L’industrialisation favorise-t-elle la prospérité à long terme ?

Certaines caractéristiques géographiques qui ont été propices au développement économique lors de l’étape agricole se sont révélées être des obstacles à la transition vers l’étape industrielle du développement. Pourtant, selon la croyance conventionnelle partagée par de nombreux économistes, la prospérité a persisté dans les économies qui ont connu une industrialisation précoce.

Répartition de la puissance totale des machines à vapeur entre 1960 et 1965

En l’occurrence, le développement industriel est un catalyseur pour la croissance économique, dans la mesure où il aurait un effet persistant sur la prospérité économique. Pourtant, les régions industrielles qui étaient prospères en Europe occidentale et aux États-Unis au dix-neuvième siècle ont connu un déclin relatif par rapport aux autres régions de leur pays respectif. C’est le cas des Midlands au Royaume-Uni, de la Ruhr en Allemagne ou encore de la Rust Belt aux États-Unis.

De leur côté, Raphaël Franck et Oded Galor (2015) suggèrent que l’adoption de technologie industrielle est certes initialement favorable au développement économique, mais qu’elle exerce par contre un effet nuisible sur les niveaux de vie à long terme.

Après avoir recueilli des données allant du dix-neuvième siècle jusqu’au début du vingt-et-unième, les auteurs observent les différences régionales dans l’adoption des machines à vapeur durant la Révolution industrielle en France, avant d’observer les différences régionales dans les performances macroéconomiques, avec en tête l’idée de rechercher comment l’écart de revenu entre les départements qui se sont le plus rapidement industrialisés et les autres départements a évolué au cours du temps.
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La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
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Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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Armée française : De jeunes officiers dénoncent la gabegie et le déclin

Francetv info publie une tribune dans laquelle une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Ils souhaitent interpeller sur “l’état critique de l’armée française“, qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans. Explications.

Que dénoncent-ils ? De mauvais choix budgétaires

Aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin”, attaquent d’emblée ces jeunes officiers. Ils pointent particulièrement la négligence de l’équipement individuel des soldats au profit de grands programmes d’armement. Et de citer le programme Félin, “censé faire du soldat une sorte de Robocop ou d’inspecteur Gadget“, mais qui a “alourdi d’une dizaine de kilos” les équipements.

Un parachutiste dépense en moyenne 1.600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire“,confient-ils pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense. Mais ils épinglent aussi le lobby “du complexe militaro-industriel“, qu’ils accusent d’être responsable de certaines des orientations budgétaires qu’ils dénoncent, et auquel le Parlement doit “imposer des choix stratégiques“.

Qui sont-ils ?
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Chine : Le déclin de Wenzhou

Rien ne va plus dans le berceau du capitalisme privé chinois. Frappée de plein fouet par la crise, la ville côtière de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.

Depuis un an, le vent tourne et les entreprises enregistrent des pertes, tandis que la production stagne. Le gouvernement a relevé les taux d’intérêt et gelé une grande quantité du capital dans les banques d’état.

La crise que traverse la région provient du modèle même de développement de Wenzhou, qui repose sur la production massive de marchandises vendues à bas coût avec des marges peu élevées. Gagner le plus d’argent le plus rapidement possible : une démarche à court terme qui a précipité le déclin d’une région qui incarnait le miracle économique chinois.

Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur travail. Contraints de s’adapter pour subvenir aux besoins de leurs familles, certains ouvriers s’improvisent conducteurs de pousse-pousse ou vendeurs de fruits et légumes. D’autres travailleurs itinérants retournent chez eux, à la campagne, où la vie est moins chère.

Où va l’Amérique ? De Wall Street à Main Street, la peur du déclin

A moins de trois mois de l’élection présidentielle américaine, Gilles Biassette, journaliste à La Croix, radiographie ce pays et ce qu’il reste du « rêve américain ». Selon lui, « les États-Unis semblent aspirés par la spirale du déclin et profondément miné par le doute », en dépit de ses succès dans les technologies de l’information et du divertissement.

« Thésée et le minotaure » – Maître des Cassoni Campana (1500-1525)


L’expert place au cœur de son analyse le malaise des classes moyennes, “l’âme” de la nation. Ces dernières, victimes au premier chef de la désindustrialisation, ont décroché du “rêve américain” qui veut que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Or face à ce malaise, une réponse radicale et paradoxale – celle du moins d’État – a surgi dans le champ politique avec le Tea Party.

L’idée d’un déclin de l’Amérique est omniprésente aux États-Unis, dans les journaux, les librairies – pas moins d’un livre par mois est publié sur ce thème. Le “losing ground” – la perte de terrain du pays – est devenu obsessionnel avec la perspective que les États-Unis vont passer tôt ou tard derrière la Chine, si ce n’est pas déjà le cas. Newsweek a donné récemment un graphique montrant la Chine dépassant les États-Unis dès 2017. Une vision pessimiste que la fragilité de la reprise en cours vient nourrir tous les jours.

Une voie que Gilles Biassette estime totalement inadaptée aux besoins actuels de réformes du pays. Jugeant sévèrement les leaders du parti républicain qui semblent à ses yeux avoir renoncé à “éduquer” leurs bases en cédant au populisme, il s’inquiète de l’immobilisme régnant à Washington du fait du blocage partisan et de la perte de l’esprit de compromis. “Même s’il est réélu, Barack Obama ne sera pas en mesure de mener sa politique face à un Congrès majoritairement républicain.” Une impasse politique qui ne peut qu’accélérer le déclin du pays.
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« Les États-Unis traversent une crise plus grave que l’Europe »

INTERVIEW – L’économiste américain Jeffrey Sachs soutient une réforme du système monétaire mondial avec un euro aussi important que le dollar.

