Un bébé en kit, ça coûte combien ?

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service: la production de grossesse.

- La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
- Le matériau génétique est sélectionné  par les clients via une interface web.
- Le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
- Les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
- Ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde).
- Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-  Il suffit d’une carte de crédit pour acheter bébé.

Note du producteur du film :

Il m’a fallu 3 ans pour concevoir ce film. Au fur et à mesure de son avancement j’ai compris que très peu de gens comprennent que les bébés sont en train de devenir un bien de consommation et qu’à ce titre, la mondialisation de l’économie, avait un profond impact sur cette industrie naissante.

Lire la suite

La fin de la croissance : le pétrole montré du doigt

Non seulement la croissance économique des années 2000 est chose du passé, mais la fin du pétrole à rabais aura un impact significatif sur l’économie en général et la mondialisation en particulier. C’est la thèse soutenue par l’économiste Jeff Rubin, lors de son passage jeudi [16 mai 2013] à Montréal.

La statistique est probante : en l’an 2000, la facture d’essence mondiale était de 800 milliards de dollars par année. Aujourd’hui, elle avoisine les 3.000 milliards de dollars, calcule Jeff Rubin, qui était de passage à Fintech Montréal jeudi [16 mai 2013] pour livrer les conclusions de son deuxième essai The End of Growth (La Fin de la croissance).

Jeff Rubin a quitté la CIBC en 2009 après qu’on lui eût refusé la permission d’écrire son premier best-seller, Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller : Oil and the End of Globalization.

Dans ses deux bouquins, il analyse les mutations profondes que subiront les économies du monde dont la croissance a été portée, pour l’essentiel, par le pétrole à rabais.
Qu’on en juge : « en moyenne, dans les quatre dernières décennies, une augmentation de 1 % de la consommation de pétrole a engendré une croissance de 2 % du PIB mondial », écrit Jeff Rubin dans son dernier essai.

Lire la suite

Déchets : Comment nous en débarrasser?

Zoom sur un secteur économique méconnu mais qui possède un réel avenir: celui du recyclage. Comment favoriser son développement à l’heure où nous croulons sous les déchets?


1-Les poubelles au quotidien

Une rue étroite à sens unique, un lundi matin tôt, à Marseille, je roule derrière un camion d’éboueurs. Il s’arrête devant une résidence d’une cinquantaine de logements. Il va y rester une petite dizaine de minutes. Les trois gros conteneurs sont plein à craquer. Des sacs poubelles recouvrent le sol. Il faut vider les conteneurs puis les re-remplir. Au milieu des sacs, on trouve une glacière en bon état en apparence, des emballages cartons, des déchets verts, des pièces métalliques, … L’ensemble est impitoyablement broyé et mélangé dans le camion-benne. Un vrai gâchis !

Chaque Français produit plus de 500 kilogrammes de déchets par an. 30% sont recyclés, alors que les Allemands, les Néerlandais ou les Belges en recyclent plus de 60%!

Pour régler ce problème, le Grenelle de l’environnement a prévu une augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), -une des plus faibles d’Europe-, et l’affectation de ces augmentations aux investissements nécessaires pour les filières de recyclage.
Lire la suite

Ceci est une révolution

La phrase culte que les Guignols de Canal+ mettent dans la bouche de Steve Jobs est bien adaptée pour décrire le phénomène des imprimantes 3D. Cette technologie est en train de franchir le Rubicon qui sépare le petit marché des passionnés du gigantesque marché de masse. Même Barack Obama s’y est mis, évoquant une révolution industrielle. En permettant de créer un objet à partir d’un fichier informatique, l’imprimante 3D serait dotée du pouvoir d’inverser les flux de la globalisation pour rapatrier l’industrie de Chine. Vu le caractère populiste de l’argument mais aussi ses conséquences économiques, il n’est pas superflu d’en examiner les bases.

Il ne fait aucun doute que les imprimantes 3D connaissent une baisse de prix fulgurante qui les met à portée des consommateurs. Reste que ces machines bon marché produisent essentiellement à base de plastique. Ce qui en limite encore l’usage à la reproduction d’une figurine de jouet ou d’une tasse de café. Les géants du copyright comme Disney s’en inquiètent. Ils se demandent si des fichiers de figurines Mickey imprimables en 3D ne vont pas se mettre à circuler, éliminant les lucratifs profits des produits dérivés. La menace n’est plus théorique maintenant que le site The pirate bay propose le téléchargement de tels «physibles».

