Les chômeurs vont battre le pavé

Des “invisibles” se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et “faire boule de neige”.

Ils n’ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant “invisibles” : une marche de chômeurs [s'est élancée] lundi à travers la France, avec l’espoir de “faire boule de neige”. Mais dans un contexte de précarité grandissante, mobiliser et être entendu sont plus difficiles que jamais, expliquent associations et experts. Plusieurs dizaines de demandeurs d’emploi [ont pris] la route depuis Montpellier (Hérault) et Haguenau (Bas-Rhin), pour une arrivée prévue le 6 juillet à Paris, avec le souvenir de la mobilisation de l’hiver 1997-1998.

Participer à la conférence sociale
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Quand les socialistes défendaient le peuple…

Entretien avec Alain de Benoist

Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?
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Drones : l’histoire d’un incroyable fiasco français

Guerre entre industriels, indécision de la France et de l’Allemagne, multiplication d’accords non respectés… Trois raisons qui ont cloué au sol tous les projets de drones de reconnaissance et de surveillance (MALE) en France. Industriels et responsables politiques se partagent les responsabilités de cet incroyable fiasco. Au final, Paris va acheter des drones américains Predator Reaper. Récit.

Difficile de mieux résumer un fiasco politique, industriel et militaire d’une telle envergure : “La France a raté le rendez-vous des drones (…) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire“, a ainsi reconnu il y a une dizaine de jours le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

On croirait presque à un coup monté, tant les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont savamment sabordé depuis le début des années 2000 tous les projets de programmes de développement d’une arme qui, au fil des conflits, est pourtant devenue indispensable aux armées modernes dans le ciel de tous les théâtres d’opérations.

Comment la France a-t-elle pu manquer à ce point le virage des drones alors que bien rares sont les pays qui disposent d’autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, EADS, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? Au final,  la France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte aujourd’hui de quémander aux États-Unis des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), les fameux Reaper (faucheuse en français).
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Israël prépare un nouveau plan d’austérité

Le gouvernement va également sabrer dans le budget de la Défense.

Yaïr Lapid, détesté des manifestants anti-austérité

«Oui, ça va faire mal, mais nous devons en passer par-là.» Vainqueur incontesté des élections législatives du 22 janvier dernier et chantre de la «défense des classes moyennes», le nouveau ministre israélien des Finances, Yaïr Lapid, prépare un plan d’austérité particulièrement sévère. Plus grave, sans doute, que celui imaginé par son prédécesseur Benyamin Netanyahou en 2005. Objectif ? Récupérer 40 milliards de shekels (environ 9 milliards de francs) d’ici à la fin de 2014.

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Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Affaire Cahuzac, l’armée a eu sa peau

Les Services de renseignements français ont fait tomber Jérôme Cahuzac, selon L’Hebdo. L’ex-ministre du Budget prévoyait des coupes drastiques dans les finances de l’armée.

Par Sandrine Perroud

«L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie».

Les coupes prévues par l’ex-ministre Jérôme Cahuzac dans le budget de la Défense l’auraient conduit à sa perte. C’est ce qu’affirme L’Hebdo dans son édition de jeudi. L’hebdomadaire romand publie sur le sujet une enquête citant des «sources sécuritaires», des députés UMP et des membres de la Commission de défense de l’Assemblée nationale.

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Armées : Vers une apocalypse budgétaire (Màj)

Addendum du 15/03/2013 : Plus d’argent pour l’armée française… mais on en trouve pour armer les “rebelles syriens” !

La France et la Grande-Bretagne sont décidées à livrer des armes à la rébellion syrienne malgré l’embargo de l’Union Européenne.

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n’existe qu’un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire.

Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l’été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.

Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l’arrêt des chaînes du Rafale et l’abandon de l’A400M. Une débâcle !

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Armée française : De jeunes officiers dénoncent la gabegie et le déclin

Francetv info publie une tribune dans laquelle une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Ils souhaitent interpeller sur “l’état critique de l’armée française“, qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans. Explications.

