Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

La sixième extinction animale de masse est en route

Jamais la planète n’a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné, estiment des scientifiques dans une étude publiée dans le journal “Science Advances”. Et selon eux, leurs calculs ont sans doute sous-estimé la gravité de cette nouvelle crise.

La dernière avait vu s’éteindre les dinosaures, il y a 66 millions d’années. Celle-ci pourrait bien faire disparaître les humains.

Une étude, publiée vendredi 19 juin, est formelle : nous sommes en train de vivre la sixième extinction animale de masse et ce “sans aucun doute notable”. Il s’agit des estimations les plus optimistes de travaux, publiés dans le journal Science Advances (en anglais).

Les experts de prestigieuses universités américaines Stanford, Princeton et Berkeley y affirment que les espèces animales disparaissent environ 100 fois plus rapidement que par le passé. Les causes de la disparition des espèces comprennent notamment le changement climatique, la pollution et la déforestation.

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Déforestation : 170 millions d’hectares pourraient disparaitre d’ici 2030, selon le WWF

Un nouveau rapport publié par le WWF estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030, si rien n’est fait jusque-là. 

Le développement des activités humaines engendre des dommages considérables sur les écosystèmes. Malheureusement, cette tendance ne va pas en s’arrangeant. C’est ce que suggère un rapport publié récemment par le WWF qui estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030. Une estimation particulièrement préoccupante.

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Les grands singes se rapprochent de l’extinction, selon Jane Goodall

Dans une entretien accordé à l’AFP, la célèbre primatologue Jane Goodall a tiré la sonnette d’alarme au sujet des grands singes. Menacés par la destruction de leur habitat et le trafic, ils se rapprocheraient de plus en plus de l’extinction.

Un orang-outan conversant en langage des signes avec une petite fille sourde. La vidéo peut sembler attendrissante, mais elle vise à dénoncer une réalité bien plus triste : les conséquences désastreuses de la culture d’huile de palme sur l’habitat des orangs-outans. Cette séquence a été imaginée par Rainforest Action Network pour sa campagne “Last Stand of the Orangutan” destinée à lutter contre l’huile de palme.

 

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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète : c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre. Son chiffre d’affaires : 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques : destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultra-spécialisées. En France, aux États-Unis et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Stenka Quillet et Pedro Brito Da Fonseca ont enquêté sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait. Devant notre caméra, le vice-président de Cargill répond aux différentes accusations.

Partie 1:

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Amazonie : La déforestation illégale enfin punie ?

Coup de filet spectaculaire au Brésil : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, a été arrêté le 24 février 2015. Accusé d’être responsable de 20% de la déforestation illégale dans l’État du Pará, Castanha encourt une lourde peine de prison. Cette arrestation pourrait bien mettre un terme à l’apparente impunité dont jouissent les grileiros, ce qui constitue une bonne nouvelle pour l’IBAMA (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables).

Les chiffres dévoilés par l’IBAMA, l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables, donnent le tournis : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, trafic de bois et de revente illégale de terres publiques, serait à l’origine de plus de 540 millions de réais de dommages environnementaux, soit 170 millions d’euros.

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Cette tour impressionnante crée de l’eau grâce à l’air

Il y a sans cesse de nouvelles inventions, mais celle-ci est vraiment incroyable. Ce dispositif vraiment cool a un réel impact sur l’Éthiopie et espérons qu’il fera son petit bout de chemin dans le reste du monde.

La Warka Water est une tour de bambou qui peut capturer l’humidité de l’air. Tout a commencé en 2012 quand l’architecte italien Arturo Vittori, architecte italien, est allé en éthiopie. « J’étais dans la région amhara située au nord du pays. Les paysages étaient vraiment magnifiques ! J’étais bouche bée. Mais j’ai aussi été outré de voir toutes ces femmes et ces enfants marcher jusqu’à 50 kilomètres à pied pour avoir de l’eau dans des sources souvent insalubres, et ils partagent ces sources avec les animaux », dit-il. L’architecte italien décide alors de chercher une solution pour régler le problème d’accès à l’eau.

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Lauren Fletcher veut planter un milliard d’arbres avec ses drones

Lauren Fletcher est un ex-ingénieur de la NASA qui a de la suite dans les idées. Son projet : utiliser ses connaissances en aérospatial pour créer un prototype capable de planter un milliard d’arbres en un temps record et sans intervention humaine !

Quand on y pense, son idée est d’une simplicité déconcertante. Il a équipé un drone de canons à air comprimé qui projettent des boulettes biodégradables contenant les graines de la vie forestière. Ces engins volants pourraient ensemencer de larges espaces et de cette manière « industrialiser » la plantation d’arbres. Sa logique est simple « pour contrer le rythme industriel de la déforestation, nous avons besoin de replanter à un rythme industriel. »

Planter des graines à la main est un processus lent, beaucoup plus lent que le rythme effréné de la déforestation. Avec un de ses petits robots volants, l’ingénieur espère pouvoir planter 36.000 graines par jour, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Objectif à long terme, planter 1 milliard d’arbres par année ! De quoi donner le vertige à Forest Man.

