Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Le saucisson acheté en France contient-il du porc français ?

Plus de cinq millions de saucissons se sont vendus l’année dernière. La grande majorité est industrielle. Certaines entreprises n’achètent que du porc français pour sa fabrication, mais c’est loin d’être la règle dans l’Hexagone. En moyenne, 35 à 40% du porc dans les saucissons vient de l’étranger: d’Espagne, d’Allemagne, des Pays-Bas ou du Danemark.

La première raison est le prix. Les pièces de porc français coûtent 20 à 30% de plus que chez nos voisins européens. Mais les industriels expliquent qu’ils ne trouvent pas suffisamment de viande en France. Parfois, le porc français et étranger sont mélangés dans un même produit. Il est difficile de s’y retrouver, car l’étiquetage de la viande transformée n’est pas obligatoire.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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A quoi ressemblerait la Terre sans l’humanité ?

Ce pourrait être un nouveau genre de film, mieux que Jurassic Park ou tout autre production hollywoodienne post-apocalyptique : que se serait-il passé si l’Homme n’avait jamais pris possession de la Terre? Nombre de paramètres seraient à prendre en compte, car nous avons peu à peu modelé la planète, y compris des espaces que l’on considère aujourd’hui comme naturels.

Il ne s’agit pourtant pas de reconstituer “Life after people“, cette extraordinaire série documentaire sortie en 2008 sur History Channel. Dans celle-ci, le parti-pris était d’examiner le plus sérieusement possible ce qui surviendrait de nos réalisations si l’humanité disparaissait du jour au lendemain.

Effondrement des gratte-ciels, lente disparition de tout ce que nous avons construit… Les films réalisés à grand renfort d’images de synthèse n’avaient rien à envier à Hollywood. L’ouvrage d’Alan Weisman “The world without us” (le monde sans nous, traduit en français sous le titre “Homo Disparitus”) fait également bien le tour de la problématique, et le site associé offre une intéressante chronologie de la disparition des vestiges de notre civilisation.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’images apocalyptiques et de visions de statue de la Liberté à moitié submergée ou de tour Eiffel envahie par le lierre, mais de nature paisible et jamais dérangée. Ce n’est plus “et si nous disparaissions“, mais “et si nous n’avions jamais existé“.
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Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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Danemark : Lego, le roi de la brique

C’est l’un des jouets les plus vendus au monde: la brique Lego. Chaque année, la marque en produit 50 milliards! Grâce à elle, cette entreprise, créée il y a près de 70 ans, est devenue n°1 mondial du jouet, devant Chinois et Américains.

Usine entièrement automatisée, bataillon de designers… Jérémie Drieu et Pierre Dehoorne se sont rendus dans le berceau de la marque, un petit village au cœur du Danemark.

Heureux à tout prix : Pourquoi les Français ne sont-ils pas dans le coup ?

Économiste et professeur à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, Claudia Senik est spécialisée dans le domaine du bien-être et de l’économie comportementale. 

Son ouvrage “L’Économie du bonheur” est paru aux éditions du Seuil en octobre 2014. Nous l’avons interrogée sur l’aptitude des Français au bonheur car malgré des niveaux de vie élevés, la France montre une certaine inaptitude au bonheur. Bien-être et croissance sont-ils liés ?

Le bonheur est subjectif, on le ressent ou pas. Comment peut-il devenir un indicateur économique ?

La méthode consiste à mettre en relation du subjectif et de l’objectif ; on demande aux gens d’évaluer par une note leur bonheur, leur satisfaction dans la vie, vis-à-vis de leurs institutions, etc. On récolte aussi des données objectives sur le revenu, la profession, la situation maritale ou le niveau d’éducation.

L’originalité de ce type d’enquête, c’est que les individus eux-mêmes quantifient ; à aucun moment on ne présuppose ce que le bonheur devrait être, chacun en ayant sa propre conception. Loin d’être prescriptive, cette approche est très libre. De là, les économistes cherchent à savoir s’il existe des fondements économiques au bonheur, des leviers pour que les gens se sentent plus heureux.
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Danemark : Pour devenir le plus écologique au monde, le pays abandonne le charbon

Bien que le Danemark figure déjà parmi les pays les plus engagés d’Europe dans la lutte pour la protection de la planète, son ministère de l’Environnement n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

En effet, ce dernier a récemment promis l’arrêt définitif de la combustion de charbon d’ici à 2025. Une promesse osée et engagée qui place le pays en position de leader mondial en matière d’éco-responsabilité.

