Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évalué l’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

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Grande-Bretagne : « La croissance est basée sur la dette privée »

En Grande-Bretagne, quelques jours après le succès des conservateurs aux élections, une grande partie des Britanniques peine à voir la couleur du redressement de l’économie. Cette économie, comment est-elle perçue? Réponse de Peter Urwin, professeur d’économie appliquée à l’Université de Westminster.

Haïti : F. Hollande acquittera t-il la “dette morale” de la France (17 milliards d’euros)

Quand je viendrai en Haïti [mardi 12 mai], j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons.” Cette déclaration faite par François Hollande, dimanche 10 mai, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), lors de son discours d’inauguration du Mémorial ACTe consacré à l’esclavage, a été saluée par des applaudissements.

Comme l’explique Geopolis, lors de l’indépendance d’Haïti en 1804, la France a imposé à son ancienne colonie une compensation financière de 150 millions de francs-or, l’équivalent d’une année de revenus de l’ex-colonie.

Cette somme colossale a été ramenée à 90 millions de francs-or en 1838, soit l’équivalent de 17 milliards d’euros. Et les Haïtiens ont fini de la payer en 1883.

Lorsqu’en 2010, Nicolas Sarkozy a été le premier chef d’État français à visiter l’île depuis l’indépendance, cette “rançon d’indépendance” lui a été rappelée. Et des intellectuels l’avait alors appelé à la rembourser. Il s’y était opposé.

François Hollande confirme cette position de la France et reste ferme sur son refus d’une indemnisation financière. La “seule dette qui doit être réglée” aux descendants d’esclaves est de “faire avancer l’humanité”, a-t-il déclaré. Son entourage a précisé qu’il s’agissait bien d’une “dette morale”.

« L’effondrement qui vient »

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne (co-auteur avec Genevieve Azamde et Raphael Stevens de « Comment tout peut s’effondrer »). Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.
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Les Maîtres de la monnaie

Documentaire historique non-fictif de 3h30 qui retrace les origines de la structure du pouvoir qui régit les nations du monde d’aujourd’hui. Les Maîtres de la monnaie revient aux sources de l’actuelle crise mondiale. Un discours sur la monnaie, la dette publique et l’étalon or.

Se pose aussi le problème de la tolérance à l’inflation, la question de savoir qui a le droit d’émettre la monnaie, pour le compte de qui, et du prix pour lequel ce service public est rendu…

Cela interroge également sur la hausse des bilans des banques centrales, lorsque l’on sait par exemple que la FED reverse au Trésor les intérêts que celui-ci lui paye, ce qui n’est rien d’autre que la transformation de la monnaie crédit en monnaie fiat, où la quantité de monnaie est gardée constante, en renationalisant une partie de cette masse monétaire.

L’hypertrophie monétaire conduira-t-elle à un effondrement économique?

En dépit des réserves de l’Allemagne et contre toutes les bonnes pratiques des banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) a finalement décidé d’appliquer un programme massif de rachat de dettes souveraines. Abandonnons un peu les chiffres et intéressons-nous aux principes et aux conséquences de long terme de cette décision.

Il n’y a aucune raison de penser que les pays, qui pour la grande majorité ne parviennent déjà pas à contrôler l’expansion de leur dette, y parviendront davantage demain. La question est maintenant la suivante : que se passera-t-il lorsque ces États seront en défaut de paiement ?

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Monnaies, monnaies, monnaies !

Les pièces qui trainent au fond de nos poches ne sont pas anodines. Depuis plusieurs siècles, les monnaies sont l’un des symboles de souveraineté des États, au même titre que les drapeaux ou les armées. Mais en devenant aussi des objets de spéculation en tant que tel, les monnaies semblent s’être éloignées de leur fonction sociale d’origine : l’échange.

Depuis quelques décennies, des monnaies complémentaires voient donc le jour tout autour du globe. Non pas pour concurrencer les monnaies nationale mais plutôt pour les compléter à un niveau local. Tentant, au passage, de redéfinir l’échange social qu’elles sont censées symboliser.

En janvier 2015, nos chères monnaies – euro, dollar, yen, livre sterling et bien d’autres – ont générées en moyenne 5.300 milliards de dollars de transactions par jour.

