Gaspillage: le Sénat autorise la distribution d’invendus alimentaires

Après plusieurs mois de débat, le Sénat a autorisé vendredi les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires. La mesure doit permettre d’éviter le gaspillage.

Les sénateurs ont adopté, sous les applaudissements, un amendement centriste défendu par Nathalie Goulet permettant aux magasins de commerce de détail, d’une surface supérieure à 1000 mètres carrés, de «mettre en place une convention d’organisation de la collecte sécurisée des denrées alimentaires invendues encore consommables au profit d’une ou plusieurs associations d’aide alimentaire».

Un amendement UMP similaire a été retiré. Pour que cette disposition puisse entrer en vigueur, il faut qu’elle soit également votée à l’Assemblée nationale. «Chaque jour 20 à 40 kg de nourritures sont jetés par chaque supermarché alors que des gens, en France ne peuvent pas, faute de moyens, se nourrir», a déclaré la sénatrice de l’Orne.

Elle a souligné qu’un élu de Courbevoie (Hauts-de-Seine), Arash Derambarsh, a mené une expérience dans sa ville où il a pu distribuer chaque jour plus de 500 euros de nourriture. [...]

Le Figaro

Les dates de péremption sont-elles périmées ?

Les dates limites indiquées sur les emballages alimentaires sont-elles fiables, ou même crédibles ? Lorsque la période de consommation est dépassée, certains choisissent de jeter le produit à la poubelle, d’autres s’empressent de le manger pour éviter le gaspillage, bravant ainsi les interdits sanitaires.

Ces deux réactions, différentes, ont pourtant le même résultat : un retour au magasin pour se réapprovisionner.

Ces indications, censées protéger le consommateur, sont-elles devenues un moyen de pousser à l’achat et d’accélérer les cycles de dépenses ? Comment ces dates sont-elles définies ? Que révèlent-elles des angoisses sanitaires actuelles ?

Réalisé par Étienne de Clerck