Grèce : Vers un échelonnement de la dette fiscale des particuliers face aux impayés, de Charybde en Scylla ?

La politique de la troïka (BCE/FMI et UE), une aubaine pour les banquiers ? Mais au détriment des particuliers et des petites entreprises ? Cela y ressemble …

“Charybde et Scylla” par Alessandro Allori

Alors que les impôts ne cessent de s’envoler en Grèce, Athènes est désormais à un double problème : l’appauvrissement de sa population pour ne pas dire la descente aux enfers des plus pauvres … et la montée des impayés concernant ses revenus fiscaux.

Les citoyens grecs doivent en effet faire face à une situation tellement exsangue qu’ils ne peuvent s’acquitter de leurs dettes fiscales. Mettant en péril le respect des objectifs fixés par la troïka. Laquelle dicte inexorablement sa loi ….

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L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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Les détenteurs de bons municipaux inquiets après la faillite de Détroit

La faillite retentissante de la ville de Détroit a assombri les perspectives du marché des obligations municipales aux Etats-Unis, faisant craindre aux créanciers de perdre un investissement, traditionnellement considéré comme sûr.

Les détenteurs de bons municipaux attendaient avec nervosité la décision du juge fédéral de placer ou non la ville sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites, ce qui permettrait à Détroit de suspendre le remboursement de ses dettes.

Le pays n’a pas été totalement surpris par la chute de Détroit, la plus grande faillite municipale de l’histoire américaine, après plusieurs décennies de déclin des finances de ce qui était autrefois la capitale de l’automobile.

Mais en demandant à un tribunal fédéral de superviser désormais le poumon de l’économie de l’Etat du Michigan, l’expert en charge de gérer la crise, Kevin Orr, a donné au juge le pouvoir de négocier une réduction de la dette et des engagements de la ville évalués à plus de 18,5 milliards de dollars.

La plus grande faillite municipale de l’histoire américaine

Faisons-nous face à une nouvelle ère dans le domaine des finances municipales ? Les dettes de beaucoup de municipalités sont suffisamment importantes pour justifier une faillite. Tout dépend du montant de la dette qui peut être effacé“, estime Robert Brusca, de FAO Economics.

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Chine : La ville d’Ordos asphyxiée par sa dette

Ordos, la ville chinoise de Mongolie intérieure célèbre pour ses investissements disproportionnés et sa nouvelle ville aux allures de cité-fantôme (lire notre enquête du mois de novembre dernier), s’enfonce dans la crise. D’après le « 21st century business herald », un journal économique réputé en Chine, les revenus budgétaires de la ville auraient fondu de 15,8% sur un an au cours des cinq premiers mois de l’année.

Ce contrecoup du ralentissement économique en cours, qui pèse sur les recettes fiscales émanant des entreprises, fait s’envoler

la dette de la ville, qui atteindrait désormais 100 milliards de yuans (12 milliards d’euros). Le paiement des fonctionnaires de la ville est en retard.

La municipalité exerce donc actuellement une pression accrue sur les entreprises en retard de paiement de l’impôt pour qu’elles effectuent les versements qu’elles doivent aux autorités.

En pleine tension sur le financement bancaire, le gouvernement local risque d’avoir bien du mal à rembourser 20% de son stock de dette en 2013, comme il s’en était fixé l’objectif en début d’année.

lesechos.fr

L’intérêt de la dette, un levier d’influence politique

La dette représente un levier d’influence pour les créanciers qui la détiennent.En effet certains Etats ou organisations comme l’UE ou le FMI peuvent utiliser ce levier pour influencer la politique d’un Etat dont ils détiennent de la dette. Or cette influence peut être bienveillante dans certains cas, destructrice dans d’autres.

