Rome : la Caravane antifasciste est partie soutenir la Nouvelle Russie

[NB: ce texte a été laissé strictement en l'état par la Rédaction de Fortune.]

Le nom de notre convoi humanitaire est «  anti-fasciste ». Le groupe musical «Banda Bassotti» soutient la Nouvelle Russie.

Le 26 septembre, avec la participation du Parti communiste de Moscou, le kolkhoze Lénine a expédié le 16ème convoi transportant de l’aide humanitaire au peuple frère de la Nouvelle-Russie.

À ce jour, les communistes et leurs sympathisants, et simplement les gens qui ne sont pas indifférents à la détresse de nos frères et sœurs dans le Sud-Est de l’Ukraine ont envoyé plus de 1.500 tonnes d’aide humanitaire, y compris la nourriture, les médicaments, l’hygiène personnelle, des vêtements chauds, des chaussures, des vêtements pour enfants , l’hygiène et les soins aux nouveau-nés et les nourrissons, les livres, la papeterie, les « biens à double usage » – casques, lampes, gilets pare-balles.

Cette fois-ci, le convoi a reçu le nom de “anti-fasciste”. En plus des représentants du Parti communiste s’est joint à la caravane le groupe musical anti-fasciste bien connu en Italie (et pas seulement) «Banda Bassotti», qui a été fondé en 1987.

L’arme principale de ce groupe est la musique et la parole poétique. Les compositions sont marquées par une orientation sociale et politique, anti-fasciste et communiste et elles sont interprétées dans de nombreuses langues – italien, espagnol, anglais, japonais, basque, yiddish et russe. Le répertoire des musiciens de rock comprend même l’hymne de l’URSS et des chansons soviétiques.

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Vers un Mediapartgate : Edwy Plenel tombera-t-il pour fraude fiscale ? (Màj)

Addendum du 05/02/2014: L’Assemblée Nationale a voté le 04/02/2014, à une large majorité, “l’harmonisation des taux de TVA applicables à la presse“, appliquée jusqu’à présent unilatéralement par Médiapart, de façon illégale mais “légitime” comme l’ont souligné certains députés.

Quand Edwy Plenel dénonçait les “vieilles combines de l’État et l’argent qui corrompt” dans l’émission d’Olivier Galzi sur iTélé le 18 décembre 2013.

« La presse est au cœur du pluralisme des opinions – Ce qui est fait contre Mediapart est discriminatoire – Je suis un entrepreneur indépendant, sans subvention, sans aide publique je ne vis que de mes lecteurs – L’État est fainéant, incompétent, inconséquent – Un amendement parlementaire a effacé 4 millions de dettes du quotidien l’Humanité, ce sont de vieilles combines. »

Addendum : “Réponse” d’Edwy Plenel sur Tweeter le 03/02/2014 à 16:07:

Edwy Plenel, président de Mediapart est l’invité de l’université d’Orléans ce lundi 3 février 2014, pour un débat consacré aux mutations de la fabrique de l’information.

Fiscalité d’exception, manipulations comptables, entorse à une directive européenne, connivence gouvernementale et parlementaire pour effacer un redressement fiscal et ainsi, sous prétexte du vote d’une loi aux motivations complaisantes, mettre en place une mesure rétroactive au bénéfice d’un ami politique… Qu’en est-il de la prétendue indépendance et de la probité de Mediapart ? Fortune vous dévoile les secrets d’un scandale qui sera désormais public.

Le 17 janvier 2014, le gouvernement a annoncé vouloir modifier la loi relative aux abonnements de la presse numérique, en abaissant la TVA de 20% à 2,10%, afin d’en aligner le taux applicable à la presse en ligne sur celui des journaux papier.

Une loi rétroactive votée dans l’urgence

Une proposition de loi en ce sens a depuis lors été déposée par le groupe socialiste et adoptée à l’unanimité en commission. Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour ce texte, qui passera en séance (une seule lecture par chambre) le mardi 4 février.

Détail intéressant : ce véritable « cadeau fiscal » ne devrait pas profiter de la même manière à l’ensemble des organes de la presse numérique. A priori, trois médias en bénéficieront particulièrement, parce qu’ils font l’objet de contrôles et/ou de redressements fiscaux et que ceux-ci seront très probablement annulés par la même occasion (même si, pour le moment, seul le troisième est officiellement concerné, on voit mal, en considération de l’équité fiscale, pourquoi les deux premiers ne suivraient pas) : Indigo (éditeur de « La Lettre A », et de « Presse News »), Terra Eco et… Mediapart.