L’humain ne pourrait pas réaliser une telle prouesse à moins de se coordonner à l’échelle nationale comme l’a fait l’Irlande et ses 1 million d’arbres en 1 jour.
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La Californie orpheline de ses arbres géants

En moins d’un siècle, la moitié des grands arbres californiens – dont les célèbres séquoias – a disparu. En cause, l’exploitation forestière mais surtout la pénurie d’eau.

“BIG TREES”. Avant que les colons blancs n’arrivent en Californie, il y en avait partout, sur le littoral Pacifique et dans la Sierra Nevada, dans les collines au sud de la baie de San Francisco, au moins jusqu’à Big Sur. Les séquoias sont ces arbres géants à l’écorce rouge, dont certains culminent à plus de cent dix mètres de hauteur pour plusieurs mètres de diamètre. Aujourd’hui, seuls 4% des forêts d’origine subsistent.

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Huile de palme : la bataille de l’image

C’est la graisse la moins chère au monde et ses qualités techniques en font un ingrédient très employé par l’industrie. Mais l’expansion rapide de cette culture entraîne déforestation massive, déplacements forcés de population et disparition d’espèces sauvages, accusent les ONG. Premier producteur mondial, la Malaisie réagit par un lobbying intense.


« Acheter moins d’Airbus ? Je ne crois pas que nous aurons besoin d’aller jusque-là ! ». Le ministre malaisien de l’Industrie des plantations et des Matières premières, Douglas Uggah Embas, part d’un grand rire, avant d’ajouter, soudain beaucoup plus sérieux : « Mais nous avons besoin que vous achetiez notre huile de palme pour acheter vos avions… ».

L’image déplorable de cette huile végétale en Occident agace autant qu’elle décontenance le deuxième pays producteur au monde. Depuis le début des années 2000, les campagnes des ONG liant l’expansion de la culture de l’huile de palme à la déforestation massive, aux déplacements forcés de population et à la disparition des orangs-outans ont sensibilisé les Européens. Mais la défiance est particulièrement vive en France, où on la juge, en outre, mauvaise pour la santé. C’est dans l’Hexagone qu’on compte le plus d’entreprises agroalimentaires à avoir abandonné l’huile de palme.

Face à ces problématiques, la Malaisie veut se faire entendre. En juin, Douglas Uggah Embas a adressé une lettre au ministre des Finances, Michel Sapin, et à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, au sujet de la mention « sans huile de palme ». L’étiquette a fleuri ces dernières années sur les paquets de gâteaux ou de pain de mie industriels. Label « discriminatoire », selon lui, « action sans fondement de la part des industriels en France », le ministre malaisien n’hésite pas à évoquer « un impact négatif […] sur la relation commerciale à long terme entre la Malaisie et la France ».

La petite phrase n’est pas passée inaperçue. L’an passé, Airbus a été le premier fournisseur d’avions de la Malaisie. Sous-marins, frégates, avions de transport militaire A400M… Kuala Lumpur est généralement un bon client de la France, qui est son premier pourvoyeur d’équipements militaires. Dans les années à venir, le pays pourrait se doter de sous-marins supplémentaires, d’avions de combat et d’hélicoptères. Mais la commission des Affaires étrangères du Sénat, dans un récent rapport intitulé « Reprendre pied en Asie du Sud-Est », prévient qu’il faudra « savoir aplanir les motifs d’irritation susceptibles de nous causer de grands torts commerciaux, telle l’huile de palme par exemple ».
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La Terre a perdu la moitié de ses populations d’espèces sauvages en 40 ans

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent d’une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Jan van Kessel (1626 – Anvers – 1679), “Paradis Terrestre”

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l’Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l’indice planète vivante (IPV), mesure l’évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d’animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

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Le commerce mondial : Moteur de la déforestation illégale

Huile de palme, soja, bœuf, bois… Le commerce mondial est un puissant moteur de la déforestation illégale dans les pays tropicaux. Pour la première fois, une vaste étude, publiée, mercredi 11 septembre, par l’organisation américaine Forest Trends, évalue l’ampleur du phénomène: près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale.

Dans un cas sur deux, la production est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés – États-Unis, Union européenne –, mais aussi de la Chine et de l’Inde.

Quelque 25 % de la déforestation illégale dans les tropiques ont ainsi pour objectif la production de denrées exportables. « Nous savions que la production de matières premières agricoles était un facteur majeur de déforestation.