Le coup de pouce

L’UE a plusieurs fois allégé, voire même annulé, la dette de pays africains dont elle voulait favoriser le développement. En 2012, l’UE a par exemple décidé de soutenir l’apurement de la dette guinéenne en effaçant 15 millions d’euros d’arriérés, en échange de quoi la Guinée s’est engagée à assurer la tenue d’élections législatives libres et transparentes. Néanmoins les choses ne se passent pas toujours aussi tendrement.

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L’Argent Dette III – “Évolution au-delà de l’Argent”

Ce film d’animation, réalisé par Paul Grignon, offre un bilan succinct des sujets essentiels traités dans les deux premiers films de la série “L’Argent Dette”. Nous recommandons à nos lecteurs de regarder L’Argent Dette & L’Argent Dette II : Promesses Chimériques avant de visionner ce dernier opus de la trilogie.

NB: Il existe une version courte (1h05) de cette vidéo disponible en cliquant ici.

La prochaine crise financière

Les militaires le savent bien, même s’ils l’oublient parfois : quand on part en guerre, il faut avoir une stratégie de sortie. La banque centrale américaine est partie en guerre contre la crise financière un peu comme les forces armées des Etats-Unis en Afghanistan, sans « exit strategy » claire, sans calendrier de fin des opérations et naturellement sans idée de la facture finale.

par Nicolas BARRE

Pour la Fed, cette facture est déjà lourde puisque, à force de racheter de la dette,

elle détient un portefeuille d’obligations publiques de 2.600 milliards de dollars, l’équivalent du PIB français !

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Italie: Une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

Par georges ugeux

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi.

C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura. Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

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«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

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Entretien avec Olivier Delamarche : La fin du monde pour bientôt ?

Olivier Delamarche, analyste financier, président de Platinium Gestion et chroniqueur sur BFM dans l’émission “Intégrale bourse“, a su imposer un style corrosif et sans concessions. En témoigne cet entretien réalisé par Rage Mag dans les locaux de sa société.

Les économistes sont comme les météorologues, ils se trompent, mais on a parfois l’impression que rien ne remet en cause les modèles de prévision qu’ils utilisent. Que leur manque t-il ?

Ce qui leur manque c’est une analyse macro-économique. Faire de la macroéconomie, c’est analyser les chiffres, les confronter aux autres pour voir si c’est cohérent ou pas, afin de bâtir de vrais scénarios sur les cycles économiques et sur les conséquences des actions des banquiers centraux. Le problème, c’est que les économistes de marché ne font pas de prévisions.

Pour les économistes de marché, la crise de 2008 ne pouvait pas exister

Ils sont toujours surpris par les chiffres qui tombent. Ils ne font que les commenter sans jamais faire de scénario. Fin 2007, Patrick Artus disait “tout va bien, il n’y aura pas de récession“. Christine Lagarde disait “c’est pas parce que quelques ménages ne remboursent pas leurs maisons, que ça va provoquer une récession en Europe et des problèmes bancaires“. On réagit à des chiffres sans bien les comprendre car peu de gens  font de la macro.

Comment les économistes de marché réalisent-ils leurs prédictions ?
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Les villes fantômes et barbares de l’American Dream

Le nombre de villes quasiment insolvables ou d’ores et déjà en faillite aux USA ne cesse d’augmenter, imposant une économie urbaine d’apocalypse, avec une régression extraordinaire de tous les services publics. Les échos de cette situation sont de plus en plus nombreux et montrent l’absence totale de programmes nationaux, d’efforts du gouvernement central pour tenter d’enrayer cette tendance. Bien entendu, le gouvernement est lui-même enfermé dans une dette colossale et dans des dépenses colossales pour une politique étrangère de guerres multiples, d’aides à l’étranger pour conserver son hégémonie, d’un réseau de plus de 900 bases à travers le monde. L’Empire se vide de l’intérieur tandis qu’il continue à exercer sa violence extérieure sans aucune contrainte.

