Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

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Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

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Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population (Màj vidéo)

Addendum du 26/01/2014: Pour le millionnaire Kevin O’Leary, le fait qu’il existe autant de pauvres est ”fantastique”, ce serait un excellent signe ! Tous ces pauvres seraient donc un encouragement à travailler plus pour relancer la machine économique en espérant à leur tour faire partie des 0,1%…

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces 10 prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage, prévient le Forum économique mondial, alors que se tient le Forum de Davos cette semaine. Face à la montée des inégalités, Oxfam tire le signal d’alarme.

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Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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L’Amérique est en récession… et nous serons les prochains !

Connaissez-vous la pyramide inversée de John Exter ? Elle explique une bonne partie des circonstances économiques actuelles… et ce qu’elles pourraient devenir dans les mois qui viennent. La “contraction surprise” de l’économie américaine au dernier trimestre est un coup dur pour la “reprise mondiale”. Alors que les politiques de relance s’épuisent, la bulle obligataire devient plus menaçante.

Les États-Unis, dont nous attendions une croissance de 1,1% au 4e trimestre 2012, sont finalement en contraction de 0,1%. On nous avait promis un beau jouet pour Noël et ce ne fut même pas une orange. A Davos, Stanley Fisher, de la Banque centrale d’Israël, se félicitait déjà des largesses de la Fed, la prodigue banque centrale américaine. La classe politique mondiale s’esbaudissait: la-crise-est-derrière-nous-promis-promis-promis-l’austérité-c’est-fini-et-même-c’était-mal.
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Islande : “Nous avons laissé les banques faire faillite”

Olafur Ragnar Grimsson, président de l’Islande est interviewé en marge de la conférence de Davos à propos du renouveau de l’économie Islandaise. Son programme a été simple : laisser les banques faire faillite, investir dans l’innovation et la haute technologie.

Le revenu annuel des 100 plus riches pourrait éradiquer 4 fois la pauvreté mondiale

Du 23 au 27 janvier, les grands de ce monde se retrouvent à Davos, petite station de sports d’hiver du canton des Grisons en Suisse, pour la traditionnelle réunion annuelle du Forum économique mondial. Les semaines précédant le sommet, lobbies et ONG ont coutume de mettre en lumière quelques-uns des problèmes les plus urgents de la planète à grands coups de rapports et de mises en perspectives déroutantes.

À quelques jours de la 43e édition du rassemblement, l’organisation humanitaire Oxfam n’a pas dérogé à la règle en dévoilant son rapport sur les inégalités, “Le coût de l’inégalité: comment la richesse et les revenus extrêmes nous font tous mal“. Avec une idée-choc: le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté mondiale.

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars et 15 cents par jour.

Le marché des produits de luxe, par exemple, a connu, depuis le début de la crise, une croissance de plus de 10%, selon le même rapport.
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Suisse : “Poor because of you !”

Des militantes du mouvement ukrainien Femen, dont les membres ont acquis leur notoriété en défilant les seins nus, ont brièvement manifesté samedi à Davos, où elles ont protesté contre les “gangsters” du Forum économique mondial (WEF). Les trois Ukrainiennes sont arrivées habillées à l’entrée du WEF et ont dénudé leur buste devant le poste de contrôle.

Ne portant que des jeans, elles ont ensuite brandi des pancartes avec les inscriptions “la crise est faite à Davos !” et “Pauvres à cause de vous !”.

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Laisser-fairisme libre-échangiste : l’étrange silence des syndicats

Lundi 25 janvier 2010, sur TF1, Nicolas Sarkozy a « dialogué » pendant plus de deux heures avec un panel de Français : lamentations et compassion pourraient paraître suffire à résumer l’émission. A tort, car trois fortes personnalités ont, chacune à leur manière, posé le problème économique majeur de la France.

Chérèque (CFDT), Mailly (FO), Thibault (CGT)

Un ouvrier de l’industrie automobile a soulevé la question de l’avenir des sous-traitants en France face aux politiques de délocalisation des entreprises. Une éleveuse, productrice de lait, a montré la profonde perturbation subie par le marché du lait à la suite de l’ouverture de nos marchés à l’Europe à l’est et de la dérégulation : comment être compétitif quand on doit appliquer des normes plus exigeantes que celle de ses concurrents ? Le chef d’une société de transports a pointé ses difficultés : affronter la concurrence inégale d’entreprises étrangères n’ayant ni les mêmes charges sociales, ni les mêmes contraintes réglementaires que la sienne.

A chaque fois la question implicite qui était posée était celle du laisser-fairisme libre-échangiste, y compris d’ailleurs entre États européens. Une politique économique dont le prix Nobel Maurice Allais a justement démontré qu’elle était, avec l’immigration, la cause principale de la montée du chômage.

