Le dossier du plafond de la dette américaine va refaire surface

Le CBO estime que si le cadre actuel du plafonnement expire dimanche prochain, l’Etat dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre.

Le relèvement du plafond de la dette aux Etats-Unis menacera à nouveau cette année l’économie américaine. Dans un rapport publié mardi dernier, le Congressional Budget Office (CBO) estime que si le cadre actuel du plafonnement de la dette expire dimanche, le gouvernement dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre ou novembre.
Courant avril, l’Etat devrait collecter l’impôt sur les revenus des particuliers qui lui avait rapporté 230 milliards de dollars l’an dernier, auquel s’ajoutera l’impôt sur les sociétés versé mi-mars et mi-septembre qui avait rapporté plus de 100 milliards en 2014.

Chine : Mauvaises nouvelles économiques en série

Après des chiffres moroses de croissance et le creusement du déficit budgétaire pour relancer l’activité, la production industrielle, les ventes au détail et les investissements en capital fixe chinois chutent brutalement. Les yeux sont tournés vers la banque centrale qui devrait à nouveau baisser ses taux d’intérêt.

Les jours se suivent et les mauvaises nouvelles économiques s’amoncellent pour Pékin. Et les statistiques publiées mardi 10 mars marquent particulièrement ce refroidissement de l’activité. Selon les chiffres officiels, la production industrielle a ralenti brutalement en janvier et février, enregistrant son plus bas taux de progression depuis six ans.

La production industrielle a grimpé de 6,8%, sur janvier et février cumulés, par rapport à la période comparable de 2014, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). C’est très en-deçà de la hausse de 7,9% sur un an constatée en décembre, et c’est sa plus faible progression depuis décembre 2008.

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La France sera en récession en 2013

La perspective qui s’annonce pour la France est celle de la récession, dès l’année prochaine. Du coup, aucune des prévisions du gouvernement Ayrault ne tient, et cela change tout, affirme Philippe Simonnot, économiste, auteur de «la Monnaie, histoire d’une imposture», en collaboration avec Charles Le Lien (Perrin, 2012).

Caspar David Friedrich : La mer de Glace, Das Eismeer (1824)

La France sera en récession en 2013. La Banque de France suppose même que cette récession a commencé au deuxième semestre 2012. Il n’est pas besoin d’être sorcier pour anticiper une telle mauvaise nouvelle, même si le gouvernement actuel continue à s’entêter à prévoir une croissance de 0,8 %. A regret, François Hollande a reconnu à la toute fin d’un entretien avec des journalistes du Monde : «Il peut aussi y avoir un scénario noir, celui de la récession»*.

Cet aveu mezza voce en dit long sur le doute qui s’est emparé du sommet de l’Etat. Autrement dit, le chômage va atteindre des niveaux jamais vus dans notre pays, qui est pourtant un champion du sous-emploi de masse. En outre, le gouvernement sera incapable de tenir ses engagements de réduction du déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2013, ce qui le mettra en porte-à-faux par rapport à la Commission de Bruxelles, pour ne rien dire des réactions de Berlin à cette nouvelle défaillance française. En conséquence de quoi, la dette publique va continuer de croître, au risque d’inquiéter les marchés financiers et de renchérir son coût.

Le calcul qui permet de prévoir la récession française de l’an prochain est assez simple, presque une règle de trois !

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Pourquoi la France n’a pas besoin de se serrer davantage la ceinture en 2013

3 % de déficit budgétaire l’an prochain, c’est au moins 300 000 chômeurs supplémentaires. Il faut apprécier cet objectif en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté.

L’économie française stagne et la zone euro est entrée en récession. La situation économique n’a aucune chance de se redresser notablement au cours des prochains mois. Prendre dans ce contexte des mesures d’austérité supplémentaires pour tenir, coûte que coûte, l’objectif de 3 % du PIB de déficit public en 2013 freinerait davantage encore l’activité et pousserait le chômage vers les sommets. Avec au final, d’ailleurs, un déficit plus important que prévu comme le montrent les exemples de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie malgré des efforts considérables.

Les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne – « 6 pack » et Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) – sont bâties autour de la notion de déficit structurel. Celle-ci corrige les déficits publics constatés telle ou telle année des effets de la conjoncture à ce moment-là. Quoi qu’on pense par ailleurs de la pertinence de ces réformes, elles fournissent ainsi un argument solide pour ne pas s’engager dans cette politique procyclique : l’objectif des 3 % en 2013 doit lui aussi être apprécié en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté. Or, dans le cas de la France, nous atteindrons ce niveau de déficit en 2013 sans qu’il soit besoin de prendre de nouvelles mesures d’austérité cet automne.

Un coup de frein important

De quoi l’Europe souffre-t-elle ?

Lisbonne, Portugal – Ici, tout va très mal puisque le taux de chômage dépasse les 13 pourcent. C’est encore pire en Grèce, en Irlande et d’une certaine façon en Espagne et l’Europe toute entière semble glisser vers une nouvelle récession.

Pourquoi l’Europe est-elle devenue le malade de l’économie mondiale ? Tout le monde connaît la réponse. Malheureusement, la majeure partie de ce que les gens savent n’est pas la vérité - notre discours économique est plein d’histoires fausses quant aux maux dont souffre l’Europe.

Si on lit un éditorial à propos de l’Europe - ou, comme trop souvent, un article censément factuel - on y rencontrera très certainement l’un des deux récits que je me représente comme le récit républicain et le récit allemand. Aucune de ces deux histoires ne colle à la réalité.

Le récit républicain - et c’est l’un des thèmes centraux de la campagne de Mitt Romney - veut que l’Europe ait des problèmes car elle en a trop fait pour aider les pauvres et les moins chanceux, et que nous assistons aux derniers souffles de l’état Providence. D’ailleurs, cette histoire est une histoire révérée par les républicains depuis très longtemps : en 1991, lorsque la Suède souffrait d’une crise bancaire causée par les dérèglements (ça vous rappelle quelque chose ?), le Cato Institute a publié un rapport triomphant démontrant que c’était l’échec du modèle de l’état Providence.

Ai-je mentionné le fait que la Suède, qui possède toujours un état Providence très généreux, est aujourd’hui un pays ultra performant, avec une croissance économique plus rapide qu’aucun autre pays développé ?

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Les limites du traitement keynésien d’une crise structurelle

Quatre ans déjà depuis que les symptômes du premier épisode de la crise du néolibéralisme furent observés au mois d’août 2007. La crise s’exporta des États-Unis vers le monde à l’automne 2008, et la plupart des économies entrèrent alors en récession. Lorsque la croissance dans les vieux centres, États-Unis et Europe, fit un bref retour après que la production eut atteint son point le plus bas au second semestre de 2009, les commentateurs de tous les médias et cercles académiques, à de rares exceptions près, célébrèrent le retour de la prospérité au terme d’un regrettable épisode. Il fallut, pourtant, constater que la sortie de crise tardait à se consolider. Le discours devint celui de la “rigueur”, la tentative de faire peser le poids de la crise sur les épaules de ceux ou celles qui en sont les moins responsables, les classes populaires et moyennes.

