Yves Cochet: «Hollande et Ayrault ont des toiles d’araignée dans la tête»!

L’eurodéputé écologiste Yves Cochet était invité de Marianne (…)

Par Gérald Andrieu

(…) un Front national très haut (…) cela correspond à l’effritement de la cohésion sociale partout en Europe. Celle-ci s’effondre au profit d’un économisme. François Hollande, par exemple, parle trop d’économie.

“le chef de l’Etat et son Premier ministre n’ont toujours pas saisi que « la croissance ne reviendra pas”

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Décroissance : pic pétrolier et concept d’entropie

Alors que l’extraction du gaz de schiste se révèle être une impasse, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : le second principe de la thermodynamique et son concept central : l’entropie. Adaptée à l’analyse économique, cette loi réduit à néant les rêves d’une croissance infinie dont les premières limites se font effectivement déjà sentir.

PIC PETROLIER – ATTENTION ! – FAITES DEMI-TOUR – AVERTISSEMENT : PLUS D’ESSENCE – POINT DE NON-RETOUR – CONTINUEZ A VOS RISQUES ET PERILS – “Pourquoi personne ne nous a prévenus ?”

Selon ce principe majeur de la physique du XIXe siècle, dans un système isolé, l’entropie (grandeur caractérisant le désordre) ne peut qu’augmenter, ce qui, adapté à l’économie, conduirait inexorablement toute civilisation basée sur une croissance infinie à une ruine certaine. Voyons comment des arguments basés sur ce principe peuvent venir renforcer le constat de raréfaction des énergies fossiles et son impact dramatique sur l’économie.

Thermodynamique et économie : deux domaines historiquement liés
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États-Unis : Détroit, société post-industrielle et décroissance forcée

Par Sophie Chapelle

La ville de Détroit, symbole du capitalisme et de l’industrie automobile, n’est plus que l’ombre d’elle-même. En cinq ans, ses habitants ont subi une brutale décroissance forcée : un taux de chômage exorbitant, un exode urbain sans précédent, des services publics délabrés. Pourtant, derrière les scènes de désolation, une société post-industrielle est en train de naître, grâce à l’expansion d’une agriculture urbaine et à l’émergence de solidarités de quartier. Basta ! a rencontré celles et ceux qui bâtissent une nouvelle cité sur les ruines de la Babylone déchue.

Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80.000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an.

« Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté. Ils nous ont mis dans la tête que ce qui était bon pour eux était bon pour nous. Il nous fallait donc cesser de marcher et conduire des voitures. Et si nous n’aimions plus cette voiture, nous en achetions une autre. Cela a duré pendant des décennies mais aujourd’hui, c’est fini ».

Tournant le regard vers les rues désertes de Détroit, Maureen conte le quotidien de ses habitants les plus touchés par la crise. Des gens mourant de froid sur les trottoirs, des enfants retrouvés morts dans les maisons incendiées, un système de soin de santé inaccessible pour les bas-revenus, « un monde de fous » résume t-elle.

Exode urbain
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Travailler plus, mais pour produire quoi ?

L’accroissement du P.I.B. sans discernement, prédateur en ressources, ne permet plus un accroissement du même ordre des emplois rémunérés. Travailler plus ou plus longtemps pour produire et consommer n’importe quoi n’est pas la réponse aux problèmes que pose cette “mauvaise croissance“. Il est temps de changer de paradigme.

Se désaliéner du travail rémunéré

L’article du philosophe Jean-Pierre Dupuy dans le monde du 06/05/2013 “L’enfer du travail” a inspiré ce qui suit. Il décrit pleinement dans quelle spirale infernale se trouve le “travailleur-consommateur” dans le monde global actuel. La référence à un dessin de Konk illustre bien le propos :

Dans une case un automobiliste se lamente “J’ai horreur de conduire, mais j’ai besoin d’une voiture pour me rendre à mon travail“. Dans une deuxième case, le même à l’usine : “J’ai horreur de mon boulot, mais il faut bien que je paie les traites de ma voiture“.

Cette situation, vécue par beaucoup, montre l’aliénation dans laquelle la société de consommation mondialisée, pilotée par des politiques économiques libérales, nous a enfermés. “L’enfer” du travailleur, aliéné à son poste, rejoint “l’enfer” du consommateur aliéné par les objets et les marques. Travailler plus pour consommer plus, faire des heures supplémentaires pour honorer ses dettes.