Il est significatif que ni Nicolas Sarkozy, ni même ses interlocuteurs n’aient osé poser le problème en ces termes. Tant le tabou est fort. Mais il est encore plus étonnant qu’aucun grand syndicat n’ait osé porter le problème sur la place publique : ces organisations, dont la vocation affichée est de défendre l’emploi d’un côté, le niveau des salaires de l’autre, font l’impasse sur la cause principale des difficultés des gens qu’ils prétendent protéger. Les raisons de cette attitude sont nombreuses : idéologie internationaliste, indifférence au secteur productif, opportunisme médiatique, carriérisme bien compris des dirigeants.
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Le « malade de l’Europe » ne va pas si mal

Dans les années fastes du “miracle économique,” l’image de l’Espagne était excessivement étincelante. Aujourd’hui, les attaques des marchés sur la dette espagnole l’ont ternie bien plus qu’elle ne le méritait, estime El País.

Les Allemands ne se distinguent pas précisément pour leur sens de l’humour, et les banques moins encore, mais si l’on en croit la très grande et très sérieuse Deutsche Bank — première banque allemande — l’Espagne incarnait en 2007 “la variante heureuse du capitalisme” et “l’une des réussites les plus impressionnantes de ces dernières décennies”. Telle était, en quelques mots, l’image de la marque Espagne (si tant est que le concept même existe), à quelques mois de l’entrée dans le tunnel de la crise.

Une récession est une façon un peu étrange de remettre les choses à leur place, et elle crée de surcroît d’énormes distorsions. Il se peut que le parallèle soit injuste, mais une photographie résume bien l’image actuelle de l’économie espagnole dans le contexte international : celle du président Zapatero au Forum de Davos, assis entre le Premier ministre de la Grèce (épicentre de la crise budgétaire européenne) et le président de la Lettonie (le pays européen qui a subi une crise encore plus grave).

Du point de vue espagnol, ces trois dernières années ont été une façon de se réveiller d’un rêve, du nombrilisme qui a permis un long voyage de quinze années de prospérité alimentées par des montagnes de dettes — publiques, mais surtout privées —, par une bulle immobilière, et par une époque dorée qui touche à sa fin.
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Capitalisme financier ou capitalisme d’entrepreneurs

Une analyse rigoureuse montre que l’émergence d’un « capitalisme financier » – par opposition au « capitalisme d’entrepreneurs », selon le vocable du Président Sarkozy – résulte pour une grande part d’interventions étatiques, qu’elles soient monétaires, fiscales ou réglementaires.

Lors de son récent discours à Davos, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois martelé son credo selon lequel «la crise que nous traversons n’est pas une crise du capitalisme, mais une crise de la dénaturation du capitalisme.» Cette antienne pointe un constat juste: le recours excessif à l’endettement, le primat donné aux activités de trading par rapport à la production ou le raccourcissement de l’horizon temporel des agents économiques. Pourtant, le chef de l’État français n’a jamais été très prolixe sur les causes profondes de ce phénomène. Une analyse rigoureuse montre que l’émergence d’un «capitalisme financier» – par opposition au «capitalisme d’entrepreneurs,» selon le vocable du président – résulte pour une grande part d’interventions étatiques, qu’elles soient monétaires, fiscales ou réglementaires.

Deux chiffres suffisent à illustrer les changements brutaux subits par le système économique depuis dix ans. Entre 1945 et 1986, les profits du secteur financier américain ont constamment représenté moins de 15% des profits réalisés aux États-Unis. Cette part a ensuite augmenté progressivement, puis explosé au début des années 2000 pour dépasser les 40%. Dans le même temps, les salaires dans le secteur financier ont gonflé. Outre-Atlantique, ils ont toujours été égaux aux rémunérations dans les autres secteurs entre 1948 et 1982. Puis ils ont décollé pour devenir supérieur de 80% aux rémunérations moyennes des autres secteurs. La France a connu des évolutions comparables: la part du secteur financier dans le PIB y a crû de 24% à 33% entre 1985 et 2007.

Faut-il lire dans cette tendance lourde une dynamique interne au capitalisme, qu’il conviendrait de corriger par davantage de réglementations? Les choses sont plus compliquées. En vérité, de nombreuses politiques publiques ont amorcé et favorisé ce changement, sans que ce soit là leur but initial.

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La Chine surestime-t-elle dangereusement sa puissance ?

Par Ambrose Evans-Pritchard

La Chine a succombé à l’hybris. Elle a confondu la diplomatie soft de Barack Obama avec de la faiblesse, la crise du crédit américaine avec un déclin, et sa bulle mercantiliste avec une montée en puissance. Il y a là comme un écho des querelles anglo-allemandes avant la Première Guerre mondiale, lorsque Berlin avait terriblement mal évalué l’équilibre stratégique des puissances et surjoué ses atouts.

Dans moins d’un mois, le Trésor américain doit statuer sur le fait que la Chine « manipule » sa devise, ce qui, en vertu de la loi américaine, entrainerait des sanctions. Précédemment, Washington avait fait l’impasse, mais nous sommes désormais dans un monde différent, lorsque le taux de chômage U6 atteint 16,8%. [L’indicateur U6 prend en compte le chômage, le sous-emploi et les travailleurs découragés de rechercher un emploi - NDT]

« Il leur sera vraiment difficile d’éluder à nouveau le fait évident que la Chine manipule [sa devise]. Sans une menace crédible, nous n’arriverons à rien », juge l’économiste Paul Krugman, lauréat du prix Nobel.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao reste intraitable.

