Chine : De l’enfant unique aux « supervieux »

A Rudong, les jeunes sont une espèce en voie de disparition. Ce district d’un peu plus d’un million d’habitants dans la province du Jiangsu (est de la Chine) a reçu le qualitatif de « super-vieux », en raison de la forte proportion de personnes âgées : 20 % de la population a plus de 65 ans.

« Le district est entré dans ce stade de son développement démo- graphique vingt ans plus tôt que les autres parties de la Chine, ce qui pousse certains experts à voir en Rudong un prélude de la Chine de deux prochaines décennies », relève l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo dans un reportage.

Car, après trois décennies d’enfants uniques (environ 60 % des familles y sont astreintes stricto sensu, les autres bénéficiant de dérogations diverses), la Chine grisonne à grande vitesse. Le vieillissement prématuré de Rudong n’est pas le fruit du hasard : le district, qui est sous la tutelle de la ville de Nantong, fut une zone pilote dans la mise en œuvre de la planification familiale dans les années 1980.

En trois ans, il parvint à réduire son taux de croissance démographique de 2 % à 0,5 % et fut distingué en 1986 par le gouvernement pour ses prouesses. Or ce passé glorieux menace de faire aujourd’hui sa ruine : Rudong voit se profiler de lourds déficits de ses fonds de pension.
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6 millions de chômeurs : L’échec de Hollande

Le nombre des chômeurs continue de progresser à une allure vertigineuse : toutes catégories confondues, on dénombrait presque 5,9 millions de demandeurs d’emploi fin 2014, soit +312.900 depuis un an et +919.000 depuis mai 2012. La clameur populaire qui vient d’Athènes fait donc forcément écho jusqu’en France : et si on changeait de politique ?

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale. La situation du marché du travail en atteste.

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale.

La situation du marché du travail en atteste. Il faut certes manier la comparaison avec précaution, car la France ne connaît pas, loin s’en faut la situation sociale désespérée dans laquelle la Grèce s’est enlisée.
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Les villes du futur : les fermes verticales (3/3)

Pour la première fois dans l’histoire, environ la moitié de la population mondiale habite dans les villes, effectif qui devrait passer à 70% d’ici 50 ans. L’approvisionnement des villes en nourriture représente un véritable défi. Les urbanistes comptent de plus en plus sur le développement de l’agriculture urbaine et sur des concepts tels que “les fermes verticales”.

Inventé au début des années 2000 par Dickson Despommier, professeur à l’université Columbia à New York, le concept de ferme verticale ne cesse de faire des émules.

Réalisé par Benoît Laborde (France 2014)

Les villes du futur : les villes intelligentes (2/3)

Londres, Paris, Shanghai… : les grandes villes historiques misent sur les dernières innovations technologiques pour accueillir toujours plus d’habitants. Jusqu’où iront-elles en matière de gestion informatisée de nos vies collectives ?

À l’heure où les ressources énergétiques traditionnelles s’amenuisent, des villes comme Hambourg ou Paris parient sur les smart grids ou réseaux intelligents, qui permettent d’analyser la consommation des foyers en temps réel et d’ajuster la production.

Optimiser les déplacements des piétons et des voitures fait également partie des priorités des grandes villes, toujours plus congestionnées. Alors que des systèmes de vélos ou de voitures électriques en libre-service sont progressivement mis en place à travers le monde, des métropoles comme Londres ont recours à la numérisation pour fluidifier le trafic.

Réalisé par Jean-Christophe Ribot (France 2014)

Les villes du futur : les nouvelles villes (1/3)

Alors qu’elles n’occupent que 2 % de la surface du globe, les villes abritent plus de 50 % de la population et représentent 75 % de la consommation énergétique mondiale.

À Songdo, première cité ubiquitaire du monde, des capteurs transmettent les données personnelles des citadins à un ordinateur central, dans le but de simplifier leur vie (une carte unique permet de payer ses achats, de pénétrer dans son immeuble, d’accéder à sa consommation énergétique et à celle de ses voisins…).

Mais si certains souhaitent ériger ces laboratoires du futur en modèle urbain, d’autres, à l’inverse, n’y voient que des vitrines technologiques sans âme, au centre d’un business juteux.

Réalisé par Frédéric Castaignède (France 2014)

Cameroun : Le retour des diplômés de la diaspora

Retour des cerveaux. Chaque année, un millier de jeunes camerounais formés à l’étranger reviennent s’installer dans leur pays d’origine. Une aventure loin d’être facile car 1/3 d’entre eux abandonnent leurs projets au bout de quelques mois, déstabilisés par un environnement des affaires trop éloigné de leurs habitudes.

Derrière le cliché de l’Allemagne travailleuse, le désir croissant de temps libre

Aujourd’hui, l’Europe semble s’accorder sur l’idée que la réduction du temps de travail serait néfaste à l’économie. L’Allemagne, leader économique de la zone euro, est souvent érigée en modèle. Pourtant, une certaine tranche de la population allemande semble vouloir s’orienter vers un autre modèle. Loin du cliché de l’Allemand travailleur, celle-ci exprime un désir croissant de faire plus de place à sa vie privée.