Dans une période de crise marquée par la rigueur et des augmentations d’impôts généralisées pour le commun des mortels, une telle générosité a de quoi surprendre ; d’autant qu’en prenant cette décision unilatéralement, la France agit en contradiction flagrante avec le droit communautaire européen.

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[Rémunération des] députés : pourquoi la transparence est un long chemin

(…) Comment est indemnisé un député ?

(Dessin de Miège)

Première question, qui fait l’objet de beaucoup de fantasmes et de contre-vérités : le “salaire” des députés. Il est composé de trois éléments : d’une part l’indemnité parlementaire dite “de base”, calculée en fonction des grilles des hauts fonctionnaires – elle est est de 5.514,68 euros. S’y ajoutent une indemnité de résidence destinée à leur permettre de venir à Paris, d’un montant de 3 % de l’indemnité de base, soit 165,44 euros. Enfin, un député touche une indemnité “de fonction”, égale à 25 % de l’indemnité de base plus une indemnité de résidence : 1.420,03 euros.
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[«] Sans papiers [»] : l’Aide médicale d’Etat dans le viseur

L’Aide médicale d’Etat (AME) devrait être retouchée lors du débat parlementaire sur le budget 2011, des députés de l’UMP pressant le gouvernement de restreindre ce dispositif destiné aux sans-papiers, tandis que les associations dénoncent une stigmatisation des étrangers.

Plusieurs députés ont lancé une offensive pour restreindre cette couverture médicale gratuite pour les étrangers en situation irrégulière aux faibles ressources (moins de 634 euros par mois pour une personne seule), qui bénéficie à 215.000 personnes et donne lieu, selon eux, à de coûteux abus.

(…)  l’AME permet actuellement une prise en charge à 100% du tarif de la Sécurité sociale, sans avances de frais, des soins de maladie et de maternité, ainsi que du forfait hospitalier.

(…) le monde associatif se mobilise. « L’attaque du dispositif AME, c’est faire passer des impératifs sécuritaires devant des impératifs de santé publique », a déclaré jeudi le Dr Jean-François Corty, de Médecins du Monde (MDM), lors d’une conférence de presse.

Entouré de représentants du Ciss (associations de patients) ou encore de l’ODSE (Observatoire du droit à la santé des étrangers), il a fait valoir qu’un bon accès aux soins des sans-papiers, au-delà des questions éthiques, coûtait moins à la collectivité que des soins urgents trop tardifs.

Pour les associations, l’idée selon laquelle des étrangers viendraient en France attirés par l’AME relèverait du « mythe ».

« Pourquoi voulons-nous un statut de stigmatisation pour cette population étrangère ? », s’est interrogé le président du Ciss, Christian Saout.

Alors que des chiffres parfois fantaisistes ont circulé sur le coût de l’AME, le ministère de la Santé fait état d’un coût de 540 millions d’euros en 2010.

La forte progression (+13%) enregistrée par rapport à 2009 est liée pour moitié à la hausse des effectifs, explicable en partie par la hausse du nombre de déboutés du droit d’asile ou encore du basculement vers l’AME de certains ressortissants communautaires inactifs.

De sources concordantes, le gouvernement envisage plusieurs mesures de régulation du dispositif.

Il s’agirait notamment d’exclure du champ de l’AME pour les adultes certains actes jugés « superfétatoires », comme les fécondations in vitro (FIV). Une contribution forfaitaire des bénéficiaires, déjà évoquée par Roselyne Bachelot, devrait être proposée, autour de 30 euros par an. (…)

Déjà en 2006… (Merci à Virginie)

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Le fabuleux lobbying de la finance américaine

Par Hélène Rey, professeur à la London Business School

Le lobby (vestibule, couloir) de la Chambre des Communes (Angleterre), par Liborio Prosperi, 1886

La crise économique que nous traversons a de multiples facettes. Les historiens auront fort à faire pour établir la version correcte des faits et établir les responsabilités.

