Inde : Le rêve d’une croissance à la chinoise

Ces dernières années, la Chine et l’inde ont toutes deux émergé en tant que superpuissances économiques mondiales, la Chine occupant toutefois la première place. Mais à l’heure où ralentit la croissance chinoise, et où la nécessité de réforme structurelle s’y fait de plus en plus pressante, les efforts du nouveau Premier ministre indien Narendra Modi en matière de réforme économique peuvent-ils lui permettre d’espérer voir l’Inde rattraper la Chine ?

Depuis les années 1980, la Chine connaît une croissance économique sans précédent, alimentée par une abondante main-d’œuvre à bas coût, de forts taux d’épargne et d’investissement, d’importantes réformes du marché, des politiques axées sur l’extérieur, ainsi que par une prudente gestion macroéconomique. Ses dirigeants aspirent désormais au statut de pays à revenu élevé, en développant pour cela des industries plus abouties sur le plan technologique.

Les performances économiques de l’Inde se sont révélées moins spectaculaires. La croissance économique a commencé à fortement s’accélérer au début des années 1990, grâce à la libéralisation du commerce et à d’autres réformes économiques. Ces réformes se sont par la suite relâchées, les déficits du budget et de la balance courante ont explosé, et la croissance annuelle du PIB est retombée aux alentours de 4 à 5%.

Conséquence, la Chine a pris de l’avance, son revenu par habitant ayant atteint 11 850 $ l’an dernier – soit plus que le double des 5.350 $ de l’Inde. La question se pose désormais de savoir si les efforts de Modi en direction d’une plus forte croissance permettront ou non de réduire cet écart de revenu au cours des prochaines décennies.

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Nouvelle menace sur la 3ème RPIMa

Le 3e RPIMa est installé à Carcassonne depuis 1962. La présence du 3e RPIMa dépasse le seul cadre économique. Il s’agit de plus de 50 ans de symbiose sociale et sociétale. Le « 3″ fait partie de l’ADN du pays carcassonnais.

Le « 3″, serait également programmé pour partir en Afrique (Tchad ? ) à la rentrée prochaine. Une question s’impose : l’Etat peut-il envoyer des troupes à l’étranger en leur disant que leur unité sera dissoute. Avec quel moral, quelle motivation, ces soldats pourraient-ils accomplir leur mission ? 

Par STÉPHANE GAUDIN 


Nouvelle menace sur le 3e RPIMa, le Maire de… par TVcarcassonne

Motion pour le maintien du régiment du 3e RPIMa

Certaines informations laissent penser que l’avenir du 3ème RPIMa n’est pas définitivement fixé et que sa dissolution serait toujours à l’ordre du jour.

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Asie : La malédiction de naître fille

Il manquerait en Asie plus de cent millions de petites filles, qu’on n’a pas laissées naître ou pas laissées vivre. C’est la conséquence tragique de plusieurs siècles d’infanticides de bébés filles, auxquels s’ajoutent aujourd’hui des millions d’avortements sélectifs rendus possibles par la généralisation de l’échographie.

Elle est belle; elle était faite pour mourir“; “la femme indienne peut juste se taire, ou mourir“. 6 millions de petites filles disparaissent ainsi chaque année en Inde, quand des “bachelor villages” ne sont habités que par des hommes…

Au Pakistan, comme en Inde et en Chine, le taux de mortalité des petites filles avant 5 ans est deux fois supérieur à celui des garçons. Sous alimentées, maltraitées, souvent abandonnées, la plupart meurent sans laisser de traces.

(Merci à Tilak)

Les villes géantes vampirisent-elles la planète ? (audio)

Les Nations Unies définissent les “megacities” comme étant des villes géantes de plus de 10 millions d’habitants. Ces megapoles présentent des spécificités précises en terme de développement urbain, d’architecture, d’environnement et de gestion. Celles-ci modèlent elles l’ensemble du monde ?