En chiffres, le Danemark c’est tout de même 6 millions de tonnes de charbon importées par an. L’arrêt de l’importation de cette matière première, qui vient essentiellement de Russie, aura également un impact non négligeable sur le plan politique: Copenhague va considérablement se défaire de l’emprise de Moscou (d’où provient essentiellement le charbon importé) en matière d’énergies.

Cette initiative en faveur de la protection de l’environnement s’inscrit dans la lignée des précédentes réformes écologiques du pays. En effet, le Danemark n’en est pas à ses premiers pas en matière de lutte contre le changement climatique puisque le pays nordique a déjà fait de grands pas en avant pour minimiser sa dépendance au charbon, très polluant.
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Le monde a produit un volume record de «e-déchets»

Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint 41,8 millions de tonnes en 2014, selon un rapport de l’Université des Nations-Unies. Moins d’un sixième a été correctement recyclé.

Il n’y a jamais eu autant de déchets électriques et électroniques produits dans le monde. Selon un rapport de l’Université des Nations-Unies (UNU) publié dimanche, quelque 41,8 millions de tonnes de «e-déchets» ont été générés en 2014, deux millions de plus qu’en 2013. Il y aurait de quoi constituer une chaîne d’appareils mis au rebut sur une distance aller-retour entre Paris et Tokyo.

Les déchets électriques et électroniques sont de toutes sortes. Il s’agit pour une large majorité d’équipements souvent volumineux de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, tels que des réfrigérateurs et des lave-linge.

Mais aussi de plus petits appareils, comme des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou des imprimantes, qui prolifèrent et pèsent désormais 7% des déchets produits. «Tandis que nous assistons à toujours plus d’innovations technologiques, la durée de vie de nos appareils se réduit, ce qui conduit à une hausse rapide du nombre de ‘e-déchets’», résume l’UNU. Dans trois ans, le seuil de 50 millions de tonnes devrait être franchi, selon cette étude.
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Danemark : Permettre aux SDF de retrouver un toit

Au Danemark, comme dans de nombreux pays européens, le nombre de personnes sans-abri a tendance à augmenter, sous l’effet de la crise économique. Et pourtant, ce n’est pas une fatalité.

Ainsi dans la ville d’Odense, les autorités municipales ont engagé une politique d’accompagnement et de réinsertion à destination des sans-abri. Cela se traduit par l’attribution de logements tout en favorisant une mixité sociale.

Radiofréquences : La dernière étude européenne entachée de conflits d’intérêt

Les liens avec l’industrie du Comité scientifique de la Commission européenne chargé d’évaluer les effets des champs électromagnétiques mettent en doute la fiabilité de son dernier rapport qui conclut, une nouvelle fois, à leur innocuité.


Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, rendu public le 6 mars dernier, a été élaboré par le Comité scientifique de la Commission européenne sur les risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr). Il a pour objectif d’évaluer les résultats scientifiques récents (2009-2013) sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques (basses fréquences, extrêmement basses fréquences).

Le spectre électromagnétique va de fréquences extrêmement basses (comme l’électricité) à des fréquences plus élevées telles que les micro-ondes, les fréquences optiques et les fréquences encore plus élevées des rayons X. L’omniprésence des téléphones portables, du wifi et d’appareils de consommation courante tels que les plaques à induction pose des questions de santé publique.

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Les superpouvoirs de l’urine

Matière première, engrais industriel, outil de diagnostic pour les scientifiques, médicament, ressource énergétique, l’urine, fluide universel injustement méprisé, se prête aux usages les plus nobles.

En témoignent les expériences surprenantes menées par les scientifiques aux États-Unis, en Chine, aux Pays-Bas, au Danemark, en Angleterre ou en France. Ce voyage au pays de l’or liquide nous rappelle aussi que nous avons passé les premiers mois de notre vie dans l’urine.

A propos de la taille optimale du secteur financier

Par Benoît Cœuré, « On the optimal size of the financial sector », discours prononcé à Francfort, 2 septembre 2014. Traduit par Martin Anota

La récente crise financière mondiale nous amène à reconsidérer la contribution du secteur financier à l’économie réelle. (…) Avant qu’éclate la crise financière, la littérature empirique qui explorait le lien entre finance et croissance suggérait qu’un élargissement du secteur financier était essentiel dans le processus de développement économique.

