Trou noir comptable à l’OTAN

On ne sait pas exactement où vont les milliards d’euros dont bénéficie l’OTAN, rapporte mardi De Morgen sur la base d’une enquête de la Cour des comptes néerlandaise.

Les représentants des 28 États membres de l’OTAN, dont la Belgique, ne savent pas combien d’argent public leur pays consacre à l’Alliance et comment il est utilisé. Les ambassadeurs de l’OTAN sont au courant de cette comptabilité opaque mais aucune solution ne semble sur le point d’aboutir, analyse la Cour des comptes. Les contrôleurs rendent désormais l’information publique pour imposer le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OTAN.

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Poutine annonce des achats colossaux d’avions militaires pour son armée

A l’occasion de la célébration du centenaire de son aviation militaire, le président russe a promis l’achat de 600 nouveaux avions et de 1.000 nouveaux hélicoptères d’ici 2020. Près de 100 milliards d’euros vont être dépensés dans la modernisation de l’armée de l’air.

Sukhoi T-50 Maksimov

L’heure n’est pas au réchauffement entre la Russie et l’OTAN. Par conséquent, Vladimir Poutine poursuit sa volonté de convertir ses pétrodollars en nouveaux avions de combat. Dimanche, le président russe annonçait devant les hauts gradés que le renforcement les capacités de l’armée de l’air était une « priorité clé du gouvernement » et que ce corps aura une part croissante dans les forces armées. Il a aussi réitéré son intention de dépenser quelques 100 milliards d’euros dans le programme de modernisation de l’armée de l’air, soit un cinquième du total des dépenses consacrées à la défense.

Drones et Bombardiers stratégiques

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Un tsunami s’annonce sur le budget de la Défense

La cour des comptes évalue entre 4,1 et 6,4 milliards d’euros les ressources budgétaires manquantes pour le budget de la Défense à fin 2013. Et entre 15 et 20 milliards à fin 2020. Fin 2011, elle avait déjà identifié un écart de 1,9 milliard sur la période 2009-2011 par rapport à la trajectoire de la loi de programmation militaire.

Un trou estimé entre 4,1 et 6,4 milliards à fin 2013

La cour des comptes prévoit un écart “d’au moins 4,10 milliards à fin 2013 sur la base des seuls arbitrages rendus avant mi-2012″. Notamment celle de stabiliser en volume les dépenses de la mission Défense alors que la LPM prévoyait une croissance de 1 % en volume en 2012 et 2013. Conséquences, la défense perd mécaniquement 2,11 milliards en 2012 et 2,06 milliards en 2013. Un impact limité avec les recettes exceptionnelles (2,24 milliards). Mais ”si les recettes de cession des fréquences devaient ne pas être attribuées à la défense, l’écart se creuserait davantage et atteindrait 6,4 milliards d’euros”, explique Didier Migaud.

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Après le spectre de 1929, celui de 1937

La mode est à l’équitable. Le café, le cacao, le tourisme, le sucre, la chemise de lin, le budget, le sac en chanvre, les plans de relance. La chronique économique ne peut faire exception. Après avoir évoqué, dans ces colonnes [celles du Monde], le meilleur, c’est-à-dire un scénario conjoncturel rose où la reprise se révélerait bien plus forte que prévu, il faut aujourd’hui, pour être juste et impartial, envisager le pire. A savoir une rechute.

Cette fameuse théorie du “W”, Dominique Strauss-Kahn a dit cette semaine qu’il n’y croyait pas, et seuls 7 % des économistes américains interrogés par le Wall Street Journal l’envisagent. Cela fait au moins deux bonnes raisons pour s’y intéresser de plus près.

Dans les six mois qui suivirent la faillite de Lehman Brothers, on avait beaucoup craint que se reproduise l’enchaînement fatal de 1929, marqué par quatre années ininterrompues de descente aux enfers des indices économiques. Avec la sortie officielle de récession des nations industrialisées et le rebond de la croissance dans les grands pays émergents, ce risque s’est éloigné, le pire a été évité.

Ce n’est pas pour autant que les économistes ont rangé les ouvrages consacrés à la Grande Dépression. Après y avoir trouvé des enseignements utiles pour éteindre l’incendie des subprimes, ils y cherchent désormais des pistes pour piloter au mieux la sortie de crise.

Et notamment pour faire en sorte que la levée des dispositifs budgétaire et monétaire d’exception mis en place à l’automne 2008 ne casse pas la reprise en cours, comme ce fut le cas aux Etats-Unis au milieu des années 1930.

Après le spectre de 1929, c’est maintenant celui de 1937 et de la récession Roosevelt qui hante les économistes, de Nouriel Roubini à Christina Romer, la conseillère économique du président Obama, en passant par le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King. Lire la suite

L’industrie de l’armement ne connaît pas la crise : l’exemple lyonnais

Testeur du canon de l’hélicoptère Tigre, système de navigation pour les blindés de la Bundeswehr, logiciel de détection des tirs d’armes légères, de mortiers et de roquettes pour l’armée américaine, indonésienne ou australienne, armement des sous-marins français Barracuda ou du missile balistique à têtes nucléaires M51…

Point commun de ces équipements ? Ils sont tous fabriqués à Lyon et dans sa région.

Des entreprises lyonnaises transforment le plomb en or

Le constat peut surprendre, la filière de l’armement évoquant plus Provence-Alpes-Côte-d’Azur (aéronautique, spatial), la Bretagne (chantiers navals), Midi-Pyrénées (Aerospace Valley) ou encore l’Aquitaine (aérospatial).

En réalité, selon une récente enquête, effectuée par la DGA (Délégation Générale pour l’Armement) et la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon, il y a en Rhône-Alpes plus de deux cents entreprises de défense qui participent à quelques cent vingt programmes de défense français, européens et internationaux. Sur ce secteur porteur, Rhône-Alpes se hisse même au deuxième rang national.

De petites entreprises qui ne connaissent pas la crise

“La défense est un secteur qui ne connaît pas la crise”, s’enthousiasme Guy Mathiolon, le président de la CCI de Lyon. “Les carnets de commande sont remplis, le chiffre d’affaires des entreprises locales augmente de manière quasi exponentielle… C’est simple, si l’on veut faire de l’argent, il faut être fort sur l’armement et la défense”.

Certainement l’un des meilleurs exemples : CentralpAutomatismes, une entreprise vénissianne leader européen dans les calculateurs embarqués dans les chars ou les porte-avions. 21,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007 et elle table sur 23 millions cette année. Lire la suite