Invité(s) :
- Denise Pumain, géographe, Professeur à Université Paris 1
- Dominique Lorrain, directeur de recherche au CNRS

France Culture – Planète Terre (18/06/14)

Megapole et métropole économique de Sao Paulo

Chine : Le combat isolé d’un médecin contre la corruption

Vous faire acheter un pacemaker dont vous n’avez nul besoin ou vous hospitaliser pour un simple mal de gorge: une femme médecin dénonce, seule contre ses confrères, les abus du système médical chinois gangrené par une corruption endémique au point de susciter une vague de violences de la part de patients révoltés.

Mme Lan Yuefeng, ancien médecin-chef spécialisée en échographie, a fait scandale lorsqu’elle a publiquement accusé l’hôpital où elle exerçait d’abuser délibérément les malades en leur prescrivant trop de médicaments et des traitements inutiles.

Les abus des hôpitaux suscitent l’indignation du public, mais la plupart des patients se laissent persuader par les médecins d’accepter toutes les prescriptions, raconte Mme Lan. Pour les convaincre, le personnel médical leur pose la question redoutable: “Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, l’argent ou la vie‘”

Placée d’office en congé sans solde il y a deux ans, elle a néanmoins continué de se rendre dans cet hôpital de la ville sichuanaise de Mianyang (sud-ouest) -ce qui lui a valu dans les médias locaux le surnom de “médecin de couloir“.

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La fin du travail, la faim de travail

La vraie crise, pour Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, n’est pas à chercher dans les chiffres mais dans l’intensification, au-delà du supportable, du travail des actifs. Un travail de plus en plus «productif», vidé de son sens.

C’est un titre, à vrai dire, un peu sibyllin: «Le travail invisible», enquête sur une disparition. Le livre de Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, est pourtant une plongée passionnante dans les rouages de la crise. Une crise imputable aux excès de la finance, certes. Mais qui, en réalité, nous confronte surtout à nos vains espoirs et vraies contradictions.

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J-M Jancovici : « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? »

Présentation de Jean-Marc Jancovici donnée au début de l’année 2012 à l’ENS devant un parterre d’ingénieurs. Le conférencier met à plat  les innombrables relations qui font dépendre le niveau de vie des sociétés développées de la disponibilité d’une énergie abondante.

L’abondance énergétique croissante a radicalement modifié notre mode de vie depuis le début de la révolution industrielle. Cette évolution, essentiellement basée sur le déploiement des énergies fossiles, se heurte désormais à deux limites croissantes: celle de la disponibilité des ressources fossiles, et celle du changement climatique.

L’énergéticien recourt notamment à l’équation de Kaya qui modélise en une simple règle de 3 les facteurs déterminants de la pérennité de notre civilisation. Il établit également de manière très claire la notion du rendement des différentes filières de production d’énergie.

7 milliards sur Terre

“Sept milliards d’humains sur la Terre : comment tous se nourrir sans détruire la planète ?” La question est ample, mais Guy Lagache s’en empare avec un réel souci pédagogique. Pour comprendre pourquoi ce que nous mangeons ici a des répercussions à l’autre extrémité du globe, le journaliste se plonge dans l’arrière-cuisine d’une alimentation mondialisée et parfois industrialisée à outrance.

Salut les Amish

Immersion dans une famille amish traditionnelle, composée d’un couple marié depuis onze ans et de leurs quatre enfants. Malgré le risque d’être excommuniés, ils acceptent d’être filmés et de partager leur mode de vie simple et humble, leurs valeurs et leurs activités guidées par leurs croyances. Ils vivent sans électricité, donc sans télévision, radio ou Internet. Ils ne peuvent pas conduire de voiture, mais se déplacent en buggy, et ils n’utilisent aucune contraception. D’ailleurs, la mère, âgée de 32 ans, attend son cinquième enfant. En tant que femme, son rôle est de s’occuper de sa famille et de la maison et d’obéir à son mari, David.

