L’intérêt de la dette, un levier d’influence politique

La dette représente un levier d’influence pour les créanciers qui la détiennent.En effet certains Etats ou organisations comme l’UE ou le FMI peuvent utiliser ce levier pour influencer la politique d’un Etat dont ils détiennent de la dette. Or cette influence peut être bienveillante dans certains cas, destructrice dans d’autres.

Le coup de pouce

L’UE a plusieurs fois allégé, voire même annulé, la dette de pays africains dont elle voulait favoriser le développement. En 2012, l’UE a par exemple décidé de soutenir l’apurement de la dette guinéenne en effaçant 15 millions d’euros d’arriérés, en échange de quoi la Guinée s’est engagée à assurer la tenue d’élections législatives libres et transparentes. Néanmoins les choses ne se passent pas toujours aussi tendrement.

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La déflation salariale menace la France

La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Illustration volontairement un peu décalée du sujet de l’article… (Source : Sénat, janvier 2011 – http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22781.html – NB : la “VA” est la valeur ajoutée, les “facteurs” sont les facteurs de production.) Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

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Stockton, la plus grande ville américaine en état de faillite

Aux Etats-Unis, Stockton, en Californie, est la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite.

Un homme pousse un chariot chargé de matériaux recyclables, à Stockton, le 27 juin 2012

Lundi 1er avril, un juge fédéral a déclaré recevable la demande de procédure de protection de la ville de 292.000 habitants sous la loi américaine sur les faillites, en vertu du chapitre 9, ce qui lui permet notamment d’être protégée de ses créanciers.

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Jacques Sapir : « L’Italie se prépare à des semaines très difficiles »

Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’économiste Jacques Sapir est un partisan déclaré d’une « dissolution concertée » de la zone euro.

Représentation de Mario Monti en Parrain (d’après l’affiche et le titre américain du film : “The Godfather”)

Quel est le risque majeur qui pèse sur l’économie italienne ?

On voit très bien qu’on assiste désormais à une contraction du crédit (un « credit crunch ») qui menace pratiquement un tiers des PME italiennes de cessation d’activité. La Confindustria (NDLR : l’organisation patronale italienne) le dit depuis plusieurs semaines et ce n’est pas une exagération.

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Espagne : les créanciers des banques mis à contribution

Après l’affaire SNS Reaal, les lourdes décotes imposées aux créanciers de Banco de Valencia sèment le doute sur les dettes bancaires subordonnées.

Les porteurs de dette subordonnée financière viennent de subir un nouveau coup de canif avec des décotes allant de 85% à 90% du pair infligées aux créanciers de Banco de Valencia par le Frob. Le fonds public d’aide au secteur bancaire espagnol a publié la semaine dernière les détails de la participation des créanciers au plan de résolution de la banque.

Après la nationalisation des dettes juniors du néerlandais SNS Reaal, véritable coup de tonnerre sur le marché du crédit, il s’agit de la plus importante perte imposée aux créanciers subordonnés d’une banque de la zone euro depuis le début de la crise.

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L’Argent Dette III – “Évolution au-delà de l’Argent”

Ce film d’animation, réalisé par Paul Grignon, offre un bilan succinct des sujets essentiels traités dans les deux premiers films de la série “L’Argent Dette”. Nous recommandons à nos lecteurs de regarder L’Argent Dette & L’Argent Dette II : Promesses Chimériques avant de visionner ce dernier opus de la trilogie.

NB: Il existe une version courte (1h05) de cette vidéo disponible en cliquant ici.

La prochaine crise financière

Les militaires le savent bien, même s’ils l’oublient parfois : quand on part en guerre, il faut avoir une stratégie de sortie. La banque centrale américaine est partie en guerre contre la crise financière un peu comme les forces armées des Etats-Unis en Afghanistan, sans « exit strategy » claire, sans calendrier de fin des opérations et naturellement sans idée de la facture finale.

par Nicolas BARRE

Pour la Fed, cette facture est déjà lourde puisque, à force de racheter de la dette,

elle détient un portefeuille d’obligations publiques de 2.600 milliards de dollars, l’équivalent du PIB français !

