Le remplaçant du FAMAS ne sera pas Français (Màj)

13/09/2015

Ils sont cinq fabricants à se disputer le marché français de remplacement des FAMAS dans le cadre de l’appel d’offres européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 200 et 250 millions d’euros. Et ils sont cinq industriels, tous de nationalité étrangère, à lorgner un marché d’environ 90.000 fusils d’assaut.

Le belge FN Herstal, l’italien Beretta, l’allemand Heckler & Koch (HK), le suisse Swiss Arms (ex-SIG Arms) et enfin, semble-t-il, le croate, HS Produkt, ont été invité par la direction générale de l’armement (DGA) à participer très prochainement à des essais comparatifs. En revanche, Thales, qui a développé le fusil d’assaut F90 sélectionné en août par l’armée australienne, n’a pas souhaité participer à cet appel d’offres en raison de contraintes techniques exigées par la DGA.
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Terrorisme : Quand Interpol suggérait d’armer les citoyens (2013)

Le secrétaire général d’Interpol Ronald Noble a déclaré que les États-Unis et le reste du monde démocratique étaient à la croisée des chemins en matière de sécurité à la suite de l’attaque mortelle d’Al Shabab le mois dernier contre un centre commercial de Nairobi, Kenya – suggérant que l’armement des citoyens pourrait constituer une réponse.

By (traduction libre par Fortune).

Au cours d’un entretien exclusif avec ABC News, Noble a affirmé qu’il n’y avait réellement que deux options pour protéger les sociétés ouvertes des attaques frappant les cibles vulnérables comme le Westagte mall :

Créer des périmètres sécurisés autour de ces cibles, ou autoriser les citoyens à porter leur propres armes afin de se protéger.

Selon Noble, “nos sociétés doivent réfléchir à la manière dont elles doivent aborder le problème. L’une consiste à dire que nous voulons une population armée, et vous pouvez en comprendre la raison. Une autre est de dire que la protection des cibles vulnérables est telle que pour y pénétrer, vous devez franchir un dispositif de sécurité extraordinaire“.

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À quoi ressemblera la Troisième Guerre mondiale ?

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’armement n’a eu de cesse de se moderniser et les armes de destruction massive se sont multipliées. Que se passerait-il si une nouvelle guerre totale venait à éclater ? “Ghost Fleet : A Novel of The Next World War”, est un roman dans lequel les auteurs américains P.W. Singer, expert en relations internationales et August Cole, analyste et consultant en sécurité militaire, imaginent un conflit mondial moderne.

Guerre en Ukraine, tensions géopolitiques au Moyen-Orient, intimidations sino-japonaises pour le contrôle des îles Senkaku dans le Pacifique… Les théâtres de potentielles rixes entre nations se multiplient dangereusement. Les pourparlers des Nations unies, la peur de sanctions économiques et le traumatisme de la guerre froide parviennent encore à freiner les velléités guerrières de pays en quête d’une plus grande puissance.

Supportés par l’accessibilité croissante de la documentation open source et une porosité de la sécurité des réseaux, le piratage informatique et l’espionnage industriel vivent leurs plus beaux jours. Une situation propice au déclenchement d’une guerre technologique totale. Peter Warren Singer et August Cole  en ont imaginé la teneur. En résulte un monde dans lequel les drones et les robots autonomes seront en première ligne.

L’ouvrage, dont la publication est prévue pour le 30 juin 2015, s’axe sur ce postulat : la guerre de demain sera centrée sur l’espace et le cyberespace. Finis les déploiements massifs d’infanterie sur le terrain, place à une armée d’informaticiens et d’ingénieurs militaires vérifiant à distance l’efficacité des prises de décisions de leurs robots de combat autonomes.
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Petite coloscopie des derniers attentats de Paris

Ils sont donc passés, finalement, après toutes ces années de tentatives parfois brouillonnes et ces sauvetages parfois in extremis. Ils sont donc passés, et la France découvre que ses services de contre-terrorisme ne sont pas infaillibles, que la cuirasse a cédé et nous a cruellement exposés.

