La défense nationale est-elle satisfaisante ?

Yves-Marie Laulan reçoit les généraux Henri Pinard-Legry et Jean-Marie Faugère pour parler de la défense nationale et des problèmes des ressources qui y sont consacrées.

« La France va au Mali parce qu’il est de notre intérêt d’avoir une Afrique sub-saharienne stabilisée et développée. Sinon nous aurons une pression migratoire extrêmement forte compte tenu de la démographie galopante du Mali (6,5) ou du Niger (7,5). Il est de notre intérêt de détruire les éléments d’un islamisme totalitaire, on les appelle terroristes, gangsters, mais c’est un islamisme totalitaire. » – Général Pinard-Legry

« L’un des tests [NDLR : pour s'assurer de la loyauté des bi-nationaux envers la France] serait de constituer des unités à partir de Franco-maliens » - Général Pinard-Legry


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La France, l’adieu aux armes ?

Respectée pour ses compétences par ses alliés, l’armée française appartient encore au club restreint des puissances militaires autonomes. Mais elle est aujourd’hui face à un tournant pour maintenir ses ambitions opérationnelles pourtant déjà en mode de “juste suffisance”. La très forte contrainte budgétaire et surtout la rédaction d’un nouveau Livre Blanc vont avoir certainement des conséquences sur ses moyens, et donc son fonctionnement. C’est ce qui ressort des auditions à l’Assemblée nationale des quatre grands patrons de l’armée française réalisées en juillet. Le premier des cinq états des lieux proposés par “latribune.fr” montre que les trois armées n’ont plus la capacité aujourd’hui de répondre à certains contrats opérationnels tels qu’ils ont été définis par le Livre Blanc rédigé… en 2008.

Le constat est clinique et l’aveu du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, terrible. “S’agissant du contrat de projection de 30.000 hommes (sur un an, ndlr), non, il n’est pas atteignable en l’état”, affirme-t-il. Ce contrat avait été pourtant défini en 2008 dans le Livre blanc par l’ancien président de la République… Aujourd’hui, les trois armées ne sont plus capables de répondre à certains de ses contrats opérationnels, dont plusieurs de sécurité publique, en raison d’un manque d’effectifs, de moyens et de crédits.

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