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Italie: Une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

Par georges ugeux

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi.

C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura. Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

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«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

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Quand la BCE organise la faillite souveraine

Par Jacques Delpla

La restructuration des dettes souveraines excessives en zone euro est pour bientôt : c’est la Banque centrale européenne qui va la déclencher. Comment ? Avec son programme de rachat de dettes souveraines (OMT – « outright monetary transactions ») annoncé en septembre.

L’OMT est officiellement un mécanisme destiné à renforcer la liquidité des dettes souveraines via des rachats de dette par la BCE. Mais il est assorti d’une condition forte : le pays bénéficiaire doit signer un accord de réforme avec l’Europe (MES, Mécanisme européen de stabilité). C’est cette signature qui déclenchera la restructuration des dettes.

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Entretien avec Olivier Delamarche : La fin du monde pour bientôt ?

Olivier Delamarche, analyste financier, président de Platinium Gestion et chroniqueur sur BFM dans l’émission “Intégrale bourse“, a su imposer un style corrosif et sans concessions. En témoigne cet entretien réalisé par Rage Mag dans les locaux de sa société.

Les économistes sont comme les météorologues, ils se trompent, mais on a parfois l’impression que rien ne remet en cause les modèles de prévision qu’ils utilisent. Que leur manque t-il ?

Ce qui leur manque c’est une analyse macro-économique. Faire de la macroéconomie, c’est analyser les chiffres, les confronter aux autres pour voir si c’est cohérent ou pas, afin de bâtir de vrais scénarios sur les cycles économiques et sur les conséquences des actions des banquiers centraux. Le problème, c’est que les économistes de marché ne font pas de prévisions.

Pour les économistes de marché, la crise de 2008 ne pouvait pas exister

Ils sont toujours surpris par les chiffres qui tombent. Ils ne font que les commenter sans jamais faire de scénario. Fin 2007, Patrick Artus disait “tout va bien, il n’y aura pas de récession“. Christine Lagarde disait “c’est pas parce que quelques ménages ne remboursent pas leurs maisons, que ça va provoquer une récession en Europe et des problèmes bancaires“. On réagit à des chiffres sans bien les comprendre car peu de gens  font de la macro.

Comment les économistes de marché réalisent-ils leurs prédictions ?
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25.000 dollars de dettes pour chaque étudiant américain (MàJ)

Addendum du 27/08/2012 : La bulle des dettes des étudiants américains représente 1000 milliards de $

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La dette étudiante cumulée atteint mille milliards de dollars. Les jeunes des classes moyennes sont les grands perdants du système.

Manifestation “Occupy” aux États-Unis : “J’ai 80.000 dollars de dettes pour un prêt étudiant, comment pourrai-je jamais rembourser cela, maintenant ?”

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Les villes fantômes et barbares de l’American Dream

Le nombre de villes quasiment insolvables ou d’ores et déjà en faillite aux USA ne cesse d’augmenter, imposant une économie urbaine d’apocalypse, avec une régression extraordinaire de tous les services publics. Les échos de cette situation sont de plus en plus nombreux et montrent l’absence totale de programmes nationaux, d’efforts du gouvernement central pour tenter d’enrayer cette tendance. Bien entendu, le gouvernement est lui-même enfermé dans une dette colossale et dans des dépenses colossales pour une politique étrangère de guerres multiples, d’aides à l’étranger pour conserver son hégémonie, d’un réseau de plus de 900 bases à travers le monde. L’Empire se vide de l’intérieur tandis qu’il continue à exercer sa violence extérieure sans aucune contrainte.