William Smith Jewett (1812–1873), La terre promise - La famille Grayson

L’économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et professeur à l’université de Columbia, intervient aujourd’hui [jeudi 06 janvier 2011] au colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », organisé à Paris par le ministre de l’Industrie Éric Besson, en présence de François Fillon et du premier ministre grec Georges Papandréou.

Père de la thérapie de choc libérale dans la Russie d’Eltsine, Sachs, qui a conseillé de nombreux gouvernements, s’est mué au fil des ans en croisé interventionniste de la lutte contre la pauvreté.

LE FIGARO. – L’Union européenne va-t-elle devoir sauver d’autres États membres cette année ?

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Le plan Maoshan pour sauver la vieille Europe

ATTENTION ! ATTENTION ! CECI EST UN GAG. Il s’agit d’une parodie destinée à vous faire sourire.

Le plan Maoshan pour sauver l’Europe sur le déclin. Les dirigeants [chinois] ont opté pour une méthode efficace qui permettra aux pays européens de devenir productifs et de sauver leurs économies.

(Merci à Philix)

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Quelques prévisions économiques, financières et monétaires

A notre avis, le déclin accéléré de l’Occident – Union européenne (à l’exception de l’Allemagne et de quelques petits États), Grande Bretagne mais aussi USA – vis-à-vis des pays émergents (BRIC) se poursuivra en 2011. Tant aux plans de leur influence géopolitique (ils ne sont plus en mesure de contrôler la plupart des institutions internationales, leurs cultures ne sont plus dominantes et leur modèle de développement à l’heure de la mondialisation généralisée est devenu obsolète) qu’économique (étant de moins en moins compétitifs, ils accumulent des déficits croissants de commerce extérieur ce qui diminue le pouvoir d’achat de leurs consommateurs atteints, en outre, par un chômage de masse et la diminution des prestations sociales du fait du démantèlement de l’État-providence) que financière et monétaire.

Leurs dettes étatiques et privées, déjà à leur plus haut niveau historique, continuent de s’accroître de façon exponentielle sans que leurs programmes de monétisation – dits de Quantitative Easing – et la dévaluation compétitive de leurs monnaies apportent de solution à moyen et long termes puisqu’ils ne créent que des bulles artificielles des marchés d’actions ou d’autres actifs destinées à exploser, tout en repoussant à plus tard l’ajustement drastique auquel ils devront finir par se résoudre).

Quant à pratiquer au pire moment de vraies politiques de rigueur en Occident, pour autant que cela ne déclenche pas une révolte sociale et politique des populations, cela ne pourra qu’accroître sa récession (à l’exemple de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal, etc.). On va vers une diminution globale de la croissance économique qui devrait progressivement se transformer en dépression.

De leur côté, les pays émergents ne sont pas encore en mesure de substituer rapidement la croissance de leur consommation intérieure à leur modèle économique basé sur l’exportation qui va s’épuiser du fait de la moindre consommation dans les pays occidentaux, d’autant que la richesse étant très inégalement répartie dans lesdits pays il n’y aura pas à court terme chez eux le “boom” de leur économie domestique que beaucoup d’analystes anticipent à tort.

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Les pauvres ne sont plus ce qu’ils étaient

Un nouvel article consacré à l’ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l’analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France.

On y apprend, notamment, que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l’on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire, avec le PIB par habitant suivant les départements. Ou même, en remarquant que le taux de chômage n’est pas forcément proportionnel au nombre d’immigrés présents dans tel ou tel département.

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La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale

Par Alfred W. McCoy, professeur d’histoire à l’Université de Wisconsin-Madison. Auteur régulier pour TomDispatch, il préside également le projet “Empires in transition”, un groupe de travail mondial de 140 historiens, provenant d’universités issues de quatre continents.

Un atterrissage en douceur pour les États-Unis d’ici quarante ans ? N’y pensez pas ! La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale pourrait survenir bien plus vite que ce que l’on imagine. Si Washington rêve de 2040 ou de 2050 comme date de fin pour le « Siècle Américain », une estimation plus réaliste des tendances aux États-Unis et dans le monde laisse penser qu’en 2025, exactement dans 15 ans, tout pourrait être pratiquement terminé.

Malgré l’aura d’omnipotence que la plupart des empires projettent, un regard sur leur histoire devrait nous rappeler que ce sont des organismes fragiles. L’écologie de leur pouvoir est si délicate que lorsque les choses commencent à aller vraiment mal, les empires se désagrègent généralement à une vitesse incroyable : juste une année pour le Portugal, deux années pour l’Union Soviétique, 8 pour la France, 11 pour les Ottomans, 17 pour la Grande-Bretagne et, selon toute vraisemblance, 22 ans pour les États-Unis, à partir de la cruciale année 2003.

Les futurs historiens identifieront probablement l’invasion irréfléchie de l’Irak par l’administration de George W. Bush, cette année-là, comme le commencement de la chute de l’Amérique. Cependant, à la place du bain de sang qui a marqué la fin de tant d’empires du passé, avec des villes qui brûlent et des civils massacrés, cet effondrement impérial du 21ème siècle pourrait survenir de façon relativement discrète, par les circonvolutions invisibles de l’effondrement économique ou de la guerre cybernétique.