Que dénoncent-ils ? De mauvais choix budgétaires

Aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin”, attaquent d’emblée ces jeunes officiers. Ils pointent particulièrement la négligence de l’équipement individuel des soldats au profit de grands programmes d’armement. Et de citer le programme Félin, “censé faire du soldat une sorte de Robocop ou d’inspecteur Gadget“, mais qui a “alourdi d’une dizaine de kilos” les équipements.

Un parachutiste dépense en moyenne 1.600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire“,confient-ils pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense. Mais ils épinglent aussi le lobby “du complexe militaro-industriel“, qu’ils accusent d’être responsable de certaines des orientations budgétaires qu’ils dénoncent, et auquel le Parlement doit “imposer des choix stratégiques“.

Qui sont-ils ?
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Constat d’échec pour la défense du monde sauvage

Faudra-t-il, demain, autoriser une reprise partielle du commerce international de l’ivoire pour éloigner la menace pesant sur l’éléphant d’Afrique ? Doit-on dès aujourd’hui, comme viennent de le suggérer quatre experts internationaux dans la revue Science, légaliser celui des cornes de rhinocéros dans un dernier effort pour sauver l’espèce de l’extinction ?

Seule certitude : la lutte contre le trafic illégal des espèces sauvages est un échec.

Et les moyens d’y remédier seront au coeur des débats de la seizième Conférence des parties (CoP16) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui se tient à Bangkok du dimanche 3 au jeudi 14 mars.

“CORRUPTION”
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L’opération au Mali, coup dur pour le budget en période de rigueur

L’intervention militaire française au Mali pèsera lourdement sur le budget des opérations extérieures des armées (Opex) et révèle déjà des insuffisances en matière de transports, un domaine pour lequel la France est contrainte de faire appel à ses alliés.

François Hollande recevant à l’Elysée des représentants d’associations maliennes en France, le 13 janvier 2013

Combien ça coûte ? “Je ne peux pas l’évaluer encore. Tout cela sera public, évidemment” : une semaine après le début des opérations, Jean-Yves Le Drian, doit déjà répondre aux interrogations sur leur coût financier. D’autant que le ministre de la Défense a prévenu que l’engagement “sera long“.

Concrètement, les crédits dédiés aux Opérations extérieures (Opex) pour 2013 s’élèvent à 630 millions d’euros. En baisse d’environ 90 millions par rapport à 2012, en raison du retrait français d’Afghanistan. Mais les économies escomptées du retrait afghan devraient être effacées par l’opération au Mali.

C’est une opération qui durera au minimum une bonne partie de 2013, sinon toute l’année 2013. Ca ne tiendra pas dans le budget“, estime Axel Poniatowski, ancien président UMP de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale.
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Livre BIanc : Renseignement et Forces Spéciales

Le 20e anniversaire de la création du COS (Commandement des opérations spéciales) vient de donner lieu à une nouvelle présentation en trompe-l’œil du prochain Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité. Hormis son bornage budgétaire déjà posé avant même que ne débute sa mise en chantier, cet exercice important de pensée et de prospective stratégique risque, à nouveau, de recycler quelques vieilles lunes alors que le nouveau contexte international réclame une nécessaire révolution copernicienne.

Par Eric Denécé (1) et Richard Labévière (2) – Le 01-01-2013.

La fin de la Guerre froide a produit nombre d’illusions dont celle d’une victoire totale du « monde libre » et de ses conceptions économiques et politiques.

La démocratie parlementaire allait s’imposer partout et les délices du libre-échange mettre fin aux conflits interétatiques. D’aucuns – dont Samuel Huntington, Francis Fukuyama et leurs suiveurs européens -, annoncèrent un peu vite la « fin de l’histoire » et l’avenir radieux d’une simple administration des richesses et des hommes.

Un « nouvel ordre international » semblait à portée de main d’une humanité enfin réconciliée avant que la Somalie, les Balkans et le Rwanda n’apportent un cinglant démenti à ce rêve parousiaque. Les attentats du 11 septembre 2001 finirent de condamner cette mauvaise lecture de Hegel tout en générant de nouveaux malentendus.

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La France est de retour

J’exprimais il y a peu ici-même mon regret d’une époque où la France prenait ses responsabilités en Afrique et acceptait le prix du sang pour y sauvegarder ses intérêts, contribuer à la stabilité du continent et aussi y contenir des groupes à l’idéologie menaçante. Sous la pression des évènements, cette France-là semble revenue.