Reste que la relocalisation de la production de jouets ou de gobelets en plastique n’est pas de nature à bouleverser la géographie de l’industrie. Elle a besoin d’autres matériaux, intégrables dans des processus compliqués par une infinité de contraintes et économiquement rentables. De ce point de vue, notre enquête (dans le numéro du 1er mai) montre que l’impression 3D avec des métaux annonce une véritable révolution industrielle. Mais pas au point de faire sortir les machines des usines pour les installer dans nos garages.

Lire la suite

Grande-Bretagne : Les frontières poreuses de la politique avec la City

Un simple entrefilet découvert dans le Financial News, l’hebdomadaire financier faisant autorité dans la City, et nous voilà bien intrigué ! Andrew Mitchell, ex-ministre chargé de la discipline des parlementaires conservateurs, poste-clé au sein du gouvernement britannique, a rejoint l’équipe de Montrose Associates.

Les armoiries de la City de Londres. Deux dragons ont saisi le bouclier de Saint Georges. Quant à la devise “Dieu nous guide”, elle est fortement suspectée de faire référence à Mammon.

C’est une société de renseignements économiques fondée par des anciens de la banque d’affaires Lazard. Et à force de pianoter, on découvre que celui qui fut un brillant ministre du développement international a aussi travaillé chez Lazard à deux reprises, entre 1975 et 1987 et entre 1997 et 2009.

Ce nouvel exemple de l’entrisme institutionnel “à la trotskiste” pratiqué par le monde financier est d’autant plus significatif que David Cameron pourrait nommer M. Mitchell au poste de commissaire européen britannique en 2014.

Lire la suite

Bernard Stiegler : “Télécratie et captation du désir”

Bernard Stiegler est un penseur original et ses opinions politiques personnelles sont parfois un peu déroutantes. Il a pour but de montrer comment et pourquoi la relation politique elle-même est devenue un marché parce que l’appareil télécratique a « développé un populisme industriel qui engendre, à droite comme à gauche, une politique pulsionnelle qui a détruit le désir. »

En Europe, entre un tiers et deux tiers des enfants ont désormais la télévision dans leur chambre (les trois-quarts dans les milieux défavorisés en Angleterre). Aux États-Unis, dès l’âge de trois mois, 40% des bébés regardent régulièrement la télévision.

Les consommateurs de la télécratie sont ainsi, et se sentent, irrémédiablement tirés vers le bas, ce qui provoque une réelle souffrance. Ils souffrent d’être seuls devant leur télé, tout en ayant le sentiment d’appartenir à une « foule artificielle d’où surgissent des processus d’identification régressive. »

En 2004, Patrick Le Lay, ancien directeur de TF1 expliquait que le populisme industriel était devenu la loi de notre époque, les citoyens s’étant effacés devant « le temps de cerveau disponible ».
Lire la suite

France : Journalisme au rabais “Made in Tunisie”

Plateforme d’assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, etc. A l’heure d’internet, c’est maintenant l’info qui se délocalise. Plusieurs sites d’information locale en France sont en réalité écrits depuis… la Tunisie.

Alerté par des annonces d’emploi publiées par la société Hi-Content, le site Arrêt sur Image a mené l’enquête. “Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d’information locale en France: Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr“.

Les conditions de travail, elles, relèvent de l’exploitation. “L’agence emploie 25 personnes, qui n’ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplômés d’économie, de finance, de langues. Aucun d’entre eux n’a jamais travaillé dans la presse“. Les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour.

Un salarié évoque “de l’esclavage moderne. Nous sommes même soumis à des tests de rapidité, et devons écrire 50 mots par minute”. Leur statut est très précaire : “pas de contrat de travail, et on est payés en cash. Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés“.
Lire la suite

Lorraine : La dernière coulée, 21 ans après…

Plus de vingt ans après la fermeture des hauts fourneaux d’Uckange, en Moselle, que sont devenus les métallos qui ont brutalement perdu leur emploi ?

