient désormais entrer dans des bilans comptables.

Nouvelles alliances chez les multinationales

La course à l’appropriation de la biomasse, dont les plus importantes réserves sont disséminées à travers les pays du Sud, stimule les alliances commerciales. Parmi les principaux acteurs, ETC Group évoque « des géants de divers secteurs industriels – énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), pharmaceutique (Roche, Merck), alimentation et agroalimentaire (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Bunge, Procter & Gamble), produits chimiques (Dow, DuPont, BASF) – ainsi que la plus grande puissance militaire au monde, soit l’Armée des États-Unis ».

Par exemple, le géant de l’industrie chimique DuPont et le géant de l’industrie pétrolière BP possèdent Butamax, une filiale dont le but est de commercialiser des carburants dérivés de plantes marines. Les forêts attirent également toutes les convoitises, car elles recèlent au niveau mondial plus de 600 000 millions de tonnes de biomasse.

Biologie de synthèse, nanos et OGM

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Pouvoir d’achat : Le gouvernement veut apprendre aux plus démunis à économiser l’énergie !

L’écologie, ça commence à bien faire” déclarait Nicolas Sarkozy en évoquant la compétitivité des entreprises et des agriculteurs français. Cette détermination ne s’applique pas aux plus démunis qui sont priés d’apprendre à économiser l’énergie !

Le 23 mars dernier, François Fillon annonçait : ” l’abandon du projet de loi portant sur une contribution climat énergie, plus connue sous le nom de taxe carbone “, au fait que celle-ci devait être européenne “ pour ne pas plomber la compétitivité” des entreprises françaises.

Et Nicolas Sarkozy de surenchérir : “ Nous n’imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés” – Source Le Monde

Cette mansuétude à l’égard de nos entreprises, par les premiers responsables de l’état, ne semble toutefois pas, s’étendre aux plus démunis de tous les français.

En effet, Valérie Létard, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’écologie, ambitionne de faire former les 30 000 travailleurs sociaux afin qu’ils apprennent aux : “ publics en difficulté” à lutter ” contre la précarité énergétique “, en leur faisant découvrir des “ gestes du développement durable“.

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Dmitry Orlov : “Définanciarisation, Démondialisation, Relocalisation”

Traduction d’une conférence donnée par Dmitry Orlov à Dublin, le 11 juin 2009 (N.B. : au regard de l’intérêt du sujet, nous estimons que les imperfections et coquilles de la traduction française sont d’une importance très secondaire. A quelques exceptions près, nous avons jugé superflu de les corriger. – Fortune).

1. Bonjour. Le titre de cet exposé est un peu long, mais ce que je veux dire peut se résumer en termes simples : on doit tous se préparer à une vie sans beaucoup d’argent, où les produits importés sont rares et où les gens doivent subvenir à leurs propres besoins et ceux de leurs voisins immédiats.

Je prendrai pour point de départ l’évolution de l’effondrement de l’économie mondiale, et vais discuter de ce qui pourrait survenir.

Cela a commencé avec l’effondrement des marchés financiers l’an dernier, et il en résulte maintenant une diminution du volume du commerce international sans précédent. Ces évolutions ont aussi commencé à affecter la stabilité politique des différents pays à travers le monde. Quelques gouvernements se sont déjà effondrés, d’autres suivent peut-être le même chemin, et il ne faudra plus attendre longtemps avant que nos cartes soient redessinées radicalement. Lire la suite

Les freins au développement des éoliennes se multiplient en France

Sénateurs récalcitrants, préfets sceptiques, habitants coalisés: les freins au développement des éoliennes se multiplient en France, malgré l’engagement du gouvernement pour les énergies renouvelables.

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La France doit atteindre 23% d’énergies renouvelables dans le total de sa consommation d’électricité en 2020 pour respecter ses engagements nationaux et européens, et tenter de rallier les autres pays à la cause de l’Union européenne à la conférence internationale de Copenhague sur le climat, à la mi-décembre.

Pour la seule énergie éolienne, l’objectif de production est de 25.000 mégawatts (MW) à cette date, ce qui correspondrait, au niveau technologique actuel, à répartir sur tout le territoire 6.000 mâts blancs supplémentaires coiffés de leurs trois pales.

Mais, alors qu’au Danemark 20% de l’énergie vient du vent, les installations d’éoliennes en France sont en chute libre depuis deux ans.

Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), on a autorisé l’équivalent de 1.800 MW en 2007, 1.300 MW en 2008 et 900 MW pour les dix premiers mois de 2009.

Actuellement, les 2.500 éoliennes installées sur le sol français produisent environ 4.200 MW. L’éolien produit déjà près de 23.000 MW en Allemagne et 17.000 MW en Espagne.

“Si on continue sur ce rythme, la France ne remplira jamais ses objectifs”, prédit la député européenne d’Europe Ecologie Sandrine Bélier qui relève un “paradoxe français”. Lire la suite