The Observer du 15 juillet 2012 consacre un reportage à la ville de Scranton, en Pennsylvanie, sur le point d’être déclarée en faillite. Cela permet d’évoquer le problème général du tissu urbain US, confronté à une situation de crise de “barbarisation” sans précédent. (…)

Le 16 juillet 2012, le site The Economic Collapse consacre un long article à la situation dans douze grandes villes des USA, surtout du point de vue sécuritaire. (L’article donne un très grand nombre de liens renvoyant à des articles publiés sur la situation dans ces villes.) Parmi ces douze villes, on trouve Chicago, Detroit, Philadelphie, Cleveland, St Louis, New Orleans, Oakland, Baltimore… La réduction radicale des services publics, notamment de la police, des pompiers et des services sanitaires, entraîne un effondrement de la sécurité, une augmentation catastrophique du banditisme, l’abandon des taches fondamentales d’entretien du domaine public, avec des quartiers entiers vivant en état de quasi sécession par rapport à l’ordre public, non seulement “zones de non-droit” mais zones détachées même de la référence du droit. Les statistiques nous donnent la référence froide de cette situation (la ville de Flint, dans le Michigan, détient un record, avec un coefficient d’assassinats plus élevé que celui de Bagdad). Certaines scènes font penser à des films hollywoodiens sur la barbarie post-postmoderne s’installant dans les lieux de la civilisation après de grandes catastrophes ou la désintégration de tout l’ordre social. Ainsi, de la ville de St Louis, avec ce “détail” qui nous a particulièrement frappé, où la barbarie et la sauvagerie que produit ce Système semble tout frapper, – à la fois la situation sociale, l’être humain, l’animal, absolument tout…

«The following is from a report by the local CBS affiliate in St. Louis… Lewis Reed is sounding the alarm. “I’ve witnessed packs of dogs, 10 and 15 dogs running together, and I’ve seen all these dogs I’m talking about they don’t have collars, they don’t have tags, these are truly wild dogs,” he said. Reed says stray dogs are terrorizing the north side. “It’s obscene that parents have to walk their kids to school, in some parts of the city, with a golf club to fend off wild dogs.”»

[La suite provient d’un rapport du correspondant de CBS à Saint Louis. Lewis Reed tire la sonnette d’alarme. “J’ai été témoin de meutes de chiens, 10 à 15 chiens, courant ensemble, et j’ai remarqué qu’ils n’ont ni collier ni tatouage ; ce sont de véritables chiens sauvages” dit-il. Reed dit que des chiens errant terrorisent la partie nord de la ville. “Il est effarant que des parents, dans certaines parties de la ville, aient besoin d’accompagner leurs enfants à l’école avec des clubs de golf pour repousser des chiens sauvages”. - (Merci à Irminius pour la traduction)]
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L’Argent Dette 2 : Promesses Chimériques (Rediff.)

Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d’autres dettes. Quand tout cela prendra-t-il fin ?

Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n’y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ?

Et voilà que soudain les banquiers n’ont plus d’argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d’avantage !

L’Argent Dette II (LAD2) explore l’arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante…

… et envisage des systèmes novateurs d’avenir.

(Merci à Christopher Johnson)

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Espagne : Les banques françaises sont très engagées

Les banques françaises sont, après les banques allemandes, les plus engagées en Espagne. Les risques sont sans commune mesure avec leur exposition sur la Grèce.

Pour l’heure, les banques françaises figurent parmi les établissements les plus engagés, juste derrière les banques allemandes, avec 132 milliards d’euros

Selon les dernières estimations établies à partir de chiffres communiqués par la BRI (Banque des règlements internationaux) à fin septembre 2011. Ce montant est en fort repli par rapport aux 183 milliards d’engagements à fin 2010, mais il reste très important. Il recouvre l’ensemble de l’exposition de nos banques que ce soit envers les ménages, les banques ou les entreprises espagnols.