A quoi ressemble cette bourgade depuis la destruction de son poumon industriel et quel lien doit on faire entre le destin de ces ouvriers et celui des hommes de Florange, à quelques kilomètres de là, qui se battent depuis des mois contre la fermeture de leurs hauts fourneaux par Arcelor Mittal?

“Envoyé spécial” diffusé sur France 2 le samedi 17 novembre 2012.

Combattez pour ne pas être remplacés !

Il y a seulement 50 ans, Roubaix était peuplée d’ouvriers européens. Aujourd’hui, la ville est occupée à plus de 60% par des maghrébins. Il y a seulement 50 ans, Belleville était encore un quartier populaire parisien. Aujourd’hui, c’est un quartier africain.

Des exemples comme ceux-là, on en compte des milliers en France : chacun a vu, en l’espace de quelques années seulement, son cadre de vie se métamorphoser.

Nous ne vivons pas de simples “changements sociaux”, des “évolutions” qui seraient “dans l’air du temps” et que nous devrions “accepter” sans broncher. Mais on nous impose une véritable et profonde mutation ethno-culturelle, ce qu’on est en droit d’appeler une substitution de population.

Côté départ, les sites de production sont délocalisés et ferment un par un, les cerveaux quittent un pays où la liberté d’entreprise s’éteint à petit feu, les familles d’autochtones fuient d’invivables zones urbaines.
Lire la suite

Suisse : Licenciés et invités à former leurs remplaçants… en Roumanie

Délocalisation – Ericsson, un sous-traitant de l’opérateur Orange a licencié 29 personnes en Suisse depuis le début de l’année. Une partie est invitée à se rendre en Roumanie pour «achever un transfert de compétences».

Au 1er janvier 2013, 94 personnes ont été transférées d’Alcatel-Lucent chez Ericsson suite à la décision d’Orange de changer de partenaire pour la maintenance de son réseau de téléphonie mobile.

Deux mois plus tard, près d’un tiers a été licencié. «29 collaborateurs ont vu leur contrat résilié, confirme Lars Bayer, porte-parole d’Ericsson. Les activités de six d’entre eux seront transférées en Roumanie.» Et rien n’indique que l’hécatombe s’arrête là: «Nous sommes encore en train d’évaluer comment nous pouvons gérer le réseau d’Orange le plus efficacement possible.»

«Alcatel avait déjà délocalisé une partie des tâches, mais Ericsson va plus loin», constate amèrement l’un des employés concernés. Transférés, remplacés par des travailleurs de l’Est puis licenciés, les ex-employés d’Alcatel-Lucent pensaient avoir tout vu. Mais le coup de grâce était encore à venir…
Lire la suite

Dupont-Aignan : Il faut que les peuples se rebellent

Nicolas Dupont-Aignan était l’invité de “Politiques” : le magazine politique hebdomadaire de france 24 réalisé en partenariat avec le magazine L’EXPRESS et RFI qui passe au crible tous les dossiers brûlants de l’actualité en France et à travers le monde.

Japon : Les bombes à retardement de la démographie et du surendettement

Depuis 22 ans, le Japon s’est engagé dans un déclin tranquille. La population diminue et vieillit rapidement, avec un âge médian de 45 ans, sans pour autant que soit accepté le recours à l’immigration.

L’interminable déflation par la dette déclenchée par l’éclatement des bulles boursières et immobilières en 1990 a fait reculer le produit intérieur brut (PIB) de 10 % en termes réels, la richesse par habitant n’étant stabilisée que par la baisse de la population. Les dépenses de l’État sont couvertes pour plus de la moitié par la dette publique qui culmine à 240 % du PIB.

Des pans entiers de l’appareil productif ont été délocalisés vers la Chine et les pays émergents d’Asie, tandis que les grands groupes, de Toyota et Nissan à Sony, Toshiba ou Panasonic, sont pris en étau entre le renouveau industriel des États-Unis et les nouveaux champions chinois ou coréens – tels Huawei, Hyundaï ou Samsung. Avec pour conséquence la relégation depuis 2010 au troisième rang des économies mondiales, loin derrière la Chine.

