Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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Italie : Les déchets de la mafia

Il y a une semaine la France découvrait une décharge illégale de déchets toxiques en banlieue parisienne. A l’origine, le clan Hornec. Contre quelques milliers d’euros, un agriculteur avait accepté d’enterrer ces ordures dans son champ. Un système bien connu en Italie.

Depuis 20 ans la mafia a enterré des millions de tonnes de déchets toxiques dans une région proche de Naples baptisée ”la terre des feux”… aujourd’hui les champs sont pollués, l’agriculture est exsangue et un nombre anormalement élevé de cancers sont diagnostiqués chez les enfants de la région.

Comment la mafia a-t-elle pu empoisonner ces terres durant 20 ans? Tout le monde savait mais rien a été fait… L’État italien, déliquescent, dépassé, a laissé faire.

Métamorphoses

29 septembre 1957: un réservoir de déchets explose dans le complexe militaire nucléaire de Maïak, situé non loin d’un lac et de la rivière Tetcha. C’est la toute première catastrophe nucléaire de l’URSS et elle sera soigneusement tenue secrète jusqu’à la Perestroïka.

À l’époque, le nuage contamine une zone de plus de 1 000 kilomètres carrés et touche 300.000 habitants. Certains sont évacués, d’autres pas. Les villageois de Mouslioumovo, riverains de la Tetcha, ont ainsi été déplacés à seulement 2 kilomètres du site hautement radioactif. Aujourd’hui, Sebastian Mez donne la parole à ceux qui vivent dans ce bout du monde éminemment dangereux.

Tourné en noir et blanc, le film tente de rendre visible un danger qui ne l’est pas. Que ce soit dans les paysages ou sur les visages des hommes et des femmes qui racontent en voix off qu’ils sont ici chez eux.

Partie 1:

Partie 2:
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Armes chimiques sous la mer (Docu)

Plus d’un million et demi de tonnes d’armes chimiques non utilisées gisent sur les fonds marins de la planète. Encore s’agit-il d’une estimation, puisque le secret défense qui les entoure à travers le monde empêche toute évaluation précise. Les poisons qu’elles contiennent (gaz moutarde, gaz sarin, arsenic…) s’échappent lentement, inexorablement, des fûts corrodés par des décennies d’immersion.

Ces armes sont l’un des terribles héritages des deux guerres mondiales. Jusqu’au début des années 1970, avec un pic entre 1917 et 1945, les armées des grandes puissances ont systématiquement déversé leur arsenal chimique quasi indestructible au fond des mers, dans les lacs ou l’ont enterré.

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Réalisé par Nicolas Koutsikas, Eric Nadler, Bob Coen (France – 2013)

Le Peuple des ordures

Tour du Monde inédit à la rencontre de ces hommes et ces femmes vivant sur les décharges du monde entier. Ils creusent des montagnes de déchets en espérant trouver quelque chose à vendre ou à récupérer.

Le film nous emmène en France mais aussi en Inde avec Ali, un jeune glaneur qui vit au pied d’une montagne d’ordures. Au Ghana, nous rencontrons Idrissou qui malgré les risques pour sa santé récupère le cuivre sur une décharge de déchets électroniques. Et puis en Colombie, nous faisons la connaissance de Nohra, elle se bat au quotidien pour sauver le métier de recycleur, qui fait vivre des milliers de familles dans ce pays.

Ce film démontre à quel point la récupération des déchets est devenue un véritable enjeu économique pour des millions de personnes à travers le monde et un business de plus en plus florissant pour des entreprises privées.

Partie 1:

Partie 2:
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Québec : La pou-belle province (Docu)

Ce documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser: le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.


Le Québec se classe parmi les plus grands producteurs de matières résiduelles de la planète, devançant honteusement les États-Unis et le reste du Canada. En dépit des efforts des citoyens,  l’industrie de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

Pendant ce temps, les propriétaires des plus grands dépotoirs du Québec font des affaires d’or et nous continuons d’enfouir des tonnes de matières, dont 80 % sont pourtant recyclables ou compostables.

Des États et des provinces qui ont mis en place une gestion durable de leurs matières résiduelles ont généré des économies. Certains en tirent même des revenus. Qu’attendons-nous pour prendre ce virage qui profiterait à tous?

Argentine : De l’art de recycler la débrouille

Alors que la récupération des déchets fait aujourd’hui l’objet d’un business « vert » orchestré par le gouverneur Macri, plusieurs circuits de recyclage cohabitent à Buenos Aires. Figures emblématiques de la crise économique de 2001, les « cartoneros » ne sont plus seuls à se ruer sur les ordures de la capitale. Les entreprises privées et les coopératives de recycleurs traquent désormais le même butin.