The Observer du 15 juillet 2012 consacre un reportage à la ville de Scranton, en Pennsylvanie, sur le point d’être déclarée en faillite. Cela permet d’évoquer le problème général du tissu urbain US, confronté à une situation de crise de “barbarisation” sans précédent. (…)

Le 16 juillet 2012, le site The Economic Collapse consacre un long article à la situation dans douze grandes villes des USA, surtout du point de vue sécuritaire. (L’article donne un très grand nombre de liens renvoyant à des articles publiés sur la situation dans ces villes.) Parmi ces douze villes, on trouve Chicago, Detroit, Philadelphie, Cleveland, St Louis, New Orleans, Oakland, Baltimore… La réduction radicale des services publics, notamment de la police, des pompiers et des services sanitaires, entraîne un effondrement de la sécurité, une augmentation catastrophique du banditisme, l’abandon des taches fondamentales d’entretien du domaine public, avec des quartiers entiers vivant en état de quasi sécession par rapport à l’ordre public, non seulement “zones de non-droit” mais zones détachées même de la référence du droit. Les statistiques nous donnent la référence froide de cette situation (la ville de Flint, dans le Michigan, détient un record, avec un coefficient d’assassinats plus élevé que celui de Bagdad). Certaines scènes font penser à des films hollywoodiens sur la barbarie post-postmoderne s’installant dans les lieux de la civilisation après de grandes catastrophes ou la désintégration de tout l’ordre social. Ainsi, de la ville de St Louis, avec ce “détail” qui nous a particulièrement frappé, où la barbarie et la sauvagerie que produit ce Système semble tout frapper, – à la fois la situation sociale, l’être humain, l’animal, absolument tout…

«The following is from a report by the local CBS affiliate in St. Louis… Lewis Reed is sounding the alarm. “I’ve witnessed packs of dogs, 10 and 15 dogs running together, and I’ve seen all these dogs I’m talking about they don’t have collars, they don’t have tags, these are truly wild dogs,” he said. Reed says stray dogs are terrorizing the north side. “It’s obscene that parents have to walk their kids to school, in some parts of the city, with a golf club to fend off wild dogs.”»

[La suite provient d’un rapport du correspondant de CBS à Saint Louis. Lewis Reed tire la sonnette d’alarme. “J’ai été témoin de meutes de chiens, 10 à 15 chiens, courant ensemble, et j’ai remarqué qu’ils n’ont ni collier ni tatouage ; ce sont de véritables chiens sauvages” dit-il. Reed dit que des chiens errant terrorisent la partie nord de la ville. “Il est effarant que des parents, dans certaines parties de la ville, aient besoin d’accompagner leurs enfants à l’école avec des clubs de golf pour repousser des chiens sauvages”. - (Merci à Irminius pour la traduction)]
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L’Argent Dette 2 : Promesses Chimériques (Rediff.)

Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d’autres dettes. Quand tout cela prendra-t-il fin ?

Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n’y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ?

Et voilà que soudain les banquiers n’ont plus d’argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d’avantage !

L’Argent Dette II (LAD2) explore l’arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante…

… et envisage des systèmes novateurs d’avenir.

(Merci à Christopher Johnson)

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Guerre monétaire : l’Allemagne est-elle l’idiote utile de ceux qui ont tout à gagner d’un éclatement de la zone euro ?

Les produits dérivés, ces opérations financières dérivées d’autres opérations, ne sont toujours pas [régulés]. Mais pourquoi l’Europe rechigne-t-elle à condamner les criminels financiers, et utiliser le bouclier qu’est la BCE contre ce type de dérives ?

La Grèce a été intégrée à la zone euro sous la pression politique des États-Unis. Elle a dû fausser ses comptes pour cette raison avec la complicité de Goldman Sachs, société américaine qui pour cette simple raison aurait dû se voir interdire toute activité en Europe, ses responsables interdits de toute activité bancaire et a fortiori de toute responsabilité publique. Mais ses comptes faussés le furent en raison de cette intégration voulue, ils furent un secret de polichinelle ; ses acteurs purent, au contraire, – pour service rendu – accéder aux plus hautes responsabilités bancaires et publiques. Nous les retrouvons au centre de la politique en Grèce et en Europe.

