Uranium : Si puissant et si dangereux

On découvrit l’uranium au XIXe siècle, à partir de la pechblende, résidu de l’exploitation des mines d’argent tchèques. Ce n’est qu’au moment où Adolf Hitler incita des physiciens allemands comme Otto Hahn à se pencher sur la construction d’un réacteur expérimental, et sur la fabrication d’un matériau pouvant servir à l’armement nucléaire, que l’uranium se révéla dangereux.

Face à la menace d’une bombe atomique, Albert Einstein alerta le président Roosevelt, poussant ainsi le gouvernement américain à mettre sur pied un projet de recherche secret. Les 6 et 9 août 1945, des avions de chasse américains larguèrent deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, faisant 155.000 victimes. La contamination radioactive causa la mort de 110.000 autres personnes dans les semaines qui suivirent.

Avec la crise pétrolière, l’énergie atomique s’est imposée rapidement comme une solution énergétique «propre». Cette euphorie a pris brutalement fin en 1986, avec l’accident de Tchernobyl. La moitié de l’Europe a été touchée par ses retombées radioactives.

Il y a quelques années, nul ne pouvait imaginer qu’une catastrophe semblable puisse à nouveau survenir, jusqu’au désastre de Fukushima, en 2011. A l’heure où l’Allemagne organise sa transition énergétique, la France mise toujours sur le nucléaire.

Partie 1:

Partie 2:
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Alerte au mercure

Le mercure se trouve partout, dans les produits d’hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d’énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l’état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques.

Pourtant en 2007, l’OMS l’a classé parmi les dix substances les plus toxiques. Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation.

Mais les autorités françaises tardent à réagir. Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d’ampoules et les poissonneries. Les résultats sont inquiétants !

Diffusé sur France 5 le dimanche 1 février 2015

Défis dangereux, harcèlement, drogue : enquête sur les dérives d’Internet

Avec plus de 40 millions d’utilisateurs, la France est l’un des pays les plus connectés d’Europe. Mais pour beaucoup, Internet n’est pas un univers très rassurant. En France, des milliers de personnes sont victimes des «arnaques à l’amour».

Des individus réussissent à escroquer les gens en utilisant leurs photos. L’enquête montre également comment éviter le cyber-harcèlement, qui conduit certains adolescents au suicide. Mais pour neuf parents sur dix, Internet reste l’accès facile à la pornographie.

Enfin, enquête sur la face sombre du Net, un lieu qui échappe à tous les contrôles et où les criminels achètent des armes ou de la drogue. Les douanes ont ouvert leurs portes pour montrer comment elles luttent contre ce marché noir.

Partie 1:

Partie 2:
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Début de panique chez les “élites” ?

Dans le contexte de menace terroriste majeure à laquelle la France est confrontée depuis mercredi, la gestion de la protection des personnalités est devenue extrêmement délicate. Au cabinet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, on se refuse à livrer des noms. «C’est une question de sécurité et nous n’exposerons pas la vie des personnes», déclare au Figaro un conseiller du ministre.

Le sujet est d’autant plus sensible que

«des dizaines de demandes ont afflué à Beauvau en 24 heures, de la part de personnalités se sentant en danger»,

confie un haut fonctionnaire de police. Au point que le ministère a dû organiser une réunion pour faire un «tri», selon des critères draconiens.

Les bénéficiaires d’une équipe de gardes du corps préfèrent ne pas trop ébruiter la chose.

Et ceux qui se sont vu refuser cette «faveur» peuvent nourrir une certaine frustration.

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Santé : Les dangers méconnus du monoxyde de dihydrogène

Le monoxyde de dihydrogène est un composé chimique incolore et inodore. Le fait qu’il soit un excellent solvant et que son constituant de base soit l’hydroxyl, un radical instable, le rend particulièrement intéressant pour l’industrie chimique. D’autant plus que, présent en abondance sur Terre, son coût est minime.

Et pourtant… sa dangerosité, aussi bien sur l’environnement que pour la santé humaine, est établie depuis des décennies. Le monoxyde de dihydrogène (en anglais « Dihydrogen Monoxide » ou DHMO) est en effet un constituant de substances toxiques, d’agents provoquant ou favorisant de nombreuses maladies et menaces pour l’environnement et peut même être létal à un être humain à de faibles doses.

Également dénommé: oxyde de dihydrogène, hydroxyde d’hydrogène, hydroxyde d’hydronium, ou simplement acide hydrique, cette substance chimique cause la mort de centaines de milliers de personnes tous les ans. On la retrouve dans de nombreux composés caustiques, explosifs et toxiques tels que l’acide sulfurique, la nitroglycérine et l’alcool éthylique.

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Biodiversité menacée : quelles solutions pour demain ?

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme vit au quotidien un scénario catastrophe : celui de la disparition du monde naturel. Celui peut-être, de sa propre fin. Et si nous allions trop loin ? Et si nous gâchions tout ?

