Allemagne : Les clandestins, nouvelle main d’œuvre pour les régions de l’est ?

Pour gérer l’afflux massif de demandeurs d’asile en Allemagne, notamment dans le sud du pays, le ministre-président du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann, a proposé cet été d’installer une partie de ces réfugiés dans les nouveaux Bundesländer.

Ces régions, dépeuplées depuis la chute du Mur, ont besoin de main d’œuvre et pourraient également offrir aux nouveaux arrivants des logements.

Des étrangers dans la ville

Ils sont venus de tous les horizons de la planète en prenant tous les risques. Ils n’ont qu’un objectif: obtenir à tout prix la carte de séjour. L’accueil légal des étrangers en France représente 0,33% de la population française. La France est derrière la Tchéquie pour l’accueil des clandestins. Il y a en France 400.000 clandestins, un chiffre stable depuis 30 ans.

Nous avons filmé quelques uns et quelques unes de ces rescapé(e)s de toutes les misères du monde dans tous les lieux où leur espoir d’une vie meilleure est mis à la rude épreuve des réglementations administratives.

Demandeurs d’asile tentant de convaincre des fonctionnaires parfois incrédules, parfois bienveillants mais eux-mêmes toujours corsetés par les règles très strictes qui leur sont imposées, travailleurs clandestins mais payant leurs impôts, innocents privés de liberté dans les centres de rétention et policiers chargés de veiller sur eux, tous sont pris au piège de logiques que personne ne semble plus comprendre.

Un réfugié, combien ça coûte ?

Cela varie grandement en fonction de sa situation. Un réfugié sri-lankais qui habite en région parisienne n’a pas les mêmes besoins que l’un des 400.000 réfugiés somaliens qui habitent dans les camps géants du nord-est du Kenya.


Dans les pays riches, le coût des réfugiés fait l’objet de polémiques. En France, 520 millions d’euros ont été dépensés sur l’asile par le gouvernement en 2011 pour 60.000 demandeurs (le budget initialement prévu était de 327,55 millions d’euros), soit 8.666 euros dépensé par demandeur d’asile.

Là encore, ce calcul est purement théorique, et ne prend pas en compte les aides aux personnes qui ont obtenu l’asile, ni le budget des associations qui travaillent en parallèle du gouvernement.

Sur ce budget, 334 millions d’euros (soit 64%) sont dédiés à l’hébergement. En comparaison, le logement ne représente que 4,7% de l’aide internationale prévue pour les réfugiés syriens de Jordanie.
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