Russie : Tsipras va à Moscou pour trouver des soutiens concernant la dette grecque

Le Premier ministre grec est attendu à Moscou ce mardi soir pour une visite de 48 heures. Une visite durant laquelle Alexis Tsipras aura un entretien avec le président russe Vladimir Poutine.

Le dirigeant grec semble à la recherche de partenaires financiers susceptibles de soulager Athènes face à la charge de la dette.

Marine Le Pen et ses économistes pris au piège de la sortie de l’euro

En quête de crédibilité, Marine Le Pen s’est entourée d’un cercle restreint d’experts chargés d’élaborer un programme dont le pilier est la sortie de l’euro. Un credo qui l’empêche aujourd’hui d’élargir son électorat à droite.

Marine Le Pen en compagnie du vice-président du Front national, Florian Philippot. C’est sous l’influence de cet ancien énarque que la sortie de l’euro est devenue une formule phare du FN.

C’est un petit cercle hétéroclite qui apparaît rarement sur le devant de la scène. Au Front national, où l’économie a encore peu de spécialistes, ses membres font figure d’experts, avec leurs PowerPoint et ces argumentaires chiffrés qu’ils font remonter régulièrement à Marine Le Pen.

Il y a encore quelques années, l’immigration, l’identité, la sécurité, ce triptyque à succès de l’extrême droite, ouvraient plus sûrement aux idéologues la porte du chef. Mais depuis que la présidente du FN a poussé la mondialisation, l’Europe et la « France des oubliés » au cœur de son programme, ce petit groupe d’anciens cadres de banque, de gestionnaires d’entreprise − qui s’enorgueillit de compter en son sein un HEC et un énarque −, a pris une nouvelle importance dans un parti en quête de crédibilité.

« L’économiste en chef du FN, c’est lui », assure avec une pointe d’ironie un cadre du « Carré », le siège du FN à Nanterre, en désignant un petit homme mince et sec. Bernard Monot, 52 ans, toujours entre Paris, Bruxelles et Strasbourg où il est député européen, ne dément pas. Il est bien le chef de file du « CAP éco », ce comité d’action présidentielle chargé de l’économie et censé préparer Marine Le Pen à l’exercice du pouvoir.
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Islande : Vers la révolution du système monétaire

L’Islande est-il sur le point de révolutionner son système monétaire ? C’est ce que suggère un document récent qui remet radicalement en question le système actuel de création de « l’argent dette » par les banques commerciales. Un virage qui pourrait être historique dans le monde de la finance moderne.

L’information relayée le 31 mars aura probablement été confondue avec un gros poisson et fut tristement ignorée des mass-médias. Elle, n’en est pas moins véridique et se base sur un rapport de 113 pages commandé par le gouvernement islandais. L’étonnant document promeut ni plus ni moins une révolution du système monétaire islandais.

La proposition de réforme intitulée « A better monetary system for Iceland » (Un meilleur système monétaire pour l’Islande) recommande au gouvernement progressiste d’interdire aux banques commerciales de créer de la monnaie. Une tâche qui serait, si la proposition est adoptée, désormais confiée à la banque centrale à travers le pouvoir décisionnel du parlement.

Par ce biais, l’Islande souhaite mettre fin à un système jugé responsable d’une crise économique qui se répète par cycle encore et encore. L’île aurait ainsi essuyé 20 crises financières depuis 1875, mettant récemment le pays tout entier au bord de la faillite.
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Grèce : Le pays s’engage à rembourser le FMI le 9 avril

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international, a annoncé la nouvelle dimanche à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

La Grèce ne fera pas défaut. Le pays s’est engagé à verser les 460 millions d’euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 9 avril, a annoncé, dimanche 5 avril, Christine Lagarde, la directrice de l’institution, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

Depuis trois semaines, une rumeur laissait entendre qu’Athènes ne serait pas en mesure d’honorer l’échéance du 9 avril. Rumeur alimentée par une lettre alarmiste du Premier ministre grec à la chancelière allemande le 15 mars, prévenant que le pays pourrait ne pas honorer ses prochains remboursements.