Mais n’ayez aucun doute : lorsque la domination mondiale de Washington prendra irrémédiablement fin, il y aura des souvenirs quotidiens douloureux de ce qu’une telle perte de pouvoir signifie pour les Américains de tous les milieux. A l’instar de ce qu’une demi-douzaine de nations européennes ont découvert, le déclin impérial tend à avoir un impact remarquablement démoralisant sur une société, apportant ordinairement des privations économiques pendant au moins une génération. Au fur et à mesure que l’économie se refroidit, la température politique monte, déclenchant souvent de sérieux troubles.

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Jacques Delors : « L’Europe se laisse aller, traversée par des effluves populistes et nationalistes »

A sa manière douce, Jacques Delors, l’ancien président de la Commission européenne, ne décolère pas contre les États membres qui ont refusé à de nombreuses reprises les transferts de souveraineté au profit de l’Union européenne. Dans un entretien publié dans Le Monde daté du mercredi 8 décembre, il juge que « les 16 membres de la zone euro n’ont pas été capables d’une vraie coopération. Ils ne réalisent pas qu’ils ont un bien commun à gérer : l’euro ».

Il préconise de créer « des obligations publiques européennes non pour combler les déficits, mais pour financer des dépenses d’avenir », l’institution d’un « fonds d’aide conjoncturelle à mettre en œuvre dans les phases de faible croissance » et « une caisse d’amortissement qui prendrait une partie du déficit de chacun des 16 Etats », afin de dégager des marges pour le soutien de leur activité.

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La puanteur du déclin économique des USA augmente. Quand les Américains opprimés vont-ils descendre dans la rue ?

Par Paul Craig Roberts

Nécrophores américains sur une charogne

La veille de Thanksgiving, le China Daily en Anglais et le site People’s Daily Online rapportaient que la Chine et la Russie s’étaient mis d’accord pour utiliser leurs monnaies respectives au lieu du dollar dans leurs transactions commerciales bilatérales. Les Russes et les Chinois ont dit qu’ils avaient pris cette décision pour protéger leur économie des problèmes qui ont ébranlé leur confiance dans le dollar comme monnaie de réserve mondiale.

C’est une nouvelle importante spécialement pendant la période des congés de Thanksgiving où il n’y a pas beaucoup de nouvelles, mais on n’en a pas parlé sur Bloomberg, CNN, [le] New York Times, ni nulle part dans les médias, presse ou TV, étasuniens. L’autruche ne sort pas sa tête du sable.

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Les Portugais en grève générale contre l’austérité

Les deux principaux syndicats du Portugal organisent mercredi 24 novembre une grève générale pour protester contre les mesures d’austérité censées réduire la dette et le déficit du pays. Massivement suivie, la grève entraîne déjà une paralysie des aéroports, des ports et des transports en commun. De nombreuses écoles sont fermées et la plupart des hôpitaux assurent seulement un service minimum d’urgence. Il s’agit du premier mouvement de cette ampleur depuis 1988, mais il risque de se heurter à la détermination du gouvernement minoritaire dirigé par le socialiste José Socrates.

Le premier ministre compte d’autant plus garder le cap que, après l’aide réclamée par l’Irlande à l’Union européenne et au Fonds monétaire international, les investisseurs désignent le Portugal comme le prochain pays de la zone euro qui sera contraint de solliciter un soutien extérieur pour rétablir ses comptes.

José Socrates a d’ores et déjà prévenu qu’il maintiendrait ses projets de baisse des salaires et de hausse de la fiscalité pour ne pas faire subir au Portugal le même sort que ceux de l’Irlande et de la Grèce. “La grève ne provoquera peut-être pas de modification radicale dans la politique d’austérité du gouvernement, mais elle constitue un élément supplémentaire d’incertitude dans la situation déjà instable du pays », reconnaît Elisio Estanque, sociologue à l’université de Coimbra.

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L’Europe aveuglée par ses certitudes

Par Jean-Luc Gréau

Union européenne... des aveugles

Plus cela change, plus c’est la même chose.

Deux années après la chute dans la pire récession de l’après-guerre, les dirigeants de l’Europe demeurent accrochés aux schémas de pensée qui ont guidé leur action depuis l’avènement du marché unique, puis de l’euro. Ils reprennent sans ciller des mots d’ordre ayant jalonné la période critique qui s’est achevée, en septembre 2008, par un double fiasco américain et européen.

Tout se passe comme si les faits, dont certains assurent qu’ils sont têtus, ne recelaient aucune leçon nouvelle grâce à laquelle l’Europe pourrait changer certaines de ses orientations antérieures.

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Forex : 2011, année du déclin du roi dollar…

Par Eberhardt Unger

En cette fin d’année 2010, le TWEX (index du dollar évalué par son poids dans les échanges commerciaux) revient buter sur sa ligne de soutien historique autour des 70 points.

Le dollar américain est toujours la monnaie de référence mondiale ; cependant, ces derniers temps, ce rôle fait de plus en plus débat.

Dans les réserves monétaires mondiales estimées à 8 954 milliards de dollars US, environ 61% sont libellés en dollars américains (source : FMI/COFER).

Cette proportion a diminué au cours des dernières années d’environ 10% en faveur de l’euro, du yen et de la livre sterling.

La Chine, à elle seule, possède des réserves de change de 2 648 milliards de dollars, et pour toute l’Asie ce montant s’élève à environ 5 000 milliards. Au cours des 10 derniers mois, différentes banques centrales ont acheté de l’or comme réserves monétaires ou ont procédé à une augmentation de leur stock.