Avis de tempête sur l’économie

Par Nouriel Roubini

Des nuages noirs et bas viennent de toutes les directions menacer l’économie mondiale : de la zone euro, des USA, de la Chine et d’ailleurs. Aussi dès l’année prochaine, l’économie mondiale pourrait se trouver en danger.

John William Waterhouse (1849–1917) - Miranda - La tempête (1916)

Tout d’abord la crise de la zone euro s’aggrave, tandis que l’euro reste une devise forte : l’austérité accroît la récession dans de nombreux pays membres, la restriction du crédit à la périphérie et le prix élevé du pétrole font obstacle à la reprise. Le système bancaire de la zone euro se balkanise, les lignes de crédit transfrontalières et interbancaires sont coupées et la fuite des capitaux pourrait se transformer en panique bancaire dans les pays de la périphérie, si, comme c’est probable, la Grèce fait une sortie désordonnée de la zone euro dans les prochains mois. Lire la suite

L’inquiétante volatilité des prix des matières premières agricoles

Le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’ONU tire le signal d’alarme sur la hausse des prix des denrées alimentaires.

Carte publiée en juin 2009 - Cliquez dessus pour l'agrandir

« Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l’écart entre la réalité de ces stocks et l’évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd’hui le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008 », s’inquiète, mardi 11 janvier, Olivier de Schutter, dans Les Echos, en référence à l’explosion des prix alimentaires de 2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim dans une trentaine de pays dans le monde.

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Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?

Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.

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Du colza pour dépolluer Tchernobyl

Pour réduire la contamination radioactive des sols, de nouvelles méthodes scientifiques sont expérimentées avec le soutien salutaire d’experts japonais.

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Près de vingt-cinq ans après la catastrophe [qui a eu lieu le 26 avril 1986], les habitants qui, en dépit des lois et des interdictions, sont restés vivre dans les environs de Tchernobyl ont peut-être enfin de quoi espérer.

Dans le cadre du CRDP, le Chernobyl Recovery and Development Programme [Programme de réhabilitation et de développement de Tchernobyl], développé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la région peut s’attendre à de véritables changements. La communauté internationale met l’accent sur la nécessité d’une transition vers une vie stable dans ces territoires où la contamination radioactive a diminué de façon significative depuis 1986.

Mais la situation reste peu réjouissante dans le domaine de la santé. Car des gens vivent encore sur les terres polluées par les radiations, y compris dans des villages d’où ils auraient dû être évacués depuis longtemps.

Contamination des cultures

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Merkel déclare la guerre au protectionnisme avant le G20

Dans un entretien au Financial Times mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a averti que “le pire danger qui nous menace est le protectionnisme, et nous ne faisons toujours pas assez pour permettre des échanges commerciaux réellement libres“.

Il y a quelque chose que nous pourrions faire et qui ne coûterait pas beaucoup, qui ne générerait pas de dettes, c’est de conclure le cycle de négociations de Doha” à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré la chancelière.

Nous en parlons depuis des années, mais nous avons une nouvelle occasion de le faire enfin en 2011,” a-t-elle rappelé quelques jours avant le G20 qui se tiendra à Séoul jeudi et vendredi.

Mme Merkel a également écarté l’idée américaine de plafonner les déficits ou les excédents commerciaux. “Cette idée de viser certains niveaux de balances commerciales ne me dit rien“, a-t-elle déclaré arguant que “ce n’est pas seulement une question de taux de changes mais aussi une question de compétitivité.

Les Échos

Clonage [animal pour l'alimentation] : Bruxelles propose un moratoire de cinq ans

La Commission européenne va proposer, mardi 19 octobre, un moratoire pour interdire pendant cinq ans le clonage animal destiné à l’alimentation humaine en Europe et demander une traçabilité des embryons et du sperme importés, selon des sources communautaires. Cette proposition ne concerne pas le clonage pour la recherche ni celui pour la préservation des espèces en danger.

Elle vise à apaiser les inquiétudes provoquées durant l’été par la vente au Royaume-Uni de viande d’animaux clonés, mais ne va pas aussi loin que ce que souhaitait le Parlement européen : celui-ci avait demandé en juillet « l’interdiction, à titre préventif, de toute commercialisation de viande ou de lait issus d’animaux clonés ou de leur descendance ». « La viande de clone ne se mange pas » actuellement, a rappelé une source européenne, « un animal cloné coûte entre 15 000 et 20 000 dollars, il sert pour la recherche et n’a pas vocation a être découpé en steaks ». Il n’en va pas de même des embryons et de la semence des animaux clonés.

La majorité des vaches laitières de l’UE sont issues de l’insémination artificielle, mais 98 % des semences utilisées proviennent de l’UE. 3 % seulement sont importées, selon la même source. L’Agence européenne pour la sécurité alimentaire (AESA), installée à Parme en Italie, considère que la viande ou le lait des descendants des animaux crées par clonage ne représentent aucun danger pour la santé humaine, plaide la Commission.

