La Californie impose à Monsanto la mention “cancérigène” sur les emballages du Roundup

L’Agence de Protection Environnementale (EPA) de Californie a annoncé officiellement son intention de préciser sur les étiquettes que le glyphosate est cancérigène. Le produit est notamment présent dans le Roundup, un célèbre herbicide utilisé dans le monde entier.

La Californie épingle le glyphosate comme cancérigène

Le glyphosate (N-(phosphonométhyl) glycine, C3H8NO5P) a souvent été vu comme un désherbant « moins mauvais » que d’autres sur un plan toxicologique. Son mode d’action passe par les feuilles, il est transporté de manière systémique dans la plante jusqu’aux racines, avant qu’il ne se fixe au sol et qu’il soit dégradé par les micro-organismes du sol.

Il est généralement décrit comme faiblement toxique pour les êtres humains et les animaux. Que le glyphosate soit plus que largement soupçonné d’être cancérigène n’est pourtant pas nouveau. En début d’année 2015, l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait trois pesticides dans la catégorie 2A – c’est-à-dire « cancérogènes probables » -, le diazinon, le malathion et le glyphosate.

Si les deux premiers sont des insecticides à l’utilisation restreinte en Europe, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde, synthétisé par Monsanto dans les années 1970 et utilisé depuis dans le désherbant Roundup, les acteurs de Monsanto défendant d’ailleurs leurs produits contre ce qu’ils appellent la « science poubelle ».

Une exposition forte au glyphosate
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Le Roundup donne naissance à de « super mauvaises herbes » !

De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de « supermicrobes » résistant aux médicaments, [un article du New York Times du 3 mai 2010 nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant « Roundup » [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles « super mauvaises herbes », extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.

De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques !

C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau !

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