Derrière une monnaie de référence, on doit trouver une économie construite sur des fondamentaux solides. Or l’économie américaine est dans une phase de stagnation, et c’est le pays le plus endetté au monde où les dettes augmentent plus vite que le PIB.

Pour le total du passif (Total Liabilities) des Etats-Unis, la Fed a reporté le chiffre 114 428 milliards de dollars dans sa publication « Flow of Funds » pour 2009.

En comparaison, la valeur nominale du PIB américain est de 14 575 milliards de dollars : les dettes ne pourront jamais être remboursées.

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Ce CAC 40 qui prospère sur le dos de l’emploi

En cinq ans, les plus grandes entreprises françaises ont détruit 39 400 emplois en France tout en engrangeant les profits et des dizaines de milliards d’aides de l’État.

Ils accumulent les profits, sont choyés par l’État et détruisent des emplois en France. La réputation peu flatteuse des géants du CAC 40 est malheureusement exacte. Au premier semestre, ils ont engrangé 41,5 milliards d’euros de bénéfices, en hausse de 87% sur un an. Mieux encore, ils disposent dans leurs caisses d’un matelas de 146 milliards d’euros de cash, selon une étude publiée le 21 octobre par les Échos.

Bref, malgré la mollesse de la reprise en Europe et aux États-Unis, nos champions tricolores se portent comme un charme. Mais l’économie française n’en profitera pas. Les effectifs dans l’Hexagone des quarante groupes du CAC ont en effet diminué de 39 400 personnes entre la fin 2004 et la fin 2009, soit une baisse de 2,5% sur cinq ans.

Alors que, dans le même temps et malgré la crise de 2009, l’ensemble du secteur privé a créé 200 600 emplois (+1,1%).

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Edouard Balladur : «L’Europe à 27 est vouée à l’échec»

Dans un entretien au Monde, Edouard Balladur justifie l’offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy et son récent bras de fer avec la Commission européenne sur les Roms. Pour l’ancien premier ministre, “l’Europe à 27 est vouée à l’échec”, notamment à cause de l’écart des régimes sociaux entre les Etats membres. Son constat d’une Europe qui ne marche plus rejoint celui d’une France en déclin. La fin du quinquennat doit être, selon lui, consacrée à réduire les déficits, améliorer la capacité industrielle et se rapprocher de la fiscalité allemande. Dans l’immédiat, M. Balladur veut que les stock options et les retraites chapeau soient remises en cause.

Comment trouvez-vous le climat politique ?

Malsain. Je suis frappé par la violence verbale. Il est urgent que chacun retrouve son calme. J’observe, d’ailleurs, que la gauche commence à en être consciente car on lit des déclarations, venant de ses rangs, selon lesquelles l’antisarkozysme n’est pas un programme. C’est François Hollande qui le dit.

Et il a raison, mieux vaut éviter de sombrer dans le ridicule. Tout est matière à critique contre le gouvernement et contre le chef de l’État. On assiste depuis des mois à une sorte de cristallisation hostile qui se répand de façon épidémique. L’élection présidentielle approche, ce sera le temps des polémiques et des excès verbaux, mais aussi, je l’espère, des propositions ambitieuses. Cependant, la période de dix-huit mois qui nous sépare d’elle ne peut pas être perdue pour le pays. Il y a des débats à engager et des décisions à prendre.

N’est-ce pas Nicolas Sarkozy lui-même qui a mis la société sous tension avec son discours de Grenoble sur la sécurité, la chasse aux Roms, le conflit avec la Commission européenne ?

Ce n’est pas mettre la société sous tension que de la placer devant les réalités. La sécurité, la libre circulation en Europe, l’immigration clandestine, sont des problèmes essentiels qu’on ne peut éluder sous prétexte qu’il faudrait laisser l’opinion publique en repos, d’autant qu’elle ne l’est pas, et que les Français sont bien conscients de ce qui est en cause… Nos partenaires devraient être appelées à la lucidité. L’Europe à 27 est vouée à la confusion à et l’échec. Elle souffre de défauts que le traité de Lisbonne n’a pas corrigés… Que faire ? Revenir sur le principe de la libre circulation, ériger de nouvelles barrières ?

Il faut discuter d’un meilleur contrôle aux frontières de l’Union ; à l’intérieur, je ne vois pas comment la liberté totale de circulation pourra entrer en vigueur en 2013. C’est un problème que la divergence des régimes sociaux et juridiques rend difficile à résoudre rapidement. En attendant, la sagesse commande de repousser tout élargissement de l’Europe à 27 comme de la zone euro.

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L’empire américain est ruiné par ses guerres

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit. Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Le président américain Barack Obama a qualifié d’étape importante, dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique, le budget de 3.800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès.

En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette.

Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée, qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars.
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USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
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La nouvelle bombe démographique

L’auteur de cet article est consultant auprès du gouvernement des USA (il a, par exemple, influencé Condoleeza Rice, quant à l’Iran).

Nous ne publions pas ce texte en raison d’une quelconque adhésion à son contenu, mais parce qu’il nous paraît révélateur d’un certain état d’esprit des élites étasuniennes, voire d’une stratégie sous-jacente.

La rédaction de Fortune

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D’ici à 2050, la démographie du monde va beaucoup évoluer et pose de nouveaux problèmes, bien différents de ceux de la surpopulation.

Il n’est pas possible de parler du développement économique sans évoquer une constante majeure : la démographie.

