Le monde en 2030… selon la CIA (Màj)

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde.

Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).
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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Intégrisme économique : La grande illusion

Une tentative de remise en cause du modèle idéologique dominant de croissance.

Mauvaise nouvelle : le Père Noël n’existe pas. Et puisqu’on en est aux vérités qui fâchent : la croissance ne repartira pas. A l’origine de cette annonce à contre-courant des promesses officielles : Olivier Berruyer. Un spécialiste des chiffres et des risques, actuaire de son état – autrement dit expert en risque financier – créateur d’un blog économique, les-crises.fr – totalisant 200 000 visiteurs mensuels et auteur de deux livres sur les crises et leurs origines qui, il y a quelques années, entreprend une vaste démarche de recherche sur la base d’un désir impérieux. “Comprendre ce qui s’était passé” – en 2008 et avant cela, en 1971 et en 1929.

Rapidement, il en retire une certitude : les mécanismes menant aux crises économiques tout comme ceux permettant leur résolution ne tiennent ni du hasard, ni du miracle. Uniquement d’une accumulation de faits. Ceux-là mêmes qu’il a passé près de deux ans à amasser dans les bases de données économiques mondiales – celle de la BCE, de la Fed, de la Banque mondiale… – avant de les réunir dans ce qu’il appelle “une photographie d’ensemble”.

…“Les décideurs envisagent systématiquement les questions économiques selon un angle mathématique, explique-t-il. Avec la conviction qu’elles sont régies par des vérités absolues.” Résultat : les modèles économiques reposent sur des hypothèses de base erronées, parmi lesquelles celles voulant que les marchés soient efficients, que leurs acteurs disposent tous des mêmes informations, soient intègres…

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États-Unis : Plus d’un tiers des comtés sont en train de mourir

Washington (Associated Press) – Un nombre record de comtés américains – plus de 1 sur 3 – sont en train de mourir, frappés par le vieillissement de la population et des économies locales affaiblies qui poussent les jeunes adultes à chercher des emplois et bâtir une famille ailleurs.

Detroit, Michigan

Les évaluations du nouveau recensement de 2012, publiées jeudi, soulignent que la population se déplace, pendant que les États-Unis se heurtent à la croissance la plus molle depuis la Grande Dépression.

Les résultats reflètent également l’importance économique croissante de résidents d’origine étrangère, alors les États-Unis réfléchissent à une refonte d’une importante loi fédérale de 1965 sur l’immigration. Sans les nouveaux immigrants, de nombreuses agglomérations comme New York, Chicago, Detroit, Pittsburgh et Saint-Louis auraient affiché une évolution démographique nulle ou négative l’année dernière.

« Les immigrants sont des innovateurs, des entrepreneurs, ils font bouger les choses. Ils créent des emplois », a déclaré le gouverneur du Michigan Rick Snyder, un républicain, lors d’une conférence sur l’immigration dans son État, la semaine dernière. Affirmant que le Michigan devrait être une destination de choix pour les immigrants légaux, afin de dynamiser Detroit et d’autres zones en difficulté, Snyder a lancé un appel : « S’il vous plaît, venez. »
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Crise alimentaire : Les affamés dans le monde seraient 2 milliards

Par Frédéric Dévé, agro-économiste et consultant indépendant. Il a aussi publié cet article sur Agte

Selon les estimations de la FAO, le monde compterait environ 870 millions de personnes sous-alimentées. Ce chiffre découle, non d’un recensement, mais d’une méthodologie selon certaines hypothèses de calcul. En 2012, la FAO dans son rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire 2012 a revu ces hypothèses dans un sens plus réaliste. Ce qui conduit à estimer le nombre de personnes sous-alimentées à… environ deux milliards.

La méthodologie aboutit à estimer que la sous-alimentation chronique touche encore 870 millions de personnes dans le monde. Et pourtant… une observation importante mérite d’être faite. La méthodologie d’estimation du rapport 2012 a en effet été ajustée, et parmi les innovations s’en trouve une qui peut questionner drastiquement les chiffres retenus et diffusés, concernant l’objectif du millénaire N°1.