Par Abou Djaffar

Le drame est terrible, le choc frontal, et nombre de commentaires lus ou entendus ont manifestement été proférés sous le coup de l’émotion.

Laissons donc Michel Onfray, l’homme qui a tout lu sans rien comprendre, délirer sur son blog. Il n’est, après tout, pas le seul à se tromper avec assurance. M. Kepel n’annonçait-il pas, au mois de juin 2001, le déclin de l’islamisme ?

D’autres invoquaient, à tort, le jihad syrien, et d’autres encore, faisant peu de cas des faits, en sont encore à accabler la pauvreté ou des pathologies mentales.

Laissons-les, car il n’y a plus rien à attendre de commentateurs qui ne font que se commenter eux-mêmes sans plus jamais observer le monde.

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Les forces armées du futur

Dans toutes les pays du monde, le développement de l’« armée du futur » doit se faire d’ici moins de 10 ans. Durant les cinq premières années, la transformation de l’armée de terre doit se faire dans l’optique de la guerre à trois volets, un concept mis au point par le général américain Charles Krulak.
Selon cette théorie, les forces armées pourraient être appelées à exécuter, le même jour, trois types d’opérations très différents dans un même secteur…

Localisation de djihadistes : mode d’emploi

Suite à la diffusion de la vidéo revendiquant l’assassinat de Chorki Belaid et Mohamed Brahmi, nous avons cherché à en savoir davantage sur le lieu du tournage de cette vidéo. A cet effet, nous avons contacté l’un de nos amis, Eliot Higgins, qui a eu la gentillesse de consacrer pas mal de temps à décrypter la vidéo afin d’en identifier les lieux. Après les analyses détaillées ci-dessous, que nous reprenons ici après les avoir traduit de l’anglais, il s’est avéré que la vidéo a été tournée à Raqqa, en Syrie et très vraisemblablement après le 23 septembre 2014.

Au début de cette semaine, une vidéo a été postée en ligne, montrant des djihadistes tunisiens qui revendiquent la responsabilité de l’assassinat de deux hommes politiques tunisiens en 2013. Il a été avancé que la vidéo a été filmée dans le territoire contrôlé par l’Etat Islamique,

mais, en utilisant une variété de techniques de géolocalisation, il nous a été possible d’identifier l’endroit où la vidéo a été filmée.

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L’Afghanistan ou l’odyssée de l’impasse

Le 31 décembre, la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS ou ISAF) aura terminé officiellement sa mission en Afghanistan après treize ans de présence et 3 485 soldats tués, dont 89 Français. La mission est terminée mais la guerre n’est pas finie et encore moins gagnée, si tant est qu’elle puisse l’être au regard des choix stratégiques américains initiaux. Retour sur une longue fuite en avant.

Par

Schizophrénie militaire
Le premier choix, fondamental, a été de frapper les Taliban au même titre qu’Al-Qaïda. Cela n’était pas obligatoire malgré les liens entre les deux organisations. Il aurait été possible d’accepter les intérêts stratégiques pakistanais en laissant de côté leurs alliés afghans pour concentrer uniquement l’emploi de la force sur Al-Qaïda. Il fut décidé de frapper aussi le régime du mollah Omar et de faire ainsi un exemple. C’était cependant se condamner à une victoire totale sur le terrain afghan, sous peine de voir les deux ennemis reconstituer leurs forces dans les zones tribales du Waziristan, avec l’aide même des services pakistanais.

Livraison des Mistral : la foire aux hypocrites

Le gouvernement français a donc finalement décidé d’ajourner la livraison des deux bâtiments de guerre à la Russie. Cette décision survient après plusieurs mois d’atermoiements qui n’ont pas renforcé la crédibilité diplomatique de la France. Mais au delà de cette décision, l’affaire des Mistral a été l’occasion d’un festival de déclarations et de postures dignes de la plus belle foire d’hypocrites.

