Afrique : Les fabuleux bénéfices du Système D (Màj)

Dans les bidonvilles du Nigeria et du Burkina Faso, l’Américain Robert Neuwirth a étudié durant quatre années, non pas la pauvreté et la détresse des populations, mais leur aptitude à créer des richesses et des emplois. Le secteur informel est même un formidable facteur d’innovation, car il met à profit la débrouillardise (système D), l’inventivité, les compétences et les réseaux de relations.

Il assure aussi la transmission des savoirs et la formation des jeunes. Sur les traces de Neuwirth, le film montre que, sous des dehors apparemment anarchiques, des structures bien organisées ont vu le jour. Et que cela marche.

Sur l’immense décharge d’ordures de Lagos (2 500 tonnes déversées par jour) opèrent par exemple 1.000 “cueilleurs”, spécialisés par type de matériau à récupérer. L’exploitation de ce site nauséabond rapporterait 30.000 dollars par jour. Le tri est précis, distinguant par exemple les plastiques selon leur nature. Revente et recyclage font vivre ensuite une myriade de familles.

Toujours à Lagos, les éventaires d’Alaba, le marché noir de l’électronique, abritent 6 000 vendeurs proposant 3 000 articles et pièces de rechange, ce qui génère des sommes considérables. Au Burkina Faso, le développement du microcrédit permet la création d’ateliers de confection, de mécanique, de menuiserie ou de réparation. Récemment mis en place, un système d’assurance-maladie pour les travailleurs du secteur informel pourrait le rapprocher de l’économie officielle.

Contre l’explosion de la criminalité environnementale, la lutte s’organise

Les chiffres sont vertigineux : la criminalité environnementale représente près de 190 milliards d’euros par an. Un marché juteux, et peu risqué pour les trafiquants. Mais la situation pourrait bien changer, notamment grâce aux actions d’Interpol et aux 35 propositions faites par un groupe de juristes internationaux pour lutter contre ce genre de criminalité.

Dans le classement mondial des activités illicites, la criminalité environnementale arrive au 4ème rang, après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains, mais devant le trafic de produits pétroliers, d’œuvres d’art, ou encore le trafic d’armes.

Au total, ce type de criminalité rapporterait entre 70 et 213 milliards de dollars par an (187 milliards d’euros), selon un rapport publié par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2014.

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Biodiversité, état des sols, pollution : l’environnement se dégrade en Europe

Biodiversité en déclin, écosystèmes dégradés, sols et ressources naturelles sous pression, milieux aquatiques souillés, pollution atmosphérique alarmante, déchets mal recyclés… C’est un tableau plus noir que vert que dresse le rapport 2015 de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), rendu public mardi 3 mars. « Notre analyse montre que les politiques européennes ont relevé avec succès beaucoup de défis environnementaux au fil des années. Mais elle montre aussi que nous continuons à malmener les systèmes naturels dont dépend notre prospérité », commente Hans Bruyninckx, directeur général de l’agence de l’Union européenne (UE).

Cette synthèse de quelque 200 pages couvre une zone géographique de trente-neuf pays, aux vingt-huit membres de l’UE s’ajoutant l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Kosovo, le Liechtenstein, la Macédoine, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, la Suisse et la Turquie. Les cinq années écoulées depuis la publication du dernier rapport, en 2010, permettent de mesurer les progrès accomplis dans certains domaines, comme la qualité de l’air et de l’eau ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. « La mise en œuvre des politiques environnementales et climatiques a été dans l’ensemble bénéfique au fonctionnement des écosystèmes en Europe ainsi qu’à la qualité de vie et la santé de ses citoyens », souligne le document.

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Chaque seconde 412 kilos de déchets sont jetés à la mer

Une étude américaine montre que nous jetons chaque seconde plus de 400 kilos de déchets à la mer. Cela représente 5 sacs remplis de déchets tous les 30 centimètres sur l’ensemble de la surface du globe.