Or, un défaut aurait des conséquences difficilement calculables, selon les économistes. La Grèce est actuellement en négociation difficile avec ses partenaires de l’Union européenne, et semble chercher d’autres appuis.
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Comment la Chine est, elle aussi, devenue dépendante à la dette

C’est la plus grande leçon à tirer des crises financières que l’économie mondiale a traversées. Les changements des bilans façonnent la performance des économies, le crédit suivant des cycles complets d’optimisme et de pessimisme.

L’économie mondiale est devenue dépendante au crédit. La Chine pourrait bien être la prochaine victime.

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Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

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Alerte aux “too big to fail” chinoises

La Chine est probablement encore le meilleur foyer de croissance mondiale. Même si l’économie ralentit, la croissance y est encore de 7 % par an. Dans le même temps, les grandes banques chinoises devancent leurs concurrents mondiaux. ICBC (Industrial and Commercial Bank of China) a maintenant trois trillions de dollars d’actifs. Et en termes de valeur de marché, ICBC et trois autres banques chinoise figurent parmi les dix premières mondiales.

Et pourtant, ces banques en expansion rapide se voient accorder un traitement spécial de la part des régulateurs internationaux, en étant exemptées des limitations sur les fonds propres auxquelles sont soumises leurs rivales occidentales “too big to fail”.

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États-Unis : Le krach des campus

Aux États-Unis, une année d’université peut coûter jusqu’à 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, des jeunes Américains s’endettent puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler.

Mais depuis la crise, le chômage frappe les jeunes diplômés et le système se grippe. Incapables de rembourser ces prêts aux taux élevés, beaucoup d’étudiants commencent leur vie déjà ruinés.

Les traders de la République

L’Agence France Trésor, située au 9e étage de Bercy, est le coffre-fort du pays. Une trentaine de traders de la République ont la lourde responsabilité d’emprunter pour la France, au meilleur taux, partout dans le monde.

Même Michel Sapin se transforme en “VRP” de l’emprunt quand il rencontre des investisseurs étrangers. Enquête sur les coulisses de la dette française.

Dettes : vivre à crédit, et pourquoi pas ?

Au sommaire

Les traders de la République. Dans les locaux du ministère des Finances, à l’agence France Trésor, une trentaine de traders de la République ont la lourde responsabilité d’emprunter pour la France, au meilleur taux, partout dans le monde. Ce jour-là, ils lèvent 7 milliards d’euros en à peine 20 minutes, à un taux excellent.

Surendettés, levez-vous ! A Tours, le Tribunal d’Instance gère les litiges du quotidien. Ici, deux fois par semaine, défilent des Français surrendettés qui viennent voir le juge pour tenter de faire effacer leurs crédits.

USA, le krach des campus. Aux États-Unis, une année à l’Université peut coûter jusque 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, les jeunes Américains s’endettent, puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler. Mais la crise est passée par là.

Complément d’enquête (France 2 – 19/03/2015)

Le dossier du plafond de la dette américaine va refaire surface

Le CBO estime que si le cadre actuel du plafonnement expire dimanche prochain, l’Etat dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre.

Le relèvement du plafond de la dette aux Etats-Unis menacera à nouveau cette année l’économie américaine. Dans un rapport publié mardi dernier, le Congressional Budget Office (CBO) estime que si le cadre actuel du plafonnement de la dette expire dimanche, le gouvernement dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre ou novembre.
Courant avril, l’Etat devrait collecter l’impôt sur les revenus des particuliers qui lui avait rapporté 230 milliards de dollars l’an dernier, auquel s’ajoutera l’impôt sur les sociétés versé mi-mars et mi-septembre qui avait rapporté plus de 100 milliards en 2014.

Grèce : Athènes face à ses créanciers

Alexis Tsipras passe un accord de coopération avec l’OCDE à Paris. L’institution internationale aidera la Grèce à renforcer son administration fiscale et à lutter contre la corruption. Au même moment à Athènes, le gouvernement grec reprenait les discussions avec le groupe de Bruxelles, ex-troïka.

La Grèce a-t-elle perdu la confiance des créanciers comme l’a déclaré Jen Weidmann, patron de la Bundesbank ?

