LEAP : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 avril 2013

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro [...] avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro.

Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités.

L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

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Les subventions pas très gaies du lobby homo

Appel au meurtre, propagande dans les écoles, provocations…

En tête de la manifestation en faveur du mariage “pour tous” le 27 janvier 2013 à Paris, Bertrand Delanoë, Eva Joly, Harlem Désir, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, etc.

Tous les moyens sont bons pour les khmers roses, ce noyau d’activistes homos qui promeut son idéologie à coup de subventions.

C’est la crise, mais pas pour le lobby gay.

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Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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France : Les chômeurs seraient près de 9 millions

Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit) prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ». C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.

Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».

Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail.
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Olivier Delamarche : « Un accord sur la falaise fiscale ne règlera pas la dette américaine »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 20 novembre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Si vous cumulez toutes les dettes aux Etats-Unis, nous sommes à 26.000 milliards de dollars, c’est-à-dire au même niveau que la Grèce, tout le monde annonce les 600 milliards de la falaise fiscale comme la fin du monde, c’est ridicule »

Les raisons de l’addiction française aux pesticides

Au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et le Japon, la France est une championne de la consommation de produits phytosanitaires en tous genres, herbicides en tête. Avec les Pays-Bas et la Belgique, elle forme le trio des pays européens les plus gourmands en pesticides rapporté à l’hectare cultivé.

L’importance des terres arables n’explique pas tout. Il existe en France une forme de reconnaissance envers ces substances qui ont soutenu la modernisation radicale de l’agriculture à partir des années 1950. Appauvrissement des sols, phénomènes de résistances des “ravageurs” et surtout dégradation inquiétante de la qualité de l’eau : le revers de la médaille se révèle aujourd’hui. Quant aux répercussions sur la santé, les adeptes de l’agriculture intensive – qui achètent 93 % des produits phytosanitaires du marché national – sont les premiers à en pâtir.

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Zone euro : l’emploi affiche son plus fort recul depuis fin 2009, selon Markit

La contraction des indicateurs PMI publiés par le cabinet Markit s’accompagne d’une forte dégradation de l’emploi dans la zone euro. La diminution des effectifs est particulièrement marquée en France.

Devant une agence pour l’emploi espagnole

La contraction de l’activité économique dans la zone euro se paye au prix fort en termes d’emplois. Alors que les derniers indices PMI du mois de juillet laissent augurer une possible entrée en récession du Vieux continent, ils indiquent aussi une accentuation de la dégradation du marché du travail en zone euro, selon les experts du cabinet Markit.

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Sécu : le déficit proche de 15 milliards en 2012

Les comptes de la Sécurité sociale montrent que le déficit du régime général en 2012 devrait atteindre 14,7 milliards d’euros. Sans mesures correctrices, le « trou » aurait atteint 15,5 milliards d’euros.

Prévision 2012, au 05 octobre 2011. Source : http://www.securite-sociale.fr/Evolution-du-deficit-de-la-Securite-sociale-Regime-general

Les comptes de la Sécurité sociale sont moins bons que ne le prévoyait la droite, les nouveaux prélèvements décidés par la gauche permettront de rétablir la situation, au moins en partie. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, qui présentait les estimations actualisées de déficit pour le régime général en 2012.

Sans mesures correctrices, le déficit aurait atteint 15,5 milliards d’euros, une dégradation de 1,7 milliard par rapport à ce qui a été voté, à l’automne dernier, dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

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Les Etats-Unis au bord de la « falaise fiscale »

Est-ce que l’Amérique joue à se faire peur ? Depuis plusieurs mois, ils sont nombreux à dire, le président de la Réserve fédérale en tête, que le pays est en train de se précipiter la tête la première vers un mur fiscal qui, s’il n’est pas évité, va le faire plonger à nouveau dans la récession.