« Moins nombreux, plus heureux » : L’urgence écologique de repenser la démographie

Malthus était un écologiste avant la lettre. A la fin du XIXe siècle il mettait en évidence une constante historique: la population humaine avait tendance à augmenter plus vite que les ressources pour la nourrir. La littérature récente a pourtant choisi de ne parler presque exclusivement que d’agriculture : « Nourrir l’humanité », « Entre faim de terres et appétit d’espace », « La fin des terres, comment mangerons-nous demain », « Et si l’agriculture sauvait l’Afrique ? », « Vers l’autonomie alimentaire », etc. Certains pensent même qu’il nous faut oublier Malthus tellement son analyse est dénigrée.

Livre collectif, coordinateur Michel Sourrouille – Éditions Sang de la Terre, 178 pages

Dans le contexte de la littérature francophone, il est donc courageux d’aborder l’autre tenant de la relation population/alimentation, à savoir la maîtrise de notre croissance naturelle et migratoire. C’est ce qu’ont fait treize personnes dans ce livre collectif « Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie) ».

Leur constat est simple: une population moins nombreuse faciliterait l’organisation sociale, le partage de l’espace, et donc l’émergence possible de relations apaisées entre humains et avec la nature. Ils ont aussi considéré que nous n’avons pas le choix, la crise à la fois socio-économique et écologique nous impose de réguler l’augmentation de la population. Il leur semble intenable que l’espèce humaine augmente de un milliard de personnes tous les douze ans environ sur une petite planète dont nous avons déjà dépassé les limites.

Voici une première approche de ce livre, en espérant que cela vous donnera envie de le lire.

1/2) présentation synthétique du livre

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« 2014 L’âge des Low tech »

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage “Quel futur pour les métaux ?”, paru en 2010.

Face aux signaux alarmants de la crise globale, croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

(Éditions du Seuil, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 euros)

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ».

Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

On ne peut bétonner ad vitam aeternam, et le dynamisme envié de pays comme Dubaï ou Singapour n’est évidemment et heureusement pas reproductible. Il ne reste que l’option, très rationnelle, d’appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne.

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Marc Faber prédit une nouvelle crise

Rencontré à Tokyo, le financier suisse présente à Bilan son diagnostic sur les économies japonaise et mondiale. Pour lui, les marchés ne sont actuellement pas très sains.

Célèbre pour sa lettre financière mensuelle intitulée Gloom, Boom & Doom Report, Marc Faber avait prédit le krach boursier de 1987, la chute des actions japonaises deux années plus tard et la crise des subprimes. Bilan a profité de sa venue à Tokyo, où il participait à une séance du conseil d’administration d’Indochina Capital, afin de l’interroger sur sa vision des économies japonaise et mondiale.

L’an dernier, le premier ministre japonais Shinzo Abe a lancé son programme économique baptisé Abenomics. L’assouplissement monétaire et la politique de relance fiscale ont été facilement implémentés, mais les réformes structurelles sont maigres. Pensez-vous que Shinzo Abe soit capable de réformer le Japon ?

C’est une grande question de savoir dans quelle mesure un gouvernement peut changer une société. Que peut-on modifier au Japon ? La population est vieillissante, les infrastructures ont en grande partie été réalisées. Pour moi, la seule réforme qui pourrait être entreprise ici serait de botter les fesses des Japonais pour qu’ils deviennent plus entreprenants.
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Le dessous des cartes : Les terres arables (Vidéo)

Partie 1/2 : Compétition pour les terres arables

L’acquisition de terres cultivables par des investisseurs étrangers est un phénomène qui connaît aujourd’hui une ampleur sans précédent. Le Dessous des Cartes consacre deux numéros au commerce des terres arables et s’intéresse, dans ce premier volet, aux facteurs qui ont relancé la quête mondiale de terres agricoles, ainsi qu’aux acteurs de ce marché.