Mais, à la fin de l’année 2011, le ton changea brusquement. L’inquiétude tournait à la panique. La Chancelière Angela Merkel ne craignit pas de déclarer que la crise se prolongerait, en Europe, sur de nombreuses années (sortir de la crise de la dette est “un processus qui ne durera pas des semaines, pas des mois, mais des années”). La Réserve fédérale n’est pas plus optimiste. Le 25 janvier dernier, elle déclarait qu’il faudrait soutenir l’économie pendant plusieurs années (au moins jusqu’à la fin de l’année 2014) et décidait d’étendre la période de maintien des taux d’intérêt à des niveaux proches de zéro afin de stimuler la croissance. Qu’est-il advenu de la planète heureuse de la mondialisation néolibérale ?

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La Banque d’Angleterre fait marcher la planche à billets

Pour tenter de relancer l’économie atone, la Banque d’Angleterre a annoncé jeudi 9 février une nouvelle injection de liquidités dans l’économie britannique de 50 milliards de livres (59,6 milliards d’euros). Cette troisième opération  de “quantitative easing” depuis 2009 était attendue des marchés alors que la croissance patine et que  le pays pourrait retomber en récession  au premier trimestre 2012.

L’assouplissement quantitatif consiste pour une banque centrale à acquérir des titres de dette d’entreprises ou d’Etats pour les aider à se refinancer et apporter ainsi une bouffée d’oxygène à l’économie. Cela revient à faire marcher la planche à billets. Si la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre sont des adeptes de cette stratégie, la banque centrale européenne y est réticente au nom de sa mission de maintien de la stabilité des prix.

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Cour des comptes : quand Sarkozy liquidait un cinquième du stock d’or de la France.

En 2004, le ministre de l’Économie demande à la Banque de France de “gérer plus activement ses réserves de change”. Une mauvaise opération.

Par

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La Banque de France (BDF) a décidément des progrès à faire. Après avoir essuyé un “constat sévère” de la Cour des comptes en 2005, l’institution a une nouvelle fois été passée au scanner par les Sages de la rue de Cambon.

Dans leur rapport annuel 2012, ceux-ci reconnaissent des progrès, mais s’inquiètent toujours d’un réseau territorial trop étendu et recommandent une rationalisation accrue des activités. La Cour dénonce notamment une baisse des effectifs – rendue incontournable après l’entrée de la banque dans l’Eurosystème – en trompe-l’oeil : selon les Sages, le mouvement s’est accompagné d’un recours accru à des prestataires externes, soit l’équivalent de 699 postes équivalents temps plein.

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50 chiffres incroyables sur l’économie des États-Unis en 2011

Bien que la plupart des américains se sentent frustrés par l’économie actuelle, la vaste majorité d’entre eux  n’ont toujours aucune idée de la gravité de notre déclin économique ou des difficultés à venir si nous ne prenons pas immédiatement des décisions radicales. Si nous n’informons pas les américains que l’économie des USA est atteinte d’une maladie mortelle, alors ils continueront à croire tous les mensonges que les politiciens leur servent depuis des lustres. Quelques ajustements ici et là ne suffiront pas à réparer notre économie. Nous avons vraiment besoin de changer fondamentalement de direction. L’Amérique consomme bien plus de richesses qu’elle n’en produit et notre dette explose littéralement. Si nous restons sur le chemin actuel, un effondrement économique est inévitable. Espérons que les données économiques de 2011 que j’ai inclus dans cet article seront assez choquantes pour réveiller quelques personnes.

À cette période de l’année, beaucoup de familles se retrouvent, et la plupart du temps on en vient à discuter de politique. J’espère que beaucoup d’entre vous utiliseront la liste ci-dessous comme un outil pour vous aider à diffuser la réalité sur la crise économique aux USA auprès de votre famille et de vos amis. Si nous travaillons tous ensemble, peut-être que nous réveillerons des millions de personnes  qui prendront conscience que le « business as usual » provoquera un effondrement de l’économie nationale.

Les 50 chiffres économiques de l’année 2011 presque trop gros pour y croire sont :

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Le prisonnier espagnol

Ce qu’il y a de bien avec les Irlandais aujourd’hui, c’est qu’ils sont si peu nombreux. À elle toute seule, l’Irlande ne peut mettre trop à mal les perspectives européennes. On peut en dire autant de la Grèce et du Portugal, que beaucoup voient comme le prochain domino potentiel. Mais alors il y a l’Espagne. Si les autres sont des tapas, l’Espagne est le plat principal.

Ce qui est frappant concernant l’Espagne, d’un point de vue américain, est à quel point son histoire économique ressemble à celle des États-Unis. Comme l’Amérique, l’Espagne a connu une énorme bulle immobilière, accompagnée d’une énorme hausse de la dette privée. Comme l’Amérique, l’Espagne est entrée en récession lorsque cette bulle a éclaté, et a connu une brusque montée du chômage. Et comme l’Amérique, l’Espagne a vu gonfler son déficit budgétaire à cause d’une baisse de recettes et à cause des coûts liés à la récession.

Mais contrairement à l’Amérique, l’Espagne est au bord d’une crise de la dette. Le gouvernement américain n’a aucun mal à financer le déficit, avec des taux d’intérêt sur la dette fédérale à long terme inférieurs à 3%. L’Espagne, au contraire, a vu le coût de son emprunt monter en flèche ces dernières semaines, reflétant des craintes grandissantes d’un possible défaut de paiement.

Pourquoi l’Espagne connaît-elle tant de problèmes ? En un mot, c’est à cause de l’euro.

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La crise financière mondiale de 2011 a-t-elle commencé ?

Par Georges Ugeux

Où que l’on regarde, les feux avant-coureurs d’une prochaine crise financière s’allument. Elle commencera sur l’Atlantique, mais cette fois, elle devrait être contagieuse dans le Pacifique. Elle pourrait être pire que celle de 2007-2008.

Je ne pose pas cette question à la légère. L’Occident a vécu au-dessus de ses moyens et le tsunami commence à prendre de l’ampleur aux États-Unis et en Europe. Cette fois, il touchera au coeur les finances publiques. Tandis que les étudiants britanniques manifestent pour leur minerval, les Français manifestent pour leur retraite, et les Irlandais et les Portugais sont dans la rue contre l’austérité, ce n’est pas moins qu’une course contre la montre qui est engagée.

Il n’y aura pas moyen d’éviter une crise : il faut à tout prix cependant mettre sous contrôle le risque d’emballement et tenter de la maîtriser. Le drame est que des deux côtés de l’Atlantique, la crise fait apparaître une réalité difficile à maîtriser : le dysfonctionnement politique.

Les États-Unis ont un système politique qui est enrayé depuis des années, et les élections de novembre mettent autant les démocrates que les républicains au pied du mur. Il n’y a plus moyen de prendre quelque mesure que ce soit sans qu’elle fasse l’objet d’un bras de fer où les républicains forcent leur chemin à la Chambre et les démocrates verrouillent le Sénat.

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Espagne : Prochaine victime des Hedge Funds

Chronique “décapante de la finance” de Marc Fiorentino sur BFM-Radio le 19 nov 2010.

« Les fonds vont prendre leur temps car ils savent qu’ils tiennent là une source de profits énorme pour 2011. Le gouvernement ne pourrait pas faire adopter un nouveau programme d’austérité. »

(Merci à Méro)

Renflouez l’Irlande, pas ses élites

Les ministres des Finances de l’UE se sont réunis le 16 novembre pour chercher une solution à la crise de la dette irlandaise. Mais, prévient l’éditorialiste irlandais Fintan O’Toole, le renflouement de l’économie du pays ne pourra fonctionner sans une reprise en main de ses institutions politiques.

Pour le Premier ministre Brian Cowen, l’Irlande peut se passer du plan de sauvetage.

