Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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États-Unis : 9 experts prédisent l’imminence d’une grande crise financière

Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ? Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques…

Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…
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Grèce : L’Eurogroupe débloque 86 milliards d’euros

Les ministres des Finances de la zone euros ont validé le troisième plan d’aide en faveur de la Grèce. Durant les trois années qui viennent, Athènes pourra bénéficier de nouveaux prêts allant jusqu’à 86 milliards d’euros. En échange, la Grèce s’engage à conduire des réformes assainir son économie et résorber sa dette.

Grèce : La misère au soleil

Une carte postale abimée. La Grèce, destination touristique par excellence, est au bord de l’asphyxie. Avec elle, tout un peuple. Un peuple qui, dimanche 5 juillet, a rejeté en masse les mesures d’austérité imposées par ses créanciers. Les Grecs sont désormais face à leur destin.

Le Premier ministre Alexis Tsipras a présenté ses propositions de réforme. Une dernière chance avant le sommet exceptionnel de dimanche en présence des chefs d’État et de gouvernement de la zone euro et de l’Union européenne. Une date clé. Un moment historique.

L’échéance ultime pour parvenir à un accord. Olivier Blanchard, expert économiste du FMI a expliqué que l’institution internationale n’était pas en mesure d’accorder un délai de paiement sous peine de violer ses règles relatives aux pays ayant fait défaut sur leur dette. “Quand un pays est en arriérés de paiement, nous ne pouvons plus lui accorder de prêts sous aucune manière“.

L’Europe est donc dans l’attente. Sur place, la population est inquiète et la vie quotidienne devient extrêmement compliquée. Les commerçants ne peuvent plus se fournir auprès des professionnels. Les particuliers, eux, ne peuvent pas retirer plus de 60 euros par jour dans les distributeurs.

Lettre à une croissance que nous n’attendons plus

« Le Monde » publie un texte de Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes), choisi par le Cercle des économistes dans le cadre du concours  » Imaginez votre travail demain – La parole aux étudiants « , organisé à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce texte s’inspire d’ « Un Projet de Décroissance ». Merci Manon.

Par Manon Dervin – Texte intégral ICI

Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail  » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Tu fabriques l’Emploi et en tires ta force. Les médias, les politiques et tous les travailleurs retiennent leur souffle. Te chercher a plongé le monde occidental dans une torpeur sans précédent. Une gueule de bois post-crise financière de 2008 soignée à coups de jéroboams de mesures économiques afin de te faire revenir.

Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance. L’âge d’or des « trente glorieuses  » est terminé, le réveil est difficile et la situation pas si facile que ça à accepter. Je pensais te connaître. Qui es-tu vraiment, Croissance ? Je te prie de m’excuser pour les mots qui vont suivre. Il me fallait te conter mes désillusions.

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Une science économique plus désespérante que jamais

Depuis 25 ans, un débat houleux fait rage entre les économistes les plus éminents sur la scène internationale. Le cœur du débat tournait autour de la nature des cycles économiques qui se serait fondamentalement modifiée à la fin des « Trente Glorieuses », la période qui a succédé à la Seconde Guerre mondiale, alors que l’économie était caractérisée par une croissance vigoureuse, le plein emploi et un penchant vers une inflation modérée. Trois groupes se sont campés sur leurs positions.

Larry Summers fut le premier à se prononcer, en 1991, par le truchement d’un article fondateur, intitulé « How Should Long-Term Monetary Policy Be Determined? » (Comment déterminer la politique monétaire à long terme ?) dans lequel il exprimait des doutes sur l’hypothèse d’une réalité économique sous-jacente en train de se transformer.

Son propos portait donc principalement sur des aspects techniques – une démarche pour prévenir une éventuelle répétition des perturbations inflationnistes des années soixante-dix qui ont marqué la fin des Trente Glorieuses.

Sa prescription consistait à raffermir l’indépendance technocratique des banques centrales. Les responsables politiques doivent établir les objectifs, mais aussi éviter de gérer les menus détails de l’économie ou d’imposer des règles trop rigides qui échoueraient inévitablement au moindre aléa. Selon Summers, les technocrates étaient plus à même de mener les politiques à bien, s’orientant sur une cible de 2 à 3 % d’inflation annuelle.
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Belgique : Qui sont les chômeurs de longue durée ?