Si l’on applique l’hypothèse d’une activité « normale », le chiffre des personnes affectées par la sous-alimentation passe à 1,5 milliards de personnes. Si on retient l’hypothèse d’une activité « intense » (plus réaliste au style de vie paysan), ce chiffre passe à 2,5 milliards de personnes.

C’est un indice de prévalence de l’inadéquation de l’alimentation qui a été utilisé, et non plus l’ancien indice de privation chronique d’alimentation. Ce nouvel indicateur est analogue conceptuellement à l’ancien, mais :
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La scandaleuse idée de taxer les prestations familiales

Par Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou ».

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a suggéré le dimanche 17 février 2013 de fiscaliser les prestations familiales afin d’augmenter les recettes de l’État ! L’Europe ne fait pas de 3e enfant. Un 3e enfant coûte cher en France, bien plus que les 150 euros supplémentaires par mois que donnent les allocations familiales.

En un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70% pour les familles avec trois enfants. Il faudrait que ces prestations atteignent 5% du PIB contre 3% aujourd’hui, ce qui est à comparer aux plus de 20% du PIB consacrés annuellement aux retraites et à la santé.

Les grands bénéficiaires de cette politique sont les populations d’origine immigrée qui emploient le terme « d’allocations braguette » et il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que leur taux de natalité soit supérieur à celui de leur pays d’origine, et en moyenne deux fois supérieur au taux de souche européenne. Le paradoxe, c’est que les allocations familiales censées enrayer à l’origine en 1945 l’insuffisance de la natalité française de souche européenne contribuent aujourd’hui à accentuer les déséquilibres démographiques en attirant les populations immigrées extra-européennes et en développant leur taux de natalité.

Des progrès restent à faire afin de permettre aux femmes d’avoir les enfants qu’elles désirent. Les études qui se sont penchées sur la question l’ont montré : les femmes arrivant à la cinquantaine constatent, en moyenne, qu’elles ont eu au final un enfant de moins que le nombre qu’elles auraient aimé avoir. Cet enfant qui manque, c’est la solution à nos problèmes démographiques et de retraites.
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Richard Heinberg : “2012, la fin de la croissance”

Sous-titré « s’adapter à notre nouvelle réalité économique », ce livre est paru aux USA en 2011. Il commence par cette citation qui résume notre réalité actuelle : « Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas » (proverbe du peuple amérindien Cri).

L’idée générale du livre est que la croissance réelle, cumulée et moyenne est derrière nous, même si nous verrons encore des taux de croissance positifs ponctuels dans quelques régions du monde. Pas plus que n’importe quel autre pays, la Chine n’est en mesure de soutenir une  croissance illimitée. La seule incertitude concerne le moment où l’économie se contractera. Mais quand la Chine régressera, l’inexorabilité de la décroissance globale commencera à devenir évidente pour tout un chacun. Voici quelques extraits du livre de Richard Heinberg…

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Japon : Les bombes à retardement de la démographie et du surendettement

Depuis 22 ans, le Japon s’est engagé dans un déclin tranquille. La population diminue et vieillit rapidement, avec un âge médian de 45 ans, sans pour autant que soit accepté le recours à l’immigration.

L’interminable déflation par la dette déclenchée par l’éclatement des bulles boursières et immobilières en 1990 a fait reculer le produit intérieur brut (PIB) de 10 % en termes réels, la richesse par habitant n’étant stabilisée que par la baisse de la population. Les dépenses de l’État sont couvertes pour plus de la moitié par la dette publique qui culmine à 240 % du PIB.

Des pans entiers de l’appareil productif ont été délocalisés vers la Chine et les pays émergents d’Asie, tandis que les grands groupes, de Toyota et Nissan à Sony, Toshiba ou Panasonic, sont pris en étau entre le renouveau industriel des États-Unis et les nouveaux champions chinois ou coréens – tels Huawei, Hyundaï ou Samsung. Avec pour conséquence la relégation depuis 2010 au troisième rang des économies mondiales, loin derrière la Chine.