Cependant, c’est la première étude qui montre l’importance démesurée des activités illégales pour produire des centaines de produits alimentaires et ménagers consommés dans le monde entier», affirme Michael Jenkins, directeur général de Forest Trends. Au point qu’il « n’existe guère de produit sur les rayons des supermarchés qui ne soit pas potentiellement concerné », selon Forest Trends.
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Comment lutter contre l’or illégal

L’or est très présent dans notre vie quotidienne, qu’il soit utilisé pour la confection de nos bijoux (80% du volume d’or annuel) ou bien utilisé dans les microprocesseurs de nos équipements électroniques. Mais connaissiez-vous l’impact de l’or sur notre environnement ? Savez-vous de quel poids l’industrie aurifère pèse sur la nature ?

Bien que toutes les filières utilisant l’or, industrielles ou artisanales, soient légales, il existe un marché noir où l’or extrait par orpaillage illégale est introduit sur le marché légal. On estime à 5 tonnes la quantité d’or illégal exporté de Guyane chaque année, et environ 20% de la production aurifère Péruvienne sont illégaux, soit plus de 20 tonnes.

L’orpaillage illégal pratiqué essentiellement en Amérique Latine utilise du mercure et entraîne la déforestation de la jungle avec de graves conséquences sur la faune, la flore et les êtres humains qui y vivent. A cause de l’acidité de l’eau, le mercure utilisé se transforme en méthylmercure. Celui-ci s’accumule tout au long de la chaîne alimentaire et provoque, à des doses concentrées, des troubles neurologiques irréversibles.

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Dans le Sichuan, des « hommes-abeilles » pollinisent à la main les vergers

La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d’habitude. Voilà plus de vingt ans qu’elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l’apparition du printemps. S’il peut arriver qu’une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.

Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d’un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.

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Les dessous de la mondialisation : Cameroun, forêt en péril

La demande mondiale de bois bat tous les records et la France, premier importateur européen de bois tropical d’Afrique centrale, raffole des essences rares. Derrière ce commerce international se cache un trafic qui prospère dans l’ombre et la criminalité.

Plus le combat des activistes et ONG s’intensifie, plus les instances internationales renforcent leur arsenal légal, plus le trafic se modernise et se multiplie. Au cœur de la forêt tropicale du Cameroun, cette déforestation sauvage menace les tribus pygmées, dont le mode de vie repose sur l’exploitation raisonnée du bois.

Réalisé par Olivier Joulie (France – 2013)

Les Chinois à l’assaut des forêts de l’Aude

Le bois issu des grandes forêts de l’Aude et des Pyrénées Orientales intéresse de plus en plus les acheteurs chinois. Un sujet “brûlant”.

Ce jour-là, au-delà de Salvezines, on ne passe plus. La neige empêche d’atteindre les hauteurs des confins de l’Aude, vers Gincla et la forêt de Boucheville, celle-là même dont on dit dans la vallée qu’elle a été “plumée par les Chinois”.

11000 m3 exportés en 2013

Le chiffre n’est pas confirmé officiellement, mais il serait le seul dont disposent, à l’heure actuelle, les autorités en ce qui concerne l’exportation de grumes audois vers la Chine. En 2013, il s’élèvera à 11 000 m3 environ, contre… 0 m3 en 2012.

Or, la plupart des acteurs de la filière bois de l’Aude s’accordent à dire que l’achat de bois par les Chinois dans le département de l’Aude date d’au moins trois ans. En fait, le chiffre officiel serait celui des autorisations délivrées pour traiter le bois à la cyperméthrine, seul indice d’une exportation vers la Chine qui exige ce traitement.

Conclusion : soit le bois qui était vendu jusque-là à des sociétés chinoises était traité hors de l’Aude ce qui est plausible car les acheteurs sont souvent extérieurs au département. Soit il était traité en forêt, sans que personne ne le sache…

“China Shipping”
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Sans forêts

Bleue comme une orange” écrivait le poète Paul Eluard, verte aussi car couverte de forêts sur la moitié des continents il y a encore huit mille ans, la Terre est aujourd’hui menacée de déforestation.

Mêlant humour et poésie, cette série en pâte à modeler illustre comment la destruction de nos forêts primaires entraîne un appauvrissement de la diversité biologique et génétique de notre planète…

Partie 1: Primus Homo

Partie 2: Coupes et pénuries
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Palme, une huile qui fait tache

Décriée en raison de ses risques pour la santé et de son impact sur l’environnement, l’huile de palme est pourtant en train d’envahir nos assiettes. Enquête sur cette matière grasse devenue la plus utilisée au monde.