« Fainéants », « profiteurs », « bons à rien », « has been » … C’est ainsi que sont souvent stigmatisées les personnes en situation de chômage longue durée. « Les Parasites » est un documentaire de 26 minutes politiquement incorrect réalisé par Patrick Séverin.

Le reportage lance le débat en invitant 8 chômeurs belges à prendre la parole sans tabous suite à l’annonce par le gouvernement Di Rupo de leur exclusion et de l’arrêt du versement de leurs allocations, décision entrée en vigueur en janvier 2015.

La Belgique vient ainsi de renoncer à un idéal de société, puisqu’elle était le seul pays européen à octroyer les allocations chômage pratiquement à vie pour les personnes en situation particulière ne pouvant pas s’insérer en société. Celles-ci sont désormais limitées à 3 ans, exception faite pour les personnes handicapées.

Une décision populiste qui plongera quelques milliers de personnes plus profondément dans l’exclusion et qui tente de camoufler les véritables causes de l’endettement du pays.
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Dette publique, un siècle de bras de fer

L’échec de leurs politiques a privé les partisans de l’austérité de l’argument du bon sens économique. De Berlin à Bruxelles, les gouvernements et les institutions financières fondent désormais leur évangile sur l’éthique : la Grèce doit payer, question de principe ! L’histoire montre toutefois que la morale n’est pas le principal arbitre des conflits entre créditeurs et débiteurs.

Il fut un temps où les Etats se libéraient facilement du fardeau de la dette. Il suffisait par exemple aux rois de France d’exécuter leurs créanciers pour assainir leurs finances : une forme balbutiante, mais commune, de « restructuration » (1). Le droit international a privé les débiteurs d’une telle facilité. Il aggrave même leur situation en leur imposant le principe de continuité des engagements.

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J.Stiglitz : « L’Europe contre la démocratie grecque »

La dispute et l’acrimonie qui vont croissantes au sein de l’Europe pourraient passer aux yeux d’un observateur extérieur pour le résultat inévitable de la fin de partie peu amène entre la Grèce et ses créanciers. Les dirigeants européens finissent par exposer au grand jour la véritable nature du conflit autour de la dette grecque, et cela n’a rien de plaisant : il s’agit bien plus une question de pouvoir et de démocratie que d’argent et d’économie.

Le programme économique que la troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) a imposé à la Grèce il y a cinq ans était une aberration. Il a conduit à une baisse de 25% du PIB du pays. Je ne connais aucune dépression qui ait été provoquée aussi délibérément et ait eu des conséquences aussi catastrophiques. Ainsi le taux de chômage parmi les jeunes Grecs dépasse maintenant 60%.

Il est incroyable que la troïka nie toute responsabilité et refuse d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles étaient erronés. Mais il est encore plus surprenant que les dirigeants européens n’aient retenu aucun enseignement de tout cela. La troïka continue à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent (hors paiement des intérêts de la dette) de 3,5% du PIB en 2018.

Partout dans le monde les économistes condamnent cet objectif comme punitif, car il ne peut que ralentir encore l’économie. Même si la dette de la Grèce était restructurée au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, elle resterait en dépression si les électeurs acceptent les propositions de la troïka lors du référendum surprise qui a lieu ce dimanche.
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Référendum grec : Vie et mort des unions monétaires

Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

La fermeture des banques va-t-elle servir de thérapie de choc pour les Grecs? Les queues devant les distributeurs de billets leur donnent d’ores et déjà un avant-goût de ce que serait un Grexit.

Dans ce cas ils répondront «oui» à la question du référendum qui leur sera posée dimanche 5 juillet et Alexis Tsipras aura perdu son pari. Mais ce n’est pas à ce jour la stratégie du premier ministre.

Lui est son gouvernement font en effet campagne sur le «non», sur le refus des propositions des créanciers de la Grèce, les trois institutions, comme on les appelle à Athènes, le FMI, la BCE et l’Union européenne.
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Europe : Une nouvelle crise coûterait 1.000 milliards d’euros

Un rapport, commandé par le secrétaire général du Parlement européen, prévoit qu’en cas de nouvelle crise financière de l’importance de celle de 2008, la zone euro pourrait perdre 1 milliard d’euros de son PIB, “gagner” 1,9 million de chômeurs supplémentaires et subir une augmentation 51,1 milliards d’euros de sa dette publique.