Dans un essai qui vient de paraître («The New Population Bomb, The Four Megatrends That Will Change the World», Foreign Affairs, janvier-février 2010), le professeur Jack A. Goldstone résume avec une pertinence décapante les enjeux d’un monde en pleine transformation, mais très largement sous-estimés.

Il rappelle qu’il y a quarante ans tout juste, le biologiste Paul Ehrlich lançait un cri d’alarme qui marqua les esprits. Au rythme actuel, écrivait-il, l’explosion de la population mondiale conduit à une famine massive à l’horizon des années 1970. Ce pronostic, qui marqua les esprits, ne s’est pas produit ; la révolution verte et le planning familial permirent de l’éviter.

Selon Jack A. Golstone, la «bombe» démographique demeure, mais elle a changé de nature. Ce n’est pas tant la surpopulation que l’on doit redouter mais l’inégalité de son développement qui engendrera des tensions nouvelles ; en particulier, l’accroissement spectaculaire des habitants dans une majorité de pays pauvres et le vieillissement des vieilles nations industrialisées.
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L’Agence Internationale de l’Energie accusée de dissimuler la réalité du pic pétrolier

Plusieurs fonctionnaires de l’AIE ont affirmé au Guardian que l’agence minimisait sciemment l’imminence de la pénurie de pétrole. L’une de ces sources accuse les USA d’avoir joué de leur influence pour modifier les publications, afin de laisser croire que les réserves sont plus importantes qu’elles ne le sont en réalité. La dernière édition du World Energy Outlook [pour le résumé en français de l'édition 2009, cliquez ici] prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors que des voix à l’intérieur de l’agence s’interrogent et redoutent que la fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.

La production des champs « non encore découverts » (rose) et « non encore développés » (bleu ciel) prévue par l’AIE

Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente, de peur de déclencher des achats paniques.

Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs pétroliers existants, tout en exagérant les possibilités de découvertes de nouvelles réserves. Lire la suite

Le déclin précipité de l’hégémonie américaine

Les prédictions sur un probable déclin de l’hégémonie américaine sont récurrentes. La CIA elle-même s’était récemment livrée à cet exercice, prévoyant qu’à l’horizon 2025, le statut des USA serait révisé à la baisse et leur latitude d’action diminuée d’autant.

Mais la crise économique a dramatiquement accéléré la marche de l’histoire. Lors de son audition par les sénateurs américains au printemps dernier, l’économiste Martin Wolf avait annoncé que la crise allait « porter un coup dévastateur à la crédibilité et la légitimité des États-Unis à travers le monde. »

Aujourd’hui, les indices de cet affaiblissement sont déjà sensibles sur tous les fronts. Michael T. Klare (professeur de peace and world security studies – études sur la paix et la sécurité mondiale – au Hampshire College, dans le New Hampshire, spécialiste des questions d’énergie, historien et auteur respecté) en recense six, parmi lesquels le remplacement du G7 par le G20, la remise en cause du dollar, le rôle accru du groupe BRIC, le renforcement des liens entre l’Iran et la Chine, et le refus des alliés d’envoyer des renforts en Afghanistan. A ce catalogue, il conviendrait d’ajouter le récent refroidissement des relations avec le Japon, sans oublier la nouvelle orientation de la Turquie, qui elle aussi resserre ses liens avec l’Iran et s’éloigne d’Israël.

Bienvenue donc, dès aujourd’hui, dans ce nouveau monde des années 2025.

Note à l’attention de la CIA : vous n’êtes peut-être pas préparés à voyager dans le temps, mais bienvenue quand même en 2025 ! Vos bureaux sont peut-être un peu exigus, vos droits à exiger de meilleurs locaux se sont sans doute évaporés, et les avantages annexes ne seront peut-être pas à votre goût, mais il faudra vous y habituer. Car telle sera désormais la réalité. Lire la suite

La dette publique française

La question de la dette publique est redevenue d’actualité avec la privatisation des dettes du secteur bancaire. Nos politiques, qui n’ont pas voulu agir réellement contre les intérêts financiers, ont tout simplement transvasé les dettes bancaires vers la dette publique.

Comme nous allons le voir, ce n’est pas la première fois qu’une crise financière produit une montée des dettes publiques ; c’est même devenu une tradition en Europe et en France depuis les années 70. Mais il est probable que le système arrive désormais à ses limites, tout du moins en Europe, continent qui n’a pas la planche à billet universelle du dollar.

Cliquez sur l'image (du Système) pour l'agrandir

André Jacques Holbecq vient de mettre en ligne un graphique représentant l’évolution du solde budgétaire français depuis 1973, c’est-à-dire depuis que l’émission monétaire a été privatisée.

Ce graphique différencie les dépenses globales du budget de l’Etat et le coût des intérêts que nous payons chaque année à cause de l’emprunt sur les marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce graphique résume toute l’hypocrisie ou l’ignorance qui tourne autour de cette question.

Car, contrairement à ce qui est asséné constamment dans les médias mainstream, la dette publique de notre pays n’est pas le fruit d’une dépense excessive liée à une gabegie de l’Etat, mais elle est plutôt le résultat d’un surendettement volontairement provoqué.

En effet, comment ne pas penser que ce surendettement n’a pas été le fruit d’une stratégie volontaire de la part d’une partie du personnel politique français ? Ne pouvant imposer leur dogme quasi théocratique de la malveillance naturelle de l’Etat providence, les néolibéraux ont usé de la stratégie de l’usure sur le long terme.