Ce constat semblait aussi bien s’appliquer aux pays en développement que pour les pays avancés. Encouragés par de telles conclusions, les responsables politiques n’ont pas douté de la capacité du secteur financier à innover et à canaliser les fonds vers leur usage le plus productif. (…)

Malheureusement, les économies dont le secteur financier est large, dynamique et complexe ne sont pas épargnées par les sévères contractions macroéconomiques. En fait, la littérature portant sur les crises bancaires fournissait plusieurs preuves empiriques suggérant un lien causal entre la croissance rapide du crédit et les turbulences bancaires de dimension systémique bien avant qu’éclate la crise financière mondiale.

De plus, les coûts en termes de production qui sont associés aux sévères crises bancaires semblent particulièrement élevés.
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35 heures : Non les Français ne sont pas des feignants !

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le  temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la  sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Ces 35 heures françaises sont regardées il est vrai avec un mélange d’incrédulité, d’envie ou de circonspection par nos voisins européens.

Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron a relancé l’interminable débat sur les 35 heures en s’affirmant prêt à autoriser « les entreprises et les branches à déroger » à cette durée légale du temps de travail.
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Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Goldman Sachs déclenche une crise politique majeure au Danemark

Les Danois n’aiment pas que l’on touche à leurs entreprises publiques. Avis aux banquiers d’affaires et à leurs paradis fiscaux.

Le gouvernement de coalition danois s’est retrouvé à deux doigts d’une dissolution sur fond d’indignation nationale provoquée par la prise de participation de Goldman Sachs dans une compagnie d’énergie appartenant à l’Etat.

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Agriculture : La démesure

Bastien, Christophe, Kevin et Yves-Pierre découvrent l’agriculture en Hollande, Australie, Canada et au Danemark. Durant leur formation BTS ACSE, les étudiants du CFTA de Montfort sur Meu (Bretagne – France) réalisent un stage d’une durée de 4 à 6 mois à l’étranger.

A leur retour, ils réalisent différentes vidéos afin de présenter leurs expériences. Ces vidéos sont projetées lors d’un Forum devant une assemblée d’environ 500 personnes.

(Merci à chéne)

Danemark : “Votez aux élections européennes ou l’on vous zigouille”

Avec son look de biker déjanté, Voteman n’a pas digéré de ne pas avoir d’influence sur certains choix européens, notamment celui concernant la quantité de cannelle sur ses gâteaux préférés. Il a donc décidé de se venger et d’aller chercher tous les récalcitrants par la force et de les conduire à l’isoloir.

Quand le trash se met au service de la démocratie

Le président du FolketingMogens Lykketoft, a déclaré: “nous tentons de faire réagir les très jeunes en les invitant à aller voter. [...] Nous devons pour cela utiliser toutes sortes de méthodes“.

Des méthodes qui n’ont visiblement pas plus aux Danois. Sur la page Facebook du Parlement danois, les réactions étaient sans appel : une vidéo “embarrassante“, “gênante“, “sexiste” et “violente”, qui n’est pas “digne“. 

Devant une telle avalanche de critiques, le Parlement a décidé de retirer la vidéo qui a coûté environ 27.000 euros indique le Copenhagen Post. Le lien disponible sur le réseau social n’était effectivement plus actif mardi matin. Le Parlement a également publié sur sa page une sorte de mea culpa dans lequel Morgen Lykketoft a fini par reconnaître que le Parlement en tant qu’institution devait faire attention à l’utilisation de son image.

Cliquer sur sous-titre pour obtenir la traduction en français

Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Les dessous de la mondialisation : Groenland, l’indépendance au bout de la Terre

Au Groenland, la fonte de la calotte glaciaire a rendu plus accessible et moins coûteuse l’extraction de ressources naturelles dont regorge son sous-sol. Cet immense territoire autonome, sous tutelle danoise, posséderait 20% des réserves mondiales de terres rares, un minerai crucial pour les produits et les industries de haute technologie.

La rente de ces terres rares, désormais convoitées par les entreprises minières du monde entier, pourrait permettre aux 57 000 habitants de la nation Inuit de gagner son indépendance vis à vis du Danemark. A Narsaq, à la pointe sud du pays, une compagnie australienne est sur le point d’obtenir la première licence d’exploitation du plus grand gisement mondial de terres rares.