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Pierre Rabhi : “L’agro-écologie, une éthique de vie”

Pierre Rabhi est un pionnier et un expert de l’agro-écologie. Né en Algérie, il passe une partie de son enfance dans une famille de pieds-noirs avant de migrer en France où il travaillera d’abord en usine. Marqué par cette expérience ouvrière, il décide de retourner aux sources d’une vie en harmonie avec la nature et s’installe dans les Cévennes pour y exploiter une ferme selon des principes écologiques. Il y fait notamment le choix de ne produire que ce dont il a besoin pour vivre. (Début de l’intervention de Pierre Rabhi à partir de 10’23)

Paysan, écrivain, penseur et philosophe, il questionne radicalement, dans ses ouvrages, la modernité qu’il définit comme une imposture : un système dépendant d’une croissance effrénée et dans lequel la nature et l’homme vont vers l’épuisement. Face aux dogmes d’une économie mondialisée imposant le court terme et le « toujours plus », Pierre Rahbi défend le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice.

Décroissance : « La liberté de consommer est une illusion bien cher payée »

Par Agnès Rousseaux

« Nous avons réussi à créer de la misère et du mal-être dans des sociétés d’opulence matérielle », assène Vincent Liegey. L’ingénieur et porte-parole du Parti pour la décroissance ne se contente pas de pourfendre le mythe de la croissance infinie.

Lui et les co-auteurs du livre « Un projet de décroissance » proposent d’accorder à chacun une « dotation inconditionnelle d’autonomie » : un revenu d’existence qui pourrait ouvrir bien des horizons. Et une invitation à nous questionner sur le sens de notre société.

Basta ! : Instaurer un revenu de base, aussi appelé revenu d’existence ou allocation universelle, est une revendication qui commence à émerger. Vous faites une nouvelle proposition en ce sens. En quoi votre projet est-il original ?
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Détruire pour consommer toujours plus (Rediff.)

Serge Latouche, un des critiques de la société de croissance, les plus connus, a beaucoup écrit sur les mécanismes de surconsomation. Il y a selon lui trois instruments fondamentaux. Tout d’abord la publicité avec une obsolescence programmée et le crédit.

Depuis une génération, notre but dans la vie semble être de consommer à crédit. Emprunter de l’argent pour acheter des biens dont nous n’avons pas besoin. Cela n’a aucun sens non ?

Les critiques de la société de croissance mettent en valeur qu’elle n’est pas viable à long terme car elle se base sur une contradiction flagrante. Celui qui croit qu’une croissance infinie est compatible avec une planète finie est selon eux soit un fou soit un économiste. Le drame de cette métaphore c’est qu’il apparait bien qu’au fond nous sommes tous des économistes maintenant.

Est-il vraiment nécessaire de créer un nouveau produit toutes les trois minutes quelque part dans le monde ? Beaucoup de gens aujourd’hui ce sont rendus compte qu’il fallait changer les choses, surtout quand les politiciens eux-mêmes leurs ont dit d’acheter et de consommer pour relancer l’économie. On peut dire qu’avec la société de croissance, nous sommes embarqué dans une voiture qui désormais manifestement n’a plus de pilote, va à tout allure et dont on peut prévoir le destin qui est soit de se fracasser contre un mur soit de sombrer dans un précipice.
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Jean-Claude Michéa: “Pourquoi j’ai rompu avec la gauche”

Toujours imprégné de libéralisme mitterrandien, le socialisme à la Hollande ne convainc pas le philosophe Jean-Claude Michéa. A l’occasion de son nouveau livre, “les Mystères de la gauche”, il s’en explique en exclusivité pour “Marianne”.

Au moins depuis la parution d’Impasse Adam Smith en 2002, un livre de Jean-Claude Michéa est toujours attendu. Avec jubilation. Ou avec un fusil, c’est selon. D’abord parce que la parole de ce philosophe, nourri à la pensée de George Orwell, de Guy Debord et du meilleur Marx, est extrêmement rare dans les médias. Ensuite parce qu’il appartient à cette espèce politiquement ambidextre, hélas si peu représentée et si mal comprise, capable de se montrer aussi cruel à l’égard d’une gauche libérale qui s’autocaricature en valorisant toutes les prétendues transgressions morales et culturelles, qu’il sait se montrer lucide à l’égard de l’incroyable cynisme des dirigeants de la droite actuelle (Sarkozy et Copé en tête), lorsqu’ils se posent en défenseurs des «petites gens», que vient en fait piétiner tout leur programme économique, voué à l’expansion illimitée des intérêts du CAC 40.

Disons-le d’emblée : les Mystères de la gauche (Climats) est le livre que l’on espérait depuis plusieurs années de la part de Michéa. Sur plusieurs points capitaux, celui-ci s’explique en effet. Notamment sur son refus définitif de se réclamer de «la gauche», pour penser le front de libération populaire qu’il appelle de ses vœux. «La gauche», un signifiant-maître trop longtemps prostitué, et qu’il juge désormais «inutilement diviseur, dès lors qu’il s’agit de rallier les classes populaires».