Partie 2/2 : Un marché pas comme les autres

Dans ce second numéro consacré à la vente et la location de terres arables à grande échelle, Le Dessous des Cartes s’intéresse aux facteurs d’instabilité induits par cette compétition autour du foncier agricole et aux bénéfices qui peuvent en découler, et fait le point sur les investissements chinois en Afrique.
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Guerres de la faim en 2050

Pourra-t-on produire suffisamment de nourriture pour nourrir une population humaine qui dépassera les 9 milliards d’habitants dans 30 ans? L’USAID (U.S. Agency for International Development)  en doute.

Dans trois décennies, la pénurie de nourriture pourrait conduire à des révoltes et plus encore des guerres de la faim pour mettre la main sur les ressources alimentaires. Et ce n’est pas de la science-fiction et une nouvelle version du film Soleil Vert, mais une prévision très sérieuse de l’agence fédérale américaine pour le développement international, USAID.

Il se pourrait fort bien qu’en 2050 il n’y ait tout simplement plus assez de terres cultivables, d’eau et d’énergie pour nourrir les 9,6 milliards d’habitants que devrait compter la terre à ce moment là contre 7 milliards aujourd’hui.

Techniquement, les agriculteurs produisent aujourd’hui suffisamment de nourriture pour alimenter tout le monde. Pourtant, presque un milliard de personnes sur la planète ont faim, la plupart du temps (en-dehors des guerres) parce que la nourriture est trop chère ou qu’elle n’est pas disponible au bon endroit. Ce chiffre pourrait empirer de façon dramatique.

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Dans les entrailles de Monsanto

Le groupe inonde le continent américain de ses OGM. Mais pour la première fois, l’an prochain, les agriculteurs pourront replanter son soja sans lui payer de royalties. Parce que ses brevets expirent, Monsanto se trouve ainsi confronté aux mêmes défis que les groupes pharmaceutiques avec les médicaments génériques.

Robb Fraley a la chaleur des hommes du Midwest. Fils de fermier, il a passé l’essentiel de sa vie entre le Mississippi et l’Ohio, ces deux fleuves qui irriguent les grandes plaines agricoles d’Amérique. L’absence de cravate et la cordialité du déjeuner organisé avec une poignée de journalistes, la semaine dernière à Saint-Louis (Missouri), ne doivent, toutefois, pas tromper : Robb Fraley est un homme puissant, qui suscite autant d’admiration que de haine. Pour certains, c’est un grand scientifique ayant modernisé le monde agricole comme peu de personnes avant lui. Pour d’autres, c’est un Frankenstein, le premier à avoir modifié l’ADN d’une plante au nom de Monsanto, il y a une vingtaine d’années. « Nous avons beaucoup travaillé auprès des fermiers, mais nous n’avons pas assez communiqué auprès des consommateurs », reconnaît celui qui est devenu depuis vice-président du groupe, chargé des développements technologiques.

La bataille de l’image est d’autant plus cruciale que Monsanto arrive à saturation sur ses marchés phares – l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud – et que ses principaux brevets (soja et maïs) sont en voie d’expiration. Si Monsanto veut poursuivre sa croissance, il lui faut donc lancer de nouveaux produits et convaincre des pays d’accepter la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM), au-delà de la trentaine qui la pratiquent déjà (Brésil, Chine, Inde, Afrique du Sud, Espagne, Canada, etc.).

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Grèce : Diplômes accélérés pour étudiants acceptant l’austérité

La troïka composée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International envisage de donner la possibilité d’obtenir leur diplôme en seulement un an pour les étudiants grecs motivés qui accepteront de s’engager pour les réformes de marché et l’amélioration de la compétitivité de la Grèce, rapporte le journal grec Eleutherotypia.

Des membres du gouvernement grec ont indiqué que la troïka a établi un lien entre le rythme hésitant avec lequel les réformes sont adoptées, et le manque d’étudiants « politiquement fiables » qui acceptent la nécessité de l’austérité en Grèce et l’adoption des réformes y relatives.

La troïka explique que  la nouvelle ère exige un nouveau type d’étudiants « politiquement fiables », qui pourraient suivre un cursus universitaire raccourci pour éviter qu’ils ne se radicalisent.

