Les questions que soulève cet article ont, pour l’essentiel, déjà été posées ici. Il nous a paru intéressant de publier ce point iconoclaste de l’actualité.
AIG et ILFC se débattent dans les difficultés, les CDS (credit default swaps) de ILFC se négocient à 726 points de base (7,26 %) [ce qui signifie que se garantir contre un défaut de paiement par ILFC est devenu très cher].
ILFC ne vous dit sans doute rien, sauf aux initiés, mais c’est, en fait, le plus gros client d’Airbus et de Boeing.
C’est une entreprise de crédit-bail et une filiale d’AIG, [laquelle a été] copieusement gonflée de fonds fédéraux [de sauvetage], pour 182,3 milliards de dollars.
C’est là que le bât blesse désormais. Il devient de plus en plus explosif, politiquement, de vouloir aider les grandes entreprises, celle-là en particulier, et la dégradation de [la note de] ILFC par l’agence de notation Moody’s est, en fait, une peine de mort à peine voilée. La date fatidique est le 15 novembre 2010 [limite de l'engagement d'AIG à sauver sa filiale si elle ne peut se financer ailleurs].
Du côté des compagnies aériennes, c’est un long martyrologe. 38 compagnies européennes ont cessé leur activité depuis 2008, la plupart des low-cost, des charter, des petites. C’est bien cela le pire, car c’étaient les moins dépensières.
Signe de crise, les billets d’avions seront assurés contre la défaillance du transporteur.
Une décision de Justice, qu’on peut qualifier de “bien orientée politiquement” a privé les employés de British Airways de leur grève. Tant mieux. Comme ça, on ne pourra pas sortir que “c’est la faute des grèves et de l’irresponsabilité du personnel”.
La disparition du droit de grève en Grande Bretagne n’empêche visiblement pas les faillites, bien au contraire. Lire la suite →