On ne sait pas encore quand il aura lieu, mais le renflouement de l’Irlande ne représente pas qu’un tournant dans notre histoire. C’est aussi un moment décisif pour l’Union européenne. Dans sa façon de gérer notre vilain petit Etat, l’UE va être mise à l’épreuve.

C’est là qu’elle va montrer si elle est encore un projet social et politique, bâti sur le legs de la Seconde Guerre mondiale, ou si elle n’est rien d’autre qu’un véhicule supplémentaire pour les intérêts étriqués des riches.

Quoi qu’en dise le gouvernement (du reste, qui peut croire tout ce qui nous parvient de cette source ?), la question essentielle au sujet du renflouement n’est pas de savoir s’il va se produire, mais dans quelles conditions. Quel est le taux d’intérêt ? Pendant combien de temps l’Irlande devra-t-elle rembourser, et quand devra-t-elle avoir atteint l’objectif mythique du déficit budgétaire de 3 % ?

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Pays émergents et tsunami de capitaux

Par Nouriel Roubini

Depuis des décennies les flux de capitaux en direction des pays émergents suivent un mouvement de yoyo. L’année dernière il y a encore eu un phénomène de ce genre avec l’arrivée massive de capitaux, de titres et d’investissements à revenu fixe sur les marchés émergents supposés avoir de bons fondamentaux macroéconomiques, financiers et politiques.

Ce véritable tsunami tient à des facteurs cycliques à court terme (les différentiels de taux d’intérêt et un flot de liquidité à la recherche d’actifs à haut rendement, en raison de taux d’intérêt quasiment nuls et de la poursuite des mesures de relâchement monétaire qui réduisent les opportunités dans les pays avancées aux économies atrophiées). Mais des facteurs séculaires interviennent aussi : le différentiel de croissance à long terme entre pays émergents et pays avancés, la tendance croissante des investisseurs à étendre leur activité à de nouveaux marchés et l’attente de l’appréciation à long terme des devises des pays émergents (en terme nominal et en terme réel).

Au vu de ces éléments, la question clé qui se pose aux pays émergents est de savoir comment faire face à ce flux de capitaux qui va inéluctablement pousser à la hausse leur devise et menacer leurs exportations qui sont le moteur de leur croissance.

La première solution est de ne rien faire et de laisser leur monnaie s’apprécier. C’est peut-être un bon choix si l’arrivée des capitaux et la pression à la hausse sur leur devise tiennent à des facteurs fondamentaux (un excédent des comptes courants, une devise sous-évaluée, un différentiel de croissance important et persistant).

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Irlande : Le cauchemar économique n’est pas terminé

La situation ne s’arrange pas dans le pays et de nombreux journaux prédisent “des décennies d’enfer financier“. Un constat que partage le quotidien britannique The Guardian, après la publication du coût du renflouement des banques irlandaises par le gouvernement.

Le Cauchemar - Johann Heinrich Füssli - 1790-1791

De la Grèce au Japon, en passant par les États-Unis, la crise bancaire a fait des ravages dans les pays du monde entier. Mais aucune économie n’a été victime d’une mise à sac aussi brutale que celle de l’Irlande. L’ancien tigre celtique a vu son revenu national dégringoler de 17 % au cours des trois dernières années – la contraction la plus sévère et la plus rapide en Occident depuis la Grande Dépression.

Au plus fort de la longue période de prospérité de 1990 à 2007, l’immobilier avait plus de valeur à Dublin qu’à Londres. Depuis, les prix ont chuté de près de 40 % – et ils continuent à couler à pic. A ce rythme, le pays aura bientôt l’honneur douteux d’avoir été le théâtre de l’éclatement de la plus monstrueuse bulle immobilière de l’histoire moderne. En 2008, quand les financiers, pour plaisanter, disaient que la seule différence entre l’Islande en faillite et une Irlande fauchée, c’étaient une lettre et quelques jours, ils avaient tort : la catastrophe qui a englouti l’île d’Émeraude est infiniment pire que celle qui secoue l’Islande.

Et, jusqu’au bout, les ministres de Dublin ont promis à leurs électeurs que les choses étaient sur le point de s’améliorer. Les prêts d’urgence consentis aux banques, c’était la bonne solution. Les réductions radicales des dépenses, ça allait marcher. Et cette décision qui, en gros, revenait à cautionner l’ensemble du système bancaire (sans aucun droit de regard ou presque) et qui réglerait tout ? Eh bien, non, non, et encore non : tel un corps balancé du toit d’un gratte-ciel, l’économie irlandaise a simplement continué à plonger.

Le 30 septembre, Brian Lenihan, le ministre des Finances irlandais, a assuré aux électeurs que le “cauchemar” national qu’ils sont contraints de subir depuis à peu près deux ans était sur le point de cesser. “Nous sommes désormais en train d’en finir avec ça.”

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La Chine met un pied en Europe en investissant massivement en Grèce

Le vice-premier ministre chinois a signé plusieurs contrats pour plus d’un milliard d’euros mardi à Athènes. Pessimiste, l’agence Moody’s a baissé la note des banques grecques.

«Ils ne sont pas comme Wall Street qui spécule sur du papier. Les Chinois traitent du concret. Et ils aideront à relever l’économie réelle en Grèce.» En faisant cette déclaration la semaine dernière au Washington Post, le vice-premier ministre grec Theodoros Pangalos parlait en connaissance de cause. Ce mardi, son homologue chinois Zhang Dejiang a signé à Athènes un accord de coopération maritime et 13 contrats d’investissements et de coopération pour plus d’un milliard d’euros.

La Chine a en effet répondu positivement à Investingreece, le tout nouvel organisme étatique dont la mission est d’attirer les investissements étrangers. «Nous ne pourrons pas équilibrer les finances publiques en coupant seulement dans les dépenses. Il nous faut aussi des investissements productifs pour créer de la croissance», a déclaré son directeur, Christof Alexakis.

Le contrat le plus important porte sur la construction d’un terminal à Thiasio, un port à l’ouest de la capitale, présenté comme la porte d’entrée au marché européen pour les produits chinois. Les autres contrats concernent la construction d’un monorail à Athènes, des routes, plusieurs hôtels ainsi qu’un parc d’attractions maritime. Le groupe télécom grec OTE a aussi signé un accord de partenariat avec la société chinoise Huawei Technologies. Enfin, quatre groupes alimentaires vont importer de l’huile d’olive grecque.

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Crash Course – 6

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 6: Qu’est L’Argent?

Avant de commencer notre voyage à travers l’économie, l’environnement et l’énergie, nous avons besoin de partager une compréhension commune de cette chose appelée l’argent.

L’argent est quelque chose avec laquelle nous vivons si intimement chaque jour qu’il a probablement échappé à notre attention.

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La Cour des comptes épingle l’État sur l’aide aux banques

Les aides apportées par l’État aux banques françaises au plus fort de la crise financière en 2008 et 2009 pourraient finalement avoir un coût plus élevé que prévu pour les finances publiques, estime la Cour des comptes.

Dans un rapport sur les concours publics aux établissements de crédit, l’institution, chargée de contrôler les dépenses publiques, s’interroge sur l’opportunité pour l’État d’avoir débloqué une seconde enveloppe d’aide au secteur bancaire début 2009 alors que les résultats bancaires s’amélioraient.