Par Philippe Juvin

Hypocrisie du gouvernement

qui assure à la fois les deux camps, russe et européen, de sa bienveillance. On rassure les Russes en affirmant que «deux Mistral ne changeront pas la face de la marine russe», et on décide (sur quelle base juridique?) d’ajourner leur livraison. Hypocrisie qui laisse les marins russes s’entrainer sur le Vladivostok mais cosigne l’embargo européen sur les armes.

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Face aux drones, les piscines des sites nucléaires inquiètent les élus locaux

Cherbourg – Les survols répétés de sites nucléaires par des drones d’origine non identifiée relancent les inquiétudes des élus locaux dans les secteurs proches des centrales, au sujet des piscines où refroidissent les combustibles usagés, beaucoup moins protégées que les réacteurs.

On nous dit “c’est pas un drone qui peut faire sauter le dôme d’une centrale nucléaire” mais, dans une centrale, il y a des éléments comme les disjoncteurs ou les piscines (qui ne sont pas protégés comme le réacteur).

Si on peut survoler les sites avec une petite bombe (à bord d’un drone), ça peut provoquer des dégâts énormes, déclarait jeudi à l’AFP Jean-Claude Delalonde qui préside l’association fédérant les Commissions locales d’information (regroupant élus locaux, syndicats, scientifiques et associations) des installations nucléaires (Anccli).

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Marché du Famas : Humbert reste dans la course

Le groupe italien Beretta et sa filiale française Humbert basée dans la Loire font partie de la short-list des entreprises qui vont pouvoir répondre à l’appel d’offres de la DGA. L’autre candidat régional, le stéphanois Verney-Carron, n’a pas été retenu.


La direction générale de l’armement (DGA) du ministère de la Défense a rendu sa short-list : une poignée d’entreprises va pouvoir répondre à l’appel d’offres pour le remplacement du fusil d’assaut Famas. Parmi elles figure le groupe italien Beretta (3 000 salariés, 600 millions d’euros de CA) qui avait déposé un dossier de candidature conjointement

avec sa filiale française Humbert (47 salariés, 30 millions d’euros de CA), implantée à Veauche dans la Loire.

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Allemagne : L’état désolant de l’armée

Lors de la visite qu’elle vient d’effectuer dans le nord de l’Irak, la ministre allemande de la défense Ursula von de Leyen (CDU) a pu toucher du doigts les difficultés que rencontre la Bundeswehr, au travers des difficultés logistiques que celle-ci rencontre pour acheminer les armes et les formateurs au Kurdistan. Der Spiegel pointe dans un article acide les pannes des Transall de la Luftwaffe… et autres “faillites, malchances et pannes” qui frappent le Défense outre-Rhin.

Par Jean-Dominique Merchet

A Berlin, le commissaire parlementaire aux forces armées – une fonction sans équivalent en France de contrôle indépendant des armées – Hellmut Könighaus vient de de lancer un cri d’alerte :

“Les missions extérieures de la Bundeswehr ne sont plus compatibles avec l’état actuel du matériel”.

Principal accusé : le manque de crédits pour le maintien en condition opérationnel des équipements.

Les chiffres de la Bundeswehr sont sont en effet inquiétants:

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L’Allemagne veut brider son industrie de défense à l’export et la consolider

Si Sigmar Gabriel, le ministre de l’économie et président du parti social-démocrate (SPD) tient ses promesses, l’Allemagne devrait, dans les années à venir, exporter nettement moins d’armes. Elle pourrait aussi compter moins d’acteurs dans ce secteur.

Par Frédéric Lemaître

Vendredi 5 septembre, à l’issue d’une première rencontre avec des responsables patronaux et syndicaux du secteur, le ministre de l’économie, à qui il revient d’accorder ou non les autorisations d’exportation de matériel militaire, a confirmé sa politique.