Les grands déséquilibres macroéconomiques et les déficits de la balance courante américaine ont sûrement joué un rôle, tout comme la politique monétaire de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Les régulateurs se sont endormis au volant ou ont été trop complaisants face aux offensives de charme des grandes banques. Les agences de notation ont profité de la manne de Wall Street et n’ont pas fait leur travail. Certains économistes ont mis en garde contre la bulle immobilière mais d’autres ont cherché à justifier par des facteurs rationnels les accroissements faramineux des prix des maisons. Les structures des rémunérations dans les banques ont encouragé la prise de risque.

Et lorsque la crise s’est véritablement déclenchée, le cafouillage des autorités a également été dommageable. La faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, par exemple, lâchée par le Trésor américain, a contribué de façon décisive à la déstabilisation des marchés financiers. Hank Paulson, secrétaire d’Etat américain au Trésor à l’époque, tente, dans son livre de mémoires de rejeter la responsabilité de cette faillite sur le Trésor britannique. Ce dernier aurait bloqué le rachat de Lehman Brothers par Barclays à la dernière minute, en raison de craintes (sûrement justifiées !) de l’impact d’une telle acquisition sur la stabilité du système financier britannique. Les historiens trancheront.

De nombreuses questions sont maintenant soulevées sur le coût du sauvetage de la compagnie d’assurances AIG avec des milliards de dollars d’argent public. Les principaux bénéficiaires de cette opération ont été de grandes banques d’investissement, dont certaines jugées proches de l’administration américaine.

Les universitaires commencent à se pencher attentivement sur le lobbying des institutions financières aux Etats-Unis.
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Ce que les politiques peuvent cumuler

L’affaire «Boutin» a remis au centre du débat la question du cumul des mandats via la question des rémunérations du personnel politique. La pratique du cumul des mandats ne date pas d’hier. Au cours de la IIIe République, près de 30% des parlementaires cumulaient, 40% dans la IVe République jusqu’à atteindre 80 à 95% de nos jours. Quelles fonctions peut-on cumuler, jusqu’à quel point et pour quelles rémunérations?

Le cumul des mandats en France, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est une pratique assez encadrée. Même si cet encadrement est plutôt récent.

Ce que dit la loi

Jusqu’en 1985, seul l’article 23 de la Constitution, qui prévoit qu’un parlementaire ne peut être simultanément membre du gouvernement, régissait le cumul des mandats:

«Les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle.»

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La retraite tout confort des parlementaires

Cotisations très rentables, avantages variés… les députés et les sénateurs bénéficient d’un régime hors norme. Eux-mêmes trouvent qu’il y a de l’abus!

Qui dit mieux ? En moyenne, un député perçoit une pension mensuelle de 2 700 euros net, un sénateur de 4 442 euros. Officiellement aligné sur celui des fonctionnaires, le régime des parlementaires, vieux de plus d’un siècle, se révèle d’une générosité sans équivalent.

Depuis la réforme Fillon de 2003, les parlementaires doivent justifier de quarante annuités pour toucher, à partir de 60 ans, une retraite à taux plein. Ils peuvent toutefois atteindre cette durée en vingt-deux ans et demi en cotisant double (2 fois 7,85%) pendant les quinze premières années, puis 11,77% pendant cinq ans, puis 7,85% (la cotisation simple) le reste du temps.

C’est la Rolls des régimes spéciaux,” dénonce l’association Sauvegarde Retraites dans deux études très fouillées.

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67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le magazine Le Point fait paraître quatre articles sur ce sujet sensible. Nous en avons ajouté, de même source, un autre qui, en 2007, posait la question, toujours d’actualité, d’une mesure très contestée.

I – 67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy n’entend pas remettre en cause, est contesté par 67% des Français, 39% réclamant sa suppression définitive et 28% sa suspension, selon un sondage CSA * paru jeudi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Seul un quart des personnes interrogées (25%) estime qu’il faut maintenir cette mesure symbolique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, contestée de plus en plus ouvertement au sein de la majorité.

Près de neuf sondés sur dix (87%) jugent en outre qu’il faut “demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale”.

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François Fillon abandonne la taxe carbone

François Fillon a annoncé aux députés UMP l’abandon de cette taxe, qui faisait grincer des dents dans la majorité… Stop à la “course à l’échalote écologiste”?

François Fillon a annoncé ce mardi lors de la réunion des députés UMP l’abandon de la taxe carbone.

Le Premier ministre a souligné qu’elle devait se faire au niveau européen pour “ne pas plomber la compétitivité” des entreprises françaises
, selon plusieurs participants.

