Michel-Edouard Leclerc : « Je dénonce l’émergence d’un courant pro-inflation »

Le patron des hypermarchés Leclerc, leader du marché hexagonal, moque les élites qui vantent les mérites d’une hausse des prix, alors que le pouvoir d’achat des Français va se dégrader.

Vous avez récemment dénoncé les hausses de tarifs que vous présentent les fournisseurs de l’agro-alimentaire. Ils ont démenti vos chiffres. Qu’en est-il ?

Jean-René Buisson, le président de leur association, l’Ania (Association Nationale des Industries Alimentaires), n’a pas démenti mes chiffres. Il a dit que « au final, l’impact sera beaucoup plus faible ».

Nous ne sommes qu’au début des négociations. Les hausses qui nous ont été soumises, se situent bien entre 5% et 19%. Elles sont en moyenne de 8,26% dans les rayons alimentaires.

Je répète que Leclerc ne fera de la discrimination positive que sur les seuls produits d’origine agricole. Notre groupement ne s’opposera pas aux hausses de tarifs liés à des accords inter-professionnels ou à des hausses de matières premières. Mais ce sera à deux conditions : la première est qu’une clause stipule une réduction de tarifs en cas de retournement du marché ; la seconde est que cette hausse profite bien aux agriculteurs et non aux seules multinationales. Nous le vérifierons.

Pour autant, fallait-il agiter le chiffon rouge de l’inflation ?

Je veux dénoncer l’émergence d’un courant pro-inflation. Il est porté par les groupes industriels de produits de grande consommation qui réclament des hausses de tarifs. Il est aussi soutenu par les analystes qui y voient une manière de détruire de la dette et de la faire porter par les consommateurs. C’est absolument incroyable de voir combien de banques se risquent à dire qu’on « pourrait aller jusqu’à 5% d’inflation ».

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Impôts, dépenses publiques : les nouvelles propositions chocs de la commission Attali

Addendum : L’intégralité du rapport de la commission Attali disponible en cliquant ici.

Addendum vidéo : Suppression du 100 % pour les maladies graves (ALD)

Les personnes atteintes d’Affections de Longue Durée (ALD) sont 7 millions avec notamment une majorité de nos seniors. Parallèlement à cela, on offre une couverture sociale à 100 % aux clandestins l’Aide médicale d’État (AME). AME des clandestins ou ALD des FDS, il y a peut-être un choix a faire…

(Merci à Quentin)

Réactivée en février pour « accroître le potentiel de croissance », la commission remet aujourd’hui son rapport au chef de l’État. Présentées comme une « ambition pour dix ansurgences », les 25 propositions de réformes visent d’abord à répondre aux « urgences » du désendettement et de l’emploi.

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

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Sécurité sociale : La lente érosion des remboursements

Hausse du forfait hospitalier, déremboursements de médicaments, moindre remboursement des consultations médicales… Depuis quelques années, les gouvernements ont accumulé les mesures d’économies pour colmater le trou de la Sécurité sociale. Résultat, les Français ont été obligés de mettre un peu plus la main au porte-monnaie pour se soigner.

C’est à partir de 2005, véritable année de rupture, que la part des dépenses “de soins et biens médicaux“* restant à la charge des ménages a commencé à augmenter. Celle-ci est passée de 8,4 % à 9,4 % en 2009, selon la commission des comptes de la santé. Parallèlement, la part assumée par la Sécurité sociale de base, pourtant restée à peu près stable entre 1995 et 2005, a diminué : elle est passée de 77 % à 75,5 % en quatre ans. Une tendance en partie absorbée par les complémentaires santé (de 13, 2 à 13, 8 % en 2009). Mais pas totalement.

Ce phénomène devrait-il se confirmer alors que le gouvernement a dans ses cartons de nouvelles mesures pour limiter la progression des dépenses de santé à 2,5 % en 2011 ?

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Flambée des coûts de santé

La santé coûte de plus en plus cher aux ménages. Le livre blanc sur l’avenir de l’assurance maladie du cabinet de conseils Jalma en apporte une flagrante démonstration. Selon ses chiffres, les coûts directs de santé dans le budget des ménages, hors cotisations sociales à l’assurance maladie, ont augmenté de 40% à 50% en moyenne entre 2001 et 2009. Et ce n’est pas fini.

Que recouvrent ces chiffres ? L’addition des cotisations à une complémentaire et le «reste à charge» pour les ménages, c’est-à-dire une fois les remboursements des mutuelles effectués. Nul n’y échappe. Quels que soient l’âge, la profession, l’origine géographique ou le type de complémentaire choisie, le coût de la santé augmente.

20% de la population consomme 46% des dépenses de santé et en 2015, 23% de la population en consommera 53%. Les seniors vont devenir la «première population assurable». Si le système solidaire recule, ils en seront les premières victimes.

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(10.10.2009)

► Népotisme ordinaire

Jean Sarkozy, 24 ans, étudiant en deuxième année de droit en 2009, est promu à la tête de l’Établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense (CA aux alentours de 100 millions d’euros). L’EPAD se caractérise par une comptabilité particulièrement opaque et a été plusieurs fois rappelé à l’ordre par la Cour des Comptes et le Sénat. Contre-Info

► Hors automobile, la reprise reste fragile

La production industrielle a augmenté de 1,8% en France en août, un chiffre dû en grande partie à un seul secteur: l’automobile. La hausse d’août est due à un gain de 11,0% des matériels de transport, poste à l’intérieur duquel la production automobile a bondi de 18,2%. Mais l’Insee précise que ce chiffre est fragile car “la correction des variations saisonnières, toujours délicate en août, l’est particulièrement face à de fortes fluctuations de la production“. La production automobile, même en nette hausse, reste “à un niveau faible“. La production des usines automobiles est ainsi inférieure de plus d’un quart à sa moyenne de 2005. La statistique montre aussi que les biens d’équipement restent mal orientés.Les indications liées aux biens d’investissement reflètent les changements de tendance sur le cycle économique et elles ne montrent pas encore de signaux très robustes.Yahoo

► Non-respect du Smic : Auchan poursuivi par 1.600 salariés

Alors que les conventions garantissaient jusqu’en 1999 une rémunération au Smic pour 37 heures travaillées plus deux heures de pause, Auchan a «digéré» ces deux heures dans le temps de travail effectif en profitant de la complexité des dispositions liées au passage aux 35 heures. L’inspection du travail de Lille a confirmé l’infraction en 2004. Cette «tambouille machiavélique», pour laquelle d’autres enseignes de la grande distribution ont été condamnées a entraîné un manque à gagner de 3.000 à 4.000 euros pour chaque salarié concerné. Le Parisien

► Complémentaires santé : cotisations 2010 en hausse

Les mesures prévues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, visant à contenir le déficit abyssal de l’Assurance maladie, vont entraîner une hausse des cotisations des mutuelles de l’ordre de 4 à 7 % l’année prochaine .
L’augmentation du forfait hospitalier (18 € contre 16 € actuellement) et le déremboursement de certains médicaments, notamment, vont alourdir la prise en charge des complémentaires. Boursorama