Les sommes en jeu sont autrement plus importantes que les quelques 45 milliards d’euros d’engagements sur la Grèce (déjà provisionnés à hauteur de 75 % dans le bilan des banques françaises).

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Pourquoi les Allemands ont horreur des «eurobonds»

Après avoir fait don de son deutsche mark adoré pour créer l’euro en 1999, l’Allemagne pourrait-elle partager sa crédibilité budgétaire avec ses voisins en 2012, cette fois pour sauver la zone euro?

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(…) Les euro-obligations consisteraient donc à faire pot commun: les États émettraient ensemble sur les marchés financiers, tout comme l’État fédéral américain, pour financer leurs déficits. Cette solidarité serait belle comme l’antique.

Et dans la pratique, il n’y aurait aucune raison pour que la zone euro, dont le déficit 2012 est deux fois moindre que celui des États-Unis, n’obtienne pas des taux aussi avantageux que les Américains (1,7% sur les obligations à dix ans). Finie la crise des dettes de l’Euroland!

(…) les Allemands redoutent plus encore que les euro-obligations ouvrent la voie au laxisme budgétaire. La crainte n’a rien de théorique.

Il suffit d’observer les politiques économiques de patachon menées au lendemain de l’instauration de l’euro, notamment en France, sous prétexte que la monnaie unique servirait de «bouclier». On sait depuis ce qu’il en a été.

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Crise grecque : Les banques françaises résisteraient au pire des scénarios

Les établissements financiers français sont capables de résister au pire scénario grec, y compris une sortie de la zone euro. C’est le message délivré par le gouverneur de la Banque de France.

Je ne connais aucun groupe qui serait mis en difficulté par un scénario extrême sur la Grèce”.Le gouverneur de la Banque de France n’a eu de cesse lundi 14 mai de répeter ce message.

En marge de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel qu’il dirige, Christian Noyer a voulu écarter tout risque. Même en cas de sortie de la Grèce de la zone euro.

Il est très clair : “Quoi qu’il arrive, ce ne sera pas un problème pour le secteur financier français”.

Et pour cause ! Il rappelle que les banques françaises ont déjà provisionné 75 % de leurs titres de dettes grecs. En effet, si l’on regarde dans le détail, chacune des grandes banques françaises ne portent plus que quelques centaines de millions d’euros d’exposition résiduelle à la dette grecque. Alors pour Christian Noyer, “les 25 % restants” ne peuvent pas être un problème.

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Vitesse de circulation de la monnaie

Ce concept a été formulé il y a près d’un demi-millénaire! Développé par ceux qu’on nomme les pré-classiques, il est contemporain des périodes, pas si lointaines, où la rareté monétaire était le trait dominant des économies. De nos jours, son utilité se trouve presque à l’opposé de son intérêt initial.

La vitesse de la circulation de la monnaie  a été « inventée » (au sens ancien du terme) il y a prés d’un demi-millénaire et on en parle encore ! Ce n’est pas un défaut, si ce n’est qu’à force d’employer toujours un même terme, on occulte les évolutions de l’objet qu’il prétend décrire.

L’or des incas et sa vitesse de circulation en Europe.

Les premières études sérieuses sur la monnaie remontent au XVIème siècle. Elles ont pour origine les recherches sur l’évolution des prix et leur progression très vive. L’évènement « monétaire » le plus important de cette époque réside dans l’exploitation massive des gisements d’or en Amérique latine, par les Espagnols principalement.