D’après les projections réalisées par les économistes Gaël Giraud et Thore Kockerols, « les renflouements [des banques européennes] seraient encore nécessaires au détriment du contribuable européen, et ajoutent les auteurs du rapport, même si l’architecture de l’Union bancaire (prévu en 2023) était déjà en place aujourd’hui ».

L’Union bancaire introduit des mécanismes destinés à prévenir les faillites bancaires et éviter qu’une nouvelle crise bancaire ne se transforme en crise de la dette. L’idée étant d’introduire une mutualisation du risque en cas de faillite. Les banques de la zone euro seront ainsi gérées selon le Mécanisme de résolution unique (MRU) qui reposera sur deux piliers.

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Proposition de réglementation des faillites souveraines

Par Joseph E. Stiglitz

Les États doivent parfois restructurer leur dette. S’ils ne le faisaient pas, la stabilité politique et économique de leur pays pourrait être menacée. Mais l’absence d’une réglementation internationale pour traiter un défaut de dette souveraine aggrave considérablement leurs conséquences.

Cela se traduit par un mauvais fonctionnement du marché de la dette souveraine, des tensions inutiles et des retards coûteux pour s’attaquer à l’origine des problèmes. Cela se vérifie à intervalles réguliers.

La crise en Europe n’est que le dernier exemple du prix à payer tant par les créanciers que par les débiteurs pour l’absence d’une réglementation internationale destinée à résoudre les crises liées aux dettes souveraines. De telles crises vont continuer à éclater.

En Argentine, la lutte des autorités contre un petit nombre d’investisseurs (des fonds vautour) a mis en danger l’ensemble de la restructuration de la dette qui avait été acceptée par l’énorme majorité des créanciers.
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“Tsipras veut faire financer son programme électoral par ses partenaires européens”

Jean Arthuis est le Président de la Commission budget du Parlement européen, il appartient au groupe des Libéraux et démocrates. Pour le député européen, la zone euro a fermé les yeux sur l’état réel de la Grèce, trop contente d’exporter vers Athènes ses biens. Il doute que les Grecs ne remboursent jamais cette dette.

3.200 milliards d’euros : La dette française cachée dont on ne parle pas

Si la dette publique française fait l’objet de nombreuses polémiques, peu évoquent la dette hors bilan de l’état. L’économiste Jean-Yves Archer dénonce notamment les 50 milliards d’euros du poste Logement. Le citoyen en qualité d’électeur tout autant que de contribuable sait largement qu’il existe une dette, générée par les gouvernements de gauche et de droite, qui dépasse les 2035 milliards et frôle par conséquent les 100% de notre PIB.

Mais, il y a une dette immergée qui s’invite à bien des évènements de la vie de la sphère publique. Lorsque l’État apporte une garantie aux prêts bancaires de l’UNEDIC (dont la dette atteint 20 mds), cela ne se retrouve pas dans son bilan. Quand l’État soutient à bout de bras la situation de la banque DEXIA, cela n’est pas inscrit au bilan mais dans les cautions accordées. Lorsque l’État employeur prévoit la future retraite de ses agents, le montant des provisions pour pensions est inscrit ailleurs qu’au budget annuel approuvé par le Parlement.

Autrement dit, ces trois exemples illustrent l’importance de ce que l’on nomme «les engagements hors-bilan» de la France dont le montant total est égal à près de 3.200 milliards d’euros.

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Grèce : Les ménages ont perdu 40% de leur revenus

Les Grecs vont-ils devoir se serrer un peu plus la ceinture pour satisfaire aux exigences des créanciers? C’est, une nouvelle fois, la question en toile de fond des négociations entre Athènes et les bailleurs de fond.

Mais, après plusieurs années de sacrifices, il y a chez les Grecs, une profonde lassitude, comme l’explique Napoleon Maravegias, professeur d’économie. “Depuis le début de la crise, dit-il, les ménages grecs ont perdu 40% de leur revenus. Pour certains, c’est même davantage.

