La face sombre de l’opération dumping de la Chine sur les économies occidentales

Depuis début 2012, en toute impunité, Pékin accorde une subvention de 10% du montant de leurs exportations aux entreprises exportatrices chinoises et pratique la concurrence déloyale.

A ce jour, M. Karel de Gucht, le commissaire européen au commerce extérieur toujours prompt à dénoncer M. Montebourg comme protectionniste, n’a obtenu aucune concession de Pékin sur les dossiers pourtant très établis de concurrence déloyale de la Chine dans l’industrie solaire et dans l’industrie sidérurgique. Aucune démarche punitive n’a par ailleurs été entreprise par Bruxelles à l’encontre de Pékin.

A ce jour, M. Pascal Lamy, Président de l’Organisation Mondiale du Commerce O.M.C. (et ancien commissaire européen au commerce extérieur) n’a toujours rien entrepris contre la violation par Pékin d’une des règles les plus fondamentales de l’OMC, l’interdiction des subventions à l’exportation.

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Jacques Sapir : « L’Italie se prépare à des semaines très difficiles »

Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’économiste Jacques Sapir est un partisan déclaré d’une « dissolution concertée » de la zone euro.

Représentation de Mario Monti en Parrain (d’après l’affiche et le titre américain du film : “The Godfather”)

Quel est le risque majeur qui pèse sur l’économie italienne ?

On voit très bien qu’on assiste désormais à une contraction du crédit (un « credit crunch ») qui menace pratiquement un tiers des PME italiennes de cessation d’activité. La Confindustria (NDLR : l’organisation patronale italienne) le dit depuis plusieurs semaines et ce n’est pas une exagération.

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La France devra justifier sérieusement son dérapage budgétaire, prévient l’Eurogroupe

Le président de l’Eurogroupe, Jeoren Dijsselbloem, a indiqué que la France « devra donner une sacrée bonne raison » pour obtenir un délai d’un an pour ramener son déficit sous les 3 % du PIB.

 C’est une douche froide pour Bercy. Alors que le ministère des Finances prenait pour acquis un accord des instances européennes pour obtenir un délai d’un an, soit en 2014, pour ramener son déficit budgétaire en dessous de 3 % du PIB, le président de l’Eurogroupe, Jeoren Dijsselbloem, a clairement indiqué que ce sursis n’allait pas de soi.

« La France, comme n’importe quel pays, sera jugée sur ces critères : que fait-elle de plus pour atteindre ses objectifs l’année prochaine, que fait-elle en termes de réformes structurelles ? »,

a-t-il déclaré lors d’une audition au Parlement européen.

«  Si un pays (…) ne peut pas atteindre l’objectif de 3% » en 2013, « il devra donner une sacrée bonne raison », a-t-il dit…

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Les contribuables à nouveau menacés par une Europe sans budget

Après avoir largement rejeté l’accord signé par les 27 en février, les eurodéputés veulent en négocier les affectations. La création de nouvelles taxes est évoquée. Et si le prochain coup de corne fiscal venait de Strasbourg ?

Le rejet du budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020 a été porté par une fronde massive : 506 parlementaires ont voté contre. Ils n’étaient que 161 à soutenir un texte soutenu par le Parti populaire européen (PPE, droite), les socialistes, l’Alliance des libéraux et démocrates en Europe (centriste), les Verts et la Gauche unitaire européenne (GUE, antilibérale).

« Le Parlement européen rejette cet accord sous sa forme actuelle parce qu’il ne reflète pas les priorités et les préoccupations qu’il a exprimé », souligne la résolution des frondeurs.

Le Parlement propose également le versement d’une partie de la TVA perçue par les États membres afin d’assurer son autonomie budgétaire. S’il obtient gain de cause, les prélèvements nationaux augmenteront puisque les États devront récupérer ce manque à gagner.

Pour l’instant, ce rejet n’a qu’une valeur déclarative. Mais il faudra trouver des solutions car les voix de 378 députés sont requises pour l’adoption du budget 2014-2020 dont le vote final est programmé pour l’été 2013.
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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Révolte du Parlement de Strasbourg contre le projet de budget européen

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept pensaient avoir fait le plus dur. Après deux sommets – l’un, raté, en novembre 2012 ; l’autre, en février 2013, conclu à l’issue de vingt-six heures de discussions –, l’épineuse question du budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020 semblait réglée.

Herman Van Rompuy, président du Conseil européen

Au rabais, certes, avec un budget global en recul pour la première fois dans l’histoire de l’Union, mais le compromis était là, accepté y compris par le Britannique David Cameron, partisan d’une réduction drastique.

Mercredi 13 mars, le Parlement européen a totalement rebattu les cartes en adoptant massivement une résolution très critique du compromis trouvé le 7 février. Cette résolution, adoptée par 506 voix contre 161, indique que le Parlement, auquel le traité de Lisbonne de 2009 confère un droit de veto sur le sujet, “rejette sous sa forme actuelle” le projet de budget concocté par le Conseil européen.