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Les suites diplomatiques de l’affaire « Kuing Yamang »

Le 4 juin dernier, Fortune diffusait une vidéo parodique intitulée Cours d’économie du Vénérable Professeur Kuing Yamang. Ce “Professeur” donnait sa vision du « déclin » de l’Europe et portait un jugement méprisant et outrancier sur ces Français qui ne s’intéressent qu’à trois choses : les loisirs, l’écologie et le football à la télévision.

Bien que le terme “humour” apparaisse clairement et en toutes lettres dans les mots clés de l’article, certains de nos lecteurs sont tombés dans le piège de cette farce ultra-libérale. Afin de dissiper tout malentendu et de rappeler ce qu’est le “Véritable Kouign Amann” pour les amateurs de gastronomie bretonne, nous avons donc ajouté une note explicative. A priori, ce n’était pas suffisant…

Rebondissements

L’affaire aurait pu en rester là, mais les voies impénétrables de la blogosphère en ont décidé autrement. Ainsi deux jours plus tard, le 6 juin, le site Le Volontaire (sobrement sous-titré «Culture et Politique à l’heure des nouveaux médias») mentionnait: «Fdesouche.com publie la vidéo comme authentique, avant que ses commentateurs ne lui fassent part de la supercherie. Il essaie depuis de faire passer son erreur pour une plaisanterie.»

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Crash Course – 17c

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 17c: Pic Pétrolier C: l’Énergie et l’Économie

OK, maintenant nous sommes enfin prêts à relier l’Économie à l’Énergie.

Lors d’une interview récente, Peter Schiff, d’Euro Pacific Capital, a décrit l’économie comme une science de la satisfaction de la demande illimitée avec des ressources limitées. Notre préférence humaine voudrait que nous vivions une vie de milliardaire, mais ce n’est évidemment pas possible même si nous avons encore aujourd’hui une abondance de surplus énergétique, surplus énergétique avec lequel nous avons travaillé ce dernier siècle.

L’histoire devient maintenant intéressante. Rappelez-vous tous ces graphiques exponentiels. En théorie, ce n’est pas problématique de vivre dans un monde de croissance et de déclin exponentiels – tant que ce monde n’a pas de limites. Par contre, les fonctions exponentielles prennent une importance cruciale lorsqu’elles s’approchent de limites physiques comme c’est le cas pour le pétrole dans un avenir très proche. A la fois les découvertes et la production indiquent que nous avons déjà atteint la limite exponentielle du pétrole.

La population, l’argent et la consommation du pétrole reflètent tous un comportement exponentiel. La relation entre les trois graphiques (cf. la vidéo) démontrent fortement que la population et notre système monétaire sont tous deux complètement dépendants de la croissance continue de l’énergie du pétrole.

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La Lloyd’s et Chatham House : une pénurie de pétrole menace le monde

Deux institutions anglaises ô combien prestigieuses viennent de rejoindre la liste déjà longue des lanceurs d’alerte sur le “peak oil” (ou “pic pétrolier”, c’est-à-dire l’instant historique à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin irréversible).

Dans un rapport publié le 8 juin, la Lloyd’s, l’un des leaders mondiaux de l’assurance, et Chatham House, l’institut royal des affaires internationales, s’alarment à leur tour de l’éventualité d’un choc pétrolier imminent.

Les auteurs, deux chercheurs de Chatham House, soulignent qu’un déclin de la production pétrolière est «probable à court ou moyen terme», et évoquent la nécessité d’une «troisième révolution industrielle». Ils préviennent : «Même avant que nous atteignions le pic pétrolier, nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande en Asie.»

Richard Ward, directeur général de la Lloyd’s, écrit : «Nous sommes entrés dans une période de profonde incertitude vis-à-vis de la façon dont nous nous fournirons en énergie pour produire de l’électricité, nous chauffer et nous déplacer, et sur le prix que nous devrons payer cette énergie.»

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Du déclin des sociétés modernes : idéal stratégique ou destinée tragique ?

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” (Rabelais).

L’essor militaire et technologique de la Chine s’accompagne d’une réflexion doctrinale portée par les colonels Liang Qiao et Xiangsui Wang, dans laquelle il s’agit de contourner la logique des armes, actuellement dominée par les États-Unis, par une stratégie “hors limites.” Cette approche n’est pas surprenante en soi parce qu’elle reprend le conseil de Sun Zi “d’attaquer le vide au lieu du plein,” c’est-à-dire de combattre là où l’adversaire s’y attendra le moins.

Cependant, l’analyse historique des conflits tend à prouver que les coûts matériel, humain et financier finissent toujours par nuire sur le long terme aux sociétés qui ont choisi de “poursuivre leur politique par (ces) autres moyens.” En quoi cette stratégie échapperait-elle aux mêmes frictions engendrées par l’affrontement des volontés et le brouillard de la guerre ? Poussons dans ce cas la logique jusqu’au bout, et envisageons une stratégie idéale qui consisterait à affaiblir une société à son insu, au point de la détruire ou de la rendre incapable de contester notre hégémonie. Comment nous y prendrions nous ?

Une réflexion “jusqu’au-boutiste,” pragmatique et affranchie des principes éthiques et juridiques, tend à prouver que le champ des possibles demeure infini, au point d’y voir actuellement d’inquiétantes coïncidences qui font étrangement échos au thème de l’inéluctable déclin des civilisations.