LA LOI EST « CLAIRE »

Hors pays de l’OTAN et de l’Union européenne, « les exportations d’armes sont en principe interdites ». Les autorisations doivent être exceptionnelles.

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Armées : Vers une apocalypse budgétaire [Rediff.]

Addendum du 15/03/2013 : Plus d’argent pour l’armée française… mais on en trouve pour armer les “rebelles syriens” !

La France et la Grande-Bretagne sont décidées à livrer des armes à la rébellion syrienne malgré l’embargo de l’Union Européenne.

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n’existe qu’un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire.

Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l’été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.

Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l’arrêt des chaînes du Rafale et l’abandon de l’A400M. Une débâcle !

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États-Unis : Des camps anti-zombies pour se préparer à l’apocalypse

Et vous, survivriez-vous à une invasion de zombies ? Plutôt que d’attendre une hypothétique catastrophe de ce genre, certains s’y préparent. Dans des camps d’entraînement, ils apprennent à maîtriser toutes les techniques pour survivre aux morts-vivants et s’adapter aux situations extrêmes. Le tout, dans la bonne humeur.

Ces dernières années, la mode des zombies a le vent en poupe, entre littérature, blockbuster et “zombie days ” ou encore “zombie pride”. Ces camps sont apparus dans la foulée, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

On y apprend les règles de base pour survivre en terrain hostile: comment tirer à l’arme à feu, se défendre avec un couteau ou encore faire démarrer une voiture en trafiquant les fils électriques (vous n’avez jamais remarqué que dans les films de zombies, les protagonistes ont souvent un mal fou à faire démarrer les voitures ?).

Notre Observateur a récemment participé, le temps d’une journée, au Zombie Survival Course dans le New Jersey.
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Ukraine: ces volontaires qui ravitaillent et équipent leur armée

Edward faisait partie de Autogromoda, une section d’Euromaidan en voitures, qui pendant Maidan s’occupait d’organiser des actions en dehors de la place Maidan, et aussi de ravitailler Maidan en vivres, en matériaux pour construire les barricades, ou en pneus et essence pour la défense de la place.

Avec le début de l’agression russe contre l’Ukraine, Edward et son organisation de volontaires ont commencé à aider l’armée ukrainienne en réunissant des fonds pour acheter des gilets pare-balles.

Son organisation fait partie d’un réseau spontané de volontaires qui sont apparus dans toute l’Ukraine pour soutenir leur armée. Portrait d’un réseau de volontaires, sans lesquels l’armée ukrainienne serait dans une bien plus mauvaise posture. 

Edward, dans un de ses gilets pare ballesEdward, dans un de ses gilets pare balles

L’inaction des services publics

” Ces réseaux de volontaires sont, en pratique, le vrai ministère de la défense ukrainien, car notre ministère ne fait rien pour nos soldats “.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la conviction de ces volontaires, et les faits tendent à renforcer leur vue. En effet, une grande partie du ravitaillement de l’armée est assurée par ces réseaux, soutenus par la société civile, sans intervention de l’état.

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Cyber Guerilla – Hackers, pirates et guerres secrètes

En moins de dix ans, le réseau internet est devenu accessible à tous. Les grandes puissances mondiales se préparent à la guerre sur Internet. Les services secrets recrutent des pirates informatiques. Ceux que l’on appelle les hackers vont être aux avant-postes de ces cyber conflits.

Spams, escroqueries, attaques d’ordinateurs zombies, diffusion de virus destructeurs, autant de moyens pour faire fortune aux dépens des citoyens utilisateurs et des grandes corporations. La gradation du crime sur Internet est à l’image du média lui-même : une foire où la créativité individuelle ou collective prend des formes toujours plus étonnantes.

Russie, USA, Estonie, Israël, cette enquête mène le téléspectateur sur les points chauds où les hackers et les gouvernements s’affrontent.

Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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Défense : Un manque de 1,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles en 2015

Les commissions chargées de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat ont alerté aujourd’hui « sur le manque de 1,5 milliard d’euros » de recettes exceptionnelles en 2015 pour abonder la Loi de programmation militaire (LPM 2014-2019).