Le bilan financier des concours publics doit être nuancé“, lit-on dans le rapport de la Cour des comptes. “A moyen terme, le bilan définitif peut s’avérer moins favorable pour les finances publiques, en raison de dépenses pérennes.” “La limitation de la plus-value réalisée par l’État lors des rachats par les banques des titres souscrits par la SPPE (Société de prise de participations de l’État, ndlr) doit aussi être relevée,” juge encore l’institution.

Le rapport de la Cour des comptes contraste avec les discours du gouvernement français et des dirigeants de banques qui ont jusqu’à maintenant martelé que le plan d’aide au secteur bancaire n’avait pas grevé le déficit budgétaire.

Les banques françaises et le gouvernement n’ont jamais cessé de rappeler que les aides, remboursées depuis par la plupart des établissements, s’étaient traduites par une recette budgétaire de plus de deux milliards d’euros.

L’État a indiqué que le plan de soutien aux établissements de crédit lui avait apporté deux milliards d’euros au titre de la garantie et des intérêts. Ce chiffre global doit être à la fois éclairé et nuancé,” souligne la Cour des comptes.

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« Une bataille est gagnée, la crise n’est pas terminée »

Yannick Roudaut, anime une cellule de veille et de prospective sur l’économie durable et la finance responsable au sein d’Alternité. Chroniqueur économique, auteur de « L’Alter Entreprise » (Dunod), il analyse le plan de défense de la zone Euro et les effets de la crise financière.

- Le méga-plan de secours des pays de l’Union européenne et l’action concertée des banques centrales seront-ils suffisants pour endiguer la crise ?

A court terme, oui. La réaction des investisseurs est d’ailleurs unanime.

En débloquant potentiellement 750 milliards d’euros, l’Europe apporte une réponse à la crise de liquidités. Les pays en difficultés devraient désormais pouvoir se financer dans de meilleures conditions de taux d’intérêt.

A moyen terme, le plan, ne résout pas la crise budgétaire. L’un des points soulevés ces dernières semaines, est celui de la capacité des états comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne à réduire sensiblement leur déficit budgétaire. On leur donne certes les moyens de ne pas faire défaut sur leurs dettes, mais le problème du retour à la croissance économique et de la réduction des déficits pour revenir aux exigences de Maastricht demeure. Une bataille est gagnée, mais la crise n’est malheureusement pas terminée.

- D’autres actions sont-elles nécessaires ?

Les pays les plus fragiles vont peut-être devoir commencer à restructurer leur dette rapidement. Cela veut dire que leurs créanciers (banques, compagnies d’assurances, États) vont peut-être devoir provisionner une partie des pertes. Au-delà de ces mesures financières, il faut que nos responsables européens poursuivent leurs efforts politiques pour faire évoluer l’Europe vers le fédéralisme ou une forme équivalente. Cette crise nécessite une réponse politique forte. Le cas échéant, de nouvelles attaques financières sont prévisibles au cours des prochains mois.
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Crise de la dette, la spirale infernale

Le scénario se déroule exactement comme prévu : après la Grèce, dont les bons du Trésor sont assimilées depuis hier à des obligations pourries, c’est au tour du Portugal de voir sa note dégradée. Lisbonne peut trembler. Car les marchés ne veulent tout simplement plus de la dette grecque : plus de 10% ce matin pour les taux à 10 ans, près de 18% pour ceux à 2 ans… !

A qui le tour ensuite ?

Comme je le rappelais il y a quelques jours, la Grande-Bretagne est dans le viseur des marchés, qui attendent la fin des élections le 6 mai pour déclencher le tir le cas échéant. L’Espagne et la France ne sont pas davantage à l’abri. Et quid des États-Unis ? Car le mal atteint l’ensemble des pays dits avancés, même ceux qui ont tenté jusqu’à présent de se faire oublier à la faveur de la crise de l’euro. Hier, Ben Bernanke a mis en garde contre l’ampleur du déficit budgétaire américain, jugeant que son niveau risquait de devenir insoutenable et d’entraîner les taux d’intérêt à la hausse.

Quoi qu’il advienne, un constat s’impose : les événements se précipitent et nul ne sait où tout cela va nous emmener.

Panique boursière, hausse des cours de l’or (le record a été battu en euros), défauts de paiement en cascade, krach obligataire… La spirale infernale est enclenchée et plus personne ne maîtrise rien, à commencer par les gouvernements et les banques centrales, totalement dépassés.

Jean-Claude Trichet a beau répéter à l’envi “qu’il est hors de question que la Grèce ou n’importe quel autre pays de la zone euro fasse défaut”, c’est de la pure incantation. Dans l’immédiat, c’est la stabilité de la zone euro, voire son existence même, qui sont le plus gravement menacées.

Olivier Demeulenaere

(Merci à Marie)

Crise grecque : vers un Fonds monétaire européen ?

Les Grecs ont déjà irrité l’UE par leurs problèmes financiers et leurs dettes et il se peut qu’ils la poussent à créer un Fonds monétaire européen dans l’unique but d’éviter la répétition du cas de la Grèce.

Quant à la création du FME, proche analogue du FMI, en vue de sauver les pays endettés d’Europe, on en parle maintenant sérieusement. Par conséquent, la “tragédie grecque” de l’UE comporte probablement un élément rationnel. Si, bien entendu, Bruxelles (et plus précisément Berlin et Paris) soutiennent cette décision.

Le premier ministre socialiste grec, Georges Papandréou, a fait une tournée à Paris, Berlin et Washington et a ressenti, une fois de plus, un mauvais karma qui pèse non seulement sur lui, mais aussi sur la Grèce. Ses prédécesseurs de centre-droit avaient minimisé aussi bien le déficit budgétaire (il s’avère qu’il est, en réalité, de 112% du PIB) que la dette extérieure de la Grèce (300 milliards d’euros). Le gouvernement Papandréou a de son côté détérioré la situation en introduisant des mesures d’économie draconiennes, des impôts et des salaires tels que le pays s’enlise, en effet, dans une veule guerre civile. Et son avenir s’annonce encore plus sombre.

Pour voir la lumière au bout du tunnel, Papandréou s’est rendu du 5 au 10 mars en France, en Allemagne et aux Etats-Unis. Plus Papandréou affirmait qu’il n’était pas venu pour demander de l’argent et plus sombres et sérieux devenaient ses interlocuteurs. Il faut bien dire que les Grecs jouissent depuis longtemps en Europe d’une triste réputation de “roublards” en ce qui concerne l’argent, mais à présent ils se sont tellement compromis qu’en entendant les mots “dettes”, “déficit”, “Europe malade” (sans parler de la filouterie avec les statistiques, des machinations et de la désinformation), tout le monde jette les regards malveillants sur la Grèce. Décidément, Papandréou n’a pas eu de chance en arrivant au pouvoir en octobre dernier.

On a dit partout à peu près la même chose à Athènes : nous sommes solidaires et prêts à aider, mais seulement lorsque la situation sera tout à fait catastrophique et que tout le monde se sentira complètement mal. A quel point on se sentira “mal” et qui, cela n’a pas été précisé.

A l’heure actuelle, la France et l’Allemagne (les principales locomotives de l’UE) se trouvent devant un choix difficile. C’est, pour ainsi dire, un choix entre deux “réactions en chaîne”. Soit accepter d’apporter une aide financière concrète et “racheter” les dettes d’Athènes et attendre ensuite que d’autres pays en situation difficile, en premier lieu l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, demandent une aide similaire. Soit ne pas accepter de “racheter” les dettes grecques et laisser Athènes tomber dans le défaut de paiement et attendre que d’autres pays s’écroulent après Athènes. Les candidats en sont toujours les mêmes : l’Espagne, le Portugal et l’Irlande.