Imaginons-nous à la tête d’une société prospère, moderne et en position dominante sur l’échiquier international. Comment ferions-nous pour conserver cette position dans le cas où une société en pleine croissance viendrait à contester notre hégémonie sur le plan économique, politique et militaire ? Le réflexe clauswitzien serait d’amener notre adversaire sur notre propre terrain en le forçant à nous affronter militairement, voire technologiquement, si on se réfère à l’épuisement soviétique face à l’Initiative de Défense Stratégique portée par l’administration Reagan dans les années 80.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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Anatomie d’un effondrement

[NB: Nous publions ce texte à titre informatif. Cela ne signifie aucunement que l'équipe de Fortune soit devenue une composante ou sympathisante du NPA. - €ric]

Par François Chesnais

Peu après la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, en septembre 2008, l’idée que nous vivions « la crise la plus grave depuis celle des années 1930 » s’est transformée en lieu commun. La référence à 1929 a gagné les discours politiques. Dans un but précis. L’évocation, après tant d’années, d’une crise dont très peu de gens étaient en mesure de discuter les raisons, mais dont le souvenir continuait à hanter la mémoire populaire, permettait de taire le débat sur ses causes.

La leçon d’anatomie – Rembrandt (1632)

Elle offrait surtout l’avantage de présenter comme « inéluctables » les politiques de sauvetage des banques avec l’argent public et de prêts massifs à de grandes entreprises, mais aussi les licenciements annoncés par celles-ci. Une fois de plus, il fallait « s’adapter ».

Et pourtant : d’août 2007 à fin septembre 2008, la plupart des économistes invités à s’exprimer dans les médias ont minimisé la gravité du krach financier et nié la possibilité qu’il débouche sur une récession d’assez grande ampleur. Ils ont ensuite quelque peu adapté leur discours, mais en prenant soin le plus souvent d’éviter l’évocation de 1929. Du flot de livres sur la crise parus au premier semestre 2009 (1), il ressort que les appréhensions les plus sérieuses sont d’ordre géopolitique : la place prise par la Chine et son rôle attendu, le déclin relatif des États-Unis, celui absolu et prévisible de l’Europe. Pour le reste, moyennant des aménagements du système financier, l’économie mondiale pourrait repartir en gros sur les mêmes bases qu’auparavant. Michel Aglietta et Sandra Rigot se démarquent de cette position.

Mais c’est pour en appeler à la responsabilité des investisseurs financiers institutionnels, dont ils attendent qu’ils abandonnent la « logique de la valeur actionnariale ». André Orléan, qui ne nourrit pas ce genre d’illusion, réclame le rétablissement de barrières dissuasives à la mobilité des capitaux. Il n’y a que Frédéric Lordon pour penser en permanence aux dégâts humains de la crise.

L’injection de sommes massives dans le sauvetage des banques et de grandes entreprises aux États-Unis et dans de nombreux pays européens, combinée avec la résilience des économies chinoise et indienne, est venue limiter dans l’immédiat l’ampleur de la récession mondiale. Les institutions économiques internationales peuvent donc annoncer, sinon la fin des intempéries, au moins une reprise plus tôt que prévu. Elles paraissent donner raison à tous ceux qui ont expliqué que la crise n’appelait que des aménagements dont on pouvait discuter calmement la nature et l’ampleur.

Très représentatif à cet égard a été le livre publié par le Cercle des économistes, club très oecuménique dont seuls les économistes de l’école de la régulation ont choisi de ne pas faire partie.

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Le virus mutant de la crise

Entretien avec Jacques Sapir

1.- Vous affirmez que l’on ne doit pas confondre le capitalisme et le marché. Quelle est la différence entre l’économie capitaliste et l’économie de marché ?

On a en effet souvent tendance à confondre ces deux notions. Or elles ne sont pas synonymes. Le marché, pris au sens théorique du terme, est un mode de coordination, mais il n’est pas le seul. On constate que, partout où l’on trouve des marchés, on trouve aussi d’autres modes de coordination, comme les réseaux et les hiérarchies, et surtout des institutions sans lesquelles les marchés ne sauraient fonctionner.

Au sens strict du terme, une économie de marché utiliserait uniquement le « marché » comme mode de coordination. Les entreprises n’y existeraient pas. Dans un sens moins strict, on utilise souvent le terme en opposition à « économie mixte » ou encore à « économie planifiée » en oubliant que, dans ces économies, les marchés sont aussi présents. Le problème, avec ceux qui parlent d’économie de marché, est qu’ils ne savent pas à quels marchés ils font référence, et qu’ils ignorent, ou feignent d’ignorer, que certains marchés sont des institutions et parfois même, comme dans le cas des Bourses du monde entier, des entreprises. L’économie de marché, au sens d’une économie entièrement régie par le principe du marché, me semble une impossibilité théorique. Elle relève d’une utopie libérale, au même titre que la société sans classes et sans État.

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La Turquie s’éloigne de l’Occident, comme le reste du monde

La Turquie et toutes les nations émergentes, rendues confiantes par leurs succès économiques, s’émancipent d’une tutelle occidentale moralisatrice de plus en plus mal supportée, écrit l’éditorialiste Semih Idiz, dans le quotidien turc Hürriyet.

Le best-seller de Fareed Zakaria titré « Le monde post-américain et l’essor du reste du monde » est une lecture fascinante, un livre prémonitoire. La question de l’Iran s’inscrit parfaitement dans cette perspective. Le problème va bien au delà des actuelles ambitions nucléaires de Téhéran. Cette affaire est en train de se transformer en une impasse qui dessine une nouvelle division du monde.