« Ta poubelle est mon trésor », clame un graffiti sur un mur longeant la Plaza Congreso. De l’autre côté du parc, une immense affiche de promotion municipale lui donne la réplique, étalant en toutes lettres son slogan au goût rance : « Zéro déchet ». En guise d’éradication, la métropole argentine a en réalité produit 38 % d’ordures supplémentaires ces quatre dernières années.

Des milliers de tonnes de détritus, parmi lesquels sommeillent d’insoupçonnables pépites. Carton, métal, verre ou papier blanc: la revente de ces matières premières aux usines de recyclage, pour peu qu’elles soient livrées en grande quantité, s’avère lucrative.

Les premiers à l’avoir compris sont les cartoneros. Ces recycleurs de fortune, dont la présence diffuse hante la plupart des métropoles sud-américaines, fouillent dans les ordures des riches en quête de nourriture ou de déchets susceptibles de se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes.

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Europe : Ils naviguent dans des maisons flottantes faites de déchets

A mi-chemin entre l’exploration pure et le projet artistique, un collectif s’est fabriqué des radeaux sophistiqués naviguant sur les fleuves et mers d’Europe pour vivre une folle aventure au milieu de l’eau. Découvrez cette colocation flottante originale.

Ces radeaux pas comme les autres ont été fabriqués à partir de débris d’objets retrouvés sur terre ou au fond des mers et des rivières: des carcasses de voiture, des meubles vétustes, etc. La croisière a été considérée surtout comme une expérience et un projet artistique plutôt que comme un acte de prise de conscience politique et écologique par son équipage, une vingtaine de personnes.

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Déchets : Comment nous en débarrasser?

Zoom sur un secteur économique méconnu mais qui possède un réel avenir: celui du recyclage. Comment favoriser son développement à l’heure où nous croulons sous les déchets?


1-Les poubelles au quotidien

Une rue étroite à sens unique, un lundi matin tôt, à Marseille, je roule derrière un camion d’éboueurs. Il s’arrête devant une résidence d’une cinquantaine de logements. Il va y rester une petite dizaine de minutes. Les trois gros conteneurs sont plein à craquer. Des sacs poubelles recouvrent le sol. Il faut vider les conteneurs puis les re-remplir. Au milieu des sacs, on trouve une glacière en bon état en apparence, des emballages cartons, des déchets verts, des pièces métalliques, … L’ensemble est impitoyablement broyé et mélangé dans le camion-benne. Un vrai gâchis !

Chaque Français produit plus de 500 kilogrammes de déchets par an. 30% sont recyclés, alors que les Allemands, les Néerlandais ou les Belges en recyclent plus de 60%!

Pour régler ce problème, le Grenelle de l’environnement a prévu une augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), -une des plus faibles d’Europe-, et l’affectation de ces augmentations aux investissements nécessaires pour les filières de recyclage.
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Nos poubelles passent à table

La moitié de la nourriture part dans les poubelles. Que ce soit chez les producteurs, au sein des réseaux de distribution ou directement chez le consommateur, les déchets de nourriture représentent aujourd’hui des enjeux environnementaux, économiques et de solidarité majeurs.

Pourquoi les boulangers produisent-ils systématiquement 10 à 20 % de plus que ce qu’ils vont vendre ? Pourquoi une orange fait-elle 2000 km pour atterrir à la poubelle ? Pourquoi les poubelles créent-elles de la faim dans le monde ?

Face à toutes ces questions dérangeantes, des individus, dans le monde entier, expérimentent des solutions variées, de New York au Cameroun, en passant par l’Autriche, l’Allemagne ou la France.

Norvège : Pénurie de déchets à Oslo

Près de la moitié de la ville d’Oslo, dont la plupart de ses écoles, est chauffée grâce à la combustion des déchets. Seulement, les Norvégiens pratiquent aussi le tri des déchets et ceux-ci sont à ce point disciplinés que la capitale – qui compte pourtant 1,4 million d’habitants – doit faire face à une pénurie de détritus!

Les pays d’Europe du Nord ont adopté depuis plusieurs décennies cette pratique de combustion des ordures pour produire de la chaleur et de l’électricité, mais c’est la première fois que la demande dépasse largement l’offre. C’est que l’éco-consommation est une institution dans le pays. Les Norvégiens, tout comme leurs voisins Suédois et Finlandais, sont soucieux de limiter leurs déchets, au point que la population norvégienne ne produit qu’environ 150 millions de tonnes de déchets par an, beaucoup trop peu pour fournir suffisamment les usines.