Des membres de ces commissions se sont rendus le 17 juin à Bercy et le 3 juillet dans des locaux de la Direction générale de l’armement (DGA) pour effectuer des contrôles « sur pièces et sur place », comme la loi les y autorise.

Les recettes exceptionnelles (REX) représentent « 6,1 milliards d’euros sur la période 2014-2019, dont 1,77 milliard d’euros en 2014 et, à nouveau en 2015, et 1,25 milliard en 2016″, souligne les commissions de la Défense de l’Assemblée et du Sénat dans un communiqué commun. La majeure partie de ces REX doit provenir « de la mise aux enchères de la bande de fréquences hertziennes des 700 MHz, qui sera affectée à la téléphonie mobile », rappellent-elles.

« Or les documents administratifs et financiers recueillis par les députés et sénateurs à l’occasion de leurs contrôles font apparaître que les recettes de cession des fréquences de la bande des 700 MHz ne seront pas disponibles avant, au mieux, la fin 2015″, poursuivent les parlementaires. « Ce décalage de calendrier crée un manque de 1,5 milliard d’euros pour financer l’exécution de la LPM en 2015, en particulier le programme d’équipement des forces armées », notent-ils.

Les commissions entendent donc « exercer toute leur vigilance sur les solutions que devra trouver le gouvernement, sur la base du rapport que lui remettra avant le 15 juillet une mission conduite par l’inspection générale des finances, en vue de respecter la trajectoire financière de la LPM ».

Theatrum-Belli

Nouvelle menace sur la 3ème RPIMa

Le 3e RPIMa est installé à Carcassonne depuis 1962. La présence du 3e RPIMa dépasse le seul cadre économique. Il s’agit de plus de 50 ans de symbiose sociale et sociétale. Le « 3″ fait partie de l’ADN du pays carcassonnais.

Le « 3″, serait également programmé pour partir en Afrique (Tchad ? ) à la rentrée prochaine. Une question s’impose : l’Etat peut-il envoyer des troupes à l’étranger en leur disant que leur unité sera dissoute. Avec quel moral, quelle motivation, ces soldats pourraient-ils accomplir leur mission ? 

Par STÉPHANE GAUDIN 


Nouvelle menace sur le 3e RPIMa, le Maire de… par TVcarcassonne

Motion pour le maintien du régiment du 3e RPIMa

Certaines informations laissent penser que l’avenir du 3ème RPIMa n’est pas définitivement fixé et que sa dissolution serait toujours à l’ordre du jour.

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Trou noir comptable à l’OTAN

On ne sait pas exactement où vont les milliards d’euros dont bénéficie l’OTAN, rapporte mardi De Morgen sur la base d’une enquête de la Cour des comptes néerlandaise.

Les représentants des 28 États membres de l’OTAN, dont la Belgique, ne savent pas combien d’argent public leur pays consacre à l’Alliance et comment il est utilisé. Les ambassadeurs de l’OTAN sont au courant de cette comptabilité opaque mais aucune solution ne semble sur le point d’aboutir, analyse la Cour des comptes. Les contrôleurs rendent désormais l’information publique pour imposer le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OTAN.

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Alstom et la sécurité nationale

Au-delà des péripéties politico-économiques de la perspective de rachat d’une partie des activités du groupe Alstom par une firme étrangère – épisode qui laisse cependant songeur sur les capacités d’anticipation du gouvernement -, un aspect essentiel du dossier n’a été évoqué ni par les acteurs ni par les commentateurs : celui de la sécurité nationale.

Par Eric Dénécé.

En effet, nos centrales nucléaires, notre porte-avions, nos sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et surtout nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) – fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale – sont tous équipés de turbines[1] qui sont essentielles à leur fonctionnement.