Gagner moins pour travailler moins

En Allemagne, 40% des employés seraient prêts à renoncer à une partie de leur salaire s’ils pouvaient en échange réduire leur journée de travail. Ce désir est particulièrement vif chez les cadres, dont le salaire est suffisant pour rêver à du temps libre. Plus de 60% se disent prêts à échanger de l’argent contre du temps. C’est ce que montre un sondage du cabinet de recrutement Rochus Mummert(1), basé sur plus de 1000 entretiens. Ce chiffre des 60% est révélateur d’une population qui commence à véritablement prendre conscience que l’argent ne fait pas le bonheur ; que le temps est tout aussi précieux, voire plus. Une prise de conscience qui correspond à une nouvelle tendance importante, et qui porte des noms: on parle de « life-work-balance », de « downshifting » et de « génération Y ».

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Bangladesh : Survivre dans le chaos

Au Bangladesh, le pays le plus peuplé de la planète, un dicton soutient que ce qui coûte le moins cher, c’est la vie. Chaque année a lieu le plus grand pèlerinage musulman du monde après celui de La Mecque, la Bishwa Ijtema, qui dure trois jours. Pour l’événement, près de six millions de fidèles affluent de tout le pays et de l’étranger. Bus, bateaux et trains sont pris d’assaut.

Les voyageurs sont partout et certains prennent des risques inconsidérés : entassés sur les toits, accrochés aux fenêtres et aux essieux… Bus, Bateaux et trains sont pris d’assaut. Une foule quasi ingérable dans un pays aux infrastructures obsolètes, mais où l’on garde toujours le sourire.

Japon : Au pays des robots

Ils remplacent les ouvriers dans les usines, les vendeurs dans les magasins. Ils tiennent même le rôle d’animateurs de maisons de retraite. Les robots ont envahi la vie quotidienne des Japonais.

Confronté à la décroissance démographique, l’archipel a fait le choix du robot. Rencontre avec les plus célèbres concepteurs du pays et de leurs créatures venues du futur.

Monde urbain : les projections 2014 de l’ONU

Tous les deux ans depuis 1988, la Division de la Population de l’ONU (Organisation des Nations unies) publie des projections relatives à l’évolution des populations urbaines et rurales. Depuis 2008, la population mondiale serait majoritairement urbaine. Cette proportion est estimée à 54 % en 2014 et projetée à 66 % en 2050. Les tendances repérées dans les précédentes livraisons de l’exercice se confirment, en s’amplifiant. Dans cette édition, pour la première fois, les experts ont produit des estimations et projections de population pour toutes les agglomérations de plus de 300 000 habitants.

De 2014 à 2050, la combinaison de la croissance démographique mondiale et du processus d’urbanisation devrait conduire à une augmentation de 2,5 milliards d’urbains. 90 % de cette croissance démographique urbaine serait concentrée en Asie et en Afrique, tout particulièrement en Inde, en Chine et au Nigeria. Ces trois seuls pays compteront pour 37 % de l’augmentation projetée. En 2050, l’Inde pourrait compter 404 millions d’urbains en plus, la Chine 292 millions, le Nigéria 212 millions. C’est dire, une nouvelle fois, l’ampleur des défis, en termes d’infrastructures, de logements, d’énergie mais aussi de services sanitaires et éducatifs.

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Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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Iran : La réforme du service militaire pourrait augmenter la natalité.

Le 30 septembre dernier, le général de brigade Moussa Kamali, responsable iranien pour la conscription, a annoncé que le service militaire obligatoire serait allongé de 21 à 24 mois.

Le service militaire a constitué un point de discorde entre les jeunes et l’État depuis plus de 30 ans, et ce même de puis la révolution de 1979. Tous les jeunes iraniens doivent se présenter pour le service militaires dès l’âge de 18 ans. Les étudiants bénéficient toutefois d’une exemption temporaire, tandis que les autres ne peuvent compter que sur une exemption pour raison médicale ou s’ils ont en charge leurs parents âgés.

Selon les statistiques, il y a chaque année environ 2 million de diplômés universitaires en Iran. A moins qu’ils bénéficient d’une exemption temporaire ou permanente, il doivent se présenter dans un centre du service militaire l’année suivant l’obtention de leur diplôme. Ne pas le faire revient à rallonger son service de 3 à 6 mois.

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Japon : Le vieillissement démographique étouffe l’entrepreneuriat

Le Japon connaissait une croissance particulièrement rapide au cours des années soixante-dix et quatre-vingt, mais il connaissait sur la même période le gonflement de bulles spéculatives. Lorsque celles-ci éclatèrent, l’économie nippone bascula dans une longue stagnation. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce ralentissement de la croissance japonaise.

L’une d’entre elles est que le Japon manque d’entrepreneurs et que, contrairement aux États-Unis, il a échoué à développer un secteur des nouvelles technologies dynamique. Le Japon se caractérise en effet par la plus faible propension d’entrepreneurs parmi les pays développés. Selon les théories dominantes, l’entrepreneuriat joue pourtant un rôle essentiel dans la croissance économique.