L’or espagnol se déversait à flot en Europe, directement, en achats de marchandises ou indirectement, pour financer l’élection des Rois d’Espagne au rang d’Empereur du Saint Empire Romain Germanique. La quantité de monnaie s’accroissant observent les philosophes de cette époque a provoqué une hausse des prix. Pour autant les mêmes, Bodin, Quesnay, Cantillon, Petty, anglais et français s’aperçoivent que la théorie purement quantitative de la monnaie dont ils posent les fondements n’est pas totalement satisfaisante. Il faut s’intéresser à la circulation de cette dernière et au fait qu’une pièce d’or sert à plusieurs transactions dans un laps de temps défini. Ils créent alors la notion de vitesse de circulation de la monnaie.  Cette idée sera développée et raffinée, jusqu’au moment où la théorie classique née des idées d’Adam Smith et Jean-Baptiste Say s’imposera. La monnaie n’est qu’un voile poseront les théoriciens classiques et néo-classiques. Elle ne joue pas de rôle dans l’équilibre économique. Sa vitesse de circulation pas davantage.

La vitesse de circulation est une notion simple dans son principe.

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Marc Fiorentino : le 7 mai, la France sera attaquée !

Scénario-fiction ? Dés le lendemain de l’élection présidentielle, une fois François Hollande à l’Elysée, la finance se vengera. Et ce n’est que quand le nouveau président fera un discours « pour rassurer les marchés financiers », et qu’il suppliera Angela Merkel de l’aider en lui promettant de ne pas toucher aux traités que l’Allemagne interviendra.

Ecartons tout d’abord le volet politique de cette anticipation.. Je n’ai aucune arrière-pensée politique. Je ne milite pour personne, ni contre personne. Je voterai blanc.Mais c’est une réalité.

Le 7 Mai la France sera attaquée. Et mise à genoux. Dans la City et dans les plus grands hedge funds américains, c’est la veillée d’armes. On se prépare. Dans le calme mais avec une détermination froide et inquiétante.

Il faut dire que depuis que l’Allemagne a mis la zone euro sous tutelle, les « spéculateurs » s’ennuient. Du coup l’euro et les indices boursiers européens rebondissent. Même les dettes Italiennes et Espagnoles se placent sans problème. Quant à la France, elle n’a presque jamais été aussi bien que depuis qu’elle a perdu son Triple A avec des taux à 10 ans inférieur à 3%. Tout cela attriste le monde de la spéculation qui cherche un angle d’attaque.

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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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Suspense sur l’avenir de l’euro

Pour l’euro, les prochains jours seront décisifs. Plusieurs pays qui procèdent à des émissions de dettes vont passer le « test des marchés ». Le résultat, écrit la presse européenne, devrait révéler le niveau de confiance des marchés en la capacité des pays les plus fragiles de la zone euro à redresser leurs finances.

« Sous le regard de l’Europe, le Portugal affronte son premier grand test de l’année pour savoir s’il parviendra à sortir de la crise sans avoir recours à l’aide extérieure », expliquait Público au matin du 12 janvier.

« Une journée, poursuivait alors le quotidien, qu’Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Trichet et tous les responsables politiques européens, vivront plus qu’aucune autre avec inquiétude pour l’avenir de l’euro ». Au final, Lisbonne a pu lever 1,25 milliard d’euros.

La veille, précisait le quotidien, « le gouvernement a joué sa dernière carte en annonçant un excédent de 800 millions d’euros par rapport au budget 2010 », ce qui, pour le journal, devait «contribuer à démentir les rumeurs sur l’imminence de l’aide exterieure». Le test portugais passé, « ce sera au tour de l’Italie, et de l’Espagne » le 13 janvier, écrit La Stampa.

Les prophéties auto-réalisatrices règnent sur la finance mondiale

Le quotidien italien met en garde contre les « prophéties auto-réalisatrices qui règnent aujourd’hui au sein de la finance mondiale », et cite une étude de la banque américaine Citygroup, pour qui « l’euro survivra à la crise, même si la teneur actuelle des fonds de secours européens, 421 milliards après le sauvetage de la Grèce et de l’Irlande, ne suffiront pas à couvrir les exigences de financement de l’Espagne, si elle aussi devait avoir besoin d’aide ».

Et si l’euro parvient à sortir de la crise actuelle, il le devra en partie à l’aide venue d’Extrême-Orient.

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