Dans les bâtiments à propulsion nucléaire de notre marine, ces composants mécaniques fournissent l’alimentation électrique à la propulsion et aux systèmes auxiliaires. Ils entraînent une ligne d’arbres qui s’achève par les hélices et leur puissance mécanique confère la vitesse nécessaire au bâtiment.

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L’impossible embargo sur les Mistral vendus à la Russie

On ne fait pas du commerce avec de grands sentiments. Vendus 1,2 milliard d’euros par la France, le Vladivostok et le Sébastopol seront livrés.

Selon Laurent Fabius, qui l’a dit lundi soir sur TF1, la vente à laRussie des deux porte-hélicoptères de type Mistral pourrait être compromise. Le ministre des Affaires étrangères s’est toutefois montré très prudent, assortissant sa déclaration de conditions qui ne relèvent pas de décisions prises à Paris : “Si Poutine continue ce qu’il fait, nous pouvons envisager d’annuler ces ventes, mais nous demanderons à d’autres, je pense notamment aux Britanniques, de faire l’équivalent avec les avoirs russes des oligarques à Londres. Les sanctions doivent toucher tout le monde.”

En demandant aux Britanniques le gel bien peu probable d’avoirs d’oligarques, le risque pris par les autorités françaises est fort limité. 

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Le monde merveilleux du GPS

Le GPS, système de géolocalisation initialement destiné à l’armée, permet de se positionner grâce aux satellites en orbite autour de la Terre. Depuis son lancement par le président Reagan, il a impacté divers domaines comme la technologie, la sociologie, l’économie, la défense et la stratégie.

En quelques années, le GPS est devenu un outil du quotidien pour les professionnels comme pour les civils. D’un point de vue militaire, il a changé la façon de faire la guerre. Selon l’armée américaine, 80% des opérations ne pourraient pas être conduite sans son aide.

Mais il est aisé de brouiller son signal. La population civile, elle, est littéralement dépendante de cet outil, à peine âgé d’une vingtaine d’années. Se pose alors la délicate question de l’anonymat: toute personne possédant un GPS sur son smartphone, sa tablette ou bien sa montre est désormais localisable.

Centrafrique : l’opération militaire Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la Défense

De quoi entamer sérieusement la caisse mise en place pour les Opex, les opérations militaires extérieures de l’armée française.

Soldats français à Bangui, 11 février 2014

L’opération militaire française en Centrafrique, lancée le 5 décembre dernier, coûte cher au ministère de la Défense.

Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la France

D’après Jean-Yves Le Drian, l’opération Sangaris a déjà coûté 100 millions d’euros à ce jour, un montant qui devrait se porter à 200 millions d’euros en année pleine. Interrogé ce mercredi sur Europe 1, le ministre de la Défense a déclaré que “jusqu’ici le budget de Sangaris est d’à peu près de 100 millions d’euros, si on est en année pleine ça sera aux environs de 200 millions d’euros“.

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La France troisième puissance militaire mondiale

Par Michel Goya.

Il est singulier de constater que ceux qui réclament, à tort ou à raison, une riposte immédiate et foudroyante en Syrie sont les mêmes qui militaient vingt ans plus tôt pour toucher les « dividendes de la paix ». Le personnel politique français ne se renouvelant que très lentement, il peut arriver ainsi que l’on en vienne à être rattrapé par les effets à long terme des causes que l’on a défendu en son temps.

Le fait est que sans cet empressement à baisser la garde à la fin de la guerre froide et en considérant que l’on ait maintenu le même effort de défense qu’à l’époque, on aurait investi plus de 200 milliards d’euros (constants) supplémentaires dans notre outil de défense, dont environ 80 milliards en investissements industriels et technologiques. Le budget s’élèverait aujourd’hui à environ 56 milliards d’euros au lieu de 31. Si les contribuables français faisaient le même effort que les contribuables américains ce budget avoisinerait les 80 milliards d’euros.

Cet effort aurait eu évidemment un impact économique. Une somme de 200 milliards d’euros représente environ 11 % du déficit public actuel.