Pourtant, le Japon montre une étonnante résistance aux crises et présente peu de signes d’instabilité sociale ou politique. L’espérance de vie atteint 86 ans pour les femmes et 83 ans pour les hommes. Le chômage reste contenu à 4,1 % de la population active. La cohésion de la société survit à la paralysie et à la corruption du système politique comme aux catastrophes du tsunami du 11 mars 2011 ou de la centrale nucléaire de Fukushima.

Les risques de rupture s’accumulent
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Russie : Synthèse démographique de l’année 2012

Par Alexandre Latsa

Alors que les enfants et les droits d’adoption sont au cœur de l’actualité, la situation démographique russe est curieusement comme passée de mode dans le monde des médias.

Pourtant les derniers développements démographiques russes sont extrêmement intéressants. Les lecteurs qui suivent mes chroniques sur RIA Novosti savent que la démographie a été l’un des principaux points de l’entreprise de dénigrement de la Russie.

La Russie a cette année 2012 connu 1.896.263 naissances, contre 1.793.828 l’année dernière, soit une hausse de 5,7% c’est-à-dire 102.435 naissances en plus. La mortalité elle continue à diminuer, puisque l’année a vu 1.898.836 décès, contre 1.925.036 décès l’année passée, soit une baisse de 1,4%, c’est-à-dire 26.200 décès en moins.

Beaucoup d’analystes ont en effet pris le train de l’information en marche, train qui affirmait à tort que la Russie ne se relèverait sans doute pas du terrible choc démographique qu’elle a connu au lendemain de l’effondrement de l’URSS. Un peu d’histoire s’impose donc.
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Achats et locations de terres sur la planète, état des lieux

Le phénomène n’est pas inédit mais va en s’amplifiant depuis une dizaine d’années : partout dans le monde, de vastes étendues de terres sont régulièrement achetées ou louées à long terme aux pays en développement par des gouvernements ou des entreprises transnationales. Ces transactions prennent plusieurs formes et répondent à des objectifs différents. Des états peuvent acquérir des terres dans d’autres pays pour y produire de la nourriture à destination de leur propre population. C’est alors l’objectif de sécurité alimentaire qui est poursuivi. La hausse spectaculaire des prix alimentaires mondiaux de 2007-2008 a provoqué des inquiétudes qui ont accéléré ce type de transaction.

La bombe humaine a fait pschitt

La surpopulation est-elle un véritable problème ? Des recherches montrent que nous pourrions bien faire face à un monde en déclin démographique ces prochaines années.

En 2012, la marche apparemment inexorable du monde vers la surpopulation vient d’atteindre une étape cruciale : si on en croit le Bureau du recensement américain, quelque part sur cette planète, le sept milliardième être humain a vu le jour.

Ce chanceux ou cette chanceuse n° 7.000.000.000 fêtera sans doute son anniversaire en mars, et s’ajoute à une population qui pèse depuis un certain temps déjà sur des ressources en nourriture, en énergie et en eau potable limitées. Si cette tendance vient à se confirmer, comme le fait remarquer une série en cinq parties publiée par Los Angeles Times pour marquer l’événement, «pour une grande majorité de l’humanité, les conditions de vie seront plus que moroses».

Mais au même moment, la survenue d’un palier encore plus obscur n’a suscité aucune réaction médiatique : il aura fallu 13 ans à l’humanité pour atteindre le sept milliardième individu. Soit plus longtemps que les 12 ans nécessaires pour le six milliardième – et c’est la première fois, dans l’histoire de l’humanité, qu’un tel intervalle augmente. (Les deux, trois, quatre et cinq milliardièmes avaient pour leur part demandé 123, 33, 14 et 13 ans). Pour le dire autrement, la croissance démographique mondiale s’est ralentie. Et cela pourrait bien continuer. De fait, selon les meilleures estimations des experts, la population totale de la Terre cessera de croître dans l’espace d’une vie humaine.

Avant de se mettre à décroître.

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Portugal : « Nous sommes tous des ‘entroïkés’ ! »

Dans un pays où le chômage ne cesse de progresser et où l’austérité est la règle, les Portugais se sentent victimes de la troïka. La démocratie a un goût amer pour les “entroïkés”, le mot de l’année au Portugal.

