Internet : la pollution cachée

Propre en apparence, le monde virtuel est beaucoup plus polluant qu’on ne l’imagine. Sa consommation vorace en électricité se heurte à la diminution des ressources énergétiques. En explorant l’univers des data centers, ce film pointe la question de l’avenir d’Internet, peut-être à l’origine d’une troisième révolution industrielle.

C’est l’histoire de Rebecca et de son double numérique. Cette petite fille qui vient de naître a déjà une identité virtuelle. Fil rouge de ce documentaire, elle incarne ce début de XXIe siècle qui a vu Internet envahir nos vies : la moindre de nos activités, comme payer nos impôts, acheter un livre, commander des fleurs, est numérisée, informatisée et circule via le réseau. Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la Toile.

Une façon plus économique et moins polluante de communiquer, pourrait-on penser : il n’en est rien ! « Internet, c’est avant tout une infrastructure de réseaux lourde, rappelle Jean-Luc Vuillemin, directeur réseau chez Orange. Ce sont des millions de kilomètres de cuivre, de fibre optique. » Pierre angulaire du système, le data center est le centre qui permet de traiter les données, de les stocker, puis de les réorienter vers leurs destinataires.

Or, les besoins en électricité de cette base névralgique qui fonctionne jour et nuit sont énormes, parfois autant que ceux d’une grande ville ! Seule façon d’assurer à la fois la ventilation des milliers de serveurs en surchauffe et d’alimenter les générateurs qui prémunissent contre les coupures d’électricité…

Réalisé par Coline Tison et Laurent Lichtenstein (France – 2013)