Syrie : Le Captagon, la drogue qui prospère sur la guerre

Pilule miracle, potion magique des jihadistes, drogue de Daech, drogue qui rend fous les combattants de l’État islamique : depuis quelques jours, le Captagon fait les gros titres, récoltant au passage une multitude de surnoms. Au Proche et Moyen-Orient, c’est la star des produits stupéfiants.

Les pilules s’arrachent et la Syrie est devenue la plaque tournante de ces petits comprimés produits, exportés, mais aussi consommés sur place. Est-elle pour autant la recette miracle des jihadistes ?

En France, cette drogue est presque inconnue et très rarement consommée. Impossible d’avoir des renseignements à l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), où l’on ne dispose d’“aucune information” sur la consommation qui peut en être faite au Moyen-Orient. Seul un vieux rapport de 2005 évoque la découverte d’un échantillon dans le Nord-Pas-de-Calais.

Pourtant, le produit est très répandu au Proche et Moyen-Orient, où son usage a débuté bien avant la guerre civile syrienne. Déjà, en 2009 (deux ans avant le début de la révolte), un rapport sur les drogues de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC, PDF) signale que, “dès le début, le principal marché du Captagon avait été celui du Proche et Moyen-Orient, où il est très prisé des couches jeunes et aisées de la population – et où il a même acquis la réputation d’un aphrodisiaque au début des années 1980″.
Lire la suite

Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (2/2)

Quels sont les facteurs et la nature du conflit qui oppose aujourd’hui les deux communautés ? Qu’en est-il de l’État islamique – ou “Daesh” –, nouvel acteur apparu en juin dernier ?


Revoir Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (1/2)