Démocrates et Républicains : "OK, peut-être devrions-nous faire quelque chose au sujet de la 'falaise fiscale' " (caricature américaine, 2012)

Aux Etats-Unis, on parle de « falaise », la fameuse « fiscal cliff ». Celle-ci est le résultat de lois passées par le Congrès qui, par un hasard malheureux, vont produire leurs effets au même moment, début 2013. D’un côté, il y aura une hausse brutale d’impôts avec la fin de diverses exemptions (à hauteur de 400 milliards de dollars). De l’autre, une forte réduction des dépenses de l’Etat, en particulier dans le secteur de la défense et de la santé (une centaine de milliards). Ce sont des sanctions automatiques qui s’appliquent faute d’avoir trouvé un accord l’an passé pour réduire le déficit budgétaire. Tout cela pourrait amener l’économie à se contracter l’an prochain de 1,3 % au premier semestre, selon les calculs du Congressional Budget Office. Une perspective inquiétante.

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Le Royaume-Uni est officiellement entré en récession

Le PIB a baissé de 0,3% au premier trimestre, après un recul identique au dernier trimestre 2011. Le pays est donc entré en récession pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2009.

Récession confirmée pour le Royaume-Uni. Selon les données publiées jeudi par l’Office national des statistiques, l’économie britannique s’est contractée plus que prévu au premier trimestre, plombée par la plus forte baisse en trois ans de l’activité dans le secteur de la construction.

En deuxième estimation, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3% sur les trois premiers mois de l’année, une contraction plus forte que celle de 0,2% initialement annoncée. L’activité au Royaume-Uni ayant déjà reculé de 0,3% au quatrième trimestre de 2011, l’économie britannique est donc officiellement retombée en récession – qui se définit techniquement par deux trimestres consécutifs de repli de l’activité – pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2009. Pis encore, il s’agit de la première récession en « double-dip » (double plongeon, c’est-à-dire un rebond de l’économie suivi d’une rechute) depuis les années 1970, soulignent certains économistes. Lire la suite

Une équation économique redoutable pour le nouveau Président

Pour établir son programme électoral, François Hollande s’est calé sur les données officielles, affichées par l’équipe Sarkozy : une très faible croissance cette année (0,7%), qui reprendrait un peu de tonus en 2013 (+1,75%). Ce scénario prévisionnel – qui n’a pas fait vraiment débat entre les deux candidats finalistes – est bien trop optimiste.

La tempête de l’austérité dans la plupart des pays européens, qui a entrainé une récession dans la zone euro, accentue les problèmes structurels de l’économie française. Le prochain gouvernement va devoir faire face à une situation économique, financière et sociale très dégradée. Mais les mesures d’urgence ne devront pas retarder la mise en œuvre d’un plan de redressement structurel du tissu productif, qui ne produira ses effets qu’à long terme.

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Retraites : la gauche face à des comptes plus dégradés que prévu

Le Conseil d’orientation des retraites publiera fin 2012 de nouvelles prévisions financières pour les régimes de retraite. Elles tiendront compte d’hypothèses économiques dégradées par la crise, à la veille de la réforme globale annoncée par François Hollande.

Après une première « mesure de justice » rétablissant le départ à 60 ans pour une catégorie de salariés, François Hollande a promis une « réforme globale des retraites ». Elle fera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux d’ici à juin 2013. La nouvelle majorité devra alors tenir compte de nouvelles projections financières réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

Cette instance de concertation et de débat, instaurée par le gouvernement Jospin, doit en effet actualiser ses prévisions au cours des prochains mois. Démarré au second semestre – en juillet ou plus vraisemblablement en septembre -, cet exercice aboutira à de nouveaux chiffrages « fin 2012, début 2013 », a précisé le président du COR, Raphaël Hadas-Lebel, sur BFM Business.

Des prévisions trop optimistes Lire la suite

2012-2016 : Les Etats-Unis insolvables et ingouvernables (3ème partie)

Dans ce troisième extrait, rendu public le 10 avril 2012 et faisant suite à ceux diffusés le 02 avril 2012 et le 28 mars 2012, de son numéro du 15 décembre 2011, le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique poursuit son analyse relative à l’avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016.