La commercialisation de la viande et du lait des animaux clonés de la première génération est soumise à une autorisation préalable dans l’UE. Le clonage pour l’alimentation humaine est une technique quasiment inexistante dans l’Union européenne. En revanche, cette technique est très utilisée aux Etats-Unis, au Canada et en Argentine.

L’Union européenne ne peut interdire les importations, car elle contreviendrait alors aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

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L’UE et les réseaux politiques et financiers de Jean Monnet

(1ère partie)

Comment un banquier de Wall Street a privé les pays européens de leur souveraineté

La création de la CECA (1951) : Jean Monnet est à droite (costume le plus sombre).

L’UE d’aujourd’hui a une double histoire. L’une visible, qui se trouve dans la majeure partie des manuels d’Histoire, et l’autre, invisible, dont personne ne devrait apprendre l’existence, mais qui a commencé bien longtemps avant celle que nous connaissons tous. Jean Monnet a été la charnière entre ces deux versions de l’histoire.

Dans les pays germanophones, c’est grâce à l’ouvrage d’Andreas Bracher, « Europa im amerikanischen Weltsystem. Bruchstücke zu einer ungeschriebenen Geschichte des 20. Jahrunderts » [L’Europe dans le système mondial américain. Morceaux d’une histoire inédite du XXe siècle] (en allemand, 2001, ISBN 3-907564-50-2) qu’on a pu mettre en question la biographie officielle du soi-disant sacro-saint « père fondateur de l’Europe ».

Andreas Bracher a posé des questions qui font apparaître sous une autre lumière l’histoire de la construction d’un organisme supranational à la suite de la Seconde Guerre mondiale : ce n’est plus le projet d’une coopération des peuples européens pour assurer la paix, mais le projet d’une hégémonie anglo-américaine avec Jean Monnet comme « inventeur et guide d’institutions pour une coopération supranationale et comme centre d’influences anglo-saxonnes sur le continent ».

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Si la Stagflation s’invitait à dîner ?

(Par Laurence Crottaz, épouse d’Olivier)

Définition de la stagflation : C’est la combinaison entre la stagnation de l’activité économique et une forte inflation (hausse des prix à la consommation, sans hausse des salaires). Aujourd’hui, il semble que ce soit c’est le plus grand danger qui menace la zone Euro.

Ce terme de stagflation a été utilisé pour la première fois en novembre 1965 par Iain Macleod pour décrire la situation de l’économie britannique durant les 30 glorieuses ensuite généralisée aux autres pays en 1970.

Les causes de la stagflation de 1970:

  • la chute des taux de rentabilité des sociétés américaines depuis le milieu des années 1960, puis en Europe et au Japon,
  • la crise du Système Monétaire International (abandon de l’étalon or),
  • le premier choc pétrolier en 1973.

Les conséquences furent un fort ralentissement de l’activité avec une forte poussée du taux de chômage et une lourde inflation.

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Sexus Economicus

C’est le dernier tabou des affaires : rares sont les grands contrats qui se concluent sans d’agréables « à côtés » pour les décideurs et les intermédiaires. Certains salons professionnels, voyages d’études et séminaires sont l’occasion de cadeaux d’affaires personnalisés. Et nombreux sont les grands patrons du CAC 40 dont la vie sexuelle agitée n’a rien à envier à celle des politiques. Une tradition que l’intérêt supérieur des entreprises ou des États commande de passer sous silence.

Mais aussi un danger potentiel : dans la guerre économique mondiale, certains n’hésitent plus à frapper en dessous de la ceinture. L’énergie sexuelle des dirigeants peut alors se retourner contre eux : qu’un concurrent obtienne des secrets stratégiques « sur l’oreiller » ou qu’un maître chanteur les entraîne dans un traquenard, et ces P-DG deviennent un véritable danger pour leur entreprise.

Pour le première fois, le gotha des affaires nationales et internationales est ici mis à nu : BTP, automobile, distribution d’eau, armement, pétrole, médias, finance, etc. L’auteur étudie les dessous – plus ou moins chics – de la prostitution de luxe internationale, où plusieurs grands réseaux se disputent l’héritage de Madame Claude, et les liens secrets de certains industriels avec le monde du porno et de l’échangisme.

Il apporte de nouveaux éclairages sur la dimension sexuelle de scandales marquants comme la mort violente du financier Édouard Stern, l’éviction de Jean-Marie Messier de la direction de Vivendi, ou encore les secrets inavouables du prince Albert de Monaco, piégé par son ancien espion. Il livre des scoops comme l’implication de Dick Cheney, ancien P-DG de Halliburton, dans une affaire de prostitution de luxe ; les « voyages d’études » offerts à nos élus municipaux par un grand groupe de l’eau, ou encore le rôle récent de belles espionnes chinoises dans la déstabilisation d’industriels français de l’armement.

Mettant fin à plusieurs décennies d’hypocrisie, ce livre jette une lumière crue sur la place et les dangers du sexe dans l’économie, en particulier chez des dirigeants sous pression, qui en ont fait leur drogue.