A Lisbonne, dans les magasins du quartier multiculturel de Graça, qui domine la ville du haut d’une colline, le crédit est de retour. Deux poulets entiers sont vendus 5 euros ; le kilo de tomates, presque deux ; le paquet de riz, un peu plus de 70 centimes. De quoi faire tenir une famille pendant trois jours. Mais de plus en plus de Portugais ont des fins de mois très difficiles. Résultat, il est devenu habituel que les bouchers ou les marchands de fruits fassent crédit à leurs clients par esprit de solidarité face à la crise.

Jugez plutôt : en 2013, le salaire moyen au Portugal, étranglé par les mesures du gouvernement de Passos Coelho [droite], notamment la réduction des tranches de l’impôt sur le revenu, ne dépassera guère 700 euros. Ce sont les 1,8 million de retraités qui auront le plus de mal à joindre les deux bouts, avec une pension qui en règle générale ne dépassera pas 400 euros, et avec laquelle ils devront faire face à la hausse de 15 % des prix des transports ou à l’augmentation de la facture d’électricité (13 % l’année dernière).

Le chômage est l’un des aspects les plus sombres de la crise : il touchera 15 % de la population active. Sans la moindre amélioration en vue pour l’année à venir, l’émigration – qui provoque un vide démographique dans l’arrière-pays – restera la planche de salut pour les jeunes. Luanda, Rio de Janeiro, São Paulo ou Macao, les pôles émergents de la lusophonie, qui depuis plusieurs années attirent les diplômés portugais, vont redevenir des destinations prisées pour une génération très instruite qui ne trouve pas de débouchés dans son pays natal. Déjà, l’année dernière, le Premier ministre incitait ses concitoyens à chercher fortune en dehors du Portugal, et il va désormais mettre lourdement à contribution ceux qui restent.

Déçus par la démocratie
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La défense nationale est-elle satisfaisante ?

Yves-Marie Laulan reçoit les généraux Henri Pinard-Legry et Jean-Marie Faugère pour parler de la défense nationale et des problèmes des ressources qui y sont consacrées.

« La France va au Mali parce qu’il est de notre intérêt d’avoir une Afrique sub-saharienne stabilisée et développée. Sinon nous aurons une pression migratoire extrêmement forte compte tenu de la démographie galopante du Mali (6,5) ou du Niger (7,5). Il est de notre intérêt de détruire les éléments d’un islamisme totalitaire, on les appelle terroristes, gangsters, mais c’est un islamisme totalitaire. » – Général Pinard-Legry

« L’un des tests [NDLR : pour s'assurer de la loyauté des bi-nationaux envers la France] serait de constituer des unités à partir de Franco-maliens » - Général Pinard-Legry


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Faut-il vivre 1000 ans ?

Sur quels domaines devrait être axée la recherche médicale et en sciences biologiques ? De nombreux arguments étayent l’idée de s’attaquer aux maladies qui tuent le plus grand nombre de personnes – le paludisme, la rougeole et les maladies diarrhéiques qui font des millions de victimes dans les pays en développement, mais peu dans les pays développés.

Les pays développés consacrent quant à eux l’essentiel de leur fonds de recherche aux maladies dont souffrent leurs populations et qui devraient persister dans un avenir prévisible. Compte tenu de cette contrainte, quelle avancée médicale serait le plus à même d’améliorer nos vies ?

Si votre première pensée est un « traitement contre le cancer » ou un « traitement contre les maladies cardiovasculaires », pensez-y à deux fois. Aubrey de Grey, principal responsable scientifique de la Fondation SENS et l’avocat le plus éminent de la recherche contre le vieillissement, affirme qu’il ne fait aucun sens de dépenser l’essentiel des ressources de la recherche médicale pour combattre les maladies de la vieillesse sans combattre la vieillesse elle-même. Si nous parvenons à soigner l’une de ces maladies, ceux qui y auraient succombé doivent s’attendre à mourir d’une autre maladie dans les années qui suivent. Les bénéfices sont donc limités.