Mais quel futur attend ce village de pêcheurs ? Cette activité minière, même si elle pourra être source d’emplois, arrivera t-elle à préserver l’environnement et les traditions Inuits ?

Réalisé par Romain Pelleray (2013)

Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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Vents contraires : Les éoliennes en mer

D’ici 2020, la France compte produire 20% de son d’électricité grâce notamment aux éoliennes marines. Elle espère ainsi rattraper son retard sur le Danemark ou le Royaume Uni qui ont investit depuis longtemps dans cette énergie inépuisable.

Entre promesse d’emploi et de création d’une filière industrielle prometteuse, risque pour les pêcheurs, et production électrique aléatoire… l’éolien marin est-il une si bonne idée ?

Danemark : Course contre la montre pour éviter une pollution maritime

La plus grande opération de plongée dans l’histoire du royaume a été lancée. Objectif: récupérer ce qu’il reste de carburant dans l’épave rouillée du cargo chinois Fu Shan Hai qui avait coulé le 31 mai 2003 en mer Baltique après une collision avec un navire polonais. Des centaines de mètres cubes de fioul se trouvent toujours à 70 mètres de profondeur.

Danemark : Le chômage comme concept marketing

Une agence danoise propose d’exposer des chômeurs en vitrine pour attirer de potentiels employeurs. Surprise, la méthode fait ses preuves.

Hannibal est prêt à essayer “n’importe quoi”. Au chômage depuis quatre ans, il considère son CV comme “mort”. Pourtant, comme beaucoup d’autres, il ne manque pas de qualifications. Cet analyste politique, ex-employé du ministère de l’Impôt, ne parle pas moins de six langues. Et pour se mettre à nouveau en valeur, il a profité d’un projet un peu fou : celui de Reputation Copenhagen. L’idée ? Proposer aux demandeurs d’emploi de s’exposer en vitrine, comme des mannequins.

J’ai l’impression d’être un singe en cage“, ironise ainsi Hannibal, interrogé par le Wall Street Journal : “Les gens traversent la rue et s’arrêtent pour me fixer.” Vêtu de son costume habituel, il prend place derrière son bureau. En attendant qu’un employeur le repère, il vaque à ses traditionnelles occupations. Il fouine, encore et toujours, et soigne son image sur le Web et les réseaux sociaux. À côté de lui, son CV est en bonne place, affiché sur une pancarte géante.

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Gare au prochain tsunami financier

“Toutes les grandes défaites se résument en deux mots : trop tard”, affirmait le général MacArthur. Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour comprendre la gravité de la situation ? Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour rompre avec des stratégies qui nous mènent dans le mur ?

Officiellement, il y a eu 40 000 chômeurs supplémentaires en France en avril. Mais le ministère indique qu’en un mois, il y a eu 534 000 nouveaux inscrits à Pôle emploi. Si le chômage augmente de 40 000 personnes “seulement” c’est que, dans le même temps, 494 000 personnes quittaient les fichiers de Pôle emploi. “Presque la moitié ont repris un emploi”, indique le ministère. On en conclut qu’une moitié n’en a pas retrouvé : certains sont en stage, d’autres ont des problèmes administratifs mais, chaque mois, 80 000 ou 100 000 personnes arrivent en fin de droit.

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Danemark : Un site de recherche d’emplois… interdits aux moches (Màj vidéo)

Dans un contexte de crise, « tous les atouts comptent », surtout quand il s’agit de la beauté. BeautifulPeople, site de rencontres reposant sur la beauté, lance un service de recrutement… pour beaux uniquement.

Quoi de pire, pour un Alpha, que de devoir côtoyer un Delta ou un Epsilon. Dans le meilleur des mondes possibles, les bels gens n’ont pas à frayer avec le reste d’entre nous. C’est pourquoi BeautifulPeople, site de rencontre pour beaux hommes et belles femmes dont l’inscription est cooptée, a été créé.

Car la beauté a un prix, ou plutôt n’en a pas. Fort de cette constatation et du fait qu’il est toujours plus plaisant d’avoir à faire à quelqu’un de beau qu’à quelqu’un de moche, sauf si le beau est stupide à mourir, BeautifulPeople vient de lancer un service de recrutement… pour les belles de jour et les beaux de nuit, l’inverse étant certainement vrai.