Les fonds vautours en Afrique

Depuis des décennies, les Etats africains vivent ou plutôt survivent grâce aux prêts accordés soit par d’autres Etats, soit par les organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, Club de Paris…). Dans la pratique, ces prêts sont largement accordés contre l’accès aux ressources naturelles (énergétiques, minières…) des pays ou en contrepartie de l’octroi de grands travaux (barrages, routes,…) aux entreprises des pays créanciers. La capacité de remboursement des Etats se base sur une gestion saine des Etats et un accroissement des PNB. Malheureusement, pour un certain nombre de ces Etats, ni l’un ni l’autre ne sont au rendez-vous. Les Etats ne sont plus en mesure d’honorer leurs échéances.

C’est alors que les agences de notation dégradent les notes accordées aux Etats. Certains de leurs créanciers préfèrent brader leur créance que d’attendre un hypothétique remboursement même partiel. Selon l’adage bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Des fonds d’investissement voient dans ces Etats surendettés une opportunité et non un risque. Ces fonds d’investissement, aussi baptisés fonds vautours, rachètent à bas prix la dette des Etats africains en difficulté et au premier prétexte légal intentent une action en justice contre ces Etats pour récupérer le nominal de la dette et parfois même des intérêts en complément.

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Santé : ces coupes dans les budgets des hôpitaux qui vont faire mal

Marisol Touraine a présenté, à huis clos, les 3 milliards d’économies prévues. Quelque 860 millions proviennent de la “maîtrise de la masse salariale”, soit l’équivalent de 22.000 postes.

En pleine épidémie de grippe, cela ferait désordre. En visite aux urgences de l’hôpital La Pitié Salpêtrière à Paris vendredi 27 février, Manuel Valls et Marisol Touraine se sont auto-congratulés d’avoir réagi “avec détermination” et “au bon moment” face au pic de la maladie.

En revanche, le Premier ministre et la ministre de la Santé n’ont pas dit mot sur les économies prévues dans les budgets des hôpitaux d’ici à 2017. Depuis quelques semaines, le gouvernement dispose pourtant du plan détaillé des 10 milliards d’économies sur les dépenses de santé annoncé il y a presqu’un an.

Facture détaillée
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La SNCF pourrait supprimer 10.000 emplois en 5 ans

La réforme ferroviaire accélérera les suppressions de postes au sein de la SNCF. Au moins 10.000 équivalents temps plein pourraient disparaître sur les 150.000 emplois que compte aujourd’hui la compagnie nationale. C’est la conclusion la plus forte d’un rapport d’expertise réalisé par le cabinet Degest pour le compte du comité central d’entreprise de la SNCF, publié jeudi 26 février.

Même si la réforme ferroviaire a été votée en août 2014, les élus du comité central d’entreprise, et notamment la CGT qui le dirige, ne désarment pas. Ils ont combattu la réforme dans un premier temps en faisant grève en juin 2014. Désormais, ils comptent poursuivre la bataille en interne… Une sorte de seconde manche.

L’un des objectifs de la réforme est de stabiliser la dette du système ferroviaire, qui dérive aujourd’hui de 3 milliards d’euros par an. Pour ce faire, le groupe s’est engagé à réduire par ses propres moyens de 1,5 milliard d’euros ses coûts. Par ailleurs, l’arrêt du développement des lignes à grande vitesse, qui coûteront jusqu’à 2016 1,5 milliards d’euros du déficit annuel, permettra de réduire d’autant la dérive de la dette.

SNCF Mobilité, SNCF Réseau et la SNCF (qui coiffe les deux autres entités) sont censés chacun économiser 500 millions par an. Pour SNCF Mobilité, cela va se traduire par la perte de 10.000 postes, après avoir déjà supprimé 25.000 sur la période 2003-2013.
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Louis Schweitzer : “La dette perpetuelle, c’est mieux que de laisser crever la Grèce !”

Louis Schweitzer, commissaire général à l’Investissement, est favorable à la proposition grecque de transformer une partie de sa dette en “dette perpétuelle”. C’est à dire que le débiteur paye les intérêts, comme pour toute dette, mais ne rembourse à priori jamais le capital.

Quand une entreprise a des difficultés, les créanciers se réunissent, et ils voient à quelles conditions l’entreprise peut survivre. La dette perpétuelle, c’est toujours mieux que de laisser crever !“, déclare Louis Schweitzer.

La planète endettée à 286% de son PIB

L’endettement des gouvernements, des ménages, des entreprises et des institutions financières dans le monde augmente plus rapidement que la croissance depuis la crise financière.