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La crise a durablement réduit le niveau de vie dans les pays riches

Dans son rapport annuel, l’OCDE donne les recettes pour “consolider la reprise qui s’amorce.”

«La reprise est en route, mais nous ne savons pas si elle a acquis sa propre dynamique»

La récession a modifié le paysage économique mondial, laissant des cicatrices qui seront visibles pendant de longues années. Dans les trente pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle a fait baisser le niveau de vie, augmenter le chômage et a fragilisé les finances publiques. Dès lors, ces pays doivent s’attaquer immédiatement au problème de déficit budgétaire et, en même temps, ne pas compromettre la croissance.

Comme dans ses précédentes éditions, le Rapport «Objectif croissance» de 2010 prône la flexibilité du marché du travail, la mobilité de la main-d’œuvre, la réduction des subventions agricoles et industrielles, la libéralisation du commerce international ainsi que la formation comme des facteurs pouvant dynamiser l’économie. Fidèle à sa doctrine, l’OCDE met en garde ses membres contre la tentation d’augmenter les budgets sociaux en cette période où le chômage tend à augmenter.

Tels sont les premiers enseignements du dernier rapport annuel «Objectif croissance» de l’OCDE rendu public mercredi. Il dit d’emblée que les perspectives économiques il y a une année étaient particulièrement sombres, mais que les États ont pris des mesures pour éviter une récession comparable à celle de 1930.
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Le Portugal adopte un plan d’austérité différent de [celui de] la Grèce

Le plan d’austérité du Portugal prévoit une réduction des dépenses, passant par une diminution des niches fiscales et par une maîtrise des rémunérations du secteur public, mais qui n’a rien à voir avec les hausses d’impôts et réductions des salaires à la grecque, rapportent des médias locaux.

Fonctionnaires portugais grévistes

Le gouvernement socialiste minoritaire portugais a approuvé samedi les grandes lignes de ce plan, qui doit être présenté à Bruxelles dans le courant du mois, mais en a repoussé la communication des modalités.

Les marchés sont plutôt fébriles lorsqu’il s’agit d’aborder la question de l’important déficit budgétaire du Portugal, qui a atteint 9,3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2009, depuis que la crise grecque a éclaté.

Ce qui inquiète surtout, c’est un coût du service de la dette qui va s’amplifiant en raison de la récession, même si la dette et le déficit du pays sont inférieurs à ceux de la Grèce. Le déficit budgétaire de la Grèce représente 12,7% du PIB et Athènes a l’objectif de le réduire de quatre points cette année.

Sans citer personne en particulier, le quotidien Diario de Noticias rapporte que le gouvernement réduira les crédits d’impôt attachés à la santé et à l’éducation à compter de 2011. Il ajoute qu’il diminuera les investissements publics et qu’il imposera les plus-values boursières.

Il ajoute que le gel des traitements de la fonction publique sera prolongé encore d’une année au moins au-delà de 2010.

“Mais des solutions plus radicales, comme celles promises en Grèce et en Irlande, comme la réduction du 13ème mois et des congés payés, ne sont pas envisagées dans le document”, écrit-il.

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L’horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat

Par Jacques Sapir

Telle qu’elle se dessine aujourd’hui, l’élection présidentielle de 2012 risque d’être marquée par un trop-plein de candidats compensé par une pénurie de programmes. Pourtant, nous sommes depuis l’été 2007 dans la plus grave crise économique que l’on ait connue depuis celle de 1929. Elle se double d’une crise géostratégique et d’une crise environnementale qui, l’une et l’autre, ont des conséquences considérables. Les timides éléments de reprise que l’on constate dans les pays développés depuis la fin de 2009 ne doivent pas faire illusion. Ils ne sont pas durables où, pour reprendre un mot à la mode, « soutenables ».

Cette situation appelle des réponses radicales, et qui pourtant sont de bon sens. Aujourd’hui, être extrémiste c’est être réaliste. Il convient donc de laisser le choc des ego aux magazines people et apparentés. Non que l’on sous-estime la question des personnalités. Elle a sa place dans la définition de ce que devrait être un candidat idéal. Mais elle passe après la question du programme. De cette question, nous avons à peu près un an pour en discuter.

I. De « l’inévitable » et pourtant fort contestable austérité.

De toute part, on nous présente l’austérité comme un choix inévitable. L’argument du déficit budgétaire, qui nous a déjà été servi ad nauseam, sert bien évidemment de prétexte. Alors même que la démographie connaît en France un redressement notable, on veut aussi tailler dans les retraites. Enfin, la précarisation du travail, dans le secteur privé comme dans le secteur public, est plus que jamais à l’ordre du jour. Tous ces choix nous sont présentés comme le produit d’évolutions inéluctables. Pourtant, ils sont tous extrêmement contestables.

Sur la question du déficit budgétaire, il faut savoir que son augmentation est pour une large part due à ce qu’il nous faut emprunter à plus de 3% (3,45% en moyenne) alors que l’on n’attend pas, même dans les rêves les plus fous de Mme Lagarde, une croissance au-dessus de 2%. Or, dans le même temps, les banques se refinancent auprès de la BCE (comme d’ailleurs auprès de la Réserve Fédérale américaine et des autres Banques Centrales des pays développés) à des taux oscillant entre 1% et 0,5%. Serait-ce du fait de la meilleure qualité des dettes privées par rapport à la dette publique ? Poser cette question, c’est y répondre, et par un immense éclat de rire.

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L’Amérique sous la menace d’une crise grecque

Les États-Unis pourraient être confrontés à une crise financière et de confiance aussi grave que celle de la Grèce dans quelques années s’ils continuent à faire les mêmes erreurs que les Grecs au cours des dix dernières années.

Vous n’avez pas suivi cette saga? C’est très simple à résumer: la Grèce a fait faillite. Et bien que la faillite de la Grèce ait défrayé la chronique seulement la semaine dernière (le grave état financier d’Athènes menace la stabilité de l’euro), la vérité, c’est que la Grèce est en faillite depuis plusieurs années. En 2009, son déficit budgétaire représentait 12,7% de son PIB (produit intérieur brut); sa dette globale n’atteignait pas moins de 113,4% de son PIB. Ce ne sont pas des situations qui se créent du jour au lendemain.

La classe politique grecque est consciente des problèmes économiques de son pays, mais elle nie leur existence. Au mois de janvier, la Commission européenne a publié un rapport dans lequel elle accuse le ministre grec des Finances et le service des statistiques du pays de «graves irrégularités» découlant des «données inexactes» qui ont été fournies. Traduit en langage européen, les commissaires pensent que la Grèce a menti. Le déficit budgétaire de 12,7% devait, selon les prévisions initiales, être de 3,7 %. En outre, beaucoup d’autres chiffres communiqués par la Grèce semblent bien pires en réalité. Aucun pays ne fait des erreurs de calcul comme celles-là par accident.

Heureusement que Washington n’a pas besoin de remettre ses statistiques financières à une entité supranationale comme la Commission européenne. Nul besoin, donc, de mentir aussi franchement sur les chiffres.

La Grèce n’est pas seule à présenter une telle faiblesse financière. Plusieurs autres pays européens sont actuellement dans le même cas: on les appelle les PIGS: le Portugal, l’Italie - ou parfois l’Irlande -, la Grèce et l’Espagne. (Outre la simple succession des lettres qui constituent le sigle, «pigs» signifie «cochons» en anglais).