La beauté comme choix honnête
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Danemark : Une cuisine inspirée par la nature

Ce chef randonneur nous emmène dans l’un de ses coins à champignons. Il nous explique sa cuisine nordique qui se veut naturelle, locale, saisonnière et totalement décomplexée.

“Quand on a fait le point sur les aliments que l’on travaillait, on a réalisé qu’on n’avait pas de contraintes, que nous n’étions pas soumis aux carcans d’une gastronomie classique, donc, on s’est dit qu’on était libre et qu’on pouvait faire tout ce qu’on voulait !”

Chômage : La France indemnise bien… surtout les cadres sup

Les négociations sur la réforme du marché du travail français aborderont la question des modalités d’indemnisation des chômeurs. Vu le déficit de l’Unedic, beaucoup se demandent si l’actuel système n’est pas trop dispendieux. De fait, les chômeurs français sont parmi les mieux lotis en Europe, spécialement quand ils ont des hauts revenus.

Les chômeurs français sont-ils mieux traités que les autres chômeurs européens ? La question peut paraître choquante dans la mesure où il n’est jamais souhaitable d’être chômeur et que, en moyenne, les Français restent sans emploi plus longtemps que beaucoup de leurs voisins.

Mais la stagnation économique que traverse le pays depuis plusieurs trimestres et le déficit qu’elle entraine pour l’Unedic, l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, conduisent à s’interroger sur les coûts élevés du traitement social du chômage en France.

Les pays du nord compensent le mieux l’ancien salaire

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Compétitivité = Travailleurs piégés

Commençons par une question bleue : dans le prix d’une marchandise, n’y a-t-il que le coût du travail de compté ? Oui ou non ? Non. Bravo. Vous avez gagné le droit de passer à la question blanche.

Question blanche : les profits sont-ils inclus dans les prix ? Oui ou non ? Oui. Encore bravo, vous avez accès à la question rouge.

Question rouge qui fâche : au cours des trente dernières années, qu’est ce qui a le plus augmenté, les salaires et cotisations sociales ou les profits ? Attention, vous n’avez droit qu’à une seule réponse. Plus que cinq secondes avant la publication du rapport Gallois ! Chut, le public, ne soufflez pas !… Euh, les salaires, puisque tout le monde le dit.

Oh ! que c’est dommage, vous avez cru les gens qui susurraient la petite musique de la nuit libérale. Mais ce n’était pas la bonne réponse. Je suis désolé. Mais vous n’avez pas tout perdu : je vous remets une note très intéressante publiée par Attac et la Fondation Copernic.

Voilà résumé en quelques mots sibyllins l’essentiel du débat escamoté sur le fameux « choc de compétitivité » dont aurait besoin l’industrie française.

Le coût du travail, omniprésent

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La tension monte sur une banquise à l’agonie

La fonte record des glaces en Arctique ouvre de nouvelles perspectives pour les cinq pays occupant la région. La concurrence se durcit.

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Jamais les glaces de l’Arctique n’ont été aussi réduites. Cette fonte historique devrait bientôt ouvrir de nouvelles routes maritimes et faciliter l’accès à des zones riches en hydrocarbures et en gaz.

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Les Européens, rois du gaspillage alimentaire ?

Ces temps-ci, on manque de beaucoup de choses en Europe : d’emplois, de logements abordables en zone urbaine… mais certainement pas de nourriture. Pour preuve, 90 millions de tonnes de denrées alimentaires finissent à la poubelle chaque année dans l’Union européenne, soit près de 180 kilogrammes par habitant ! Difficile de se représenter un tel volume.

Bruxelles, en tout cas, a pris la mesure du problème et compte bien y remédier : d’ici 2025, les gaspillages alimentaires devront être réduits de moitié. Des campagnes de sensibilisation à grande échelle seront lancées dans ce but. Mais surtout, de nombreux jeunes Européens passent à l’action, et on voit fleurir de toute part des initiatives pour lutter contre la gabegie.

Combien de tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque année ?

Allemagne : Le mouvement « Culinary Misfits », en plein essor, en est un bon exemple. Ses membres passent dans les champs après la « récolte » pour récupérer ce que les machines ont laissé derrière elles : des légumes certes mal calibrés, mais parfaitement comestibles.