Pourtant, le Japon montre une étonnante résistance aux crises et présente peu de signes d’instabilité sociale ou politique. L’espérance de vie atteint 86 ans pour les femmes et 83 ans pour les hommes. Le chômage reste contenu à 4,1 % de la population active. La cohésion de la société survit à la paralysie et à la corruption du système politique comme aux catastrophes du tsunami du 11 mars 2011 ou de la centrale nucléaire de Fukushima.

Les risques de rupture s’accumulent
Lire la suite

Asie, le réveil ouvrier

Face aux cadences infernales, des jeunes Chinois venus des campagnes n’hésitent plus à se former aux techniques syndicales et à braver la répression policière, révoltés par leur statut de citoyens de seconde zone. Première conséquence des maigres avancées obtenues par la lutte : les délocalisations de nombreuses entreprises chinoises dans d’autres pays d’Asie, aux exigences salariales encore moindres.

« Nous ne pouvons plus considérer que la Chine est un pays où l’on produit à bas coût, c’est terminé. La main d’oeuvre bon marché n’existe plus. » Stanley Lau, Fédération des industriels chinois.

« Le Cambodge est devenu le nouvel Eldorado. Les ouvrières sont payées 3 à 4 fois moins cher qu’en Chine et travaillent pour les mêmes clients étrangers. » – Narrateur.

(Reportage de Michaël Sztanke – Investigatiôns – 6 février 2013)

Allemagne : “Déportation” de personnes agées et malades à l’étranger (Màj)

Addendum vidéo du 27/01/2013

Vivre en maison de retraite coûte cher en Allemagne (comme en France d’ailleurs). Entre 2.900 euros et 3.400 euros par mois. 400.000 retraités allemands seraient aujourd’hui dans l’incapacité de payer une telle somme. Des chiffres qui augmentent de 5 % par an – une « bombe à retardement », pour les experts. La solution (néolibérale) ? Délocaliser les maisons de retraites dans des pays à bas coûts.

7.146 retraités allemands vivraient ainsi en Hongrie, 3.000 en République Tchèque et 600 en Slovaquie, révèle une enquête du quotidien britannique The Guardian. De nombreux retraités seraient également en Espagne, en Grèce et en Ukraine et de plus en plus choisiraient la Thaïlande et les Philippines.

Mêmes principes que pour les délocalisations d’usines : là-bas, le « coût du travail » est plus faible, tout comme la construction et l’entretien des bâtiments, les coûts de fonctionnement (blanchisserie, restauration…). Bref, les maisons de retraite y sont plus compétitives, les vieux y coûtant moins chers.

Des associations allemandes dénoncent une « déportation inhumaine ». Les organisations d’aide sociale s’inquiètent de la situation et ont appelé à une intervention politique. Ulrike Mascher, le président d’un groupe de conseil socio-politique, le Sozialverband Deutschland (VdK), s’insurge :« Nous ne pouvons tout simplement pas laisser ces gens qui ont fait de l’Allemagne ce qu’elle est aujourd’hui, qui y ont mis leur détermination toute leur vie, être déportés. (…) C’est inhumain ».
Lire la suite

Barack Obama et la nouvelle Amérique

Nous sommes habitués à voir les USA comme le “pays numéro un”, cherchant à dicter leurs propres conditions à la majorité des Etats et fixant leurs propres règles du jeu dans l’économie mondiale. Pour l’instant, ils gardent cette image. Mais correspond-t-elle à la réalité ?

Oligarchie : C’est un club très privé et tu n’en es pas membre.

La locomotive en panne

Pendant de longues années, les Etats-Unis étaient la locomotive de l’économie mondiale. Cependant, 2008 et les années qui ont suivi ont montré que quelque chose ne tournait pas rond – l’économie américaine n’a toujours pas réussi à se remettre de la crise.

Heureusement pourtant, un désastre comparable à celui de 1929 a pu être évité. La “Grande récession” qui s’est produite est pratiquement terminée mais il est encore trop tôt pour parler du rétablissement de l’économie américaine. De plus, la célèbre machine à créer des emplois vient de rendre l’âme : le taux de chômage aux Etats-Unis était de 7,8% en décembre 2012.