En fait, ces 200 milliards et surtout les 80 milliards d’achats industriels auraient occasionné aussi un accroissement de richesses, consolidé notre industrie et à l’instar des Etats-Unis largement stimulé une recherche-développement irriguant l’ensemble du tissu économique.

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Identité européenne : un «malentendu» vieux de quarante ans

Par Hajnalka Vincze

En attendant le sommet « Défense » du décembre prochain, rappelons d’abord un seul petit mot traduit de travers il y a quarante ans, et qui est plus révélateur que des centaines de pages d’études et d’analyses pour expliquer l’impasse de l’Europe de la Défense (et, avec elle, l’impossible émancipation de notre continent).

En décembre 1973, peu après l’entrée du Royaume-Uni à la CE, les versions anglaise et française de la Déclaration sur l’identité européenne comportent une différence subtile, mais lourde de sens. Notamment au sujet des rapports entre les deux rives de l’océan. Pour la France, les relations avec l’Amérique ne doivent pas influencer, en aucune manière, l’affirmation d’une politique européenne qu’elle veut voir indépendante : « Les liens étroits qui existent entre les États-Unis et l’Europe des Neuf n’affectent pas la détermination des Neuf de s’affirmer comme une entité distincte et originale ».

Dans le même moment, les Britanniques, eux, préfèrent nier jusqu’à l’idée même d’une éventuelle contradiction entre les deux: “The close ties between the United States and Europe of the Nine do not conflict with the determination of the Nine to establish themselves as a distinct and original entity” (à savoir « Les liens étroits qui existent entre les États-Unis et l’Europe des Neuf n’entrent pas en conflit avec la détermination des Neuf de s’affirmer comme une entité distincte et originale »). Et c’en était parti pour des décennies d’ambiguïté soi-disant constructive.

Inutile de préciser qu’avec le temps, c’est l’interprétation britannique qui recueille de plus en plus d’adhérents – du moins parmi les gouvernements. Tant et si bien que les nouveaux États membres reprennent, puis perfectionnent l’argumentaire de Londres, en y ajoutant leur touche particulière. C’est ainsi que l’on arrive à la formule souvent entendue de la bouche de dirigeants de l’Europe de l’Est, selon laquelle « choisir entre l’Amérique et l’Europe serait comme choisir entre son père et sa mère ».

Ce n’est pas non plus un hasard s’ils avaient toujours parlé d’intégration euro-atlantique, pour désigner leur marche vers l’adhésion à l’OTAN et à l’Union européenne. Faisant ainsi écho aux responsables US qui se plaisent à évoquer « ces deux grandes institutions transatlantiques » que sont, selon eux, l’UE et l’Alliance. Le projet d’accord de libre-échange actuellement en négociation en serait à la fois la démonstration et l’aboutissement – de même que les idées de rapatriement de la PSDC (la politique de sécurité et de défense commune de l’UE), d’une manière ou d’une autre, sous l’aile protectrice de l’OTAN.

Une certaine idée de l’Europe via Theatrum Belli

États-Unis : Et si le pays se préparait à la guerre du climat ?

La multiplication des événements climatiques extrêmes et leurs conséquences économiques (pour la tornade Sandy, entre 33 et 55 milliards de dollars!), couplés à une raréfaction et à une compétition pour les ressources (eau, pétrole, terres cultivables, minerais) obligent les États-Unis à repenser entièrement les bases de leur puissance stratégique, leur défense et leur sécurité en y introduisant la prise en compte du développement durable.

Lors de la guerre d’Irak, le transport des ressources nécessaires au maintien du fonctionnement des climatiseurs militaires coûtait très cher en convois de pièces détachées et de carburant, attaqués au quotidien.