C’est la conclusion de la dernière étude menée par le cabinet McKinsey Global Institute (MGI). L’étude publiée hier révèle que la dette pesait 286% du PIB mondial l’an dernier, contre 269% en 2007, rapporte l’Agence France presse (AFP). En volume, l’endettement a progressé de 57.000 milliards de dollars entre 2007 et 2014 pour frôler les 200.000 milliards de dollars. À elle seule, la dette publique a progressé de 25.000 milliards de dollars. Pour McKinsey, cette dette va continuer à croître dans de nombreux pays, au vu des fondamentaux économiques actuels.

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Jean-Claude Trichet : “Chaque Français a 700 euros de risque sur la Grèce !”

L’ancien président de la Banque centrale européenne veut croire à un accord entre la Grèce et ses partenaires. Mais pour l’instant, les négociations sont bloquées.

A Bruxelles, lundi soir, la Grèce et ses partenaires n’ont pas trouvé d’accord sur la dette du pays. Le nouveau gouvernement veut en finir avec l’austérité. Les autres pays de la zone euro, eux, demandent à la Grèce de respecter ses engagements.

Ils donnent à Athènes jusqu’à la fin de la semaine pour changer de position, et accepter une prolongation du programme en cours.

Pour Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, qui défend l’attitude de la BCE, le plus important, “c’est que la Grèce continue à être crédible aux yeux de ses partenaires, de ses amis européens“.

Grèce : Des milliers de manifestants rassemblés à Athènes en soutien à Tsipras

Au moins 15.000 personnes se sont rassemblées mercredi 11 février dans la soirée sur la place face au Parlement grec à Athènes. Ils réclamant “un souffle de dignité” pour la Grèce qui se lance au même moment à Bruxelles dans des négociations avec la zone euro pour tourner la page de l’austérité.

Roumanie : Les prêts en francs suisses n’ont pas fini de faire souffrir

Les emprunts en francs suisses et donc indexés sur l’évolution de la monnaie helvétique, n’ont pas fini de faire souffrir. En Europe de l’est, les particuliers sont nombreux à avoir été séduits avant la crise de 2008 par ces emprunts aujourd’hui empoisonnés.

Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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Irlande : “C’est la reprise” pour Christine Lagarde

Christine Lagarde est l’une des femmes les plus influentes au monde. Elle dirige le Fonds monétaire international (FMI), une institution chargée de garantir la stabilité financière dans le monde.

Clairement, le rétablissement irlandais est tout à fait extraordinaire, parce que quand vous regardez la croissance, elle est la plus haute de l’eurozone, et si vous regardez le chômage, il a baissé de presque 3%. Si vous regardez la dette, elle est en baisse. Si vous regardez le déficit, il a presque été réduit de moitié. Donc la plupart de ces chiffres sont vraiment solides et montrent la voie d’une bonne reprise.

Toutefois, le chômage dépasse toujours les 10%, et le chômage des jeunes est supérieur à 20%. Donc, on n’est pas encore au bout du chemin. Donc, bien que l’Irlande a pris un bon départ, elle doit encore continuer à travailler sur la baisse du chômage et sur la création d’emplois. Ce seront les clefs d’un réel succès de la reprise irlandaise.”

Comment la Grèce pourrait quitter la zone euro

Par Antonio Fatás

C’est un mois de janvier très important qui se profile pour la zone euro. Le 22 janvier, la BCE va se réunir et elle va soit annoncer une mesure telle que l’assouplissement quantitatif, comme beaucoup s’y attendent désormais, soit elle va décevoir les marchés en déclarant de nouveau qu’il faut attendre d’avoir des données supplémentaires et voir les effets de ce qui a déjà été fait.

Le 25 janvier, soit trois jours après, les élections en Grèce vont décider si un parti qui s’affirme fortement anti-austérité et qui propose un effacement (haircut) de sa dette publique prendra le pouvoir en zone euro.

Pas de doute que l’issue de ces deux développements va déterminer l’évolution de l’économie de la zone euro au cours des prochaines années, mais il est possible qu’elle détermine aussi le destin même de la zone euro (…).