Par

Pour la première fois depuis longtemps, nos dirigeants emploient ouvertement le mot de guerre. Pour la première fois depuis longtemps nous avons engagé une opération risquée au sol, qui a échoué dans son objectif premier, mais qui a prouvé la détermination de la France et fait mal à nos adversaires.

Il reste maintenant à leur faire encore plus de mal afin de venger nos morts et de dissuader quiconque de nous reprendre des otages.

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PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

Comment se manifeste cette rupture que vous dénoncez ?

En 1981, François Mitterrand est élu président de la République. Au premier tour, les ouvriers ont plus voté pour lui que pour le communiste Georges Marchais. Pourtant, trois ans plus tard, l’idylle s’achevait avec Laurent Fabius et le tournant de la rigueur. A l’époque, par exemple, le gouvernement affronte déjà l’hostilité des métallos lorrains, car il fait le choix de ne plus avoir d’industrie sidérurgique en France, en supprimant 21.000 emplois dans les usines nationalisées. Il s’agit bien d’un choix politique, car, de son côté, l’Allemagne, avec des coûts similaires, produit aujourd’hui 25% ou 30% de l’acier européen.

Et quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes.

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2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Exemple le plus emblématique : le projet Indect (« Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

Détecter les comportements « anormaux »
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Défense : Il manque 204 millions d’euros pour payer les soldes avant la fin du mois

En novembre dernier, dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative une rallonge de près de 280 millions d’euros avait été consentie au ministère de la Défense pour que ce dernier puisse notamment payer les soldes (salaires) de ses personnels. Des annulations de crédits et des dépenses inférieures à ce qui avait été prévues dans le budget de l’Etat devaient compenser cette somme.

Mais, visiblement, cette rallonge de crédits ne suffira pas, au point qu’une nouvelle, d’un montant de 204 millions d’euros, a été votée le 18 décembre par les députés afin de payer les soldes des militaires pour le mois de décembre. Au total, la masse salariale des armées aura été supérieure de plus de 470 millions d’euros par rapport aux prévisions.

En cause : le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (LOUVOIS), dont le raccordement au système de gestion des ressources humaines de l’armée de Terre (mais aussi à ceux du Service de santé des armées et de la Marine nationale), a causé des dysfonctionnements dans le paiement des soldes des militaires, certains ayant reçu des sommes indues pendant que d’autres attendent de recevoir l’intégralité de leurs traitements.

Lors des débats, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a ainsi avancé que ce “besoin, complémentaire (…) s’explique par des difficultés d’estimation et des dysfonctionnements considérables du système LOUVOIS sur les conditions de l’élaboration, de la validation et de la mise en œuvre duquel il faudra peut-être s’interroger. De telles erreurs paraissent considérables en valeur absolue, même si ces quelque 200 millions d’ouvertures de crédits supplémentaires représentent un pourcentage très faible des 20 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement du ministère de la défense.

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“Le Pentagone à la Française” toujours contesté

Le gouvernement doit recevoir un audit de l’Inspection des finances et du Contrôle général des Armées sur la construction du nouveau ministère de la Défense, dans le XVeme arrondissement de Paris. Une opération contestée à 4,2 milliards d’euros.

Le rapport doit arriver ces jours-ci sur le bureau du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Réalisé par l’Inspection générale des finances (IGF) et le Contrôle général des armées, il constitue un audit de l’opération de construction du nouveau ministère de la Défense, près de Balard dans le XVeme arrondissement de Paris.

(…) En fait, l’opération est contestée depuis son lancement, l’an dernier, par le gouvernement Fillon. Le 30 mai 2011, ce dernier a signé un contrat de partenariat public-privé (PPP) avec le groupe Bouygues pour la réalisation du nouveau ministère qui doit regrouper le cabinet du ministre, les états-major des trois armes et la Direction générale de l’armement. (…)

Si l’idée d’abandonner une quinzaine d’implantations dans Paris, dont l’historique “Ilot Saint-Germain”, qui abrite actuellement le ministère de la Défense et l’Etat-major de l’Armée de terre pour regrouper tous les services centraux dans un “Pentagone à la Française” paraît judicieuse, sa mise en oeuvre suscite les critiques depuis son lancement. Et ce, aussi bien à droite qu’à gauche. A preuve, le tout récent rapport budgétaire cosignés par les sénateurs François de Trucy (UMP) et Yves Krattinger (PS).