La dette publique des Etats-Unis est pire que celle de la Grèce

En 2009, aux Etats-Unis, le déficit primaire structurel atteint 7,3% du PIB et, au Royaume-Uni, 6,8% du PIB. Cela paraît incroyable, mais il est pire que les 6% de la Grèce.

Quiconque aimerait savoir qui créera des emplois ces prochaines années peut exclure le secteur public. La dette des Etats est telle que les dépenses publiques devront baisser. Certains crieront au diktat des marchés, mais les Etats ne pourront se soustraire à l’arithmétique la plus élémentaire. Même la France, qui depuis 1974 n’a pas connu un seul budget en équilibre. Les décisions de ce week-end n’y changeront rien. Elles ne permettent que de gagner du temps.

D’une façon générale, la situation a tendance à empirer. Dans cinq ans, il n’y aura plus aucun pays muni d’un rating de AAA, selon une admirable étude de Willem Buiter, chef économiste de Citigroup. Cet ancien membre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre est une personnalité réputée et s’exprimait aussi mardi lors de la conférence de la BNS et du FMI, à Zurich.

Nous sommes presque au point où il n’existe plus d’obligation sans risque, selon Willem Buiter. Le kilo d’or n’est pas par hasard à 42 000 francs [suisses]. Même les Etats-Unis et l’Allemagne ne sont plus sûrs : le CDS spread (mesure du coût de la protection) de l’Etat américain s’élève à 40 points de base. En clair, cela signifie que la probabilité des Etats-Unis d’être en défaut sur leur dette atteint 3,5% à 5 ans. Pour l’Allemagne, la probabilité est de 2,8%.

Le pire se trouve-t-il d’ailleurs à Athènes ? Si l’attention se porte avec raison sur le sud de l’Europe, les finances publiques britanniques et américaines sont dans une position aussi catastrophique.

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Les banques supplient la BCE d’acheter de la dette

Jusqu’où les taux grecs peuvent-ils monter ? Et pendant combien de temps l’euro va-t-il baisser ? Les marchés sont engagés dans une course que rien ne semble pouvoir arrêter. Vendredi 7 mai, le rendement des obligations grecques a de nouveau crevé le plafond : plus de 12 % pour les emprunts d’Etat à dix ans et 18 % pour les emprunts à deux ans.

- Vite ! Donnez-moi le liquide !

L’euro, a repris, lui, son voyage vers les profondeurs : toute la semaine, il a enchaîné les records à la baisse, passant sous le seuil de 1,26 dollar jeudi 6 mai, son point le plus bas depuis 14 mois. Un désaveu pour les dirigeants de la zone euro qui se réunissaient vendredi pour finaliser le plan d’aide à Athènes.

Ce plan, plus personne n’y croit vraiment. Fonds insuffisants, risque d’explosion sociale, menace de contagion au Portugal et à l’Espagne : la crise semble sur le point de dégénérer. Certains grands économistes commencent même à sonner le tocsin de la monnaie unique.

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Crise de la zone euro : après la Grèce, à qui le tour ?

Pour l’économiste Jacques Sapir, la crise grecque remet en cause le principe même de la monnaie unique. Dans ces conditions, le pire est à venir. Y compris pour la France, qui risque de devenir une simple spectatrice du marasme économique, à moins d’une vraie politique volontariste.

Cette fois, nous y sommes ; la crise grecque déborde des frontières comme c’était prévisible, et avait été prévu depuis septembre 2009.

Les problèmes de la Grèce sont en effet connus depuis septembre 2009 (et même avant) par le grand public. Il était évident qu’un effet de contagion se manifesterait. Tout ceci a été indiqué à plusieurs reprises (…). Désormais, on peut craindre qu’il ne soit trop tard pour réagir et sauver l’Euro.

La zone Euro est bien entrée en crise avec le transfert de la spéculation sur le Portugal (en raison de la baisse de sa note), et les problèmes qui commencent à monter sur l’Espagne et l’Italie en raison des difficultés que ces pays rencontrent pour placer leur dette à moyen et long terme. Ce ne sont pas ici les articles lénifiants, comme celui de Mme Nathalie van Ypersele dans Trends, ou les ronflantes déclarations de M. Barroso (la dernière en date est du 28 avril depuis Tokyo…), qui y changeront quelque chose.

Les difficultés (pour ne pas dire plus) des pays de la Zone Euro à réagir à ce qui aurait pu n’être au départ qu’une crise localisée, la mauvaise volonté allemande à jouer le jeu de la solidarité ont été des éléments clefs dans le déclenchement de cette crise. Mais, sur le fond, c’est bien le principe même de la zone Euro qui est en cause, soit la tentative d’imposer une règle monétaire unique à des pays dont les économies sont profondément différentes et le tout sans mécanisme institutionnel de solidarité.