Emeute du Black Friday à Fresno (Californie) pour des consoles de jeux vidéos, le 25 novembre 2011

La détérioration du tissu socio-économique et socio-politique des Etats-Unis est un phénomène qui s’est engagé il y a déjà une quarantaine d’années. Dans de précédents [numéros], nous avons souligné l’importance des ruptures du tournant des années 1970 dans la dynamique américaine : fin du lien fixe entre le dollar et l’or, défaite dans la guerre du Vietnam, « impeachment» du président Nixon, dernière période des grandes inventions/aventures scientifiques US (conquête spatiale, Internet…), etc. Lire la suite

La rentabilité des entreprises françaises au plus bas depuis… 1985

Si les groupes du CAC 40 se portent bien, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des entreprises installées en France : leur taux de marge (taux de profit brut) est tombé fin 2011 à son niveau le plus bas depuis 26 ans, selon l’Insee. Pendant ce temps-là, celui de leurs concurrentes allemandes progresse…

Pour les particuliers, la conjoncture n’est pas folichonne, si l’on en croit les derniers comptes trimestriels publiés ce mercredi par l’Insee. Leur pouvoir d’achat a stagné au cours du dernier trimestre 2011, et a même baissé de 0,2% si l’on raisonne par unité de consommation (grosso modo, par individu) et non en masse. Sur l’ensemble de 2011, il aurait tout juste augmenté de 0,4%.

Mais ce ne sont pas seulement les ménages-consommateurs qui ne sont pas à la fête. Les entreprises françaises (sociétés non financières, pour être précis) ne se portent pas si bien, leur rentabilité se dégrade. Leur taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée, correspondant grosso modo à un taux de profit brut avant intérêts et impôts) est tombé à 28,7% au dernier trimestre 2011.

C’est le niveau le plus bas constaté depuis la fin 1985. A l’époque, les sociétés sortaient d’une période de comptes fortement dégradés, sous l’effet du second choc pétrolier : leur taux de marge était tombé à un minimum historique de 22,1% au cours de l’été 1982. Il était remonté progressivement à partir de 1985, grâce au contre-choc pétrolier et à la modération salariale imposée par le gouvernement socialiste à partir de la mi 1982.

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2012-2016 : Les Etats-Unis insolvables et ingouvernables (1ère partie)

Dans ce numéro [du 15 décembre 2011 - cet extrait ayant été rendu public le 28 mars 2012], notre équipe présente donc ses anticipations à propos de l’avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016. Nous rappelons que, depuis 2006 et les premiers [numéros], le LEAP a décrit la crise systémique globale comme un phénomène caractérisant la fin du monde tel qu’on le connaît depuis 1945, marquant l’effondrement du pilier américain sur lequel cet ordre mondial a reposé depuis près de sept décennies.

Etats-Unis d'Amérique, depuis 1776 - Désolés, nous sommes fauchés

Dès 2006, nous avions identifié les années 2011-2013 comme étant celles au cours desquelles le « Mur Dollar » sur lequel est assise la puissance des Etats-Unis allait se disloquer. L’été 2011, avec la dégradation de la note de crédit des USA par l’agence S&P a marqué un tournant historique et a confirmé que l’ « impossible » (1) était bien en train de se concrétiser. Il nous paraît donc essentiel de fournir aujourd’hui à nos abonnés une vision anticipatrice claire sur ce qui attend le « pilier » du monde d’avant la crise au moment où cette crise est passée à la « vitesse supérieure » depuis l’été 2011 (2).

Ainsi, selon le LEAP, l’année électorale 2012 qui s’ouvre sur fond de dépression économique et sociale, de paralysie complète de l’appareil d’état fédéral (3), de fort rejet du bipartisme traditionnel et de questionnements croissants sur la pertinence de la Constitution, inaugure une période cruciale de l’histoire des Etats-Unis. Au cours des quatre prochaines années, le pays va être soumis à des chocs politiques, économiques, financiers et sociaux comme il n’en a pas connu depuis la fin de la Guerre de Sécession qui, hasard de l’Histoire, débuta très exactement il y a 150 ans en 1861. Au cours de cette période, les Etats-Unis vont être simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en « bateau-ivre » ce qui fut le « navire-amiral » du monde de ces dernières décennies.