Lea Brumsack et Tanja Krakowski récupèrent les pommes de terre informes et les carottes mal calibrées que les récolteuses ont laissées derrière elles


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Pologne : Pourquoi Varsovie dit non à la politique climatique

Par Rafał Zasuń

La Pologne a posé son veto à la directive sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2010, proposée lors du sommet européen à Bruxelles vendredi 9 mars. Un non sans surprise devant le flou de cette politique.

La confiance ne règne pas entre les fonctionnaires polonais et la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là n’est pas le vrai problème. Les commissaires ne restent pas indéfiniment à leurs postes, et à Bruxelles, le bruit court que la prochaine Commission ne comportera aucun titulaire pour le climat.

Pis, la suspicion qui empoisonne l’atmosphère a commencé à gagner les relations entre Varsovie et quelques partenaires clés de la Pologne au sein de l’UE, à savoir l’Allemagne, la Suède et le Danemark.

Ce que les organisations écologiques et nos partenaires européens refusent d’admettre, c’est que la Pologne a déployé d’énormes efforts pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone, en les ramenant de 453 millions de tonnes en 1990 à 377 millions de tonnes en 2009. Nous pourrions aisément atteindre l’objectif de l’UE (-20 % par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020.

Cela, sans passer par le système européen d’échanges d’émissions, qui ressemble à l’institution des indulgences au Moyen-Age, et sans avoir recours à de coûteuses subventions au profit de l’énergie éolienne.

Le mercantilisme et l’hypocrisie du XVIIe siècle
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Moody’s menace le AAA de la France

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L’agence d’évaluation financière Moody’s a annoncé lundi 13 février au soir qu’elle envisageait d’abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu’elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche, et a abaissé celle de six autres pays européens. Moody’s a publié un communiqué sanctionnant neuf pays de l’Union européenne susceptibles, selon elle, d’être affectés “par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro”.

Un mois jour pour jour après que sa concurrente Standard and Poor’s a privé la France et l’Autriche de leur triple A, l’agence américaine a annoncé qu’elle donnait désormais une perspective “négative” au “Aaa” qu’elle-même attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche. L’annonce de Moody’s intervient également au lendemain du vote en Grèce du programme d’austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l’adoption par la zone euro d’un plan de sauvetage d’une ampleur sans précédent dans le monde.

Moody’s a aussi annoncé l’abaissement des perspectives des dispositifs publics de soutien aux banques françaises. “Moody’s a modifié à négative les perspectives de la note AAA attribuée à la SFEF et à la SPPE, conformément à la modification de la perspective de la note de crédit française”, souligne l’agence de notation américaine dans un communiqué. Après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers en 2008, le gouvernement français avait mobilisé une enveloppe globale de 360 milliards d’euros, dont 320 milliards d’aide à la liquidité via la Société de financement de l’économie française (SFEF) et 40 milliards pour le renforcement des fonds propres via la Société de prises de participation de l’Etat (SPPE).

PARIS ET LONDRES PRENNENT ACTE

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Danemark : Une “cure de patates” a permis au pays de retrouver le AAA

A deux reprises, au cours des années 1980, le Danemark a perdu un A dans la notation de ses emprunts. Il a fallu attendre 2001 pour que le pays revienne à son triple A, qu’il a conservé depuis. Cela s’est fait au prix d’un programme d’austérité drastique, lancé à l’automne 1986 et baptisé “kartoffelkur” : “cure de patates”, car il fut annoncé au moment des traditionnelles “vacances des patates” – une semaine pour la récolte –, ce qui donne une idée des recettes appliquées.

«Les Mangeurs de pommes de terre», Vincent Van Gogh , avril 1885

Le Danemark était dirigé par le gouvernement de centre-droit de Poul Schlüter, premier ministre conservateur de 1982 à 1993, lorsque ces deux dégradations ont eu lieu. Les partisans de Schlüter affirment que cette dégradation fut provoquée par l’aggravation de la dette publique les années précédentes, lorsque le social-démocrate Anker Jorgensen était au pouvoir. Les autres affirment que le gouvernement Schlüter paya le prix d’une politique d’emprunt forcenée.