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L´inflation ou la faillite guettent de nombreux pays

Le nouveau ‘coup de tabac’ sur les marchés financiers fait réagir l’économiste Nouriel Roubini. Celui que les marchés surnomment “Dr Doom” (“Dr Catastrophe“), qui avait prévu la crise des crédits “subprime”, met en garde une nouvelle fois sur le danger des dettes souveraines accumulées depuis deux ans pour sauver le secteur bancaire et relancer l’économie mondiale. Par ailleurs, Jean-François Jamet, nous apprend que “L’Europe est menacée de déclassement“.

Lors d’une conférence à Beverly Hills (Californie), M. Roubini a estimé hier que le problème de la Grèce n’était que la pointe de l’iceberg de la dette mondiale, ou encore “le canari qui prévient de l’explosion imminente dans une mine de charbon“…

Il conseille notamment aux États-Unis de combiner une hausse de l’impôt sur le revenu avec des coupes budgétaires, et à l’Europe de réduire ses dépenses publiques. Si le problème de la dette n’est pas pris à bras le corps, “des nations ne pourront plus faire face à leurs obligations ou bien elles subiront une inflation élevée si leurs responsables monétisent la dette ou font marcher la planche à billets pour combler les déficits.

Pour l’économiste, le gonflement des dettes publiques, notamment aux États-Unis, au Japon et dans certains pays européens, risque de mener, à terme, à un choix difficile entre un dérapage de l’inflation ou le défaut de paiement de certains pays… Selon lui, l’augmentation des taxes et des impôts ne suffira pas pour éviter des scénarios de ce type.

Les investisseurs obligataires sanctionnent déjà la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne et l’Islande” a ajouté Nouriel Roubini. A terme, le problème des déficits américains arrivera aussi à la “Une.” “Le risque de problèmes sérieux aux États-Unis dans les deux à trois prochaines années est significatif, parce que Washington ne manifeste pas de volonté d’agir sur ce dossier avant d’y être forcé par les investisseurs obligataires” a conclu Roubini.

L’Europe est menacée de déclassement
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La condition humaine sous les ondes électromagnétiques artificielles

De plus en plus de personnes ressentent l’agression physique que constitue la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans l’air de notre vie de tous les jours, ondes qui sont nécessaires au fonctionnement des nouvelles technologies sans fil lancées sur le marché.

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Les personnes souffrant de ces nouvelles ondes sont très souvent totalement démunies pour expliquer la situation sanitaire, technologique et sociale à autrui, ainsi que leur situation personnelle qui en découle. Clairement, les implications de l’évolution sociétale à laquelle nous faisons face sont tellement énormes et ahurissantes, qu’il est bien difficile de les expliquer précisément et parfois d’y croire.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

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La France, paradis des grévistes ?

La légende nationale, et aussi l’image de la France à l’étranger, veulent que nous soyons le pays de la grève, comme nous sommes celui aux 400 fromages.

Ce constat est grandement à nuancer, on le voit dans cette série d’articles :

- La France, pays des grèves, sur Acrimed.

- Des grèves partout, sauf dans les statistiques, sur le blog Ecopublix.

- Les pays qui font le plus la grève en Europe, sur L’internaute.

Globalement, sur une échelle longue, le nombre de journées “perdues” (sur l’ensemble de population active) par les grèves a tendance à baisser : environ 1 million par an dans les années 60, 150 millions en 1968 (!), 2 millions dans les années 70 ; au milieu des années 70 (début de la crise et du chômage de masse) s’amorce une décrue pour atteindre 500.000 en 1980, remonter à 780.000 en 1995 avec les grandes grèves “Juppé” et, désormais, osciller, selon les années et le climat social, entre 300 et 800.000. Des chiffres à relativiser en fonction du nombre d’actifs (environ 25 millions sur la période).

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L’Insee en danger

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La trop grande indépendance de plusieurs organismes d’études ou de recherches économiques indispose le gouvernement. «Personne n’aime le messager porteur de mauvaises nouvelles.»

Si la célèbre formule de l’Antigone de Sophocle est passée à la postérité, c’est naturellement qu’elle joue en de très nombreux domaines. Les statisticiens ou les économistes en savent quelque chose : quand leurs prévisions sont alarmistes, quand leurs diagnostics mettent en cause la pertinence des politiques économiques, il leur arrive souvent d’être soumis à la vindicte des gouvernements. Vieille et stupide tentation !

Quand un malade a la fièvre, il peut être tenté de casser le thermomètre qui le lui révèle ; quand un pays est miné par de trop graves fractures sociales, la puissance publique peut avoir la déplorable envie de museler ou d’affaiblir les organismes dont la fonction est d’en établir les radiographies.

C’est en quelque sorte le grave danger qui menace actuellement plusieurs instituts ou organismes de recherche en économie.
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“Les spéculations sur l’euro nous arrangent”

Des grands fonds spéculatifs mondiaux ont lancé des paris de grande ampleur à la baisse contre l’euro, estimant que la monnaie européenne devrait tomber à la parité avec le dollar. L’avis de Marc Fiorentino, président de Euroland Finance, et auteur du thriller financier “Un trader ne meurt jamais”.

