A partir d’aujourd’hui, la Terre ne peut plus suivre notre consommation

C’est aujourd’hui le jour du dépassement : une triste nouvelle pour l’environnement. Cela signifie qu’à partir d’aujourd’hui, 13 août, les humains consomment plus que ce que la Terre peut fournir. Une surconsommation des ressources naturelles, qui s’aggrave.

UE : La gouvernance économique passera par la case «Traité»

Les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles pour un Sommet européen de deux jours. Devant l’insistance d’Angela Merkel, les Vingt-Sept devraient approuver une révision du Traité de Lisbonne pour instituer un mécanisme permanent de stabilisation financière

Angela Merkel a fait de la révision du Traité de Lisbonne une condition impérative à l’émergence d’une nouvelle «gouvernance économique» de la zone euro.

La chancelière allemande est à la fois désireuse de faire reposer la responsabilité d’éventuels sauvetages budgétaires sur les épaules de tous les pays dotés de la monnaie unique, et déterminée à infliger des sanctions politiques aux États membres dont l’endettement et les finances publiques déraperaient.

Les autorités de Berlin exigent pour cela l’ancrage, dans le traité européen, du mécanisme provisoire de stabilisation basé à Luxembourg et créé dans la foulée de la crise grecque, dont l’accès aux marchés financiers à hauteur de 440 milliards d’euros est garanti par les seize pays de l’Eurozone, plus la Pologne et la Suède.

L’Allemagne, soutenue par la France, veut en outre que soit examiné le principe d’une suspension des droits de vote pour les pays «défaillants». Une exigence destinée à compenser la décision des Vingt-Sept de ne pas s’engager sur la voie de sanctions financières automatiques en cas de futur dépassement des fameux critères fixés par le pacte de stabilité et de croissance. Sous pression de Paris, les ministres des Finances de l’UE ont, la semaine dernière, proposé une période probatoire de six mois durant laquelle, après avoir été alertés et contraints à une première pénalité, les États en difficulté devront prendre des mesures d’urgence pour redresser leurs comptes.

Face à cette demande, les inquiétudes des petits et moyens pays comme l’Irlande ou la République tchèque, traumatisés par l’adoption aux forceps du Traité de Lisbonne, risquent de ne pas peser très lourd. L’idée avancée, pour les rassurer, est que la prochaine modification des traités sera de nature «technique» pour éviter de recourir au référendum et pour ne pas réveiller la grogne eurosceptique manifeste à travers l’Union.

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