Selon Le Figaro de ce mardi, c’est Jean-François Copé qui aurait obtenu du président de la République le report de cette réforme, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet prochain.

Selon le quotidien, la base de l’UMP interprète cette décision comme un coup d’arrêt à la “course à l’échalote écologiste“.

Car dans les rangs de l’UMP, cette réforme faisait partie des motifs de mécontentement. Du coup, pour éviter une rébellion parlementaire, l’exécutif a décidé d’enterrer cette réforme pourtant voulue par Nicolas Sarkozy.

La taxe carbone avait été adoptée par le Parlement puis censurée par le Conseil constitutionnel à la toute fin de l’année 2009.

Le Post

Deux députés UMP veulent réduire de 20% le budget de la HALDE

Ils ont osé ! Dans le cadre des discussions budgétaires à l’Assemblée, deux députés UMP contestent le budget alloué à la HALDE, la sacro-sainte Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité des Chances, et proposent de le réduire de 20 %.

“Le train de vie de la HALDE a interpellé les députés de la majorité”, a déclaré Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône. Avec le député UMP d’Indre-et-Loire, Philippe Briand, il a relevé que le taux d’emploi à temps plein avait été augmenté de 5 % et les dépenses de personnel de 15 % entre 2008 et 2010. Pourtant, le nombre de réclamations traitées par l’organisme a diminué entre 2007 et 2008.

Par ailleurs, l’opacité règne sur les rémunérations de ses dirigeants, dont il est impossible de connaître le montant des indemnités. Les députés estiment “tout aussi légitime de s’interroger sur les 2 126 m2 de locaux pour 84 personnes dont dispose la HALDE dans le IXe arrondissement, soit près de 1,5 million d’euros de loyer pour une aussi petite structure”.

Autant de questions qui ont amené les deux parlementaires, qui sont également questeurs (c’est-à-dire en charge du Budget de l’Assemblée nationale), à réclamer une réduction de 20 % du budget alloué à la HALDE. Ils ont déposé un amendement au projet de loi de Finances en ce sens, cosigné par une dizaine de députés de la majorité.

La HALDE en question

Créée à l’initiative du Président Chirac en 2004, la Halde se définit comme une “autorité administrative indépendante”. Son rôle : traquer les discriminations. Tout citoyen peut ainsi saisir la HALDE s’il pense avoir été victime d’une discrimination liée à ses origines, sa sexualité, sa religion, un handicap…

Pour celà, elle est dotée chaque année d’un budget de plusieurs millions d’euros. En 2008, il était de 11 millions d’euros… Et ceci malgré les réserves répétées de la Cour des comptes. Lire la suite

(24.10.2009)

► Plus de 65.000 faillites en France sur les 12 derniers mois

Septembre a été le deuxième mois le plus noir pour les faillites en France avec 6.598 défaillances d’entreprises, un chiffre en hausse de 12% par rapport au même mois de 2008. Le record historique avait été atteint en mars 2009 avec 6.773 faillites. Sur les 12 derniers mois, ce sont 65.833 défaillances qui ont été recensées contre 53.197 à fin septembre 2008, soit une augmentation de 24%. Le Point

► Agriculture : un plan d’urgence “massif” annoncé sous peu

Ce sera un plan à la fois qui permettra d’aider ceux qui sont en difficulté en prenant en charge les cotisations, en prenant en charge les intérêts d’emprunt et ce sera aussi un plan tourné vers l’avenir, un plan qui montre que le gouvernement croit en sa filière agricole avec des dispositifs qui permettront d’aider à sa modernisation“. Ce ne sont “pas des rustines pour simplement passer des moments difficiles“, a encore fait valoir le Premier ministre. Les Échos

► Les députés votent une taxe exceptionnelle pour les banques

Les députés français ont voté la création d’une contribution des banques au financement de leur supervision et, contre l’avis du gouvernement, d’une taxe additionnelle de 10% des bénéfices des établissements de crédit pour la seule année 2010. L’Express

► Recul de 20% du CA trimestriel de Thomson

La baisse de l’activité est due à un faible niveau de commandes de certains clients de la division “Connect”, à la faiblesse persistante du marché de réplication de DVD et à la fermeture de l’activité téléphonie résidentielle en Amérique du Nord fin 2008, souligne Thomson. Reuters