On aurait eu l’intention de faire sauter la zone euro, on ne s’y serait pas pris autrement ! Il fallait imposer le maillon faible, car alors la résistance de la chaîne serait au niveau de ce maillon. Néanmoins avec 2,3% du PIB de la zone euro, ce maillon ne pouvait que difficilement affaiblir la zone, car il pouvait être renforcé par la solidarité. Il fallait, dès lors, construire l’effet papillon avec un château de cartes de produits dérivés de crédit, sous la dénomination d’une assurance de crédit sur les dettes souveraines ou CDS. Le risque grec fut ainsi étendu aux autres pays du Sud, il fut amplifié, démultiplié… Si une pièce du château de cartes financier tombait, la zone euro s’effondrerait. Les produits dérivés devinrent cette arme de destruction massive qui pouvait être utilisée contre l’euro et contre l’Europe, à tout moment. Lire la suite

Et voilà les Etats-Unis d’Europe !

Si l’Allemagne doit payer pour la crise de la zone euro, ce sera sans doute au prix de la création d’une union politique et budgétaire. Les projets sont d’ores et déjà à l’étude à l’approche d’un sommet européen qui s’annonce crucial, les 28 et 29 juin prochains.

Victor Hugo lança le premier l'idée des Etats-Unis d'Europe, lors du discours d'ouverture du Congrès international de la paix à Paris, qu'il présidait, le 21 août 1849 : "… Et c’est là, pour ma part, le but auquel je tendrai toujours, extinction de la misère au dedans, extinction de la guerre au dehors. … Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées." (lithographie d'Honoré Daumier, publiée dans le journal Le Charivari)

Voilà de quoi se faire une idée de la vitesse à laquelle la situation politique évolue dans la crise de l’euro : il y a seulement quinze jours, tous les regards étaient tournés vers le nouveau président français, François Hollande, investi à Paris sous l’étiquette de Monsieur Croissance. Lequel s’est empressé de partir pour sa première mission : défier la Mère Fouettarde de l’Europe, la chancelière Angela Merkel.

Il faut trouver de nouvelles solutions. Tout est sur la table », a promis François Hollande, signifiant ainsi qu’il obligerait Angela Merkel à retirer la pince à linge qu’elle a sur le nez pour examiner des projets qui dégagent pour Berlin une odeur nauséabonde, au premier rang desquels la création d’euro-obligations – l’Allemagne résoudrait ainsi la crise en deux coups de cuillère à pot en acceptant de garantir les dettes de l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie et de tous les autres. L’espoir fait vivre.

Mesures fédéralistes draconiennes 

Samedi dernier, le duel croissance contre austérité avait déjà perdu de sa virulence, Angela Merkel ayant choisi d’inverser les rôles avec François Hollande. C’était à son tour de déclarer qu’il n’y aurait pas de tabous dans l’examen des choix épineux auxquels sont confrontés les dirigeants européens tandis qu’ils attendent de connaître le sort de la Grèce et de l’Espagne, et qu’ils préparent ce qui s’annonce comme un sommet capital à la fin du mois. Lire la suite

Espagne : Les banques françaises sont très engagées

Les banques françaises sont, après les banques allemandes, les plus engagées en Espagne. Les risques sont sans commune mesure avec leur exposition sur la Grèce.

Pour l’heure, les banques françaises figurent parmi les établissements les plus engagés, juste derrière les banques allemandes, avec 132 milliards d’euros

Selon les dernières estimations établies à partir de chiffres communiqués par la BRI (Banque des règlements internationaux) à fin septembre 2011. Ce montant est en fort repli par rapport aux 183 milliards d’engagements à fin 2010, mais il reste très important. Il recouvre l’ensemble de l’exposition de nos banques que ce soit envers les ménages, les banques ou les entreprises espagnols.