Grèce : Athènes menace de ne pas rembourser le FMI en juin

Le ministre de l’Intérieur grec a assuré dimanche que son pays ne rembourserait pas le FMI en juin: des propos nuancés ensuite par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, mais qui confirment qu’Athènes juge être allée au bout des concessions à ses créanciers.

Les remboursements au FMI en juin sont de 1,6 milliard d’euros, ils ne seront pas faits et d’ailleurs il n’y a pas d’argent pour les faire“, a déclaré Nikos Voutsis. (A partir de 3mn 15s)

Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évalué l’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

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Grande-Bretagne : « La croissance est basée sur la dette privée »

En Grande-Bretagne, quelques jours après le succès des conservateurs aux élections, une grande partie des Britanniques peine à voir la couleur du redressement de l’économie. Cette économie, comment est-elle perçue? Réponse de Peter Urwin, professeur d’économie appliquée à l’Université de Westminster.

Haïti : F. Hollande acquittera t-il la “dette morale” de la France (17 milliards d’euros)

Quand je viendrai en Haïti [mardi 12 mai], j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons.” Cette déclaration faite par François Hollande, dimanche 10 mai, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), lors de son discours d’inauguration du Mémorial ACTe consacré à l’esclavage, a été saluée par des applaudissements.

Comme l’explique Geopolis, lors de l’indépendance d’Haïti en 1804, la France a imposé à son ancienne colonie une compensation financière de 150 millions de francs-or, l’équivalent d’une année de revenus de l’ex-colonie.

Cette somme colossale a été ramenée à 90 millions de francs-or en 1838, soit l’équivalent de 17 milliards d’euros. Et les Haïtiens ont fini de la payer en 1883.

Lorsqu’en 2010, Nicolas Sarkozy a été le premier chef d’État français à visiter l’île depuis l’indépendance, cette “rançon d’indépendance” lui a été rappelée. Et des intellectuels l’avait alors appelé à la rembourser. Il s’y était opposé.

François Hollande confirme cette position de la France et reste ferme sur son refus d’une indemnisation financière. La “seule dette qui doit être réglée” aux descendants d’esclaves est de “faire avancer l’humanité”, a-t-il déclaré. Son entourage a précisé qu’il s’agissait bien d’une “dette morale”.

« L’effondrement qui vient »

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne (co-auteur avec Genevieve Azamde et Raphael Stevens de « Comment tout peut s’effondrer »). Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.
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Les Maîtres de la monnaie

Documentaire historique non-fictif de 3h30 qui retrace les origines de la structure du pouvoir qui régit les nations du monde d’aujourd’hui. Les Maîtres de la monnaie revient aux sources de l’actuelle crise mondiale. Un discours sur la monnaie, la dette publique et l’étalon or.

Se pose aussi le problème de la tolérance à l’inflation, la question de savoir qui a le droit d’émettre la monnaie, pour le compte de qui, et du prix pour lequel ce service public est rendu…

Cela interroge également sur la hausse des bilans des banques centrales, lorsque l’on sait par exemple que la FED reverse au Trésor les intérêts que celui-ci lui paye, ce qui n’est rien d’autre que la transformation de la monnaie crédit en monnaie fiat, où la quantité de monnaie est gardée constante, en renationalisant une partie de cette masse monétaire.

L’hypertrophie monétaire conduira-t-elle à un effondrement économique?

En dépit des réserves de l’Allemagne et contre toutes les bonnes pratiques des banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) a finalement décidé d’appliquer un programme massif de rachat de dettes souveraines. Abandonnons un peu les chiffres et intéressons-nous aux principes et aux conséquences de long terme de cette décision.

Il n’y a aucune raison de penser que les pays, qui pour la grande majorité ne parviennent déjà pas à contrôler l’expansion de leur dette, y parviendront davantage demain. La question est maintenant la suivante : que se passera-t-il lorsque ces États seront en défaut de paiement ?

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Monnaies, monnaies, monnaies !

Les pièces qui trainent au fond de nos poches ne sont pas anodines. Depuis plusieurs siècles, les monnaies sont l’un des symboles de souveraineté des États, au même titre que les drapeaux ou les armées. Mais en devenant aussi des objets de spéculation en tant que tel, les monnaies semblent s’être éloignées de leur fonction sociale d’origine : l’échange.