C’est le double des estimations déjà alarmantes faites précédemment : 412 kg de déchets plastiques sont jetés dans les océans chaque seconde, selon une étude américaine. En 2010, 8 millions de déchets plastiques ont été déversés. Cela représente l’équivalent de 5 sacs remplis de déchets placés tous les 30 centimètres sur l’ensemble de la surface du globe, à l’heure ou le retrait des sacs plastique dans l’usage quotidien fait encore débat.

Outre la pollution visuelle engendrée, les conséquences s’avèrent dramatiques pour la faune marine : environ 1 million d’oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année par occlusion ou par empoisonnement.

Les images des fonds marins de la vidéo ci-dessus sont tirées d’un documentaire de l’association Expédition Septième Continent. Les chercheurs français se penchent depuis plusieurs années sur ce phénomène des ravages des déchets plastiques sur les océans.

MYTF1 NEWS

L’ère du prêt-à-jeter : Le legs toxique de la consommation effrénée

La consommation effrénée d’appareils électroniques à faible durabilité génère de plus en plus de déchets. Or, ces produits contenant des ressources précieuses et des substances toxiques sont toujours très peu recyclés. Et quand ils le sont, c’est le plus souvent dans des pays du tiers-monde, dans des conditions déplorables.

En 2015, l’humanité devrait consommer plus de 75 millions de tonnes de produits électroniques, si on se base sur la moyenne des données compilées par Le Devoir. Cette consommation représente une hausse de plus de 125 % par rapport à l’an 2000.

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Zero Waste, ou comment les grandes villes peuvent s’attaquer au problème des déchets… sans les multinationales

« Trop compliqué, trop d’habitants, impossible à gérer… » : c’est ainsi que de nombreuses municipalités françaises, dont Paris, justifient leur absence d’efforts en matière de recyclage des déchets, et leur choix de recourir aux grandes multinationales du secteur, Veolia et Suez en tête, pour gérer le problème. Résultat : décharges, incinérateurs et pollutions continuent de se développer. Et les coûts d’augmenter sans cesse pour les citoyens. Pourtant, plusieurs grandes agglomérations, de Milan à San Francisco en passant par Lorient, se sont lancées dans une politique de récupération et de recyclage de presque tous leurs déchets. Alors, zéro déchet, mission impossible ?

« Ce serait dommage que les bio-déchets qui sont composés à 80 % d’eau finissent à l’incinérateur. » C’est l’automne, et l’association « le Sens de l’Humus » organise une formation sur le compostage, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Frédéric Géral, maître-composteur, détaille le fonctionnement et l’utilité du compost.

Après une petite heure d’explications et d’observations, le public dispose de toutes les informations pour recycler ses matières organiques. Pour obtenir un bon compost, il faut respecter l’équilibre entre matière carbonée (copeaux de bois, herbe sèche, carton) et matière azotée (restes alimentaires principalement). Vous pouvez également ajouter du marc de café ou des coquilles d’œufs pour faire plaisir aux vers de terre. Évitez en revanche les épluchures d’agrumes, l’ail ou les oignons qui éloignent les bactéries.

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La Terre a perdu la moitié de ses populations d’espèces sauvages en 40 ans

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle qu’il nous faut chaque année l’équivalent d’une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Jan van Kessel (1626 – Anvers – 1679), “Paradis Terrestre”

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l’Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l’indice planète vivante (IPV), mesure l’évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d’animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

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Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Milt

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La tragédie électronique

Pourquoi les trois quarts des déchets électroniques européens échappent-ils au recyclage pour finir dans des décharges en toute illégalité ? L’enquête limpide et efficace de Cosima Dannoritzer (Prêt à jeter, diffusé par ARTE en 2011) dévoile les rouages d’un trafic à grande échelle.

Réalisé par Cosima Dannoritzer (France 2013)

(Merci à NOP)

La malédiction du plastique (Docu)

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore notre environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde de Iann Connacher très documenté.