Sans création de nouvelles entreprises, il est difficile d’imaginer comment les technologies radicales pourraient se diffuser et bouleverser l’environnement économique. Les entreprises en place peuvent certes moderniser leurs produits et techniques de production, mais les innovations radicales tendent à être associées avec l’entrepreneuriat et l’émergence de nouvelles entreprises.

Pourtant, le manque d’entrepreneurs dont souffre le Japon ne semble pas s’expliquer par un manque d’investissement technologique. En effet, ses dépenses en recherche-développement représentent à 3 % de son PIB, soit à un niveau supérieur à celui des autres pays développés.
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Nourrir à tout prix

Serons-nous capables de nourrir les 9 milliards d’individus qui peupleront la planète en 2050 ? Du Niger à l’Inde en passant par les États-Unis, un état des lieux scrupuleux des nouvelles logiques à l’œuvre dans l’aide alimentaire, et une étude des options qui se dessinent pour l’avenir du monde agricole.

Réalisé par Yves Billy et Sylvain Roumette

Maghreb/France : Le choc des cultures

Ancien étudiant des beaux-arts et passionné de bio-mécanique et musculation, Frédéric Delavier est l’auteur du best-seller mondial “Guide des mouvements de musculation”, aujourd’hui dans sa cinquième édition et devenu un ouvrage de référence en morpho-anatomie.

Frédéric Delavier tente d’expliquer les causes des différences comportementales entre maghrébins et ouest européens et compare l’agressivité, la délinquance et le statut de la femme.

Chine : Près de 5 millions de personnes meurent chaque année de “maladies de civilisation”

Le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires liés à son développement économique et coûtant des dizaines de milliards de dollars chaque année.
La pollution, l’obésité, le tabagisme et les accidents, en majorité liés à la circulation, tuent plus de 4,7 millions de Chinois chaque année et coûtent des dizaines de milliards de dollars chaque année, selon une étude publiée dans The Lancet.Espérance de vie Le Dr Jeffrey Koplan, de l’Université Emory à Atlanta, et ses collègues relèvent que la Chine a fait “des progrès remarquables dans le contrôle des maladies infectieuses et dans la santé maternelle et infantiles” et réussi à faire passer la durée de vie moyenne des Chinois d’environ 40 ans en 1950 à 76 ans en 2011.

Mais dans le même temps, le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires, liés à son développement économique rapide et à l’adoption par sa population d’un mode vie se rapprochant de celui des pays développés.

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Inde : Le rêve d’une croissance à la chinoise

Ces dernières années, la Chine et l’inde ont toutes deux émergé en tant que superpuissances économiques mondiales, la Chine occupant toutefois la première place. Mais à l’heure où ralentit la croissance chinoise, et où la nécessité de réforme structurelle s’y fait de plus en plus pressante, les efforts du nouveau Premier ministre indien Narendra Modi en matière de réforme économique peuvent-ils lui permettre d’espérer voir l’Inde rattraper la Chine ?

Depuis les années 1980, la Chine connaît une croissance économique sans précédent, alimentée par une abondante main-d’œuvre à bas coût, de forts taux d’épargne et d’investissement, d’importantes réformes du marché, des politiques axées sur l’extérieur, ainsi que par une prudente gestion macroéconomique. Ses dirigeants aspirent désormais au statut de pays à revenu élevé, en développant pour cela des industries plus abouties sur le plan technologique.

Les performances économiques de l’Inde se sont révélées moins spectaculaires. La croissance économique a commencé à fortement s’accélérer au début des années 1990, grâce à la libéralisation du commerce et à d’autres réformes économiques. Ces réformes se sont par la suite relâchées, les déficits du budget et de la balance courante ont explosé, et la croissance annuelle du PIB est retombée aux alentours de 4 à 5%.

Conséquence, la Chine a pris de l’avance, son revenu par habitant ayant atteint 11 850 $ l’an dernier – soit plus que le double des 5.350 $ de l’Inde. La question se pose désormais de savoir si les efforts de Modi en direction d’une plus forte croissance permettront ou non de réduire cet écart de revenu au cours des prochaines décennies.

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Nouvelle menace sur la 3ème RPIMa

Le 3e RPIMa est installé à Carcassonne depuis 1962. La présence du 3e RPIMa dépasse le seul cadre économique. Il s’agit de plus de 50 ans de symbiose sociale et sociétale. Le « 3″ fait partie de l’ADN du pays carcassonnais.

Le « 3″, serait également programmé pour partir en Afrique (Tchad ? ) à la rentrée prochaine. Une question s’impose : l’Etat peut-il envoyer des troupes à l’étranger en leur disant que leur unité sera dissoute. Avec quel moral, quelle motivation, ces soldats pourraient-ils accomplir leur mission ? 

Par STÉPHANE GAUDIN 


Nouvelle menace sur le 3e RPIMa, le Maire de… par TVcarcassonne

Motion pour le maintien du régiment du 3e RPIMa

Certaines informations laissent penser que l’avenir du 3ème RPIMa n’est pas définitivement fixé et que sa dissolution serait toujours à l’ordre du jour.

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