Le Wall Street Journal révèle que des fonds spéculatifs parient à la baisse sur l’euro…

Il faut bien garder en tête que ces fuites dans la presse font partie de leur jeu pour provoquer la panique. En fait, ils doivent déjà être en train de racheter leurs euros et de prendre les bénéfices. En ce moment, le marché de l’euro est facile à manipuler grâce à la situation de la Grèce. Il suffit de vendre des obligations grecques et de faire augmenter les taux pour créer la panique.

Lire notre article “La zone euro, nouveau terrain de jeu des spéculateurs”

La banque centrale européenne peut-elle contrer cette attaque ?

Elle a le pouvoir d’intervenir en rachetant de l’euro. Mais elle ne le fera pas, car en réalité, un euro faible l’arrange, puisqu’il booste la compétitivité de ses exportations. L’Allemagne fait exprès d’en rajouter sur le problème de la Grèce pour faire baisser l’euro.

Rien n’a changé depuis la crise en terme de régulation ?

Depuis qu’on a un régime de change flottant, le marché des changes est complètement dépourvu de régulation. Que ce soit les hedge funds ou les banques d’affaires, tout le monde peut faire ce qu’il veut sur ce marché, qui est impossible à contrôler. La nouvelle disposition qu’a prise la SEC pour limiter les ventes à découvert ne s’applique qu’aux titres et actions.

L’euro peut-il vraiment baisser à un dollar ?

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La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts. Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des Etats, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés. L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Pour éviter le scénario de 1929, la Grande Dépression, les gouvernements ont adopté des plans de relance qui ont creusé les déficits (de 8-10 % des PIB).

Parallèlement, les autorités ont sauvé les banques en injectant des capitaux, rachetant des actifs « pourris » et garantissant les dépôts, pour des totaux par pays encore supérieurs, selon le « Financial Times » : 182 milliards de dollars en France, 669 en Allemagne, 1.476 milliards en Grande-Bretagne, 2.683 milliards aux Etats-Unis.

Cette politique a réussi, comme l’ont souligné le G-20, le FMI, l’OCDE ; seuls quelques élus républicains américains en doutent encore [N.B. : cette affirmation n'engage évidemment que son auteur... - La rédaction de Fortune]. Mais va venir le moment de faire machine arrière, d’installer la rigueur et de rembourser les dettes accumulées.

La première question est « quand commencer » ? La réponse est : pas encore maintenant. Mais les marchés s’agitent déjà, il est temps d’annoncer la couleur et de dire, clairement, quelles sont les « stratégies de sortie » qui seront mises en place à partir de… disons 2011.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.
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Crise et mutation (suite et fin)

Il y a quelques jours, nous avons publié deux extraits d’un livre-dialogue, insolite et inclassable, qui vient de paraître, « Crise et mutation » (Editions Charles Antoni – L’Originel, janvier 2010).

En voici un troisième et dernier passage, dû à Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

« L’individu ayant abandonné sa liberté au profit du social, peut, en cas de retournement, se déchaîner contre ce qu’il adulait jusque-là. » (Charles Antoni)

Certes, mais depuis la chute des idéologies, Charles, je pense que les insurrections auxquelles nous aurons droit seront d’un autre ordre ou plutôt le prolongement de celui-ci.

Nous sommes devenus les sous-produits d’un mode de vie érigé en tant que culture : le consumérisme et la culture des Marques devenus philosophie de vie.

Les émeutes de la Gare du Nord avaient donné lieu à des commentaires, où il s’agissait de déterminer si nous étions en présence d’une révolte sociale, ou d’actes de délinquance. Un syndicat de police nous certifiant que nous étions en présence de délinquants, puisqu’il y avait eu pillage d’un magasin de chaussures.
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“Un petit groupe de financiers et leurs amis pillent les USA”

Par Paul Dontigny

"Obama, ne rends pas nos enfants esclaves des banksters" (banquiers-gangsters)

L’important n’est pas de découvrir si Geithner, AIG et tous les autres ont menti à la population depuis au moins 2008. Nous le savons déjà. L’important est de savoir si nous en avons assez ras le bol pour faire quelque chose… puisque les mensonges n’ont pas eu l’effet escompté : ils n’ont pas mis fin à la crise et à la récession (nous le verrons dans les semaines et mois à venir).

Je lis des lettres financières sans arrêt et il semble y avoir un thème important qui revient régulièrement en ce début d’année 2010 : le secret, la corruption et les fraudes qui ont entouré tout ce qui a été fait aux États-Unis par les institutions financières, gouvernementales et réglementaires (Fed et autres), sont de plus en plus reconnues et investiguées.