Les mots employés sont inhabituellement durs. Les parlementaires déplorent le “fossé entre les engagements politiques de l’Union européenne et ses moyens budgétaires“. Ils accusent le Conseil d’avoir manqué de “transparence“, et même d’avoir outrepassé son rôle en décidant de l’attribution de certains fonds pour obtenir l’assentiment de tel ou tel Etat membre – d’avoir organisé des “négociations de marchands de tapis“, résume l’un des meneurs de la fronde, le président (UMP) de la commission des budgets Alain Lamassoure.

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L’importance du seigneuriage aux États-Unis

Par Andreas Höfert, économiste en chef chez UBS

Dans les pays très pauvres, une grande partie des revenus de l’État peut venir du monopole que ceux-ci ont d’imprimer leurs propres billets de banque. Qu’en est-il outre-Atlantique ?

Il y a longtemps, alors que j’étais dans ma deuxième année d’études d’économie, j’avais été fort surpris d’apprendre que dans certains pays très pauvres, dont les gouvernements n’avaient que très peu de vrais revenus tels des droits de douane ou des taxes à l’exportation, une grande part du financement des dépenses publiques provenait de ce que l’on nomme «seigneuriage».
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La financiarisation : Outil d’enrichissement de l’hyper-classe mondialisée

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis une vingtaine d’années, l’économie mondiale s’est financiarisée. Cette financiarisation a de très importantes conséquences. Nous nous efforcerons de répondre à ces trois questions. Qu’est-ce-que la financiarisation ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?

NB : Avec ce cinquième article, nous poursuivons la série de tribunes consacrées aux évolutions intervenues ces dernières décennies dans le domaine de l’économie (les précédents articles ont été consacrés à une présentation d’ensemble, au bilan des trente glorieuses, à la libéralisation initiée dans les années quatre-vingt, à la mondialisation ; la série se conclura avec un article consacré à la construction européenne et un article de synthèse).

1. Qu’est-ce que la financiarisation ?

La financiarisation signifie que l’économie mondiale est désormais dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l’économie « réelle ».

1.1 : Le rôle de la sphère financière

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L’assurance-chômage est-elle trop généreuse ?

Peut-on faire de substantielles économies sur les indemnités des chômeurs, comme le suggère la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Les comparaisons européennes montrent pourtant que la France n’est pas la plus généreuse dans ce domaine.

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Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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Crise : nous sommes dans une situation semblable à 1789

Par Eric Verhaeghe

Tout prête aujourd’hui à croire que nous vivons, en France comme en Europe, une réaction nobiliaire du même ordre que celle qui avait exaspéré les Français dans les années 1780.

La réaction nobiliaire est un phénomène simple à comprendre : face à un monde traversé d’innovations technologiques profondes, qui débouchent sur la révolution industrielle, face à une montée sourde de la contestation, notamment due aux inégalités fiscales, l’aristocratie se crispe sur ses privilèges.

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L’économie Française au bord du gouffre

Par Marc Fiorentino

Il règne une ambiance étrange. Tous les indicateurs de terrain, venant des chefs de petites entreprises entre autres, indiquent que l’économie Française est dans une situation extrêmement inquiétante. Consommation en baisse et chômage en hausse. Mais il n’y a pas de sentiment d’urgence, on est une fois de plus dans le déni. Je pense qu’il est temps de lancer un cri d’alarme.

Hausse du chômage, prévision de récession : la situation de l’économie Française m’inquiète.

Au-delà des chiffres officiels qui sont publiés, la réalité sur le terrain est assez effrayante. Le principal moteur de la croissance Française, la consommation, est à l’arrêt. Le non alimentaire, et notamment l’habillement, le textile est en baisse de 15% à 30% et même les dépenses alimentaires sont en baisse de 5%. Et je suis frappé par l’absence totale de sentiment d’urgence. Le gouvernement, et même les médias, continuent à fonctionner comme si nous traversions juste une période difficile alors que nous sommes au bord du précipice.

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La santé dans tous ses états (màj vidéo)

Cliquez ici pour signer la pétition mise en ligne par l’IPSN (Institut pour la Protection de la Santé Naturelle)

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Le 13 septembre dernier, les comptes de la Sécurité Sociale étaient rendus publics, confortant un déficit prégnant de 17,4 milliards d’euros pour la branche maladie. Ce déficit qui avait connu un pic en 2010 (30 milliards d’euros), s’explique, entre autres, par une consommation importante de médicaments en France.

En effet, la France était en 2008,  le deuxième pays européen le plus consommateur de médicaments (en volume) et le premier concernant les dépenses de médicaments (environ 114 euros par habitant et par an). Une position peu enviable qui placerait presque les Français dans une catégorie d’accrocs aux produits chimiques.

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Les médecins étrangers coûteux et mal encadrés

Face aux déserts médicaux, collectivités et hôpitaux font venir des praticiens d’Algérie, de Roumanie et de Belgique. Des recrutements nécessaires mais qui se font avec un « contrôle des compétences flou», alerte le Centre d’analyse stratégique.