Pour rendre compréhensible la complexité des processus en cours, notre équipe a choisi d’organiser ses anticipations en la matière autour de trois grands pôles :

1. La paralysie institutionnelle US et la dislocation du bipartisme traditionnel
2. La spirale économique infernale US : récession/dépression/inflation
3. La décomposition du tissu socio-politique US

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L’automobile contrainte de s’adapter à la crise

Au Salon de Genève, qui ouvre mardi ses portes aux professionnels, les constructeurs misent sur leurs nouveautés pour résister à la baisse du marché européen. Et comptent sur des alliances pour réduire leurs coûts.

Bien qu’ils s’apprêtent à multiplier les lancements de nouveaux modèles au Salon de Genève, la plupart des constructeurs s’inquiètent d’une dégradation de leur situation en Europe, où ils ont perdu de l’argent l’an passé.

Fragilisé par les menaces de récession, le marché européen devrait reculer pour la cinquième année consécutive, de 3 à 5%, selon Euler Hermes. La France est particulièrement touchée, avec un repli de 20% sur les deux premiers mois de l’année.

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La France, la Grèce, même destin ?

Selon un sondage Ifop, un Français sur deux estime que la France pourrait se retrouver au bord de la faillite dans les prochains mois ou les prochaines années.

"FMI DEHORS"

Près d’un Français sur deux (49%) estime que la France pourrait connaître la même situation que la Grèce, au bord du défaut de paiement, dans les prochains mois ou les prochaines années, selon un sondage Ifop publié dimanche 19 février par Sud Ouest Dimanche.

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Faut-il vraiment rembourser la dette souveraine ?

Par Olivier Chazoule, avocat international spécialisé dans la finance, professeur de droit financier et de finance.

Les notes se dégradent. La situation aussi. Faut-il rembourser la dette souveraine ou bien s’en abstenir ? Un moyen terme est-il possible ? Et à quel prix ?

A l’heure de la dégradation de la situation financière internationale et de la dégradation de la notation continue des principaux pays industrialisés (États-Unis, Japon, France, Italie, Espagne, etc.) se pose avec acuité la problématique du remboursement de la dette souveraine.

Certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser. D’autres affirment que non. Et les troisièmes disent que cela n’a pas d’importance car ils proposent une autre solution.
En premier lieu donc, certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser.

Ne pas rembourser c’est paraît-il s’exposer à ce que l’on ne vous prête plus dans le futur. La France ne pourrait donc plus emprunter si elle ne remboursait pas sa dette.

Mais est-ce bien vrai ?
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Le FESF émet sans encombre, Regling minimise la décision de S&P

Le fonds d’urgence de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), a émis sans encombre mardi 1,5 milliard d’euros de papier à court terme au lendemain de son déclassement par Standard & Poor’s, alors que plusieurs responsables ont minimisé les effets de la décision de S&P.

Le FESF a émis 1,501 milliard d’euros de bons à six mois, à un rendement moyen pondéré de 0,2664% et un taux de couverture 3,1. Le mois dernier, le FESF avait émis 1,97 milliard de bons à trois mois, une opération qui s’était caractérisé par un ratio de couverture de 3,2.Cette émission intervenait un jour après que S&P a abaissé d’un cran la note de crédit du Fonds européen de stabilité financière à AA+. Vendredi, l’agence avait fait de même avec la note souveraine de deux de ses principaux garants, la France et l’Autriche.

Le directeur général du FESF, Klaus Regling, a estimé que cet abaissement n’aurait guère d’impact sur les opérations de financement du fonds, sous réserve que les deux autres grandes agences de notation n’imitent pas S&P.

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