La rumeur a commencé à se répandre dans la presse que les Allemands ne vont pas négocier avec Syriza et qu’ils sont prêts à laisser la Grèce quitter la zone euro. Nous avons déjà vu ça avant et nous en connaissons les conséquences : en 2011 et en 2012, lorsque la crainte de voir la Grèce sortir la zone euro fut à son maximum (et qu’il était alors probable que Syriza obtienne déjà une victoire aux élections), la contagion aux autres pays, en particulier à l’Italie et à l’Espagne, forcèrent les Allemands (et la BCE) à venir à la rescousse.
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Et si la déflation était une bonne nouvelle ?

Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires. Ses principaux domaines de recherche sont les crises financières, l’intégration monétaire européenne, les politiques monétaires et budgétaires ainsi que l’intégration monétaire régionale. Il intervient fréquemment comme expert auprès d’organisations internationales.

Alors que l’Insee révèle que les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en novembre, Charles Wyplosz explique pourquoi la déflation, loin d’être une mauvaise nouvelle, pourrait permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

À voir la BCE se tordre les mains de désespoir et les commentateurs prédire le pire, on ne se pose plus la question: la déflation est le pire des dangers qui nous menacent. Peut-être, mais peut-être pas.

La déflation a mauvaise réputation parce qu’elle est la conséquence de longues périodes de récession ou de non-croissance. Lorsque le chômage augmente goutte à goutte de manière inexorable, les salaires cessent d’augmenter. La consommation stagne, ou baisse. Face à un marché atone, les entreprises réduisent leurs dépenses d’équipements, n’embauchent plus ou même débauchent, ce qui renforce le climat récessionniste et, encouragées par des coûts du travail en déclin, commencent à casser les prix. Les prix des matières premières suivent la même logique. La spirale déflationniste se met en place. Un réflexe pavlovien nous amène à associer déflation et récession.

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Volez, volez petits capitaux

Les paradis fiscaux sont d’une grande utilité pour que différentes compagnies ne cessent d’engranger des bénéfices. En revanche, la population mondiale en paie le prix puisque ces impôts ne peuvent retourner en services à la société et notamment venir en aide à la dette.

Par exemple, dans les pays en voie de développement, ce sont pas moins de 160 milliards d’Euros qui évitent l’imposition annuellement. De plus en plus, les paradis fiscaux semblent causer un sérieux problème dans différentes régions du monde, surtout lorsque les dirigeants en place imposent des mesures d’austérité aux « petits » (indépendants, citoyens, petites entreprises,..) pour retrouver l’équilibre budgétaire.

Pourquoi ne pas simplement aller chercher l’argent là où est ?

Pétrole : Le prochain krach pourrait jaillir de la chute des cours

La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux États-Unis.La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 61 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 58 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi.

La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

« Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.
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Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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Réserves d’or : Marine Le Pen réclame un audit au Gouverneur de la Banque de France‏

Lettre ouverte à Monsieur Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, concernant les réserves d’or de la France.

Monsieur le Gouverneur, Au nom des Français et en ma qualité de principal chef de l’opposition, j’ai l’honneur de vous écrire, car il est de mon devoir de vous présenter une requête sur les réserves d’or de la France, relevant de l’intérêt supérieur de notre nation.

Avant même le déclenchement de la crise de 2008, le Front National avait anticipé et informé les institutions politiques de l’aggravation à venir du contexte macro-économique et géopolitique. Dans le cadre du modèle économique de plus en plus ultralibéral adopté par la France sous la pression de Bruxelles, aucun des fondamentaux économiques ne peut s’améliorer durablement. Tous les Français peuvent constater que les politiques d’austérité exigées par l’Union Européenne et la BCE et menées par le gouvernement sont un échec avéré et grave pour notre pays.

L’institution monétaire que vous dirigez a pour mission historique d’être la banque centrale dépositaire des réserves monétaires nationales et notamment des réserves d’or. Selon notre vision stratégique et souveraine, celles-ci n’appartiennent ni à l’État, ni à la Banque de France mais bien au peuple français et de surcroît servent de garantie ultime à la dette publique et à notre monnaie.g>

Dans la guerre froide monétaire qui se joue entre les pays occidentaux et les pays des BRICS, l’or reprend progressivement un rôle important. Selon le Conseil Mondial de l’Or, les réserves officielles d’or de la Chine, de l’Inde et de la Russie ont fortement augmenté entre 2007 et 2013.
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