Réalisé par Iann Connacher (Allemagne – 2007)

Bretagne : La révolution localiste est en marche

Alain Glon, qui fut le patron du groupe Glon-Sanders, avait depuis quelque temps un projet de modèle économique d’un type nouveau susceptible de donner à la Bretagne un nouvel élan économique.

Ce modèle a la particularité d’être local, enraciné et solidaire, c’est-à-dire qu’il se situe aux antipodes du modèle mondialisé, déterritorialisé et financiarisé que nous subissons et qui nous a amenés au bord du précipice (nous y sommes toujours, sept ans après le début de la méga-crise que le regretté Maurice Allais avait pronostiquée dès 1992).

Le projet en cours dont le nom est « Redéo », ce qui signifie « il est nécessaire » en langue bretonne, est un projet associatif dont le but est de détourner une part, la plus importante possible, de l’épargne des Bretons (16 milliards d’euros par an) pour l’investir dans des projets entrepreneuriaux en Bretagne. Les bénéfices dégagés par ces entreprises seront, pour une part, distribués aux épargnants et, pour une autre part, réinvestis dans la région.

Un projet localiste et enraciné
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Thorium : L’atome vert ?

« L’atome vert » est un livre consacré à une technologie peu connue du grand public mais beaucoup plus avancée et prometteuse qu’on ne pourrait le penser : les réacteurs nucléaires au Thorium.

Les avantages seraient très nombreux

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Dans les sous-sols de StocaMine, la bombe à retardement alsacienne

En une minute et demie, la cage d’ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l’ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin).

Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l’arsenic, du cyanure et de l’amiante. Là, 44.000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

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Suède : Växjö, la ville la plus verte d’Europe

La ville suédoise de Växjö se chauffe grâce à la mousse et aux pommes de pin de ses forêts et ses autobus roulent grâce aux déchets alimentaires recyclés. Mais son objectif d’être neutre en CO2 pourrait être menacé par l’attachement à la voiture.

On a commencé très tôt“, rappelle le responsable environnement de la municipalité, Henrik Johansson. “Nos élus ont réalisé dans les années 60 que si la ville devait connaître un essor, il fallait nettoyer les lacs. Ils avaient été pollués par l’industrie drapière au XVIIIe siècle, puis par l’expansion de la ville“, ajoute-t-il.

Nichée entre lacs et forêts de pins dans le Sud du pays, Växjö a poussé si loin les principes d’énergies renouvelables, de transports propres et d’économies d’électricité qu’elle se revendique “ville la plus verte d’Europe“.

La réhabilitation du plus pollué d’entre eux, le lac Trummen, connu dès le XVIIIe pour sa pestilence, a servi de catalyseur pour des projets environnementaux plus ambitieux.
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Les déchets colonisent les fonds océaniques

Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.

Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.

Dans cette vidéo en anglais, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari) présente en image l’étude menée par Kyra Schlining, ainsi que différents objets découverts au fond de la baie de Monterey en Californie.

Interloquée par une étude, Kyra Schlining, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari, États-Unis), a trouvé une solution abordable pour s’attaquer au problème : exploiter la base de données Video Annotation and Reference System (ou VARS) créée et alimentée par son organisme de rattachement.
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Le dessous des cartes : l’empreinte écologique

Comment mesurer l’impact de ce que nous produisons, consommons, rejetons sur la planète ? Le dessous des cartes propose une définition de l’empreinte écologique et des enjeux de cet indice, ainsi qu’une analyse de la pression exercée par les demandes humaines sur les écosystèmes à différentes échelles : mondiale, continentale, nationale, urbaine et individuelle.