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Guy Debord : La société du spectacle

« Partout la spéculation est, pour finir, devenue la part souveraine de toute la propriété. Elle s’autogouverne plus ou moins, selon les prépondérances locales, autour des Bourses, ou des États, ou des Mafias : tous se fédérant dans une sorte de démocratie des élites de la spéculation. Le reste est misère. Partout l’excès du simulacre a explosé comme Tchernobyl, et partout la mort s’est répandue aussi vite et massivement que le désordre. Plus rien ne marche et plus rien n’est cru. »

« Cette mauvaise réputation… » (1993), Guy Debord, éd. Gallimard, 1993, p. 107

Lire ici un article de 2008 dont l’auteur ne veut pas que “les identitaires” le “plagient” sur Fortune (nous déplorons que la publicité gratuite que nous lui faisons n’ait pas l’heur de lui plaire, mais devons lui préciser qu’il ne s’agit ni d’identitaires puisque Fortune n’est pas affilié au Bloc Identitaire, ni de plagiat dans la mesure où nous citions notre source. – La rédaction de Fortune).

LA SOCIETE DU SPECTACLE (extraits) :

1
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.

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Pierre Rabhi : “le superflu est sans limites alors qu’on n’assure pas l’indispensable”

Dans un entretien avec Reporterre, au moment où il lance la “révolution des colibris”, Pierre Rabhi souligne la dimension humaniste de l’écologie.

En ce début 2013, il est encore temps de tirer un bilan de l’année précédente. Que retenez-vous des élections présidentielles françaises, américaines, russes ; des conférences de Rio, de Doha ou d’Hyderabad ?

Pierre Rabhi - Nous sommes aujourd’hui dans un contexte général d’interrogations sur l’avenir, et l’écologie entre en ligne de compte comme un paramètre qu’il faut appréhender. C’est normal. Mais ce paramètre, qui est essentiel, n’est pas suffisamment mis en exergue, selon moi. Je dirais qu’on met un peu d’écologie pour condimenter l’ensemble du système, mais l’écologie n’apparaît pas encore comme un urgence et une priorité absolue. Au contraire. Je dirais même que l’écologie politique reste un peu limitée. Je pense que c’est parce qu’elle s’appuie sur du factuel.

Or l’écologie ne nous interpelle pas seulement sur le trou d’ozone, le carbone ou sur l’épuisement des ressources, mais aussi sur un registre plus intime, un registre de l’ordre du personnel. L’écologie interroge notre regard sur la vie, notre positionnement par rapport aux mystères de la vie. Il n’y a pas assez de beauté invoquée, pas assez de mystères. On reste sur un discours élémentaire, mais qui ne prend pas l’élan de quelque chose de plus fondamental et essentiel.

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Detroit, la faillite d’un symbole (Rediff.)

Détroit, la ville la plus pauvre des États-Unis, avec un taux de criminalité très élevé, était dans les années 1950, la quatrième ville du pays. Aujourd’hui, avec une population qui a considérablement chuté, Détroit offre la vision d’une cité engloutie entre usines désaffectées et friches envahissantes, sur un tiers de sa superficie. Les faillites successives des trois grands constructeurs : General Motors, Ford et Chrysler, ont détruit des dizaines de milliers d’emplois, directs et indirects. Élus, pouvoirs publics et population sont de plus en plus nombreux à proposer des alternatives, et certains parient même sur un renouveau prochain de leur ville.

Évolution et autonomie

Entre Rennes et Nantes, en Loire Atlantique, à Moisdon la Rivière, un lieu prouve depuis 30 ans qu’il est possible de vivre heureux et simplement, avec un confort décent, en divisant ses consommations par 4 en utilisant les énergies renouvelables, la pluie pour l’eau sanitaire et potable, le jardin pour une nourriture savoureuse à faible empreinte écologique en recyclant la majorité des déchets,pour partager sans polluer, avec tous, nés ou pas encore, les ressources de la Terre.

Décroissance ou abondance ? Quel avenir pour notre société ?

Face à une crise durable à la fois économique et écologique, seules deux approches sont possibles sans être nécessairement contradictoires : une approche pessimiste visant à maîtriser la croissance et une approche optimiste visant à orienter les progrès technologiques vers des solutions concrètes aux problèmes de l’humanité (énergie, eau, alimentation, santé, etc.).

La crise économique doublée de la crise écologique que nous subissons depuis 2008 souligne la situation paradoxale de notre société.

La croissance est une condition de survie indispensable de nos sociétés capitalistes. Sans croissance, du fait des progrès constants en matière de productivité, le chômage se creuse, avec son lot de conséquences : pauvreté, inégalité, insécurité… et peut-être même, à terme, révolution.