La France a besoin de médecins étrangers mais elle les sélectionne mal et ne sait pas vraiment les accueillir. C’est le constat sans appel dressé dans un rapport publié mardi par le Centre d’analyse stratégique (CAS), l’ex-commissariat au Plan. Le phénomène des professionnels de santé étrangers exerçant en France, s’il reste marginal - ils représentent 7,4 % des praticiens -, prend toutefois de l’ampleur.

Entre 2007 et 2010, leur nombre a bondi de 20%, pour avoisiner désormais les 19.000 praticiens. Des médecins surtout algériens, roumains et belges.

Souvent, le niveau de revenu explique l’attractivité de la France. Un interne en Hongrie gagne ainsi seulement un quart du salaire de son homologue français. Malgré ce boom, la France n’a toutefois pas mis sur pied de politique cohérente de recrutement.

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Le luxembourgeois Yves Mersch à la BCE : un adieu à la démocratie ?

En décidant, malgré le vote du parlement européen, de nommer le luxembourgeois au directoire de la banque centrale européenne, les chefs d’États et de gouvernements de la zone euro ont mis à jour les dysfonctionnements actuels de l’Union.

Tout le monde en convient : l’Europe souffre d’un déficit démocratique, d’un manque de légitimité et d’un éloignement du citoyen. Tout le monde, sauf les chefs d’Etat et de gouvernements de la zone euro. Ces derniers ont tranquillement, lors du sommet européen de ce vendredi, nommé Yves Mersch, l’actuel gouverneur de la banque centrale du Luxembourg, au directoire de la BCE. Et cela, malgré un vote négatif du parlement européen.

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Leçons de la Russie pour la Grèce : le retour au troc, ses raisons, ses logiques, et ses conséquences

Par Jacques Sapir

La démonétarisation de l’économie russe, dans la période 1993-1998, a constitué le phénomène le plus spectaculaire de la première phase de la transition. Pour la première fois on assistait à un développement du troc et des monnaies parallèles alors que l’inflation baissait et que les cadres d’une économie normalisée se mettaient en place. Au fur et à mesure que l’inflation s’est ralentie, les entreprises ont cessé progressivement d’utiliser le rouble pour leurs transactions. Ce phénomène a probablement été le plus corrosif du point de vue des bases théoriques de la macroéconomie standard[1].

On rappelle que, dans cette période, qui correspond en fait à la première phase de la transition, la politique du gouvernement russe avait été de combattre à tout prix l’inflation, identifiée comme essentiellement d’origine monétaire[2], et de chercher à rétablir le plus rapidement possible un équilibre budgétaire. Les mesures utilisées, coupes dans les dépenses, hausses des taux d’intérêts, ancrage nominal du Rouble sur le dollar, non-paiement par l’État de sommes contractuelles, plongèrent le pays dans le chaos économique et aboutirent à l’effet opposé à ce qui était souhaité.

Si l’inflation baissa, la chute du PIB fut spectaculaire, et le déficit se reproduisit d’années en années car l’effondrement du PIB entraîna avec lui celui des recettes fiscales[3]. L’endettement du pays devint bientôt insupportable, et ce alors que la production avait baissée de près de 50%. En 1998, la Russie n’eut pas d’autres solution que de faire défaut sur sa dette en dévaluant massivement[4].

Une partie des événements de cette époque rappelle étrangement ce qui se passe aujourd’hui en Grèce, et d’une certaine manière en Espagne aussi.

La Russie a connu à cette époque une phase de désintégration régionale, largement produite par les effets désastreux de l’austérité[5], que l’Espagne connaît aujourd’hui avec le développement des régionalisme au pays Basque et en Catalogne. Des économistes s’étaient élevés contres ces politiques[6], mais leurs voix avaient été couvertes par la fanfare des tenants de l’économies « standards »[7].

Lire la suite sur RussEurope (blog de Jacques Sapir)

(Merci à BA)

Les candidats à la Maison Blanche ignorent le mur budgétaire

Précipice, gouffre, mur budgétaire (“fiscal cliff”) : quel que soit le nom de l’échéance, les Etats-Unis se dirigent droit vers une augmentation massive des impôts et de brusques coupes budgétaires au 2 janvier, au risque de provoquer une nouvelle récession aux répercussions mondiales. 

Caricature américaine de Christopher Weyant, juillet 2012

De Barack Obama à Mitt Romney, la classe politique dénonce les conséquences du “mur”, mais personne ne cède. Selon le Washington Post, le président serait prêt à opposer son veto à tout accord temporaire qui ne prévoirait pas une augmentation des impôts des plus riches, une stratégie de la corde raide. Le camp républicain accuse le président Obama de laisser pourrir la situation en n’adressant plus la parole à John Boehner, le président (républicain) de la Chambre des représentants. Le Financial Times s’en inquiète, vendredi 19 octobre. Le Washington Post indique que les patrons de grandes banques de Wall Street ont écrit au Congrès pour les alerter sur le risque économique.

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