Les étudiants intéressés par cette formule devront signer une lettre d’engagement personnel, qui leur ouvrira la voie à ce cursus accéléré. « Créer un cadre pour que des diplômés soient équipés avec un outillage politique et économique adéquat serait très utile pour les investisseurs intéressés par le programme de privatisations du pays », a déclaré un membre du gouvernement.

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Irlande : Un “succès” de l’austérité que la population paye cash

L’Irlande est le premier pays de la zone euro à être sorti du plan d’aide de la troïka. Le 7 janvier, le pays revient sur les marchés financiers et emprunte à bas prix. La reprise est là: le taux de chômage est en décembre 2013 à 12,1% pour 14,7% un an auparavant. Le ministère des Finances se félicite du taux de croissance de l’économie (2% attendu en 2014). L’Europe se réjouit de ce succès. Mais est-ce vraiment un succès ?

En Irlande, les habitants ont vu leur vie et leur avenir complètement ravagés par l’austérité. Et malgré le retour de l’Irlande sur les marchés, eux ne voient pas leur vie s’améliorer.

Comment l’Irlande en est-elle arrivée là ?

Dans les années 90 et 2000, l’Irlande était une nation prospère, essentiellement portée par le secteur de la construction. Des chantiers fleurissaient un peu partout. Et les Irlandais étaient nombreux à emprunter, parfois plusieurs fois. Les banques suivaient. Les prix de l’immobilier atteignaient des sommets. Mais en 2007-2008, la bulle immobilière explose. Les prix chutent et emportent avec eux les banques, achevées par la crise financière mondiale.

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Portugal : L’exode

Par Cristina Semblano enseignante en économie portugaise à l’université de Paris–IV Sorbonne.

On était loin d’imaginer qu’une saignée équivalente à celle de la décennie 60, qui a vu le grand exode des Portugais vers l’Europe, pourrait se reproduire. Les chiffres forcément approximatifs pointent des flux semblables, voire supérieurs, à ceux de cette époque. C’est le cas de l’année 2012 où les sorties au rythme moyen de 10.000 par mois pour une population d’environ 10,5 millions d’habitants ont dépassé celles de l’année 1966.

Dans les années 60, les Portugais fuyaient la misère, la dictature et la guerre coloniale. Aujourd’hui, à cinquante années de distance et une révolution étant passée par là, que fuient-ils ces Portugais de tous âges, de toutes qualifications, qui partent seuls ou en famille, par milliers |1| ? Ils fuient le chômage, l’absence de perspectives, la promesse de misère ou de non-vie d’un pays soumis à la dictature de la troïka.

On sait que des flux importants atteignent d’autres pays sous l’empire direct ou indirect de la troïka, mais le Portugal est à coup sûr le seul où un gouvernement appelle de façon éhontée ses concitoyens à émigrer. Et qui se réjouit de la baisse toute relative du chômage que la débandade de cette population est en train de provoquer, la mettant sur le compte de la réussite d’une politique qui met le pays à sac et paupérise encore davantage la population de l’un des États les plus pauvres et les plus inégalitaires de l’UE.

L’émigration portugaise n’est pas un phénomène nouveau et elle était difficilement évitable dans un pays que l’entrée dans la zone euro a condamné à une quasi-stagnation économique. Mais elle est devenue plus importante après la crise, à la faveur d’un taux de chômage qui n’a cessé d’augmenter et se situe, pour les jeunes, sur la trajectoire des 40%.

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Population Zéro – Un monde sans homme (Fin du monde) [Rediff]

Le scénario est simple et original :

Si l’homme disparaissait, que resterait-il de son passage sur terre ?

Comment la nature reprendrait-elle le dessus ?

Notre pollution arriverait-elle à être éliminée (déchets, radioactivité, etc.) ?

Ceci n’est qu’une fiction mais elle permet vraiment d’ouvrir les yeux sur notre place de prédateur sur terre. Nous accaparons tout l’espace et toutes les ressources de notre planète.