Dans les pays développés, la vieillesse est la cause ultime de 90 pour cent des décès ; ainsi, traiter le vieillissement est une forme de médecine préventive de toutes les maladies de la vieillesse. De plus, avant même que la vieillesse entraîne la mort, elle réduit notre capacité à profiter de la vie et à contribuer de manière positive à celle d’autrui. Donc, au lieu de cibler des maux spécifiques qui apparaissent à partir d’un certain âge, tenter de retarder ou de réparer les dégâts physiologiques occasionnés par la progression des années ne serait-elle pas une meilleure stratégie ?

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Les services secrets américains prédisent l’enfer pour 2030

Surpopulation, guerre de l’eau, manque de nourriture et épuisement des ressources de la planète, un rapport du National Intelligence Council dresse un constat qui fait froid dans le dos pour les années à venir.

A quoi ressemblera la Terre en 2030? Combien serons-nous? Y aura-t-il assez à manger pour tout le monde? Où devrons-nous vivre? Autant de questions qui peuvent être des facteurs d’instabilité dans le monde et auxquelles le National Intelligence Council (NIC) américain vient de répondre dans le rapport Global Trends 2030 publié récemment.

Crucial

La question de la démographie est cruciale pour l’avenir de la planète. Et la Terre devrait accueillir 8,3 milliards d’habitants en 2030, rappelle l’étude rapportée par Le Monde, contre 7,1 aujourd’hui. Mais surtout contre 2,5 milliards en 1950.

Autant de chiffres qui ont des conséquences pour l’état de santé de la Terre. Des conséquences d’abord alimentaires. Car la demande en nourriture devrait augmenter de 35% d’ici 2030. Or, les rendements agricoles, même s’ils continuent de s’améliorer, n’arriveront pas à répondre à la demande et nous vivons déjà sur les réserves selon le rapport du NIC, le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains.

On consomme plus que l’on produit

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Le pic des terres agricoles a été atteint, selon des experts américains

Selon des experts, la croissance des rendements et le ralentissement de la démographie permettraient de réduire la surface occupée par l’agriculture dans les années à venir…

par Audrey Chauvet

C’est environ 2,5 fois la surface de la France qui pourrait revenir à la nature d’ici à 2060.

D’après un groupe d’experts, la planète atteint actuellement son pic de terres agricoles, c’est-à-dire que les surfaces réservées à l’agriculture n’ont jamais été aussi importantes et ne le seront plus jamais.

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Pologne : Les enfants, c’est tellement XXe siècle !

Les Polonaises font des études supérieures, pensent à devenir mère plus tard et parfois, trop tard. La Pologne est bien partie pour décrocher la première place du classement des pays qui ne font plus d’enfants, écrit la chroniqueuse de Polityka.

Par

Les démographes estiment que si la tendance actuelle se confirme, seulement deux fillettes polonaises sur trois deviendront mères.

Il est d’ores et déjà certain que, parmi les femmes nées dans les années 1970 et 1980, près d’une sur cinq ne fera pas d’enfant, alors que ce n’était le cas que d’une femme sur huit dans la génération des années 60.

Ce serait l’un des plus faibles taux de maternité au monde. Au Japon, aux États-Unis, ou au Royaume-Uni près d’une femme sur quatre y renonce actuellement.

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Chine : “Promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique”

Extraits du rapport d’Hu Jintao au 18e Congrès du Parti Communiste Chinois

Le développement d’une civilisation écologique constitue un projet à long terme dont dépendent le bonheur de la population et l’avenir de la nation chinoise . Face à une situation difficile – où les contraintes des ressources naturelles se durcissent, la pollution de l’environnement s’aggrave et l’écosystème se détériore -, nous devons inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous nous efforcerons ainsi de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise.

En maintenant la politique fondamentale nationale relative aux économies de ressources et à la protection de l’environnement, et le principe recommandant d’accorder, dans l’application de cette politique, la priorité à la régénération des écosystèmes, nous nous attacherons à promouvoir un développement “vert“, de recyclage et à bas carbone.

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Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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