Il faut dire que la “guerre” des déchets fait rage et chacun veut grappiller les ordures des autres. Ainsi, Stockholm est devenu un concurrent de taille puisque la ville suédoise a réussi à convaincre certaines municipalités norvégiennes de déposer leurs déchets chez elle. Par bateau et par camion, d’innombrables tonnes de déchets font donc leur chemin de l’autre côté de la frontière.

Il y a un marché européen des déchets qui sont désormais considérés comme une véritable marchandise et c’est un marché en pleine croissance“, explique Hege Rooth Olbergsveen, conseiller du programme de valorisation des déchets d’Oslo. L’Europe envoie donc ses déchets vers les pays nordiques.
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Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

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Afrique : Projet Desertec, l’énergie du Sahara

Ce documentaire suit le projet de la fondation Desertec, qui ambitionne de puiser dans les inépuisables réserves d’énergie solaire du Sahara. En six heures, l’ensemble des déserts de la planète reçoit autant d’énergie du soleil que l’humanité en consomme en une année.

Un pour cent de la surface des déserts du globe permettrait de produire la totalité de l’énergie nécessaire à la consommation électrique mondiale.

Belgique : Vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Par Agnès Rousseaux

En Europe, 50 % des aliments finissent à la poubelle. Des solutions simples existent pourtant contre le gaspillage alimentaire. A Herstal, en Belgique, les grandes surfaces n’ont désormais plus le droit de jeter leurs invendus. Une expérience qui commence à se diffuser dans tout le pays.

Et si pour lutter contre le gaspillage alimentaire, on faisait preuve d’un petit peu d’imagination ? A Herstal, ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège (Belgique), le supermarché Carrefour n’a désormais plus le droit de jeter ses invendus. Il doit en faire don aux associations d’aide alimentaire.

Une obligation à laquelle seront bientôt soumis la quinzaine de supermarchés de la ville. Le principe est très simple : en Belgique, un « permis d’environnement » – intégrant toutes les autorisations environnementales – est requis pour exploiter une entreprise. Lors du renouvellement du permis d’environnement du supermarché Carrefour, le conseil municipal y a intégré l’obligation de mettre les invendus à disposition des associations.

« Ces permis arrivent régulièrement à échéance. Nous y avons vu l’opportunité d’y insérer cette disposition, explique le maire de la ville, l’eurodéputé (socialiste) Frédéric Daerden. Les magasins sont alors obligés de proposer aux associations reconnues par la banque alimentaire les invendus encore consommables, avant de les mettre dans la filière déchets si celles-ci ne les récupèrent pas. »
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Nettoyer tout le pays en un jour ? Faisons-le !

Le mouvement Let’s Do It, World! est né dans un petit pays du nord de l’Europe, l’Estonie, où 50.000 personnes – soit 4% de la population totale – se sont réunies un 03 mai 2008 pour nettoyer en cinq heures de temps 10.000 tonnes de déchets sauvages et illégaux répartis sur tout le pays.

Chaque pays organise une journée entre mars et septembre pour nettoyer les décharges illégales dans la nature à l’aide de milliers de volontaires et de bénévoles, de partenaires publics et privés, d’associations ou ONG.

Cette année, plus que 80 pays se sont mobilisés pour récurer la planète et venir à bout des ordures sauvages. Ainsi 3 millions de volontaires et 67.000 tonnes de déchets ont été récoltées.

Alors, ça vous tente ? Faisons-le, France!
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États-Unis : Comprendre la crise économique à partir des déchets rejetés

L’économie se reflète dans les poubelles ! C’est ce qui pourrait résumer l’idée du graphique publié par l’économiste américain Michael McDonough. Ce n’est pas si surprenant que cela : plus on produit, plus on jette…

Le graphique présente deux courbes : le Produit Intérieur Brut américain [en rouge], et les déchets transportés par train aux États-Unis [en bleu]. Comme l’explique le site Internet économique Bloomberg, plus un pays produit, et donc plus son PIB est élevé, plus sa quantité de déchets est importante.

Les économistes ont donc par exemple montré qu’en 2001, alors que l’économie se remet doucement de l’explosion de la bulle Internet, la quantité de déchets transportés augmente également légèrement. Les économistes avaient alors conclu que la corrélation statistique entre les déchets transportés aux États-Unis et la croissance américaine atteignait 82,4% !

Le graphique permet donc de mieux comprendre l’économie d’un pays et confirme une fois de plus les difficultés que traversent actuellement les États-Unis. En effet, la courbe des déchets transportés plonge clairement à des niveaux assez bas, tout comme celle du PIB américain. Vous ne regarderez plus jamais vos poubelles de la même façon.

Atlantico

(Merci à Boreas)

La malédiction du plastique (Rediff.)

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore l’environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde à la fois loufoque et très documenté.