Le règne du cygne noir achève celui de l’Occident

« Les grandes luttes du XXe siècle entre la liberté et le totalitarisme se sont terminées par une victoire décisive des forces de la liberté et du seul modèle possible de succès : liberté, démocratie et libre entreprise. Au XXIe siècle, seules les nations qui s’engageront à protéger les droits de l’homme et garantir la liberté économique seront capables d’assurer leur prospérité. » Prononcé en 2002 par George W. Bush, cet autosatisfecit appartient à des temps révolus.

C’est en effet de justesse que le capitalisme occidental a survécu à la crise des années 2007 à 2014. Ses plaies infectées crachent désormais l’inégalité, le mécontentement social et les endettements colossaux. Qu’il est loin le sacre du standard capitaliste érigé en valeur morale suprême !

Lire la suite

Québec : L’enjeu des ressources dans le discours indépendantiste

La souveraineté québécoise, « cygne noir » du Canada

L’idée d’une sécession de la Belle Province est pour le gouvernement libéral un « cygne noir » : la probabilité est mince du fait de plusieurs facteurs et dans l’hypothèse où les souverainistes y parviendraient, cela ne serait pas de meilleur augure pour le Canada.

Trois pôles sont à la base de la souveraineté : la monnaie, le droit et la défense.

Premièrement, le dollar canadien (monnaie de référence pour les ressources naturelles) est à parité avec le dollar américain, signe favorable quand on sait que les États-Unis sont le premier partenaire commercial du Québec en termes de volume. Mais par prudence, il conviendra pour un Québec libre de diversifier les partenaires pour les principales ressources (pétrole, gaz, etc.). Cela est d’ailleurs en train de se faire avec le partenariat Transpacifique et l’Accord économique et commercial global (Canada/Europe), en sachant que la province est un contributeur majeur du Canada dans l’exportation des ressources. Ensuite, « la poursuite de cet objectif [de souveraineté] s’exprime dans un cadre défini par les institutions britanniques » (IPSO 2005, 135) et des pouvoirs constitutionnels sont manquants malgré des accommodements raisonnables.

La francophonie est un autre aspect à considérer. En effet, « la politique de bilinguisme officiel a de fait renforcé l’hégémonie de l’anglais » (Id., 78) et que les libéraux bénéficient de l’appui monolithique des non-francophones. Aussi, l’« évolution démolinguistique prévue pour Montréal et ses banlieues […] refoulera vraisemblablement le Parti Québécois (PQ) vers les circonscriptions hors Montréal, dont les populations francophones sont nettement moins souverainistes » (Id., 154) alors que seuls 48% des habitants de l’île de Montréal sont francophones.

Néanmoins, le plafonnement du PQ demeure lié à la conjoncture politique, elle-même liée à la conjoncture économique. Si l’on s’attarde sur la grille de lecture de l’évolution des affrontements, il n’y a plus, dans la période actuelle, de centre de gravité précis dans les économies étatiques. Toutefois, un autre élément pèse, autre que ceux mentionnés ci-dessus.

Les ressources, déterminant décisif de l’indépendance

Lire la suite

Des banques profitables ou le festin pendant la peste ?

Par Pascal Roussel

Richard Bach, l’auteur de « Jonathan Livingston le goéland » a écrit qu’il n’y a pas de problème assez énorme pour qu’on ne puisse pas le fuir. Et à lire la presse financière traditionnelle, on se demande s’il n’a pas raison !

Le but de cet article n’est pas de sombrer dans la déprime, mais de pouvoir se préparer en toute lucidité.

La plus grande des illusions est de croire que les problèmes soulevés par la crise pourront être résolus par l’intervention d’une quelconque autorité. C’est impossible car, étant la conséquence de trop d’excès et de dérives, ils sont tout simplement devenus trop importants. Lire la suite