Social et écolo : Le recyclage de jouets

Les petits Français sont de grands consommateurs de jouets. Chaque année dans l’Hexagone, 60 millions sont vendus pour les Fêtes. Et si plusieurs d’entre eux trouvent le chemin de la poubelle, d’autres sont confiés à l’atelier Rejoué, où ils sont bichonnés en vue d’une deuxième vie. Les puzzles sont reconstitués, les poupées rafistolées et les peluches lavées à grande eau.

Reportage dans les locaux de l’atelier, accompagnant l’un des employés, Jean-Pierre, pour une collecte de jouets, avant de se rendre à une vente flash dans Saint-Denis.

Chine : “Promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique”

Extraits du rapport d’Hu Jintao au 18e Congrès du Parti Communiste Chinois

Le développement d’une civilisation écologique constitue un projet à long terme dont dépendent le bonheur de la population et l’avenir de la nation chinoise . Face à une situation difficile – où les contraintes des ressources naturelles se durcissent, la pollution de l’environnement s’aggrave et l’écosystème se détériore -, nous devons inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous nous efforcerons ainsi de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise.

En maintenant la politique fondamentale nationale relative aux économies de ressources et à la protection de l’environnement, et le principe recommandant d’accorder, dans l’application de cette politique, la priorité à la régénération des écosystèmes, nous nous attacherons à promouvoir un développement “vert“, de recyclage et à bas carbone.

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“Super Trash”, le film qui fouille dans vos poubelles

Martin Esposito a filmé pendant plus de deux ans sa vie passée dans une décharge des Alpes-Maritimes, dans le sud de la France. Long-métrage aux airs de documentaire, Super Trash montre l’envers du décor d’une consommation exacerbée.

Constance Gay

Le synopsis ? Martin Esposito, accompagné de trois caméras, vit pendant deux ans dans la décharge de La Glacière, à Villeneuve-Loubet, et en filme les moindres détails. Tournant le film seul, il n’hésite pas à faire des kilomètres à pied pour cadrer et tester l’image. Quant aux zooms, ils sont réglés en postproduction. “Notre légitimité, c’est de parler de cinéma, sinon ce serait journalistique”, explique l’un des producteurs.

“J’ai pris conscience que, dans un pays scientifiquement avancé comme le nôtre, aucune technologie n’existait réellement pour le traitement des déchets. Je devais rester sept jours dans cette décharge et puis, au final, j’y suis resté jusqu’à la fermeture du site”

À la question “la faute à qui ?” Martin rétorque simplement :

“Nous sommes nos propres ennemis.”

Pour Philomène Esposito, sa mère et productrice du film, “c’est un film pour, et non un film contre”. “Dans ce film, Martin n’accuse personne, et c’est sa force. Les gens, même connaisseurs, restent de marbre face à ce désastre, on voudrait seulement que ça amène à une réflexion collective. Ce n’est pas une oeuvre polémique, car nous ne sommes pas militants.”

Le Point.

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Contaminés : Les chinois dans l’enfer écologique

Un bilan alarmant sur les problèmes d’environnement en Chine. Ce documentaire est suivi de “Sous les ordures, la Chine ”, où l’on mesure l’écart entre les discours des responsables politiques affichant leur souci de l’écologie, et la réalité sur le terrain.

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpd2tf

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Chaque Français jette à la poubelle 20 kg de nourriture par an

Yaourts, viande, plats préparés… En un an, chaque Français jette en moyenne 7 kg de produits encore emballés, non entamés(1) ! Un gaspillage alimentaire et un scandale environnemental et social.

Un chiffre étonnant et écoeurant qui ne tient pas compte, par exemple, du pain rassis, des fruits et légumes avariés et des restes cuisinés qui finissent bien souvent aux ordures. De surcroît, cette statistique n’inclut pas les productions agricoles jetées directement après la récolte sans être distribuées ou récupérées.

Tout compris, le gaspillage alimentaire représenterait au minimum une vingtaine de kilos de déchets par an et par personne. Nos voisins britanniques estiment, selon une récente étude(2), qu’un quart des produits alimentaires achetés finissent dans la poubelle des ménages.