C’est très probablement ce qui mettra fin à la phase Bull du marché Bear [de «bull» = taureau ; «bull market» = marché orienté à l’achat et donc, à la hausse, par opposition à la tendance prudente voire baissière, symbolisée par «bear» = ours, et ses propres déclinaisons terminologiques] dans lequel nous sommes pour très longtemps.

Depuis 2008, diverses lettres financières publient des opinions au sujet de toutes sortes de situations, qui se sont produites au nom du sauvetage du système. Du moment que Paulson, le chef du Trésor américain a semé la panique, en assurant que le système financier serait détruit dans quelques jours si on ne donnait pas, à lui-même et à la Fed, le droit de tout décider sans limites, nous avons vécu dans le noir. Nous nous sommes fait mentir et les autorités ont soutenu toute action visant à cacher la vérité au public, sous prétexte que si la population savait la vérité, il y aurait une panique.
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La crise des bons du Trésor américain

Deux blogueurs réputés, Norman Palma (maître de conférences à Paris IV Sorbonne, docteur en économie) et Loïc Abadie (ingénieur agronome, spécialité économie de l’entreprise, spécialiste boursier), se sont penchés sur la question. Ce qu’ils nous disent de la fragilité des supports de la dette publique des Etats-Unis est édifiant.

I – Norman Palma :

Le système dollar marche, pour ainsi dire, sur deux jambes.

D’un côté, le dollar lui-même et de l’autre côté, les bons du Trésor.

Rappelons que nous avons assisté au premier semestre 2008, à un affaiblissement très significatif du billet vert. C’est ainsi que le 15 juillet 2008, 1 euro valait 1,6038 dollar. Ce qui va déclencher l’intervention des grandes banques centrales – comme la BCE, la Banque de Chine, etc., etc. – pour soutenir (acheter) le billet vert. De sorte que le 28 octobre 2008 l’euro va se trouver à 1,2329 dollar.

Puis, début mars 2009, ce sont les bons du Trésor qui vont s’affaiblir. C’est ainsi que le 18 mars 2009, le bon de 30 ans – le titre phare du Trésor américain – va se trouver très en dessous de sa valeur nominale (100 dollars), à 94 dollars.

C’est alors que le Réserve Fédérale va décider d’émettre 300 milliards de dollars, pour acheter ces titres sur le marché international. Or, ces achats vont prendre fin le 30 octobre. Mais, depuis le 10 décembre nous assistons, à nouveau, à un affaiblissement de ces titres. De sorte que, présentement, le bon de 30 ans est à 95,23 dollars et celui de 10 ans est à 96,50 dollars. Lire la suite

Attention danger pour les entreprises françaises

Les faillites pourraient se multiplier d’ici la fin de l’année alors que la situation de trésorerie des entreprises, en particulier des PME, sont très précaires.

Alors que Christine Lagarde promet des lendemains meilleurs – Bercy vient de réviser à la hausse ses prévisions de croissance – , les chefs d’entreprises restent, eux, très prudents.

Dans beaucoup de sociétés, les trésoreries sont à sec alors même que les carnets de commandes sont un peu plus fournis. Il faut dire que les difficultés de paiement se sont considérablement accentuées avec la crise.

Une récente étude d’Intrum Justicia sur les délais de paiements en Europe, révèle que l’économie française est entrée dans une zone dangereuse pour la survie des entreprises. Lire la suite

“La Sécu ? Tout le monde s’en fout !”

Oui, vous avez bien lu : tout le monde s’en fout.

C’est vrai qu’il y a plein d’autres soucis de par ce vaste monde. La montée du chômage, les JO à Rio, le drame de Milly, la conduite des fils de nos princes, Copenhague… C’est vrai aussi qu’il y a plein de milliards évaporés, dans les banques, dans le budget, dans les pays les plus pauvres de la planète.

Mais tout de même ! Un trou prévu de 45 milliards d’euros l’an prochain, dans une protection sociale dont nous autres Français sommes censés être fiers, devrait normalement provoquer le branle-bas. Car la protection sociale n’est pas une mission régalienne de l’Etat pour laquelle on pourra toujours matraquer le cochon de contribuable. C’est une assurance : assurance-maladi­e, assurance-chômage, assurance-vieillesse.

Et si un Etat peut afficher un déficit budgétaire année après année depuis trois décennies, auquel cas on l’appelle la France, une assurance qui est systématiquement en déficit ne peut pas survivre, on l’appelle une entreprise en faillite.