(…) le gouvernement Fillon a, en effet, confié la construction et le financement du futur ministère au groupe Bouygues. En échange, l’Etat lui versera un loyer de 154 millions d’euros durant 27 ans et en deviendra alors propriétaire. Au total, il déboursera la coquette somme de 4,2 milliards d’euros.

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Recomposition du capital d’EADS : c’est fait ! L’Allemagne entre en force

EADS a annoncé un nouveau pacte d’actionnaires, composé de la France (12 % du capital) de l’Allemagne (12 %) et de l’Espagne (4 %). Ils n’auront pas de droit de veto individuel sur les choix opérationnels du groupe. Un rachat d’actions est prévu en 2013 pour faciliter le désengagement de Lagardère.

L’échec de la fusion EADS-BAE Systems, vu par The Economist, 13 octobre 2012

Douze ans après sa création, EADS va restructurer son capital et disposer d’un nouveau pacte d’actionnaires. Le groupe européen d’aéronautique et de défense l’a annoncé ce mercredi après bourse, en léger décalage par rapport à ce que d’aucuns prévoyaient lundi en interne, en raison de la multitude de détails juridiques à régler, sur le plan de la rédaction notamment.

Renforcement des Etats

Ficelée un mois et demi après l’échec des négociations sur la fusion entre EADS et BAE Systems, cette restructuration du capital (et le nouveau pacte d’actionnaires qui en découle) marque le renforcement des Etats au sein d’EADS. En particulier de l’Allemagne qui est parvenue non seulement à entrer au capital comme elle le souhaitait mais aussi à obtenir la parité avec la France, contrainte de devoir vendre à terme 3 % du capital. Après avoir torpillé la fusion EADS et BAE Systems, Berlin donne ainsi la désagréable impression de façonner le groupe d’aéronautique et de défense comme elle le souhaite.

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Armée française : La ruine en héritage ?

Avec les réformes budgétaires, il semble que la phase d’autodestruction de notre Défense soit désormais irrémédiablement engagée. L’institution militaire sera vraisemblablement la principale victime de la politique ultra-récessive poursuivie par le gouvernement Ayrault, qui, en cela, ne fait que parachever les décisions prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
L’Afghanistan a-t-il été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept de “betteravisation” qui fait florès dans nos états-majors (entendre retour au pays et fin de l’époque expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire.

Coupes continues des crédits, purge massive des effectifs, cession gratuite du patrimoine immobilier, des milliers de militaires qui ne sont plus payés depuis des mois… La situation de la Défense est entrée dans une phase critique qui pourrait déboucher sur une crise sociale, capacitaire, et des vocations sans précédent historique.

L’armée de terre sera la plus touchée, mais la Marine et l’armée de l’air auront aussi leurs lots.

L’affaire Louvois
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Militaires non payés : Leurs femmes en ont plein le dos

Addendum du 29/10/2012: Soldes militaires: budget spécial de 30M €

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé aujourd’hui “une trésorerie immédiatement mobilisable” de 30 millions d’euros pour régler les erreurs de paiement des soldes de militaires qui s’accumulent depuis plus d’un an à cause d’un nouveau logiciel de traitement.

“Pour Noël, je ne veux plus en entendre parler”,

a déclaré M. Le Drian  (Le Figaro.fr)

Un Paquet de Gauloises” : 

C’est le nom que viennent femmes de se donner cinq qui se sont constituées en groupe afin de dénoncer le non paiement des soldes à leurs maris, militaires en opération extérieure. Lassées de cette situation qui perdure depuis bientôt un an et de toutes ses conséquences pour leurs familles, elles expriment désormais leur colère sur Facebook où elles réclament des comptes.

“Mon chéri ici tout va bien, l’Etat place ta solde sur les marchés financiers, le frigo est vide, la banque réclame des intérêts et on me dit de la fermer, je t’aime très fort”

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