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Légendes et mythes de la crise financière grecque

Avant la mi-février, l’Union européenne devra décider du sort de la Grèce. Cette dernière est d’après certains au bord de la crise financière alors que d’autres, ne contestant pas qu’elle subisse cette crise, estiment qu’elle n’est pas encore en faillite.

A la fin de cette semaine, Bruxelles doit annoncer sa réaction au plan extraordinaire grec de réduction du déficit budgétaire et de la dette publique totale. Le 11 février, le sommet économique extraordinaire de l’UE doit décider que faire de la Grèce. Le problème est que plus personne dans l’Union européenne n’arrive à comprendre quels chiffres et quels plans des Grecs sont crédibles.

Le défaut de paiement de la Grèce entraînera automatiquement une baisse de confiance en l’euro, un accroissement du “coût” des emprunts pour tous les pays de la zone euro et, par conséquent, une nouvelle vague de crise. Les Grecs nous ont donné le mot “crise” (κρίσις, krisis: jugement) et ils continuent, semble-t-il, à perfectionner sa signification.

Une chose est sûre: le “problème grec” incitera certainement l’Union européenne à revoir radicalement les méthodes et tout le système de collecte de statistiques économiques au sein de la communauté, à assainir fondamentalement la zone euro et à renforcer la discipline financière au sein de l’UE. En ce sens la Grèce joue certainement le rôle de moteur du processus d’intégration européenne.

L’exemple grec enseigne que, si on ne le fait pas maintenant, la zone euro (qui regroupe 16 des 27 membres de l’UE) sera menacée de désintégration.

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Sur les marchés, la sortie de crise s’annonce périlleuse

Pour les marchés financiers, 2009, nouvelle année de crise, fut une période déroutante. Pour sortir les économies de la récession, pour éviter de revivre le cauchemar de la crise de 1929, les banques centrales, en Europe, aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs ont mis en place des moyens inédits.

Les vannes du crédit ont été grandes ouvertes. Après avoir ramené les taux d’intérêt directeurs à zéro ou presque, pour permettre aux entreprises et aux ménages de se financer plus facilement, les banques centrales ont employé en 2009 des mesures plus audacieuses encore. Trop audacieuses aux yeux de certains. Et les interrogations se multiplient quant à la tournure des événements en 2010.

Les banques centrales sont-elles allées trop loin ? Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), est surnommé “helicopter Ben,” car il avait expliqué, en 2004, que pour éviter une déflation, la Fed pourrait “déverser de l’argent aux marchés d’un hélicoptère.

A défaut d’hélicoptère, M. Bernanke a opté en mars pour la méthode dite du “quantitative easing.” Une politique de création monétaire consistant à faire racheter directement par la Fed les bons du Trésor américains et d’autres titres d’emprunts. Résultat, en quelques mois, le bilan de la Fed est passé de 1 000 milliards à 2 000 milliards de dollars. La banque centrale américaine est devenue une véritable hedge fund,” estime l’économiste Jacques Attali.

Si la Banque d’Angleterre (BoE) a suivi la même voie, la Banque centrale européenne (BCE), plus orthodoxe et craignant pour sa crédibilité, n’a pas souhaité aller aussi loin, se contentant de mesures de prêts exceptionnelles.

Le plus gros risque est qu’en faisant “fonctionner la planche à billets,” les banques centrales alimentent de nouvelles bulles. Et permettent à des liquidités en excès de se nicher artificiellement sur un compartiment de marché (matières premières, immobilier, Bourses). Autrement dit, les politiques monétaires ultra-accommodantes pourraient faire le lit de la prochaine crise. La question est donc de savoir quand et comment faire machine arrière. Lire la suite

L’État subprime !

Selon les estimations de la Maison Blanche, les intérêts qui devront être réglés en 2019 par les États-Unis sur leur dette de 12.000 milliards de dollars excéderont 700 milliards de dollars (et ce même dans l’hypothèse d’une réduction de leur déficit budgétaire), comparés aux 200 milliards dont ils doivent s’acquitter cette année !

Ce différentiel de 500 milliards de dollars – équivalent aux dépenses annuelles des États-Unis sur l’éducation, l’énergie, leur sécurité intérieure et sur les deux conflits en Irak et en Afghanistan ! – reflétera tout simplement une augmentation des taux d’intérêts qui sera inévitable dès lors que la Réserve Fédérale aura mit fin à ses programmes d’aides d’urgence.

En fait, un vent de panique – en tout cas de grande fébrilité – semble saisir depuis peu les responsables de la Trésorerie Américaine préoccupés à juste titre par les conséquences potentiellement dramatiques d’une remontée des taux d’intérêts. L’austérité et la rigueur n’étant pas constitutifs du gène Américain, leur seule parade consiste donc aujourd’hui à tenter de fixer les taux bas actuels en échangeant un maximum de leurs Bons à court terme en Bons à long terme ! Les Gouvernements successifs des États-Unis d’Amérique ont en réalité hypothéqué leur nation et sont parfaitement conscients de ne plus être en mesure de payer les intérêts en cas de hausse des taux !
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La sortie de crise n’est pas pour demain

La crise des économies développées est sans précédent depuis 80 ans, tant les destructions de richesse sont importantes, et le retour à un régime de croissance antérieur semble éloigné, sinon impossible, estiment les économistes de Groupama Asset Management.

Le retournement a été sans précédent depuis 80 ans,” a déclaré Laurent Berrebi, directeur des études économiques chez Groupama AM, lors d’une conférence. “La production industrielle a effacé depuis début 2008 plus de 10 années de croissance, le phénomène étant particulièrement marqué dans le secteur des biens durables.

Michel Aglietta, professeur à l’université Paris-Ouest et conseiller économique de Groupama AM, a estimé que la sortie de crise serait semée d’embûches et que la destruction de richesse a été telle que les pays développés ne pourront retrouver ni le niveau de richesse ni le rythme de croissance potentielle dont ils jouissaient avant la crise.

La crise financière de 2008 dans les pays occidentaux s’apparente au Japon par l’ampleur de la déflation des bilans, la progression des dettes publiques, le ralentissement des revenus salariaux et la déflation (des prix).” La dérive de la dette des États va peser sur la conjoncture dans la mesure où un retour à un niveau d’endettement soutenable va nécessiter des hausses d’impôt.

Laurent Berrebi a souligné que les surcapacités structurelles des entreprises non financières étaient devenues considérables et “vont continuer à ponctionner les profits des entreprises qui demeurent très faibles. Le seul moyen dont disposent les entreprises pour améliorer leur rentabilité est la réduction de la masse salariale qui va de pair avec les suppressions de surcapacités.”
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Les États-Unis ont intérêt à ce que les salaires diminuent

Le salaire des ouvriers américains est bien plus élevé que celui d’autres ouvriers à la productivité équivalente et effectuant les mêmes tâches. Si l’on veut que l’économie mondiale retrouve un jour l’équilibre, il faut que cet écart s’atténue. Certains calculs estiment qu’il faudrait amputer le salaire réel des ouvriers du secteur manufacturier américain de 20 % pour rétablir les équilibres mondiaux.