Or, l’Organisation Mondiale de l’Alimentation (FAO) affirme que 90% des gens n’auraient pas conscience de la quantité de nourriture qu’ils jettent et des ressources nécessaires à sa production et transformation. Ainsi, qui sait que derrière une baguette de pain rassis jetée à la poubelle, c’est une baignoire d’eau que l’on gaspille indirectement, volume d’eau qui a été nécessaire à sa production(3) ? Alors que cette même baguette aurait pu éviter d’être rassis en étant conditionnée au congélateur et quand bien même elle pourrait accompagner une soupe.

Un constat environnemental alarmant
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La création d’emplois verts : quelle réalité ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

Analysons un peu, aujourd’hui, la création nette d’emplois verts promis. 600.000, nous dit-on : faisons le tour.

Sur les 280 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) annuelles, 140 millions environ (c’est un ordre de grandeur) sont consommées par le logement.

Qu’est ce qu’un logement “vert” ? C’est un logement consommant peu d’énergie et en produisant plus qu’il n’en consomme.

Fort bien. Quels seront ces emplois ?

La réponse est simple :

- On va isoler les murs : à l’intérieur, plâtriers, à l’extérieur, façadiers, et pour les ouvertures, menuisiers. En effet, mettre une fenêtre à triple vitrage, ce n’est pas franchement différent que d’en mettre une à simple vitrage.

- On va changer de génération de chauffage et de matériel. Trop souvent fonctionnent des nanards, avec un rendement déplorable. On prendra peut-être une pompe à chaleur, pour remplacer les convecteurs ou la chaudière. Mais rien de fondamentalement différent. Ce seront toujours les plombiers et les électriciens qui travailleront.

- Les combles seront encore plus isolés. On y mettra des VMC double flux. Là aussi, rien de bien nouveau, les puits canadiens commencent à se répandre ; en général, ce sont des plombiers qui s’en chargent.

- Le solaire thermique et photovoltaïque est, dans un cas, exclusivement du domaine du plombier chauffagiste, et dans l’autre cas, souvent de son domaine, sinon de celui de l’électricien.

- Les récupérations d’eau pluviales aussi, sont du domaine du plombier.

Pour résumer, ça commence mal, car la moitié des économies d’énergie sera assurée par des professions déjà existantes et qui se contenteront de faire évoluer leur gamme.
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(05.11.2009)

► La fiscalité sur les déchets va alourdir les impôts locaux en 2010


La montée en puissance de la « nouvelle » taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), issue du Grenelle de l’environnement, affole les élus locaux. Son montant sur chaque tonne de déchets enfouis a doublé cette année et son impact va aller croissant jusqu’en 2015. Les Échos

►Hausse de 17,3% du nombre de chômeurs indemnisés sur un an

Toutes allocations confondues, y compris chômage, formation et préretraites, le nombre de personnes indemnisées par Pôle emploi augmente de 1,0% sur un mois et de 17,3% sur un an, poursuit Pôle emploi. Au total, 2.612.000 personnes étaient indemnisées par Pôle emploi en septembre contre 2.227.000 en septembre 2008. RMC

► Crédits immobiliers : la baisse des taux se poursuit

Pas de trêve. Les taux des crédits immobiliers ont une fois de plus baissé en octobre. Ilsse sont établis, en moyenne à 3,80%, contre 3,93% sur l’ensemble du troisième trimestre. Le Figaro

► Les routiers pourraient organiser des blocages après la mi-décembre

Les six syndicats de salariés du transport routier de marchandises, réunis hier, ont annoncé préparer des actions de blocages pour la deuxième partie du mois de décembre, suite à l’échec des négociations salariales avec les fédérations patronales du secteur. « Nous allons demander à nos adhérents de se tenir prêts pour des actions la deuxième quinzaine de décembre » Les Échos