Cette division peut être caractérisée ainsi : « L’Occident et le Reste du monde », pour reprendre l’expression de Zakaria. Le développement de pays comme l’Inde, la Chine, le Brésil et la Russie – en d’autres termes « le Reste » – dessine un nouveau paysage mondial qui ne répond pas aux vœux de l’Occident.

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Les 35 heures : une excuse commode, mais inexacte

Les 35 heures sont un bouc émissaire facile pour expliquer la perte de compétitivité des entreprises et la perte d’emploi industriel en France. Mais en regardant de près les chiffres, on s’aperçoit que les causes de la désindustrialisation sont ailleurs.

Dix ans après être devenues la norme légale en matière de durée du travail (1), les 35 heures ne sont manifestement pas digérées par une partie de l’opinion, qui en fait le symbole, voire la cause, du déclin industriel de notre pays. Ainsi, à l’occasion de la clôture des Etats généraux de l’industrie, le 4 mars dernier à Marignane, le chef de l’Etat les a violemment attaquées, avançant qu’elles auraient « détruit l’appareil industriel français ».

Plus récemment, mi-avril, Edouard Carmignac, patron d’une société de gestion d’actifs particulièrement performante, a publié dans plusieurs journaux de la presse nationale une pleine page de publicité dans laquelle il écrivait notamment : « N’est-il pas pour le moins surréaliste que le chef de file de l’opposition en France, ayant largement remporté la dernière consultation, ait été à l’origine de l’instauration des 35 heures ? » Comprenons : les électeurs sont particulièrement débiles de mettre en tête de leurs votes un parti dirigé par celle qui a démoli l’économie française. Qu’en est-il au juste ?

Emploi industriel : la France dans la moyenne européenne

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Mettre fin au déclin de l’Europe prendra une génération

Pour comprendre que la prospérité ne viendra pas des plans de relance de l’État mais des entrepreneurs et de leur prise de risque, cela prendra une génération

L’Union européenne dit sauver la Grèce, ou plutôt l’État grec, mais chacun comprend qu’elle sauve ses propres banques. Un mensonge de plus qui renforce la perte de confiance envers les autorités. L’Europe poursuivra son déclin si elle ne change pas complètement d’état d’esprit. «Aujourd’hui, si l’on réinventait l’automobile, elle serait interdite par les autorités parce que quelqu’un montrerait que la voiture peut tuer,» déclarait récemment Jürgen Hambrecht, président du conseil d’administration de BASF, lors de l’ISC Symposium de Saint-Gall. La prise de risque semble interdite en Europe. Pourtant la prospérité ne viendra pas des plans de relance d’États tous plus ou moins gravement endettés ni d’une politique monétaire créatrice de fausses incitations. Mieux vaut replacer l’entrepreneur dans le rôle de pilote, même si cela prendra une génération.

L’OCDE vient en effet de publier une étude fort intéressante * sur les impôts sur les salaires. Ceux-ci englobent les charges patronales et salariales de sécurité sociale et ce que l’on nomme le coin fiscal (tax wedge), c’est-à-dire l’écart entre le coût total de la main-d’œuvre pour l’employeur et ce que le salarié reçoit.

Pourquoi un entrepreneur aurait-il intérêt à investir en Europe si la moitié du coût du travail part en cotisations sociales?

Le pire coin fiscal se trouve en Belgique (55,2%), Hongrie (53,4%), Allemagne (49,2%) et France (49,2%).
La Grèce n’est pas loin (41,5%). Les bons élèves, ceux qui tentent d’attirer l’initiative privée, sont la Nouvelle-Zélande (0,6%), l’Islande (8,6%), le Luxembourg (11,2%), l’Irlande (11,7%).

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La fin du mirage britannique ?

Alors que la plupart des projecteurs médiatiques sont braqués sur la Grèce, aux dernières nouvelles les taux d’intérêts sur la dette de ce pays viennent d’ailleurs d’atteindre le chiffre délirant de 13%, la Grande-Bretagne vit une situation en tout point similaire, voir même plus grave.

Mais étrangement, point de panique sur la City dans nos médias, il est vrai qu’ils ne s’inquiètent guère non plus de la situation US, forcément meilleure puisque super Obama résout tout les problèmes.

Les britanniques traversent également une crise politique qui rend le pays complètement ingouvernable, le déclin des travaillistes est certain, mais le pays possède trois grandes formations politiques capables de peser et le futur vote du 6 mai prochain risque de ne pas donner de majorité claire. Ce qui devrait favoriser les petits partis extrémistes comme le BNP (British National Party) qui pourront jouer des alliances pour permettre aux grands partis de former une majorité, c’est d’ailleurs l’un des gros problèmes du vote à la proportionnelle [en fait, le scrutin est majoritaire, à un tour - NDLR] que cette situation souligne.

L’autre petit parti qui pourrait peser étant l’UKIP, dont j’aimerais qu’il y ait l’équivalent en France, car il réclame l’indépendance de la GB et la sortie pure et simple de l’union Européenne, tout un programme auquel je ne peux qu’adhérer. Bien sûr, ce parti est qualifié d’extrémiste par le système médiatique, puisque l’UE est forcement notre avenir…

Mais quel que soit le prochain parti au pouvoir, il va devoir affronter une situation économique particulièrement préoccupante. Les poumons de l’économie britannique ont tout simplement cessé de fonctionner, la dévaluation a certes arrangé les choses sur le déficit commercial, preuve que oui, cela aide, mais le déclin du pétrole en mer du Nord et l’hypertrophie du secteur tertiaire et financier, tout comme le déclin industriel, ne préparent pas à l’optimisme.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

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