Le différentiel des salaires a déjà commencé à se réduire, mais les dernières statistiques publiées sur l’emploi américain indiquent que l’ajustement n’est pas suffisant. Le chômage a surpris en augmentant aussi vite. Près de 7,3 millions de postes ont été supprimés depuis début 2007 : soit trois fois plus qu’en 1980-1982, lors de la récession la plus grave de l’après-guerre si l’on excepte l’actuelle. Le chiffre est largement imputable à un recul du produit intérieur brut (PIB) d’une brutalité inhabituelle sur cette période, mais il pourrait aussi être analysé sous un autre angle. La récession a mis en évidence que nombre de travailleurs reçoivent un salaire excessif au regard de ce qu’ils produisent.

Le rebond soudain de la productivité, qui s’est produit alors que le PIB était toujours en phase de régression, est un signe. Il est probable qu’une partie de la production est déjà en cours de délocalisation, dans la plupart des cas pour être confiée à des travailleurs étrangers moins payés.

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(15.11.2009)

  • Le déficit commercial des USA s’est creusé de 18,2% en septembre

Le déficit du commerce extérieur des Etats-Unis s’est creusé de 18,2% en septembre, une baisse nettement plus forte que prévu d’une ampleur inédite depuis plus de 10 ans, annonce le département du Commerce. Le déficit commercial s’est élevé à 36,47 milliards de dollars, après 30,85 milliards en août, selon les chiffres révisés. L’ampleur du déficit est imputable notamment à la hausse, pour le septième mois d’affilée, des prix pétroliers, et à une nette augmentation des importations chinoises. Le déficit commercial avec la Chine s’est creusé de 9,2% à 22,1 milliards de dollars. Les importations chinoises ont augmenté de 8,3% à 27,9 milliards de dollars. Ces deux chiffres sont au plus haut depuis novembre 2008. Reuters

  • Le déficit budgétaire américain atteint un record en octobre, à 176,4 milliards de dollars

Le déficit budgétaire américain a atteint un niveau record en octobre, à 176,4 milliards de dollars (118 milliards d’euros), a annoncé jeudi le ministère américain des Finances. Ce chiffre dépasse les prévisions des économistes qui avaient tablé sur un déficit de 150 milliards de dollars (101 milliards d’euros) pour octobre. Le déficit pour l’année fiscale 2009, qui a pris fin le 30 septembre, a atteint un niveau sans précédent, avec 1.420 milliards de dollars (954 milliards d’euros) de déficit. Les économistes craignent que de tels déficits entraînent une hausse des taux d’intérêt.
Associated Press (via Boursorama)

  • USA : baisse de la confiance des consommateurs US à 66,0 en novembre

L’indice de confiance des consommateurs américains mesuré par l’Université du Michigan a continué de chuter fortement en novembre, contre toute attente, selon son estimation provisoire publiée vendredi. L’indice est tombé à 66,0 après 70,6 en octobre, mois qui avait déjà marqué un recul par rapport en septembre, où il avait atteint son plus haut niveau depuis janvier 2008, à 73,5. Les analystes pensaient que l’indice s’établirait à 71,0 en novembre. Romandie News

  • USA : huit nouvelles faillites de banques

Les autorités américaines ont annoncé vendredi 6 novembre avoir fermé la United Commercial Bank (UCB), établissement de dépôt de Californie présent également en Chine. Sa chute est la quatrième plus grosse faillite bancaire de l’année aux Etats-Unis, et la huitième plus grosse depuis le début de la crise en 2007. La FDIC précise que les actifs d’UCB s’élevaient à 11,2 milliards de dollars au 23 octobre, date à laquelle la banque gérait 7,5 milliards de dépôts. Le régulateur estime que le coût de cette faillite pour son fonds de garantie des dépôts bancaires, mis à mal par la multiplication des fermetures de banques depuis le début de l’année, devrait s’élever à 1,4 milliard de dollars. Autres victimes de même date : Gateway Bank of St. Louis (actifs, en millions de dollars : 27,7 ; pertes : 9,2), Prosperan Bank (actifs 179,9, pertes 60,1), Home Federal Savings Bank (actifs 14,9, pertes 5,4), United Security Bank (actifs 157,0, pertes 58,0).

Puis, les autorités américaines ont annoncé vendredi 13 novembre la fermeture de trois nouvelles banques. Selon la FDIC, l’Orion Bank, basée à Naples, en Floride, avait 2,7 milliards de dollars d’actifs et 2,1 milliards de dollars en dépôt. Basée à Sarasota, en Floride, Century Bank FSB avait 728 millions de dollars d’actifs et 631 millions en dépôt. Quant à la Pacific Coast National Bank, basée à San Clemente, en Californie, elle avait 134,4 millions de dollars d’actifs et 130,9 millions de dollars en dépôt. Au total, 123 établissements de dépôt ont fait faillite aux Etats-Unis depuis le début de l’année.
20minutes.ch, faillitesbancairesusa.over-blog.com et Reuters

  • Espagne : Iberia creuse sa perte au 3ème trimestre

La compagnie aérienne espagnole Iberia fait état d’une perte d’exploitation plus marquée que prévu au titre des neuf premiers mois de l’année, signe que l’alliance qu’elle prévoit avec British Airways devient de plus en plus indispensable. Sur les trois premiers trimestres de l’exercice en cours, sa perte avant intérêt et taxes s’est creusé à 330,9 millions d’euros alors que les analystes tablaient sur un perte limitée à 320 millions d’euros. Iberia indique avoir transporté 5,1% de passagers en moins en octobre par rapport au même mois de l’année dernière. Iberia et British Airways ont annoncé jeudi un accord préliminaire de fusion pour donner naissance à la troisième compagnie aérienne mondiale en terme de chiffre d’affaires. Reuters

“Le Marché fait grimper les cours de façon astronomique pour générer le versement de bonus”

Un article de Philippe Béchade, collaborateur de La Chronique Agora, site “contrarien” que nous avons déjà cité, fait en termes caustiques la synthèse de l’étrange climat régnant en ce moment sur les marchés boursiers :

▪ Un déluge de mauvaises nouvelles avait fait plier Wall Street de 0,8% et les places européennes de 1,5% vendredi. En cause, le moral des ménages américains — dans un état aussi pitoyable en octobre que les résultats commerciaux des banques de réseau américaines.

L’actualité du week-end était un désert — à part la faillite de la 99ème banque régionale aux Etats-Unis. Quant aux nouvelles ce lundi, elles se résumaient à une étude négative de la NAHB (la National Association of Home Builders/Wells Fargo) sur le sentiment des constructeurs de maisons individuelles : il retombe vers 18 contre 19 en octobre et 72 fin 2006. C’est donc tout naturellement qu’un vent d’euphorie s’est levé sur les places occidentales dès la reprise des cotations.

A Paris, le CAC 40 a rebondi de 65 points (1,7%) ; moins de 3,1 milliards d’euros ont été échangés. Les places européennes ont grimpé de 1,85% en moyenne, avec des gains dépassant les 1,9% à Francfort.

A Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 gagnaient 1,1% à la mi-journée, dans le sillage des valeurs bancaires pourtant attaquées vendredi. Le Nasdaq en était à +0,95%… Ces trois indices inscrivent au passage de nouveaux records annuels après à peine une heure de cotation.