Les salaires s’envolaient, les Danois vivaient très bien. Mais à crédit. La balance des paiements était dans une situation catastrophique, affichant un déficit de 100 milliards de couronnes. Cette situation, combinée à l’impact de la crise pétrolière, eut un effet dévastateur. La récession du début des années 1980 et la hausse des taux d’intérêt vit exploser la dette publique, qui fit plus que doubler en l’espace de trois ans.

En 1986, le gouvernement Schlüter mit en place sa “cure de patates”. Jusque-là, la couronne danoise avait été dévaluée plusieurs fois par rapport au mark allemand. La compétitivité danoise n’était plus soutenue que par ces mesures. Poul Schlüter mit fin à cette série de dévaluations, fixa la couronne et maîtrisa l’inflation.
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Union européenne : Gaspillages en temps de crise

Open Europe, le think tank eurosceptique britannique publie une nouvelle liste des gaspillages de l’Union européenne. En voici quelques exemples.

411.000 €, en 2009, pour un centre de “fitness” pour chiens en Hongrie, visant à « améliorer la qualité de vie et le niveau de vie des chiens ». La société bénéficiaire de la subvention a construit des bâtiments… qui sont restés vides et sont aujourd’hui envahis par la végétation…

Un contrat de 5,25 millions € passé avec la firme Biribin Limousines pour véhiculer les députés européens dans Strasbourg. La firme garantit « l’absolue discrétion » de ses chauffeurs : ça se paye…

En lien, le top 50 des gaspillages de Open Europe (en anglais). Nous y reviendrons plus longuement dans les semaines qui viennent. Sur la même thématique, nous avons mis en ligne Le Livre noir de l’Europe, hors série n°1 du Cri du Contribuable. Vous pouvez le consulter et le télécharger gratuitement sur notre site : ICI

L’Observatoire des Subventions

(Merci à filaphil)

Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

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Les raisons de la colère

Enquête en Grèce, au Danemark et en Chine sur les émeutes et les mouvements de colère qui semblent se multiplier à travers le monde depuis quelques années. Depuis quelques années, la révolte gronde à travers le monde.

En 2009, plus de 524 émeutes ont été répertoriées, dont près d’un tiers pour la seule Europe. Ce documentaire se focalise sur plusieurs mouvements : celui qui a embrasé la Grèce en 2008, celui qui a mis à feu Copenhague en 2007 et celui qui, en 2010, a secoué Suzhou et Shenzhen, en Chine, au cœur de «l’usine du monde».

Les étudiants, marginaux militants altermondialistes ou ouvriers exposent leur combat. Des témoignages complétés par les interventions du sociologue français Alain Bertho et du philosophe Toni Negri.

Partie 1 :


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OCDE : l’«ascenseur social» bloqué

L’organisation internationale insiste sur le lien entre mobilité entre générations et croissance économique.

Quel est le poids de l’environnement familial et social sur la réussite des enfants ? La question de «l’ascenseur social» mérite l’attention et se pose avec encore plus d’acuité en période de crise économique.

Dans une étude publiée cette semaine portant sur l’ensemble des pays de l’OCDE, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques souligne le lien existant entre la mobilité entre générations et le développement économique. «L’absence d’égalité des chances joue sur la motivation, ce qui influe sur la productivité et au bout du compte peut peser sur la croissance», précise l’OCDE.

Première conclusion : il existe un lien direct dans la quasi-totalité des pays entre le milieu socio-économique et les résultats des enfants, en termes d’éducation et de salaire. Une fois encore, l’Europe du Nord, qui est souvent citée en exemple pour ses avancées sociales, témoigne de la plus grande mobilité.

À l’inverse, l’ascenseur social fonctionne moins bien dans les pays anglo-saxons. Le rêve américain ne serait-il plus qu’un mythe ? «99 % des études parlent de l’immobilisme des États-Unis», indique Orsetta Causa, l’un des auteurs du rapport OCDE. Le rapport entre le salaire du père et celui du fils reste en effet très persistant en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Irlande et dans les pays d’Europe méridionale.

«Aux États-Unis,c’est encore plus vrai dans le haut et le bas de l’échelle sociale», précise Orsetta Causa. Dans ces pays, l’avantage salarial dépasse les 20 %. Autrement dit, une personne qui a grandi dans une famille instruite peut gagner en moyenne 20 % de plus que si elle vient d’un milieu au niveau d’instruction moyen.
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