Les sommes en jeu sont autrement plus importantes que les quelques 45 milliards d’euros d’engagements sur la Grèce (déjà provisionnés à hauteur de 75 % dans le bilan des banques françaises).

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Pourquoi les Allemands ont horreur des «eurobonds»

Après avoir fait don de son deutsche mark adoré pour créer l’euro en 1999, l’Allemagne pourrait-elle partager sa crédibilité budgétaire avec ses voisins en 2012, cette fois pour sauver la zone euro?

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(…) Les euro-obligations consisteraient donc à faire pot commun: les États émettraient ensemble sur les marchés financiers, tout comme l’État fédéral américain, pour financer leurs déficits. Cette solidarité serait belle comme l’antique.

Et dans la pratique, il n’y aurait aucune raison pour que la zone euro, dont le déficit 2012 est deux fois moindre que celui des États-Unis, n’obtienne pas des taux aussi avantageux que les Américains (1,7% sur les obligations à dix ans). Finie la crise des dettes de l’Euroland!

(…) les Allemands redoutent plus encore que les euro-obligations ouvrent la voie au laxisme budgétaire. La crainte n’a rien de théorique.

Il suffit d’observer les politiques économiques de patachon menées au lendemain de l’instauration de l’euro, notamment en France, sous prétexte que la monnaie unique servirait de «bouclier». On sait depuis ce qu’il en a été.

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LEAP : 2ème semestre 2012 – Convergence de quatre facteurs explosifs : Banques-Bourses-Retraites-Dettes

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 mai 2012

Les quatre cavaliers de l'Acropol...ypse

En attendant que l’Euroland se dote, d’ici la fin 2012, d’un projet politique, économique et social commun de moyen et long termes, suite notamment à l’élection du nouveau président français François Hollande, anticipée depuis de nombreux mois par le LEAP, les opérateurs resteront prisonniers des réflexes de court terme liés aux soubresauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l’Euroland et aux risques sur les dettes publiques.Parallèlement, aux Etats-Unis, la dissipation de l’illusion d’une reprise (1) cumulée au renouveau d’inquiétudes sur l’état de santé du secteur financier américain (dont JPMorgan vient d’illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l’endettement du pays conduisent les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant (2).

Au Royaume-Uni, le retour en récession du pays se conjugue à l’échec de maîtrise des déficits et à la montée d’une colère populaire face à une austérité qui n’en est pourtant qu’à ses débuts (3).

Au Japon, l’atonie économique et l’affaiblissement des exportations dans un contexte de récession mondiale (4) font ressortir le spectre de l’endettement excessif du pays.

Dans ce contexte, selon le LEAP, le second semestre 2012 va être le moment privilégié de la convergence de quatre facteurs explosifs pour les économies occidentales : banques, bourses, retraites et dettes. Lire la suite

Crise grecque : Les banques françaises résisteraient au pire des scénarios

Les établissements financiers français sont capables de résister au pire scénario grec, y compris une sortie de la zone euro. C’est le message délivré par le gouverneur de la Banque de France.

Je ne connais aucun groupe qui serait mis en difficulté par un scénario extrême sur la Grèce”.Le gouverneur de la Banque de France n’a eu de cesse lundi 14 mai de répeter ce message.

En marge de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel qu’il dirige, Christian Noyer a voulu écarter tout risque. Même en cas de sortie de la Grèce de la zone euro.

Il est très clair : “Quoi qu’il arrive, ce ne sera pas un problème pour le secteur financier français”.

Et pour cause ! Il rappelle que les banques françaises ont déjà provisionné 75 % de leurs titres de dettes grecs. En effet, si l’on regarde dans le détail, chacune des grandes banques françaises ne portent plus que quelques centaines de millions d’euros d’exposition résiduelle à la dette grecque. Alors pour Christian Noyer, “les 25 % restants” ne peuvent pas être un problème.

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