Quelques rares esprits suspicieux n’ont pas manqué de s’étonner de cette performance pour le moins inattendue… mais cela est dû à leur mauvaise habitude de se préoccuper d’un élément bénin que les marchés ont pris la saine habitude d’ignorer royalement : la réalité. Lire la suite

(14.10.2009)

►GB: Londres va céder pour 16 milliards de livres d’actifs

Pour limiter le déficit, Gordon Brown annonce des privatisations. Face à la détérioration inquiétante des finances publiques, le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé que le gouvernement vendrait pour 16 milliards de livres d’actifs (soit plus de 17 milliards d’euros) sur deux ans. Il y a urgence : le déficit budgétaire britannique devrait s’élever à 175 milliards de livres l’an prochain… soit 12,4% du produit intérieur brut, la pire performance de l’ensemble des pays du G20. Les Échos

► Europe: l’emploi sur internet a reculé en septembre

L’indice Monster de l’emploi en Europe, qui mesure la vigueur du marché du travail sur internet dans plusieurs pays du vieux continent, a reculé de 3 points en septembre pour s’établir à 97 unités. Un an avant, il était à 155 points (-37% en un an). “On note une baisse de l’embauche dans le secteur public, des secteurs traditionnellement porteurs, comme l’éducation et la santé, affichant désormais des tendances baissières”, expliquent les rédacteurs de l’étude. En Italie, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Allemagne, la tendance est partout baissière. Yahoo

► GB: l’effondrement des fonds de pension menace le système de retraite

Aujourd’hui, ce mécanisme craque par toutes ses coutures. Car l’essentiel du fardeau repose sur les entreprises et les salariés, via le fonds de pension de la firme. En garantissant des versements indexés sur le salaire de fin de carrière, la retraite était plutôt généreuse. Ce n’est plus le cas. Car la rente future, qui dépend surtout des marchés boursiers – plus de 50 % des investissements des fonds sont en actions -, est devenue aléatoire. Le déficit total des fonds des 100 plus grosses compagnies cotées à la Bourse de Londres s’élève à 100 milliards de livres – il a doublé en un an. Face aux difficultés qu’affrontent ces fonds de pension, la plupart des sociétés en ont fermé l’accès aux nouveaux entrants, pour les remplacer par des plans d’épargne-retraite individuels. Le Monde

► USA: les distributeurs espèrent cesser les rabais massifs

Les distributeurs américains, qui ont dû consentir des rabais massifs pour attirer la clientèle en pleine récession en 2008, vont tenter de limiter la chasse aux bonnes affaires lors des achats des fêtes de fin d’année. Le risque est d’avoir à consentir des rabais énormes lors des soldes de janvier pour écouler les invendus. En 2008, dans la foulée de l’effondrement des marchés financiers en septembre, les consommateurs avaient réduit leurs dépenses de façon draconienne mais trop tard pour que les distributeurs puissent ajuster leurs stocks à temps. De ce fait, même les grands magasins haut de gamme comme Saks avaient dû se résoudre à des rabais allant jusqu’à 70%. Depuis, Saks s’est employé à réduire de 20% les niveaux de ses stocks et d’autres distributeurs ont fait de même, préférant risquer de perdre sur leur chiffre d’affaires afin de protéger leurs marges. “Maintenant, la situation est complètement différente“, explique Steve Sadove, directeur général de Saks. “Il va y avoir raréfaction plutôt qu’abondance de l’offre. Cela signifie qu’on va voir des tailles qui vont manquer dans la confection, des produits très demandés qui seront en rupture de stocks et qu’il y aura de ce fait, je pense, beaucoup moins de rabais.Yahoo

La dette de la France atteint 1.428 milliards d’euros

La dette publique de la France a augmenté de 61,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009 pour atteindre le nouveau record de 1.428,0 milliards, soit 73,9% du produit intérieur brut.

Ce pourcentage représente une hausse de 3,5 points par rapport à la fin du premier trimestre. Sous l’effet du creusement du déficit budgétaire et des mesures de relance, la dette de l’État a augmenté de 54,6 milliards d’euros au deuxième trimestre pour s’élever à 1.135,4 milliards.

« UN CRÉDIT VOUS ENGAGE ET DOIT ÊTRE REMBOURSÉ »
(Article 2 du projet de loi de 2009 n° 364 portant réforme du crédit à la consommation)

La dette des administrations de sécurité sociale s’est creusée de 7,7 milliards d’euros alors que celle des administrations publiques a diminué de 1,7 milliard, un mouvement comparable à celui observé au deuxième trimestre des années précédentes. Yahoo

(29.09.2009)

  • Crédit à la consommation : contraction en août pour le 11e mois consécutif

C’est ce qu’a annoncé lundi l’Association française des sociétés financières (ASF). Par rapport à la même période de 2008, la baisse atteint 14,8% en août, contre un recul moyen de 18,6% les trois mois précédents. Le crédit renouvelable demeure mal orienté: la baisse est de 14,5% par rapport à août 2008, soit un recul identique par rapport aux trois mois précédents. Les financements de voitures particulières neuves reculent de 6,2% sur un an en août, après -13,6% en moyenne les trois mois précédents. Les financements destinés à l’équipement du foyer se contractent de 15,7% sur un an après -17,6% en moyenne les trois mois précédents. Le recul des prêts personnels est de 23,4% en août après -28,8% en moyenne les trois mois précédents. AFP (via Les Échos)

  • Des banques françaises réclament plusieurs milliards de dollars au liquidateur de Lehman Brothers

Les réclamations déposées par BNP Paribas portent sur environ 1,3 milliard de dollars. Par la Société Générale : environ 800 millions de dollars. Par la banque franco-belge Dexia : environ 400 millions de dollars. Par la Caisse d’Épargne : 118 millions de dollars. Par l’assureur Axa : 186 millions de dollars. D’autres sociétés non financières françaises comme le groupe de construction Vinci, la Société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (filiale du groupe de BTP français Eiffage), la compagnie aérienne Air France ou la SNCF, apparaissent également dans la liste des créanciers ayant déposé réclamation. La banque Lehman Brothers a déposé son bilan le 15 septembre 2008. Elle déclarait alors 613 milliards de dettes et 639 milliards d’actifs. Le Point

  • BNP Paribas va fermer ses filiales dans les paradis fiscaux

Ainsi, au Panama et aux Bahamas. Ces pays comprennent deux filiales et six succursales, dont les activités concernent essentiellement la banque privée et la banque de financement et d’investissement. BNP Paribas s’est fixé pour objectif de fermer ces implantations d’ici 2010. Son directeur général a rappelé que les banques françaises seront bientôt tenues d’exposer en détail, dans leur rapport annuel, leur exposition dans les pays non coopératifs en matière fiscale, en vertu d’une loi votée en juin par le Parlement. Lors du sommet qui s’est tenu à Pittsburgh (États-Unis) jeudi et vendredi, le G-20 a réitéré son souhait de s’attaquer aux paradis fiscaux. Plusieurs pays, dont la Suisse et Monaco, ont réussi à sortir de la liste “grise” la semaine dernière en signant des accords bilatéraux de coopération fiscale. Romandie News

  • La moitié des dépenses de l’État va être financée à crédit cette année

En raison de rentrées fiscales catastrophiques, le déficit budgétaire va en effet atteindre 140 milliards d’euros (les dépenses du budget général représentant quelque 280 milliards), alors que le gouvernement tablait, en juillet, sur un solde négatif compris entre 125 et 130 milliards d’euros. La loi de Finances initiale faisait état d’un déficit de 52,1 milliards. Si les dépenses ne sont pas en cause – elles augmenteront au rythme de l’inflation, hors mission relance -, les recettes d’impôt sur les sociétés seront encore inférieures aux 20 à 25 milliards escomptés jusque-là (contre 50 milliards en 2007 et 2008). Les Échos