Une nouvelle science naît à la croisée des études stratégiques, de la sociologie de la Défense et de la sécurité environnementale, dont Jean-Michel Valantin est l’un des tout premiers spécialistes. Quand la Nature est la clé de la Guerre ou de la Paix sur la Planète,

Quand le Rafale surpasse le F-22 Raptor

Tournée lors des exercices de l’ATLC 2009, cette vidéo extraite du HUD (Head-Up Display) montre un Rafale qui ne lâche pas un F-22 Raptor d’une semelle. Ce duel était d’autant plus attendu que l’appareil américain était donné comme quasi invincible car conçu exclusivement pour le combat aérien et donc plus agile qu’un chasseur multi-rôle. 

« Le Rafale a su prendre l’avantage en début de combat, et le pilote a su capitaliser sur les performances de son avion, son avantage tactique, et les erreurs de l’adversaire. Car le passage du Raptor dans l’ATH du Rafale ne se fait pas de manière furtive et opportuniste. Le Rafale colle littéralement aux basques de son adversaire du jour. Si vous devez donc retenir une seule chose de cette vidéo, c’est que oui, le Rafale est au même niveau que tous ses concurrents. »

Nul doute que les aficionados.fr hurleront cocorico! et apprécieront la respiration du pilote français encaissant les « G » lors de ce spectaculaire dogfight…

alliancegeostrategique.org

Drones : l’histoire d’un incroyable fiasco français

Guerre entre industriels, indécision de la France et de l’Allemagne, multiplication d’accords non respectés… Trois raisons qui ont cloué au sol tous les projets de drones de reconnaissance et de surveillance (MALE) en France. Industriels et responsables politiques se partagent les responsabilités de cet incroyable fiasco. Au final, Paris va acheter des drones américains Predator Reaper. Récit.

Difficile de mieux résumer un fiasco politique, industriel et militaire d’une telle envergure : “La France a raté le rendez-vous des drones (…) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire“, a ainsi reconnu il y a une dizaine de jours le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

On croirait presque à un coup monté, tant les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont savamment sabordé depuis le début des années 2000 tous les projets de programmes de développement d’une arme qui, au fil des conflits, est pourtant devenue indispensable aux armées modernes dans le ciel de tous les théâtres d’opérations.

Comment la France a-t-elle pu manquer à ce point le virage des drones alors que bien rares sont les pays qui disposent d’autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, EADS, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? Au final,  la France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte aujourd’hui de quémander aux États-Unis des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), les fameux Reaper (faucheuse en français).
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Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Affaire Cahuzac, l’armée a eu sa peau

Les Services de renseignements français ont fait tomber Jérôme Cahuzac, selon L’Hebdo. L’ex-ministre du Budget prévoyait des coupes drastiques dans les finances de l’armée.

Par Sandrine Perroud

«L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie».

Les coupes prévues par l’ex-ministre Jérôme Cahuzac dans le budget de la Défense l’auraient conduit à sa perte. C’est ce qu’affirme L’Hebdo dans son édition de jeudi. L’hebdomadaire romand publie sur le sujet une enquête citant des «sources sécuritaires», des députés UMP et des membres de la Commission de défense de l’Assemblée nationale.

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Armée française : De jeunes officiers dénoncent la gabegie et le déclin

Francetv info publie une tribune dans laquelle une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Ils souhaitent interpeller sur “l’état critique de l’armée française“, qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans. Explications.

Que dénoncent-ils ? De mauvais choix budgétaires

Aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin”, attaquent d’emblée ces jeunes officiers. Ils pointent particulièrement la négligence de l’équipement individuel des soldats au profit de grands programmes d’armement. Et de citer le programme Félin, “censé faire du soldat une sorte de Robocop ou d’inspecteur Gadget“, mais qui a “alourdi d’une dizaine de kilos” les équipements.

Un parachutiste dépense en moyenne 1.600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire“,confient-ils pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense. Mais ils épinglent aussi le lobby “du complexe militaro-industriel“, qu’ils accusent d’être responsable de certaines des orientations budgétaires qu’ils dénoncent, et auquel le Parlement doit “imposer des choix stratégiques“.

Qui sont-ils ?
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