Une situation qui découle du fait que la majorité des producteurs américains préfèrent utiliser la main d’œuvre bon marché située en dehors du pays. Actuellement, on peut affirmer que les principaux emplois américains sont situés en Chine et d’autres pays d’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en Amérique latine.

Pour l’instant, le rôle du dollar comme principale monnaie mondiale permet aux Américains de financer leur pays grâce aux autres Etats mais cela ne peut pas durer éternellement. Tôt ou tard, le gouvernement américain devra augmenter les impôts ou réduire les dépenses. Il faudra très probablement faire les deux.

Mais il faut reconnaître que les USA demeurent encore l’Etat numéro un à l’échelle mondiale.

Le mauvais chemin

Lire la suite

États-Unis : L’employé modèle sous-traitait son travail en Chine

“Bob” était l’ingénieur informatique le plus apprécié de son entreprise aux États-Unis, qui travaillait bien et terminait toujours à l’heure; sauf que Bob sous-traitait son travail à une entreprise chinoise pendant qu’il passait ses journées à surfer sur internet.

Le cas de Bob a été découvert l’an dernier par une équipe de sécurité de l’opérateur américain de télécommunications Verizon, qui a raconté sur son blog cette histoire, la “plus incroyable” de mémoire d’enquêteur. Ni le nom de l’employé ni celui de son entreprise n’ont été dévoilés. L’enquête a commencé sur une mystérieuse connexion sécurisée qui venait de Chine vers le réseau interne d’une entreprise basée aux États-Unis.

Mais l’opérateur n’a pas trouvé de manœuvres d’espionnage industriel: à la place ses enquêteurs ont découvert un salarié qui passait ses journées à faire semblant de travailler à son bureau pendant qu’une société chinoise accomplissait sa tâche en échange d’une petite partie de son salaire.

Lire la suite

Renault joue les pionniers du «bas coût» au Maroc

Le constructeur exploite près de Tanger une usine ultramoderne pour sa marque Dacia. Le roi Mohammed VI attire les entreprises étrangères par des zones franches.

Une centaine de bobines de tôle brute, certaines hautes comme un homme, sont entreposées à même le sol. «C’est là qu’une belle histoire commence, explique Paul Carvalho, chef des fabrications. On part du matériau nu pour aboutir, au fond de ce bâtiment, dans 7 à 8 heures, à un véhicule formé, puis complètement équipé et prêt à prendre la route en moins de deux jours.»

L’usine du groupe Renault, la onzième hors de France, ressemble a priori à toutes les autres. Sauf qu’elle se situe au Maroc, pays pas vraiment réputé pour sa tradition de construction automobile, comme le sont la République tchèque, l’Inde, voire la Chine, pour citer les pays à la mode pour produire bon marché avec des normes de qualité exigées par les clients européens.

Lire la suite

SOS classe moyenne

Le constat est en train d’ébranler les responsables politiques et les économistes américains : la classe moyenne est en péril. Les revenus des ménages les 40 % les plus pauvres stagnent résolument depuis quarante ans ; et les salaires réels sont en chute libre depuis 2010.

Pour Michael Greenstone et Adam Looney, membres du think tank progressiste et pro-croissance Hamilton Project, le salaire médian de 2010 est égal à celui de… 1964, soit il y a près d’un demi-siècle. Certes, les Américaines s’en tirent un peu mieux, leurs salaires progressant de 1970 à 2000. Mais depuis 2000, c’est la chute pour elles aussi.

Soit. Mais quelles sont les causes ? Dans les années 1990, des théoriciens avaient inventé l’idée du “progrès technique en faveur des plus diplômés“. Si certaines personnes étaient mal payées, c’est parce qu’elles ne disposaient pas des qualifications demandées par les entreprises à l’âge d’Internet. Cette explication avait pour énorme avantage d’éluder les questions gênantes comme la mondialisation, le recul des syndicats (massacrés sous Reagan) ou les politiques de rémunération des entreprises. Et elle proposait une solution consensuelle : accroître le niveau d’éducation des travailleurs.

Mais voilà que le consensus se fissure. En réponse à un questionnaire proposé par le New York Times, de nombreux économistes ont osé mentionner la mondialisation.

Lire la suite