Depuis quelques décennies, des monnaies complémentaires voient donc le jour tout autour du globe. Non pas pour concurrencer les monnaies nationale mais plutôt pour les compléter à un niveau local. Tentant, au passage, de redéfinir l’échange social qu’elles sont censées symboliser.

En janvier 2015, nos chères monnaies – euro, dollar, yen, livre sterling et bien d’autres – ont générées en moyenne 5.300 milliards de dollars de transactions par jour.

Russie : Tsipras va à Moscou pour trouver des soutiens concernant la dette grecque

Le Premier ministre grec est attendu à Moscou ce mardi soir pour une visite de 48 heures. Une visite durant laquelle Alexis Tsipras aura un entretien avec le président russe Vladimir Poutine.

Le dirigeant grec semble à la recherche de partenaires financiers susceptibles de soulager Athènes face à la charge de la dette.

Marine Le Pen et ses économistes pris au piège de la sortie de l’euro

En quête de crédibilité, Marine Le Pen s’est entourée d’un cercle restreint d’experts chargés d’élaborer un programme dont le pilier est la sortie de l’euro. Un credo qui l’empêche aujourd’hui d’élargir son électorat à droite.

Marine Le Pen en compagnie du vice-président du Front national, Florian Philippot. C’est sous l’influence de cet ancien énarque que la sortie de l’euro est devenue une formule phare du FN.

C’est un petit cercle hétéroclite qui apparaît rarement sur le devant de la scène. Au Front national, où l’économie a encore peu de spécialistes, ses membres font figure d’experts, avec leurs PowerPoint et ces argumentaires chiffrés qu’ils font remonter régulièrement à Marine Le Pen.

Il y a encore quelques années, l’immigration, l’identité, la sécurité, ce triptyque à succès de l’extrême droite, ouvraient plus sûrement aux idéologues la porte du chef. Mais depuis que la présidente du FN a poussé la mondialisation, l’Europe et la « France des oubliés » au cœur de son programme, ce petit groupe d’anciens cadres de banque, de gestionnaires d’entreprise − qui s’enorgueillit de compter en son sein un HEC et un énarque −, a pris une nouvelle importance dans un parti en quête de crédibilité.

« L’économiste en chef du FN, c’est lui », assure avec une pointe d’ironie un cadre du « Carré », le siège du FN à Nanterre, en désignant un petit homme mince et sec. Bernard Monot, 52 ans, toujours entre Paris, Bruxelles et Strasbourg où il est député européen, ne dément pas. Il est bien le chef de file du « CAP éco », ce comité d’action présidentielle chargé de l’économie et censé préparer Marine Le Pen à l’exercice du pouvoir.
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Islande : Vers la révolution du système monétaire

L’Islande est-il sur le point de révolutionner son système monétaire ? C’est ce que suggère un document récent qui remet radicalement en question le système actuel de création de « l’argent dette » par les banques commerciales. Un virage qui pourrait être historique dans le monde de la finance moderne.

L’information relayée le 31 mars aura probablement été confondue avec un gros poisson et fut tristement ignorée des mass-médias. Elle, n’en est pas moins véridique et se base sur un rapport de 113 pages commandé par le gouvernement islandais. L’étonnant document promeut ni plus ni moins une révolution du système monétaire islandais.

La proposition de réforme intitulée « A better monetary system for Iceland » (Un meilleur système monétaire pour l’Islande) recommande au gouvernement progressiste d’interdire aux banques commerciales de créer de la monnaie. Une tâche qui serait, si la proposition est adoptée, désormais confiée à la banque centrale à travers le pouvoir décisionnel du parlement.

Par ce biais, l’Islande souhaite mettre fin à un système jugé responsable d’une crise économique qui se répète par cycle encore et encore. L’île aurait ainsi essuyé 20 crises financières depuis 1875, mettant récemment le pays tout entier au bord de la faillite.
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Grèce : Le pays s’engage à rembourser le FMI le 9 avril

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international, a annoncé la nouvelle dimanche à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

La Grèce ne fera pas défaut. Le pays s’est engagé à verser les 460 millions d’euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 9 avril, a annoncé, dimanche 5 avril, Christine Lagarde, la directrice de l’institution, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

Depuis trois semaines, une rumeur laissait entendre qu’Athènes ne serait pas en mesure d’honorer l’échéance du 9 avril. Rumeur alimentée par une lettre alarmiste du Premier ministre grec à la chancelière allemande le 15 mars, prévenant que le pays pourrait ne pas honorer ses prochains remboursements.

