Olivier Delamarche : « Il n’y a aucune espérance de croissance »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 04 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Chine a un taux de dette privé phénoménal, ils ont utilisé la relance par l’investissement mais ça ne marche pas. Le monde  entier est dans une logique : j’inonde de billets pour essayer de tenir le plus longtemps possible; mais ça ne passe absolument pas dans l’économie. »

Grèce : Angela Merkel n’exclut pas un effacement de la dette

La chancelière allemande Angela Merkel n’exclut pas un effacement à terme d’une partie de la dette publique grecque, dans une interview publiée dimanche 2 décembre par le journal allemand Bild am Sonntag. “Si la Grèce prend un jour à nouveau ses revenus en main sans contracter de nouvelles dettes, nous devrons examiner et évaluer la situation. Cela ne surviendra pas avant 2014/2015 si tout se passe comme prévu”, explique-t-elle.

“L’actuel programme d’aide à la Grèce court jusqu’à 2014. Et nous avons donné deux ans supplémentaires, jusqu’en 2016, à la Grèce pour qu’elle atteigne certains objectifs budgétaires”, a-t-elle ajouté. C’est la première fois que la chancelière conservatrice évoque l’éventualité d’un effacement de la dette grecque, un sujet particulièrement délicat pour les contribuables et électeurs allemands, à moins d’un an des élections législatives dans le pays, prévues pour le 22 septembre 2013.

Pour l’instant, la crise de l’euro a été relativement indolore pour l’Allemagne. Grâce à son image d’“ancre de stabilité” économique, elle bénéficie même de faibles taux d’intérêts. Le vent pourrait en revanche vite tourner pour Mme Merkel, actuellement personnalité politique la plus populaire du pays, si les Allemands étaient réellement touchés.

DÉBAT EN ALLEMAGNE

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Grèce : Les créanciers privés appellent à voter la rigueur

Si le plan de rigueur n’est pas voté dimanche soir, la Grèce risque réellement la faillite…

Le dirigeant bancaire Charles Dallara, négociateur pour les créanciers privés de la restructuration de la dette grecque, a exhorté les députés à voter le plan de rigueur dicté par l’UE et le FMI pour sortir le pays de la crise, dans un entretien dimanche au quotidien Kathimérini.

«Je veux encourager les députés à voter»

Ce plan, qui sera soumis au vote des députés dimanche peu après minuit, a affirmé au journal libéral Charles Dallara, à la tête de l’Institut de la finance internationale (IIF) qui représente les créanciers privés de la Grèce.

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John Paulson : le financier qui s’enrichit avec les crises

Plus fort que George Soros ! Après avoir fait une « culbute » de 15 milliards de dollars en pariant sur la crise de l’immobilier, le « sultan des “subprimes” » mise aujourd’hui sur la flambée de l’or et le retour de l’inflation. Son fonds Paulson & Co. a été pointé du doigt parmi les « spéculateurs » qui auraient parié contre l’euro et la dette grecque. Fantasme ou réalité ?

Dans le jargon de Wall Street, on appelle cela un « dîner d’idées » ( « ideas dinner ») où l’on jette des pistes d’investissement en pâture. Celui du 8 février, qui s’est tenu à la Park Avenue Townhouse, dans l’Upper East Side, à l’initiative de la firme de courtage Monness, Crespi, Hardt & Co, a déjà fait couler pas mal d’encre. Beaucoup trop, selon l’entourage du milliardaire new yorkais John Paulson, fondateur de Paulson & Co, qui se retrouve aujourd’hui sous la lorgnette du Département américain de la Justice, au même titre que le fonds de George Soros, Soros Fund Management LLC, SAC Capital Advisors LP, ou Greenlight Capital, pour le simple fait d’avoir débattu entre eux de la possibilité de « shorter l’euro. »

En d’autres termes, de parier sur la baisse de la monnaie européenne sur le marché des devises. Encore faudrait-il pouvoir prouver la « collusion » en question. A cinquante-quatre ans, le « sultan des “subprimes” » va devoir s’habituer à jouer les « bouc-émissaires. » C’est la rançon du succès.

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Qui s’engraisse sur le dos de la Grèce ? Les banques !

La crise grecque aura un coût élevé pour les citoyens de ce pays. Mais c’est une bonne affaire pour certains pays et certaines institutions financières.

Les avocats le disent toujours : il ne faut jamais avouer, même si l’on est pris en flagrant délit. Quelle mauvaise inspiration a pu pousser le nouveau gouvernement grec à avouer publiquement que ses prédécesseurs truquaient allègrement les statistiques publiques ? Sans doute eût-il mieux valu inciter les hauts fonctionnaires qui avaient réussi les tours de passe-passe précédents, à revenir discrètement et progressivement à des pratiques plus rigoureuses et compatibles avec les normes européennes. Après tout, la façon dont le pays avait réussi à se qualifier pour l’entrée dans la zone euro en disait long sur l’habileté de ses comptables nationaux. Personne n’était vraiment dupe…

Mais le mal est fait. Maintenant, il faut en assumer les conséquences. Les agences de notation et les opérateurs de marché se sont emparés du dossier. Le marché de la dette publique grecque est sous pression, on mesure les risques de faillite de l’État, on regarde quelles pourraient être éventuellement les victimes suivantes, et les économistes spécialisés en scénarios catastrophes, un peu retournés dans l’ombre au cours des derniers mois, retrouvent avec bonheur leur place sous les projecteurs. Lire la suite