A l’inverse de l’Etat, elle n’investit pas. Son déficit vient seulement du fait qu’elle verse davantage de prestations qu’elle n’encaisse de primes. Comme elle ne dispose pas de citoyens corvéables à merci, elle n’a pas le droit à un déficit « structurel », contrairement ce que semblent croire les technocrates qui suivent le dossier. Et les cotisations affaiblies par la crise mettront beaucoup de temps à remonter, à l’inverse de certaines recettes de l’Etat comme l’impôt sur les sociétés. Logiquement, la Sécu est donc en danger de mort. Lire la suite

(09.10.2009)

  • L’efficacité du fusil d’assaut FAMAS victime des réductions budgétaires

Le numéro 728 de la revue confidentielle TTU officialise un scandale qui était un des non-dits de l’armée française depuis de nombreuses années, la mauvaise qualité de la munition 5,56 mm destinée au fusil d’assaut de l’armée française, depuis la fermeture de l’atelier GIAT du Mans dédié à la fabrication du Famas (douille en acier de qualité). C’est la douille en laiton fabriquée par une société israélienne puis émiratie qui est à l’origine des incidents de tir et de la limite de précision dans la portée du tir de cette munition. La munition défaillante réduit considérablement la précision du tir de cette arme (la balle peut devenir imprécise au-delà de 30 mètres). Nos soldats sont donc en danger à cause de l’irresponsabilité d’une chaîne de décision qui part du politique mais qui ne s’arrête pas là. Infoguerre

  • Total : l’ancien PDG, retraité multimillionnaire, a vendu pour 1 million d’euros d’actions

L’ex-PDG de Total Thierry Desmarest, président non exécutif depuis 2007, a vendu des actions de son groupe pour un million d’euros fin septembre et touchera une retraite de 500.000 euros par an. Total confirme que M. Desmarest a vendu pour 1,05 million d’euros d’actions et qu’il lui reste une portefeuille de 360.000 actions évalué à 14,4 millions d’euros. Total confirme également qu’il touchera une prime de départ en retraite de 500.000 euros et une retraite annuelle du même montant. Tout en relevant que la vente opérée par M. Desmarest est légale, le journal s’interroge pour savoir “s’il était tenu de vendre une partie de son portefeuille, au moment où sa société est sous le feu des critiques” avec l’ouverture depuis lundi du procès sur la catastrophe écologique due au naufrage du pétrolier Erika en 1999. Swissinfo

  • Le déficit commercial replonge à 3,411 milliards d’euros en août

Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé du commerce extérieur français atteint 47,433 milliards d’euros, après un record historique à 55,5 milliards l’an dernier. Les exportations ont retrouvé en août leur niveau moyen du premier semestre à 27,736 milliards d’euros. “Les quelques signes de reprise apparus depuis deux mois ne se confirment pas : les ventes de biens intermédiaires (métaux, chimie, etc.), d’équipements électroniques et informatiques, d’automobiles, de pharmacie et de produits pétroliers raffinés se tassent”, précise le ministère des Finances. Sur les trois derniers mois, les exportations françaises progressent de 2,2% par rapport au trois mois précédents mais accusent une chute de 18,1% par rapport aux mêmes mois de 2008. Quant aux importations, elles restent quasiment stables par rapport à juillet à 31,147 milliards d’euros, en baisse de 0,4% sur trois mois et de 21,9% par rapport aux mêmes mois de l’année passée. Swissinfo

  • Mobilité professionnelle : contrairement aux idées reçues, les Français bougent

Les mythes ont la vie dure, notamment celui des Français attachés à leur village gaulois. Cela ne correspond plus du tout à la réalité. Un sondage TNS-Sofres, commandé au début de l’année par le Conseil d’Orientation pour l’Emploi (COE) montre qu’en fait 46% des plus de 30 ans ont socialement transité durant les cinq dernières années. Ce qui les placerait même dans le peloton de tête des migrants européens du travail. 28% d’entre eux y ont été contraints par leur entreprise ; 30% sont partis d’eux-mêmes. 53%, pour la promesse d’une meilleure rémunération ; 39% pour accéder à une nouvelle fonction, ou de meilleures conditions de travail, à poste équivalent. Mieux : d’après ce sondage, 88% de ces voyageurs économiques se déclarent «satisfaits» du changement opéré. Slate

Brèves (15.09.2009)

  • Dangers du téléphone mobile pour la santé : manipulation des études par les opérateurs

Des scientifiques de quatorze pays ont publié une étude sur les dangers sanitaires du téléphone mobile. Ce rapport, baptisé “Cellphones and Brain Tumors : 15 reasons for concern” (Téléphone mobile et tumeurs cérébrales : 15 raisons de s’inquiéter), traite principalement des différences entre les résultats des études financées par les opérateurs mobiles, qui sous-estiment le risque de tumeur cérébrale, et ceux des études scientifiques indépendantes, pointant du doigt ce risque. (Source)

  • Chute des ventes de téléphones mobiles dans le monde

Au second trimestre 2009, les ventes de téléphones mobiles ont chuté de 6% sur la période selon le cabinet d’études Gartner.

Rappelons que le premier trimestre avait déjà connu une chute de 9% des ventes. (Source)

  • Poursuite de la baisse des prix de l’immobilier neuf en France

La morosité continue de l’emporter sur le marché des logements neufs. Au cours du second trimestre 2009, les prix des appartements et des maisons ont reculé respectivement de 1,9% et de 5,5% en un an, selon le secrétariat d’Etat au logement. La baisse des prix atteint près de 12% dans le Midi. (Source)