Néanmoins, la croissance met en danger notre écosystème. Nous consommons déjà plus que ce que la planète sait fournir. Si nous continuons à croître et si tous les habitants de la planète atteignent le niveau de vie des Américains, les limites physiques de la planète vont être dépassées, avec des effets encore plus dramatiques : changement climatique, désertification, inondations, guerres, famines, etc.

Face à ce paradoxe, deux visions de l’avenir s’affrontent et se complètent. Une vision plutôt décroissante, qui tendrait à dissocier les notions de prospérité et de croissance, et une vision d’abondance qui voit dans la croissance exponentielle des technologies une échappatoire permettant de satisfaire tous les besoins de l’humanité sans nuire à la planète.

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Les décroissants : Être et ne plus avoir…

Fatigués de la course au “toujours plus”, ils ont choisi de vivre mieux avec moins. Une nouvelle éthique de vie qu’ils mettent en actes au quotidien. Témoignages.

Qu’on les baptise « décroissants », « créatifs culturels », « consomm’acteurs », que l’on range le mouvement dans un tiroir intitulé « simplicité volontaire » ou « downshifting », peu importe… Car la dynamique est bien là : de plus en plus de personnes, en Amérique du Nord comme en Europe, veulent cesser de se laisser déborder par une vie qui ne leur convient plus.

Pour l’instant, impossible de chiffrer avec exactitude l’ampleur de la vague, mais des instituts d’études en marketing évoquent déjà une « tendance significative et en expansion (1) ». Aux États-Unis, environ 20 % de la population serait concernée, et plus de dix millions d’Européens auraient déjà modifié profondément leur manière de vivre. « On peut parler d’un étouffement des individus dans cette société dévorée par les objets et la technologie », souligne le psychanalyste Jean-Pierre Bigeault.

Prise de conscience et passage à l’acte

Surconsommation, course à la réussite sociale, ravages de la pollution et diminution des ressources… les décroissants font le même constat que beaucoup d’entre nous : leur vie ne tourne pas rond. Mais eux passent à l’acte. Une montée de conscience qu’explique la psychanalyste Luce Janin-Devillars : « Pour endiguer les ravages de la pollution, certains comprennent qu’il y a une noblesse à réparer ce qui peut l’être, à inverser la tendance du jetable pour préserver l’avenir des générations futures. »
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Les Espagnols renoncent en masse au téléphone portable

Frappés par la récession et le chômage, les Espagnols renoncent dans des proportions record à l’usage du téléphone portable.

Au total, 486’000 lignes ont été interrompues en octobre, et le nombre de lignes de téléphonie mobile en service en Espagne a chuté de 3,8% sur un an.

Pour ce seul mois, l’opérateur Movistar, filiale de Telefonica, a enregistré 284’000 fermetures de ligne. Vodafone, numéro deux du secteur de la téléphonie mobile en Espagne, a perdu 278’000 lignes et Orange 14’870, d’après les données mensuelles publiées lundi par l’autorité de régulation (CMT).

L’Espagne compte plus de téléphones mobiles en service que d’habitants, mais avec un chômage frappant une personne sur quatre, les budgets des familles ne suivent plus. «C’est le neuvième mois consécutif de recul», note la commission du marché des télécommunications.

«Yoigo et les opérateurs de réseau mobile virtuel (qui ne possèdent pas d’infrastructures de réseau, ndlr) gagnent des clients mais ne peuvent pas compenser les pertes chez Movistar, Vodafone et Orange», ajoute la CMT.

La crise économique et sociale a accentué la guerre des prix et des tarifs des mobiles en Espagne, alimentée par la décision de Telefonica et de Vodafone de mettre fin au printemps à leur politique de subvention sur les smartphones. Face à l’hémorragie de leur clientèle, les deux opérateurs ont entrepris de revoir leurs pratiques.

En octobre, Telefonica représentait 37% du marché, contre 40% un an plus tôt. La part de marché de Vodafone est passée de 28 à 27%. Orange, qui n’a pas touché à ses subventions, a vu de son côté sa part passer de 20 à 21%. En plus des lignes supprimées, la CMT précise que 475’000 personnes ont changé d’opérateur en octobre.

Tribune de Genève

Yves Cochet : “La crise n’aura pas de fin”

Lors de l’Université d’été du MEDEF en 2009, s’est tenue une table ronde sur… la décroissance. Yves Cochet, député vert de Paris, y a participé, pessimiste et à la fois enthousiaste. Pour lui, de reprise économique, il n’y en aura pas. La seule solution : cette fameuse décroissance.