« Je ne pense pas que le yuan soit sous-évalué. Nous nous opposons à ce que les nations se pointent du doigt les unes les autres, ou même forcent un pays à apprécier sa monnaie », a-t-il déclaré hier [le 13 mars 2010]. Une fois encore, il a exigé que les Etats-Unis prennent des « mesures concrètes pour rassurer les investisseurs » sur la stabilité des actifs américains.

« Certains disent que la Chine est devenue plus arrogante et dure. Certains mettent en avant la théorie d’un soi-disant triomphalisme chinois. Ma conscience reste sereine, malgré les calomnies de l’extérieur », a-t-il affirmé.

Quelques jours auparavant, le Conseil d’Etat avait accusé l’Amérique de turpitudes en série : « aux Etats-Unis, les droits civiques et politiques des citoyens sont sévèrement restreints et violés par le gouvernement. Les droits des travailleurs sont gravement enfreints, ».

« Les Etats-Unis, par leur forte puissance militaire, ont exercé une hégémonie sur le monde, foulant aux pieds la souveraineté des autres pays et violant leurs droits de l’homme. »

« À une époque où dans le monde les droits de l’homme souffrent d’une grave catastrophe provoquée par la crise financière mondiale induite par la crise américaine des subprimes, le gouvernement américain se réjouit d’accuser d’autres pays. » Et ainsi de suite.

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Roubini très pessimiste sur l’avenir de la zone euro

Le professeur à la New York University Nouriel Roubini a dit qu’il n’a jamais été aussi pessimiste sur l’avenir de l’union monétaire européenne, en avançant que l’Espagne constituait une menace imminente pour la région euro dans son ensemble.

«Dès cette année ou d’ici deux ans à partir de maintenant, nous pourrions avoir une rupture de l’union monétaire,» a déclaré Roubini dans une entrevue avec Bloomberg à la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. «C’est un risque croissant.»

La préoccupation de Roubini contraste avec l’avis du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, qui a dit que cela était «absurde» d’imaginer que les 16 pays de la zone euro pourraient voler en éclats.

La spéculation d’une rupture est montée sur les marchés financiers alors que la Grèce s’efforce de réduire le plus grand déficit budgétaire et des pays de l’Espagne à l’Irlande font face à l’alourdissement du fardeau de la dette.

«La zone euro pourrait essentiellement faire face à une bifurcation, avec un centre fort et une périphérie plus faible. Finalement, certains pays pourraient sortir de l’union monétaire,» a déclaré Roubini, qui avait prédit la crise financière récente un an avant qu’elle ne commence. «C’est le tout premier test» du bloc de la monnaie unique. Des économies, dont l’Espagne et la Grèce, sont menacées par les déséquilibres budgétaires et la diminution de la compétitivité, estime Roubini. L’adhésion à l’euro signifie qu’ils ne peuvent plus dévaluer leur monnaie pour leurs exportations afin de sortir de la récession.
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Nicolas Sarkozy, premier chef d’État français à s’exprimer à Davos

Alors que s’ouvre le 40e Forum économique de Davos, Nicolas Sarkozy sera le tout premier chef d’État français à s’y exprimer et prononcera même, pour l’occasion, le discours inaugural.

Aucun président française ne s’était jusqu’alors exprimé au Forum économique de Davos (WEF). Jacques Chirac avait pourtant bien essayé en 2005 mais une tempête de neige l’avait obligé à intervenir par vidéoconférence. Nicolas Sarkozy sera donc le tout premier chef d’État français à prononcer le discours inaugural de la 40e édition de cette manifestation qui ouvre ses portes mercredi 27 janvier.

La reprise économique sera au cœur des discussions avec le thème choisi: “améliorer l’état de la planète: repenser, remodeler, reconstruire.” Avec la crise, “le monde a fondamentalement changé. Nous avons le sentiment qu’il y a un danger de passer d’une crise financière en 2008 et une crise économique en 2009 à une crise sociale en 2010 et les années à venir,” a ainsi indiqué le patron fondateur du WEF, Klaus Schwab, il y a dix jours.

Comme chaque année depuis quarante ans, le Forum de Davos réunira pendant une semaine le gratin du monde financier, des affaires et politique. Sans surprise, le chef de l’État centrera ses propos sur “l’après-crise” et la “régulation de la finance mondiale.” Lire la suite

(09.09.2009)

USA: Baisse record du crédit à la consommation en juillet

Le crédit à la consommation a diminué d’un montant record de 21,6 milliards de dollars, nouvelle preuve de la faiblesse de la consommation des ménages.Yahoo

Pour le Forum économique mondial, la Suisse devient l’économie la plus compétitive au monde

Les États-Unis, qui occupaient depuis plusieurs années la tête de ce classement établi par le Forum économique mondial (dont la réunion annuelle se tient à Davos), ont été délogés par la Suisse et occupent désormais le deuxième rang. Capital

Suisse: la barre des 150.000 chômeurs à nouveau franchie

En août, le nombre de chômeurs a continué à augmenter avec 5.467 inscrits de plus que le mois précédent. Le taux de chômage est passé de 3,7% à 3,8%. Yahoo