Or, un défaut aurait des conséquences difficilement calculables, selon les économistes. La Grèce est actuellement en négociation difficile avec ses partenaires de l’Union européenne, et semble chercher d’autres appuis.
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Comment la Chine est, elle aussi, devenue dépendante à la dette

C’est la plus grande leçon à tirer des crises financières que l’économie mondiale a traversées. Les changements des bilans façonnent la performance des économies, le crédit suivant des cycles complets d’optimisme et de pessimisme.

L’économie mondiale est devenue dépendante au crédit. La Chine pourrait bien être la prochaine victime.

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Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

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Alerte aux “too big to fail” chinoises

La Chine est probablement encore le meilleur foyer de croissance mondiale. Même si l’économie ralentit, la croissance y est encore de 7 % par an. Dans le même temps, les grandes banques chinoises devancent leurs concurrents mondiaux. ICBC (Industrial and Commercial Bank of China) a maintenant trois trillions de dollars d’actifs. Et en termes de valeur de marché, ICBC et trois autres banques chinoise figurent parmi les dix premières mondiales.

Et pourtant, ces banques en expansion rapide se voient accorder un traitement spécial de la part des régulateurs internationaux, en étant exemptées des limitations sur les fonds propres auxquelles sont soumises leurs rivales occidentales “too big to fail”.

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États-Unis : Le krach des campus

Aux États-Unis, une année d’université peut coûter jusqu’à 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, des jeunes Américains s’endettent puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler.

Mais depuis la crise, le chômage frappe les jeunes diplômés et le système se grippe. Incapables de rembourser ces prêts aux taux élevés, beaucoup d’étudiants commencent leur vie déjà ruinés.

Les traders de la République

L’Agence France Trésor, située au 9e étage de Bercy, est le coffre-fort du pays. Une trentaine de traders de la République ont la lourde responsabilité d’emprunter pour la France, au meilleur taux, partout dans le monde.

Même Michel Sapin se transforme en “VRP” de l’emprunt quand il rencontre des investisseurs étrangers. Enquête sur les coulisses de la dette française.

Dettes : vivre à crédit, et pourquoi pas ?

Au sommaire

Les traders de la République. Dans les locaux du ministère des Finances, à l’agence France Trésor, une trentaine de traders de la République ont la lourde responsabilité d’emprunter pour la France, au meilleur taux, partout dans le monde. Ce jour-là, ils lèvent 7 milliards d’euros en à peine 20 minutes, à un taux excellent.

Surendettés, levez-vous ! A Tours, le Tribunal d’Instance gère les litiges du quotidien. Ici, deux fois par semaine, défilent des Français surrendettés qui viennent voir le juge pour tenter de faire effacer leurs crédits.

USA, le krach des campus. Aux États-Unis, une année à l’Université peut coûter jusque 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, les jeunes Américains s’endettent, puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler. Mais la crise est passée par là.

Complément d’enquête (France 2 – 19/03/2015)

Le dossier du plafond de la dette américaine va refaire surface

Le CBO estime que si le cadre actuel du plafonnement expire dimanche prochain, l’Etat dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre.

Le relèvement du plafond de la dette aux Etats-Unis menacera à nouveau cette année l’économie américaine. Dans un rapport publié mardi dernier, le Congressional Budget Office (CBO) estime que si le cadre actuel du plafonnement de la dette expire dimanche, le gouvernement dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre ou novembre.
Courant avril, l’Etat devrait collecter l’impôt sur les revenus des particuliers qui lui avait rapporté 230 milliards de dollars l’an dernier, auquel s’ajoutera l’impôt sur les sociétés versé mi-mars et mi-septembre qui avait rapporté plus de 100 milliards en 2014.