Documentaire réalisé par Amélie Lançon – France 5 – 02 juin 2013

(Merci à NOP)

Les sols, grands oubliés de l’environnement

Les sols subissent la pression des activités anthropiques : d’une part, la production croissante de denrées alimentaires, et d’autre part les pollutions, l’exploitation de ressources, l’urbanisation, les changements climatiques, la déforestation, … Par conséquent, les sols fertiles sont de plus en plus rares.

La perte annuelle globale de sol par érosion éolienne ou hydraulique est de 24 milliards de tonnes, soit plus de 3 tonnes par être humain, alors que le processus naturel de fabrication du sol nécessite 100 à 500 ans pour seulement 1 kilogramme, ce qui en fait une ressource non renouvelable (83% des sols africains exploités sont dégradés). En Allemagne, à cause du remembrement et de l’érosion, 80 ha disparaissent chaque jour, alors que l’objectif politique est de ne pas dépasser 30 ha.

La perte de sol est comme une bombe à retardement, le monde sous-estime la taille du problème: la population augmente, mais nous perdons chaque année d’énormes quantités de ce précieux milieu ; plus que jamais, il est temps d’agir” explique Klaus Töpfer, ancien ministre allemand de l’environnement[1].

Le rôle des sols n’est que trop peu abordé dans les thématiques prioritaires telles que la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, le maintien de la biodiversité ou encore les changements climatiques. Cependant les sols fertiles sont très convoités : plus de 85 millions d’hectares ont été acquis ou loués sur le long terme dans les pays en développement ces dix dernières années (à titre d’exemple, 13% des surfaces agricoles du Laos sont sous concession). Le besoin de régulations a clairement été exprimé afin que les populations locales puissent jouir de leur droit d’accès à leurs propres ressources.

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Le coût environnemental et social des tablettes électroniques et smartphones

La dématérialisation[1] est souvent présentée comme la solution à la déforestation, à la destruction des milieux, etc. parce qu’elle permet de remplacer le support papier par des supports numériques. Pourtant, ces supports numériques sont eux bien matériels, et leur fabrication entraîne souvent l’abattage d’arbres ou la dégradation des écosystèmes sur les lieux d’exploitation des matières premières. Il apparaît donc comme légitime de s’interroger sur l’empreinte écologique du high-tech, ses modes de production et la manière dont on le consomme.

L’exploitation d’étain à Bangka : une activité désastreuse pour l’homme et l’environnement

L’ONG de défense de l’environnement Les Amis de la Terre a enquêté durant plusieurs mois sur l’île de Bangka en Indonésie où se trouvent des exploitations de mines d’étain. Elle a publié en novembre 2012 un rapport intitulé « Mining for smartphones : le véritable coût de l’étain ». L’association condamne les pressions croissantes qui s’exercent sur les ressources mondiales de métaux, notamment celles d’étain, matériau qui entre dans la composition de nombreux produits high-tech et notamment des smartphones[2].

L’exploitation des mines à Bangka a causé des dégâts environnementaux importants : 65% des forêts et plus de 70% des récifs coralliens auraient été affectés, selon Pie Ginting, directeur de campagne des Amis de la Terre Indonésie, et l’accès à l’eau potable est devenu problématique sur l’île, à cause de la contamination des rivières par les déchets miniers.

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Le testament de Tébaran

Cela fait plus de vingt-cinq ans que la déforestation est en marche à Bornéo. Un phénomène qui prive notamment la tribu nomade des Penan de nourriture et d’habitat : l’eau des rivières est devenue boueuse, les poissons ont disparu, le produit de la chasse est de plus en plus maigre… Les Penan sont forcés de se sédentariser et perdent leurs aptitudes à survivre dans leur propre environnement.

L’industrie du bois, les abattages illégaux, les plantations de palmiers à huile (plus de 10 millions d’hectares) sont les causes de cette catastrophe écologique. Tébaran, en refusant d’abandonner ses traditions ancestrales et sa vie de nomade, est le dernier à lutter contre ce désastre.

Biocarburants, chronique d’un désastre annoncé

Les promoteurs des biocarburants les présentaient comme «l’énergie verte» de demain. C’est pourtant bien l’exploitation intensive de l’huile de palme qui a placé l’Indonésie au troisième rang des pays les plus pollueurs de la planète. Selon Greenpeace, l’équivalent d’un terrain de football est brûlé toutes les dix secondes dans ce pays pour remplacer les forêts tropicales par des plantations lucratives de palmiers à huile.

Le désastre écologique qu’entraîne la culture de cette nouvelle manne ne s’arrête pas là. Sur l’île de Bornéo, la déforestation favorise l’érosion des sols. La culture massive de palmiers à huile provoque également un drame social en Indonésie. Les paysans de l’île de Sumatra, dépossédés de leurs terres au profit des sociétés de plantation, peinent à obtenir quelques hectares en guise d’indemnisation.

Partie 1 :


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