Grèce : Athènes face à ses créanciers

Alexis Tsipras passe un accord de coopération avec l’OCDE à Paris. L’institution internationale aidera la Grèce à renforcer son administration fiscale et à lutter contre la corruption. Au même moment à Athènes, le gouvernement grec reprenait les discussions avec le groupe de Bruxelles, ex-troïka.

La Grèce a-t-elle perdu la confiance des créanciers comme l’a déclaré Jen Weidmann, patron de la Bundesbank ?

Les fonds vautours en Afrique

Depuis des décennies, les Etats africains vivent ou plutôt survivent grâce aux prêts accordés soit par d’autres Etats, soit par les organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, Club de Paris…). Dans la pratique, ces prêts sont largement accordés contre l’accès aux ressources naturelles (énergétiques, minières…) des pays ou en contrepartie de l’octroi de grands travaux (barrages, routes,…) aux entreprises des pays créanciers. La capacité de remboursement des Etats se base sur une gestion saine des Etats et un accroissement des PNB. Malheureusement, pour un certain nombre de ces Etats, ni l’un ni l’autre ne sont au rendez-vous. Les Etats ne sont plus en mesure d’honorer leurs échéances.

C’est alors que les agences de notation dégradent les notes accordées aux Etats. Certains de leurs créanciers préfèrent brader leur créance que d’attendre un hypothétique remboursement même partiel. Selon l’adage bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Des fonds d’investissement voient dans ces Etats surendettés une opportunité et non un risque. Ces fonds d’investissement, aussi baptisés fonds vautours, rachètent à bas prix la dette des Etats africains en difficulté et au premier prétexte légal intentent une action en justice contre ces Etats pour récupérer le nominal de la dette et parfois même des intérêts en complément.

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Santé : ces coupes dans les budgets des hôpitaux qui vont faire mal

Marisol Touraine a présenté, à huis clos, les 3 milliards d’économies prévues. Quelque 860 millions proviennent de la “maîtrise de la masse salariale”, soit l’équivalent de 22.000 postes.

En pleine épidémie de grippe, cela ferait désordre. En visite aux urgences de l’hôpital La Pitié Salpêtrière à Paris vendredi 27 février, Manuel Valls et Marisol Touraine se sont auto-congratulés d’avoir réagi “avec détermination” et “au bon moment” face au pic de la maladie.

En revanche, le Premier ministre et la ministre de la Santé n’ont pas dit mot sur les économies prévues dans les budgets des hôpitaux d’ici à 2017. Depuis quelques semaines, le gouvernement dispose pourtant du plan détaillé des 10 milliards d’économies sur les dépenses de santé annoncé il y a presqu’un an.

Facture détaillée
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La SNCF pourrait supprimer 10.000 emplois en 5 ans

La réforme ferroviaire accélérera les suppressions de postes au sein de la SNCF. Au moins 10.000 équivalents temps plein pourraient disparaître sur les 150.000 emplois que compte aujourd’hui la compagnie nationale. C’est la conclusion la plus forte d’un rapport d’expertise réalisé par le cabinet Degest pour le compte du comité central d’entreprise de la SNCF, publié jeudi 26 février.

Même si la réforme ferroviaire a été votée en août 2014, les élus du comité central d’entreprise, et notamment la CGT qui le dirige, ne désarment pas. Ils ont combattu la réforme dans un premier temps en faisant grève en juin 2014. Désormais, ils comptent poursuivre la bataille en interne… Une sorte de seconde manche.

L’un des objectifs de la réforme est de stabiliser la dette du système ferroviaire, qui dérive aujourd’hui de 3 milliards d’euros par an. Pour ce faire, le groupe s’est engagé à réduire par ses propres moyens de 1,5 milliard d’euros ses coûts. Par ailleurs, l’arrêt du développement des lignes à grande vitesse, qui coûteront jusqu’à 2016 1,5 milliards d’euros du déficit annuel, permettra de réduire d’autant la dérive de la dette.

SNCF Mobilité, SNCF Réseau et la SNCF (qui coiffe les deux autres entités) sont censés chacun économiser 500 millions par an. Pour SNCF Mobilité, cela va se traduire par la perte de 10.000 postes, après avoir déjà supprimé 25.000 sur la période 2003-2013.
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